
Le calme semble revenu au Tchad ce jeudi matin. Mais, le bilan des violentes manifestations de mardi a été revu à la hausse par la junte : elle admet désormais six morts, contre cinq jusqu’à présent. Des associations civiles parlent elle, toujours de neuf victimes.
Des victimes qui manifestaient mardi pour dénoncer la mise en place du Conseil militaire de transition (CMT), dirigé par Mahamat Idriss Déby, le fils du défunt président, Idriss Déby . Ses opposants parlent d’un « coup d’Etat institutionnel » et d’une « succession dynastique« .
Mais, dans les rangs du pouvoir, les consultations pour former un gouvernement d’unité nationale se poursuivent, menées par le Premier ministre, Albert Pahimi Padaké. Il a deux semaines pour former son gouvernement. Pas de quoi calmer la colère de nombreux habitants du pays.
« C’est au peuple de décider »
« C’est la personnalisation du pouvoir comme elle existe au Tchad, et elle est à la base des problèmes que connaît le pays« , estimait ce jeudi sur les ondes de la DW, l’historien, philosophe et politologue camerounais, Achille Mbembe…
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