Congo- Brazzaville. Savoir faire la différence

TRIBUNE. Sur cette même page, je rends hommage, sans distinction, aux figures du monde, particulièrement, celles du Congo Brazzaville, pour leur mérite, dans leur pays ou pour leur rôle, au service de l’humanité.

RFI a lancé, depuis le samedi 19 juin 2021, une serie d’émissions sur la carrière littéraire du Congolais Henri Lopes.

Samedi 26 juin 2021 clôturera ces émissions.

Des émissions qui honorent le Congo, de par les origines de Lopes. Lorsqu’il s’est agi, précédemment, du Président Pascal Lissouba, le Congo a été également célébré.

En homme libre, comme je le revendique, j’ai salué l’évocation de RFI, concernant Henri Lopes, d’autant qu’il y a été reconnu comme un des plus brillants et des plus féconds écrivains de l’univers littéraire africain. Ce qui lui a valu de nombreux prix.

Suite à mon post, des voix s’élèvent. Des voix qui mélangent le Lopes, homme politique, ayant travaillé, de longues années, aux côtés du Président Sassou Nguesso, et le Lopes, homme de lettres.

Lorsque Henri Lopes s’ouvre à l’écriture par la célèbre poésie  » Du coté du Katanga », au lendemain de l’assassinat du Premier Ministre congolais Patrice Emery Lumumba, rien n’indiquait que Henri Lopes se verserait dans la politique.

Devenu homme politique, au travers de plusieurs fonctions qu’il a occupées, et pas les moindres, qui l’accaparaient, Henri Lopes a continué à écrire, sans trahir son engagement d’origine de militant progressiste.

Sont injustes, les propos malveillants, tels que je les lis, sur les réseaux sociaux, contre Henri Lopes.

Des propos, du reste orientés. D’autant que s’y affiche une tendance à enterrer la grande œuvre littéraire de Lopes pour ne laisser transparaître, de ce dernier, que son itinéraire politique.

Et pourtant, bon nombre de personnalités congolaises, à l’instar de Lopes, en vie ou passées à l’éternel infini, ont côtoyé le Président Sassou Nguesso, fait du chemin avec lui, à propos desquelles, pour diverses raisons, nous faisons profil bas, sur les réseaux sociaux.

Ceci dit, il y en a qui se sont spécialisés pour la politique, sans s’être formés à une autre matière. Faisant de la politique un métier. J’imagine, par incapacité ou inaptitude.

D’autres, comme Henri Lopes, se sont mis au service de la politique, cultivant, parallèlement, l’art difficile d’écrire.

La plume, c’est comme une flamme qui éclaire, vivifie l’esprit. Elle aide le monde à voir la réalité et le pousse à s’interroger sur son amélioration.

Comment ne pas honorer une telle performance de l’écrivain.

Le reconnaître n’est pas un délit. Encore moins, une honte.

Sachons différencier les choses.

Ouabari Mariotti

Paris 20 juin 2021

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