
CARNET DE VOYAGE. La délégation IVOIRIENNE a débarqué à Kinshasa par ASKY, autre compagnie aérienne panafricaine basée au Togo, fierté de l’Afrique.
La prestation des ETHIOPIENS avaient tellement marqué les esprits la veille que personne ne s’attendait à voir d’autres délégations faire mieux. Mais la COTE-D’IVOIRE, représentante de l’AFRIQUE DE L’OUEST, n’avait pas encore dit son dernier.
Le samedi 25 juin, le Hall de la Gombé était plein à craquer avec des hôtesses d’accueil vêtues de tenue aux couleurs ivoiriennes pour souhaiter la bienvenue à la délégation ivoirienne. C’est la troupe de danse du village KIYI MASSAK qui a déclenché les hostilités avec une chorégraphie sur la CREATION.
Trois percussionnistes, quatre danseurs dont une femme (la leader de la troupe). Les IVOIRIENS ont sorti de GROS tambours AKAN pour la rythmique et un djembé pour les solos. Après un quart d’heure de prestation, la troupe a fait une démonstration magistrale en sortant le masque d’AZAOULI, symbole de l’hospitalité. Mon sang n’a fait qu’un tour. C’était l’APOTHEOSE.
Kinshasa est au cœur de l’Afrique équatoriale, la région la plus arrosée et VERTE du continent africain. En matière de masque, les CONGOLAIS s’y connaissent parce qu’ils disposent d’essences RARES et sculptent le BOIS depuis l’Aube de l’humanité.
A l’Ouest du continent, ce sont les SENOUFO qui sont les spécialistes des masques. Mais curieusement, la troupe de danse a opté pour un masque de l’OUEST de la COTE-D’IVOIRE comme pour signaler la position géographique de son pays. La chorégraphie, l’harmonie et la vitesse d’exécution de la troupe de danse suffisaient largement pour propulser la COTE-D’IVOIRE au sommet de la pyramide. Mais comme si les IVOIRIENS voulaient en découdre avec les autres régions continentales, ils ont placé PATSON sur scène qui a livré un ONE MAN SHOW mémorable. Tout le monde en a eu pour son grade au grand bonheur du public qui était plié en deux.
Et finalement c’est le chanteur MEIWAY, le roi du zoblazo, avec son groupe qui a achevé la soirée dans une ambiance enfiévrée. Les KINOIS ont la réputation et la particularité de n’écouter et ne danser que sur leur musique (la rumba congolaise, fraîchement classé au patrimoine mondial de l’humanité). J’ignore qui est le « féticheur » de MEIWAY pour avoir réussi à l’EXPLOIT de soulever un public KINOIS déchaîné par les rythmes ivoiriens. « MISS LOLO », titre phare du chanteur ivoirien, a mis TOUT le monde d’accord. Les KINOISES se sont déversées sur la scène pour exhiber des lolos aussi GROS que des calebasses tout en roulant leurs fesses. C’était le CLOU de la soirée.
La délégation ivoirienne n’a pas eu besoin de débarquer à Kinshasa avec un chef cuisinier. Elle en avait un sur place en la personne du chef ADAMA DERA, basée à Kinshasa depuis 27 ans et propriétaire du restaurant….situé au Rond-point Kimpuanza, dans la commune de Kasa-Vubu. Attiéké, poisson braisé, placali, foutou banane, thieb… étaient au menu.
La COTE-D’IVOIRE a été MAGNANIME. Elle a dignement représenté l’AFRIQUE DE L’OUEST.
ABIDJAN, carrefour des grands rendez-vous panafricains, a permis à une kyrielle d’artistes AFRICAINS d’accéder à la notoriété, les artistes CONGOLAIS en particulier. Ce n’était que JUSTICE pour le public CONGOLAIS de réserver un accueil DIGNE et CHALEUREUX aux artistes IVOIRIENS.
MATONDO et BIG respect aux IVOIRIENS qui ont davantage rehaussé le niveau d’AFRICAN ZURI.
Rendez-vous le week-end prochain pour l’AFRIQUE CENTRALE.
En attendant, je vais me reposer au village.
Par Nysymb Lascony
N.Y.S.Y.M.B LASCONY est chercheur pluridisciplinaire originaire de la rive-droite du Congo (Brazzaville) et Globe trotter. Formé en Histoire dans les grands centres initiatiques de l’arrière-Afrique (Tombouctou, Djenné, Gao, Fambori, Kéla, Axum, Bahir dar, Gondar, Lalibela, Tiébélé, Ejisu…), il parcourt le Globe à la recherche des trésors inconnus et des images inédites.



