
TRIBUNE. Ce 1er janvier 2020, à 00h00, pendant que la terre entière célèbre les réjouissances de la nouvelle année, nous, républicains et autres patriotes congolais, libres, de par le monde, nous partageons les dures souffrances de nos compatriotes, arbitrairement, détenus dans des lieux d’enfermement du pouvoir de Brazzaville.
Des compatriotes faits, injustement, prisonniers politiques ou prisonniers d’opinion. Au compte desquels le Général Jean Marie Michel Mokoko et le Ministre André Okombi Salissa, candidats aux élections présidentielles congolaises de mars 2016.
A eux s’ajoutent des jeunes militants pacifistes d’Incarner l’Espoir » et « Ras Le Bol » auxquels il est fait le grief de revendiquer leur droit à la citoyenneté, pourtant reconnue par la constitution de leur pays.
Nous n’oublions pas MM. Benoit Koukebene et Philippe Bikinkinta. Les deux, ministres, sous le mandat du Président Pascal Lissouba, condamnés par contumace, exilés politiques, à l’étranger, passés près de 22 ans, alors que d’autres personnalités congolaises auxquelles il avait été reproché des chefs d’accusation similaire ont bénéficié des mesures d’élargissement.
A tous, nous exprimons notre solidarité agissante, avec l’espoir qu’est proche l’aboutissement heureux de notre légitime combat pour leur remise en liberté, sans condition.
Au nom de l’apaisement, dans le pays, et pour consolider une cohésion nationale, bien fracturée, depuis les conflits post électoraux de 2016, nous attirons, à nouveau, l’attention du Président Sassou Nguesso, garant de l’unité des congolais, pour un acte d’amnistie générale qu’il prendrait au profit des intéressés ci-dessus identifiés.
Nous n’aurons cesse d’en appeler à cette décision républicaine du Président Sassou Nguesso. Elle est devenue une exigence nationale.
Pour des mêmes motifs d’apaisement, le Président Pascal Lissouba, arrivant au pouvoir, en 1992, deux proches du Président Sassou Nguesso, le Ministre Justin Lekoundzou Ossetoumba et Maurice Nguesso, écroués sous la transition du Premier Ministre André Milongo, en 1991, ont été remis en liberté.
J’en avais été, à l’époque, l’un des acteurs, de par mes fonctions ministérielles.
L’ apaisement est incolore, neutre et transpartisan dans un pays. Il couvre deux valeurs. Rassurer et crédibiliser davantage la nation.
Au-delà, bonne année à nous tous, congolais et autres citoyens du monde. Que 2020 nous en apporte plus qu’il n’en a été en 2019.
Paris le 1er janvier 2020.
Ouabari Mariotti. UPADS France
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