Congo/USA. Le Président Denis Sassou Nguesso n’est pas dans le collimateur de Donald Trump

PARLONS-EN. Depuis l’arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro à la suite d’une opération spéciale menée par les États-Unis sous l’administration de Donald Trump, de nombreuses spéculations circulent sur les réseaux sociaux concernant un prétendu sort similaire réservé au président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso.

Ces rumeurs ont pris de l’ampleur en se basant sur la décision de l’administration Trump, en date du 4 juin 2025, d’interdire l’entrée aux États-Unis aux ressortissants congolais.

Cette mesure, présentée comme relevant de la lutte contre le terrorisme, a suscité de vives réactions. Plusieurs voix s’étaient élevées pour rappeler que le Congo-Brazzaville ne constitue ni un foyer de terrorisme international, ni une terre où cette idéologie est ancrée dans la culture ou les mœurs nationales.

Selon les explications fournies par l’ambassade des États-Unis à Brazzaville, cette décision serait principalement liée à des cas répétés de dépassement de durée de séjour par des citoyens congolais titulaires de visas américains, et non à des considérations sécuritaires ou politiques visant l’État congolais.

Malgré cela, certains esprits mal informés affirment aujourd’hui que le président Donald Trump aurait exigé du président Denis Sassou Nguesso qu’il renonce à se présenter à l’élection présidentielle de mars 2026. Ces affirmations sont jugées infondées et fantaisistes.

Il est vrai que le bilan du président Denis Sassou Nguesso peut faire l’objet de débats, mais le Congo-Brazzaville ne saurait être comparé au Venezuela. Par ailleurs, la Constitution du 25 octobre 2015 n’interdit nullement au président Denis Sassou Nguesso de briguer un nouveau mandat, lequel serait d’ailleurs le dernier en cas de victoire.

À ceux qui prêtent des intentions coercitives à l’administration Trump, une question se pose : pourquoi le président américain n’a-t-il jamais empêché des dirigeants tels que Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire ou Paul Biya au Cameroun de se présenter à des élections ? Pourquoi n’exige-t-il pas non plus le départ du pouvoir de dirigeants comme Paul Kagame ou Yoweri Museveni, régulièrement accusés d’ingérences et de violences à l’est de la République démocratique du Congo ?

Encore une fois, le Congo-Brazzaville n’est pas le Venezuela. La décision du président Denis Sassou Nguesso de se présenter ou non à l’élection présidentielle de mars 2026 relève exclusivement de sa volonté personnelle et de la légalité constitutionnelle nationale, et non d’une quelconque pression étrangère.

Après avoir évoqué, sans preuves, de prétendues réserves de l’Union européenne, certains acteurs persistent aujourd’hui à inventer de supposées injonctions de Donald Trump. Ces constructions relèvent davantage de la manipulation que de l’analyse politique sérieuse.

« La vérité attend. Seul le mensonge est pressé. »

— Alexandru Vlahuță

Fait à Paris, le 4 janvier 2026

Par Evrard Nangho

Le Patriote Engagé

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