
OPINION. Près de 2 semaines que les stations d’essence de la capitale congolaise n’arrivent plus à répondre à la demande des automobilistes et motocyclistes. Le gasoil et le super se font bien rares. Conséquence: la rareté crée l’inflation et des pratiques de magouilles entretenues par des pompistes véreux. Dans des conditions difficiles, un bidon de 25 litres de super se négocie entre 18000 et 25000 FCFA contre exactement 14.875 FCFA en temps normal.
À la base de cette énième pénurie de carburant à Brazzaville, la défaillance de la logistique de transport ferroviaire entre Pointe-Noire, la capitale économique, mieux fournie en carburant, et Brazzaville. Il n’ en est rien, croît savoir, sous couvert d’anonymat, un cadre du Cfco: » Je ne comprends pas les causes de cette pénurie, étant donné que nous assurons quotidiennement le transport du carburant depuis de deux mois ».
Les grossistes de carburant qui voudraient bien assurer le transport terrestre se heurtent aux surcoûts occasionnés par le paiement, à l’aller comme au retour, des 7 péages sur la nationale 1 longue de 510 kilomètres seulement, soit 210.000 x2=420.000 FCFA par camion citerne. Trop cher pour les grossistes de carburant qui ne voudraient pas supporter des dépenses non budgétisées!
Le gouvernement ne semble pas, non plus, disposé à alléger, même de manière circonstancielle, les charges de paiement de péage aux grossistes de carburant. En attendant que la logistique du transport ferroviaire soit de retour, la perturbation du marché de vente de carburant pourrait encore amener la capitale congolaise à vivre au ralenti.
Par Alphonse Ndongo
Journaliste économique et financier.
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