Le Maroc accueille la Conférence internationale sur l’innovation technologique et l’investissement touristique

Dans le cadre de l’engagement du Maroc envers un tourisme innovant et durable, le Ministère du Tourisme de l’Artisanat et de l’Économie Sociale et Solidaire, l’ONU Tourisme et la SMIT ont co-organisé ce mardi 28 à Marrakech, la Conférence internationale sur l’innovation technologique et l’investissement touristique. Co-présidée par Fatim-Zahra Ammor, Ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Économie Sociale et Solidaire, et Zurab Pololikashvili, Secrétaire Général de l’ONU Tourisme, en présence de Karim Zidane, Ministre délégué auprès du Chef du Gouvernement, chargé de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des Politiques Publiques, de Imad Barrakad, Directeur Général de la Société Marocaine de l’Ingénierie Touristique (SMIT), et de Hamid Bentahar, Président de la Confédération Nationale du Tourisme, l’événement a cristallisé l’ambition marocaine de devenir un hub régional pour l’innovation et l’investissement dans le tourisme. Dans son discours d’ouverture, Fatim-Zahra Ammor souligne : « Grâce à la vision éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Maroc a réalisé des avancées considérables dans de nombreux secteurs stratégiques, y compris le tourisme. Nous voulons accélérer encore plus cette dynamique dans le secteur et pour ce faire, nous nous concentrons davantage sur la digitalisation. Et nous pensons fermement qu’en matière d’innovation et de digitalisation touristique, le Maroc est bien positionné pour devenir un hub africain. » De son côté, Zurab Pololikashvili, Secrétaire Général de l’ONU Tourisme a déclaré : « Je suis très heureux d’être de retour au Royaume du Maroc pour participer au Forum sur l’Innovation Technologique et l’Investissement Touristique, qui reconnait l’importance de l’innovation pour continuer à stimuler l’investissement et renforcer la compétitivité à long terme sur le marché mondial. Cette conférence a rassemblé des leaders et investisseurs mondiaux qui ont mis en lumière le rôle crucial des technologies numériques et de l’innovation dans la création de nouvelles opportunités d’investissement. Un guide dédié à l’investissement touristique au Maroc, intitulé « Tourism Doing Business – Investing in Morocco », a été dévoilé. Élaboré en collaboration avec l’ONU Tourisme et la SMIT, ce document offre aux investisseurs et aux professionnels du tourisme un référentiel clair et complet pour le développement de projets touristiques au Maroc. Le guide met en lumière le patrimoine culturel unique du Royaume, sa croissance économique robuste et son environnement d’affaires idéal. Il permet ainsi aux parties prenantes d’acquérir une connaissance approfondie du secteur touristique marocain et de prendre des décisions éclairées en matière d’investissement. L’entrepreneuriat des jeunes a également été à l’honneur avec la distinction de 5 start-ups lauréates du concours national de l’innovation lancé en partenariat avec l’ONU Tourisme et la SMIT. Ces jeunes porteurs de projets illustrent l’écosystème entrepreneurial effervescent du Royaume et la créativité de sa jeunesse : « Attar », basée à Casablanca, révolutionne l’expérience olfactive touristique en proposant des parfums inspirés des régions marocaines, créant ainsi une nouvelle forme de souvenir sensoriel. « Eco Dôme », originaire de Tata, promeut un tourisme durable dans le sud marocain avec ses hébergements écologiques uniques, alliant tradition et modernité. « Mouja », start-up d’Agadir, se distingue dans le tourisme sportif en offrant des expériences de surf écoresponsables et en formant de jeunes instructeurs locaux. « Pikala Bikes », implantée à Marrakech, allie mobilité douce et découverte culturelle à travers ses tours guidés à vélo, tout en formant des jeunes guides locaux. « Wanaut » une plateforme innovante qui transforme la façon dont les gens s’engagent avec la culture, le sport, tout en accompagnant les créateurs d’experiences qui sont dans l’informel à se professionnaliser. La conférence a également permis de débattre des défis majeurs auxquels fait face le tourisme mondial. Les experts internationaux ont exploré des thématiques cruciales comme la croissance digitale durable et l’autonomisation des PME, des sujets dans lesquels le Maroc s’inscrit déjà activement. Dans le cadre de sa vision ambitieuse visant 26 millions de visiteurs d’ici 2030, ainsi que la préparation de la Coupe du Monde 2030, le Maroc mise fortement sur l’innovation et la digitalisation afin d’enrichir l’expérience des visiteurs et s’imposer comme une destination phare sur la scène internationale.
Le tourisme mondial sur la voie d’une reprise complète

Les dernières données de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) sur l’évolution du tourisme à l’échelle internationale sont bien plus que rassurantes. Voire satisfaisantes. Selon cette institution spécialisée des Nations unies destinée à promouvoir et à développer ce secteur, le tourisme international a surmonté rapidement le déclin dû à la pandémie de Covid-19. La reprise est telle qu’il serait sur la voie d’une reprise complète. « Le tourisme international a continué de se relever de la pire crise de son histoire, le nombre d’arrivées ayant atteint 84% des niveaux pré-pandémiques entre janvier et juillet 2023 », a ainsi constaté l’OMT. Même en dépit des défis économiques et géopolitiques, ces chiffres laissent apparaître que « la demande touristique continue de faire preuve d’une résilience remarquable et d’une reprise soutenue », a poursuivi l’agence onusienne. D’après la nouvelle édition du Baromètre OMT du tourisme mondial, qui retrace la reprise du secteur sur l’année 2023 jusqu’à la fin du mois de juillet, « 700 millions de touristes ont voyagé à l’étranger entre janvier et juillet 2023, soit 43% de plus qu’au cours des mêmes mois de 2022. Juillet a été le mois le plus chargé avec 145 millions de voyageurs internationaux enregistrés, soit environ 20% du total des sept mois ». Comme le relève le Secrétaire général de l’OMT, Zurab Pololikashvili, les données recueillies par l’institution des Nations unies « montrent une fois de plus que le tourisme se redresse vigoureusement dans toutes les régions du monde ». Si l’évolution des récentes données est des plus encourageantes, au point de permettre au secteur de se rétablir, il faut espérer que celui-ci s’adapte également à la réalité. Car, « les phénomènes météorologiques extrêmes auxquels nous avons assisté ces derniers mois ainsi que les défis cruciaux que pose la gestion de flux touristiques croissants soulignent la nécessité de bâtir une industrie plus inclusive, plus durable et plus résiliente et de veiller à ce que la reprise aille de pair avec une refonte de notre secteur», a estimé Zurab Pololikashvili. Toutes les régions du monde ont connu de forts taux de reprise du tourisme au cours des sept premiers mois de 2023, grâce à la demande de voyages internationaux émanant de plusieurs grands marchés émetteurs. Toujours selon le Baromètre OMT du tourisme, le Moyen-Orient, l’Europe et l’Afrique viennent en tête du rebond de ce secteur dans le monde. Ainsi, avec des arrivées supérieures de 20% aux niveaux pré-pandémiques, les données montrent que le Moyen-Orient a enregistré les meilleurs résultats de janvier à juillet 2023, la région restant pour l’instant la seule à dépasser les niveaux de 2019. Considérée comme la plus grande région de destination au monde, l’Europe a pour sa part atteint 91% des niveaux d’avant la pandémie. Selon les explications de l’organisation internationale, la reprise du secteur est « soutenue par une demande intrarégionale robuste et par les voyages en provenance des États-Unis ». Quant à l’Afrique, les données disponibles suggèrent qu’elle « a récupéré 92% des visiteurs d’avant la crise au cours de cette période de sept mois et les Amériques 87% ». Enfin, il ressort des mêmes données que la reprise s’est accélérée en Asie et dans le Pacifique « pour atteindre 61% des niveaux d’arrivées pré-pandémiques après l’ouverture de beaucoup de destinations et de marchés émetteurs à la fin de 2022 et au début de cette année ». Ainsi que le relève l’OMT dans son rapport, tous « ces résultats montrent que le tourisme international est en bonne voie pour atteindre 80 à 95% des niveaux d’avant la pandémie en 2023 ». Selon l’agence onusienne, les perspectives pour septembre-décembre 2023 laissent ainsi entrevoir une poursuite de la reprise, selon le dernier indice de confiance de l’OMT. Ce quand bien même cela se fait à un rythme plus modéré après la haute saison des voyages de juin-août. Pour l’institution, il ne fait aucun doute « ces résultats seront tirés par la demande encore contenue et par l’augmentation de la connectivité aérienne, en particulier en Asie et dans le Pacifique, où la reprise est encore modeste », a-t-elle assuré. Alain Bouithy
Le tourisme mondial a connu en 2020 la pire année de son histoire

L’ Organisation mondiale du tourisme (OMT) a publié récemment des chiffres éloquents. D’après l’institution spécialisée des Nations unies, en 2020, les destinations ont enregistré 1 milliard d’arrivées internationales en moins par rapport à l’année précédente. Les raisons de ce recul : l’effondrement sans précédent de la demande et l’instauration généralisée de restrictions sur les voyages, selon l’OMT qui, en guise de comparaison, rappelle que la crise économique mondiale de 2009 s’était traduite par une baisse de 4 %. D’après les dernières données de l’organisation chargée de promouvoir et de développer le tourisme mondial, les arrivées internationales ont chuté de 74%. Il s’agit du plus mauvais résultat de l’histoire du tourisme mondial. Pour l’OMT, « cette mise à l’arrêt des voyages internationaux représente une perte de recettes d’exportation estimée à 1.300 milliards d’USD – plus de 11 fois la perte enregistrée pendant la crise économique mondiale de 2009 ». Pour mieux apprécier la gravité de la situation, l’organisation précise dans le dernier numéro du Baromètre OMT du tourisme mondial que « la crise menace de 100 à 120 millions d’emplois directs dans le tourisme, dont beaucoup dans de petites et moyennes entreprises ». Avec une baisse de 84% en 2020, l’Asie-Pacifique a connu la plus forte chute du nombre des arrivées, soit 300 millions en moins; le Moyen-Orient et l’Afrique ont tous deux enregistré un recul de 75% ; tandis que l’Europe a affiché, de son côté, une baisse de 70% des arrivées de touristes. En dépit du léger rebond observé à l’été dernier, l’Europe a connu la plus forte chute en chiffres absolus, avec plus de 500 millions de touristes internationaux en moins au cours de l’année écoulée. Tandis que les Amériques ont, pour leur part, enregistré une baisse de 69% des arrivées internationales. A l’échelle mondiale, notons que la situation n’est pas près de s’améliorer puisque de nombreux pays sont actuellement en train de remettre en place des restrictions plus sévères sur les voyages. Celles-ci comprennent les tests obligatoires, les quarantaines et, dans certains cas, la fermeture totale des frontières, autant d’éléments qui pèsent sur la reprise des voyages internationaux. Comme l’a déclaré le Secrétaire général de l’OMT, Zurab Pololikashvili : «Beaucoup a été fait pour rendre possibles des voyages internationaux sûrs, mais nous sommes conscients que la crise est loin d’être terminée». L’OMT reste toutefois optimiste. Puisque, parallèlement à ces restrictions, «le déploiement progressif d’un vaccin contre la Covid-19 devrait aider à rétablir la confiance des consommateurs, contribuer à l’assouplissement des restrictions sur les déplacements et permettre, progressivement, à la situation des voyages de rentrer dans l’ordre au cours de cette année», a expliqué l’organisation. Pour Zurab Pololikashvili, il va sans dire que « l’harmonisation, la coordination et la numérisation des mesures de réduction des risques liés à la Covid-19 au niveau des voyages, notamment le dépistage, le traçage et les certificats de vaccination, sont fondamentales pour promouvoir des voyages sûrs et pour préparer le redressement du tourisme quand les conditions le permettront ». Analysant les perspectives pour 2021, l’OMT rapporte que près de la moitié des personnes interrogées (45%) dans le cadre d’une récente enquête estimaient les perspectives plus favorables pour 2021 que pour l’an dernier. Selon les résultats de cette enquête, 25% des personnes sondées tablaient sur des résultats comparables en 2021 et 30% s’attendaient à de plus mauvais résultats. L’enquête a également montré que «50% des personnes interrogées s’attendent maintenant à ce que le rebond ne se produise qu’en 2022, alors qu’elles étaient 21% en octobre 2020. L’autre moitié des personnes interrogées continue de tabler sur un rebond potentiel en 2021, mais elles sont moins nombreuses que lors de l’enquête d’octobre 2020 (79% comptaient sur un redressement en 2021)», a constaté l’OMT. A propos du retour du tourisme mondial aux niveaux d’avant la pandémie, il est important de noter que si 43% des personnes interrogées citent 2023, elles sont en fait 41% à ne compter sur un retour aux niveaux de 2019 qu’en 2024 ou après, a constaté l’organisation. Poursuivant sur les perspectives de redressement du tourisme mondial, « d’après les scénarios de l’OMT sur une période plus longue pour 2021-2024, on peut penser qu’il faudra de deux ans et demi à quatre ans au tourisme international pour retrouver les niveaux de 2019 », a estimé l’institution onusienne. Alain Bouithy
Zurab Pololikashvili, Secrétaire général de l’OMT: le véritable potentiel du tourisme est encore à réaliser

La vingt-troisième session de l’Assemblée générale de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) s’est ouverte mercredi 11 à Saint-Pétersbourg (Fédération de Russie). Des délégués de haut niveau se sont joints aux dirigeants du secteur du tourisme venus du monde entier pour la réunion la plus importante du secteur mondial du tourisme. Plus d’un millier de participants de 124 pays se sont rendus à Saint-Pétersbourg pour participer à plus d’une douzaine de manifestations internationales sur la gouvernance du tourisme organisées cette semaine par l’institution spécialisée des Nations Unies pour un tourisme responsable et durable. L’Assemblée générale est une ouverture vers la contribution du tourisme au Programme pour le développement durable à l’horizon 2030 et positionne le tourisme au cœur de l’action des Nations Unies et des politiques mondiales. Des sommets et des débats de haut niveau aborderont des sujets clés, notamment le rôle toujours plus important du tourisme dans la promotion du programme de durabilité, la coopération public-privé et la place de l’innovation et de l’esprit d’entreprise dans l’avenir du tourisme, en accordant une attention particulière à la création d’emplois, la formation et la lutte contre le changement climatique. Ouvrant l’Assemblée générale, le Secrétaire général de l’OMT, Zurab Pololikashvili, a déclaré aux États membres de l’Organisation et à ses Membres affiliés du secteur privé que le véritable potentiel du tourisme en tant que facteur essentiel de la croissance économique, du développement durable et de l’égalité est encore à réaliser. « Une attitude fondée sur ‘des méthodes habituelles’ ne sera pas en mesure d’apporter le changement que nous voulons voir. Le secteur du tourisme doit refléter les réalités d’un monde en mutation », a déclaré M. Pololikashvili à l’Assemblée générale. « Cela signifie qu’il faut promouvoir l’esprit d’entreprise. Il faut former les gens aux emplois de demain. Et cela signifie aussi qu’il faut être ouvert à l’innovation, y compris au pouvoir de la technologie afin de changer notre manière de voyager – et de faire en sorte que les bénéfices que le tourisme peut apporter soient partagés aussi largement que possible. » L’Assemblée générale se tient quelques jours seulement après que le dernier Baromètre mondial du tourisme de l’OMT a souligné la force et la résistance du tourisme mondial. Selon les dernières données, le nombre total des arrivées de touristes internationaux a augmenté de 4 % entre janvier et juin 2019 par rapport à la même période en 2018. Cette croissance a été tirée par le Moyen-Orient (+8 %) et l’Asie-Pacifique (+6 %), avec des voyages aériens plus abordables, des économies mondiales fortes et une amélioration de la facilitation des visas qui ont tous contribué à cette tendance positive. Avec CM