Le Burkina Faso dévoile ITAOUA, sa première voiture électrique révolutionnaire : une prouesse technologique et un symbole de fierté nationale

Itaoua, la toute première marque de voitures électriques assemblées au Burkina Faso, a été dévoilée. Cette prouesse technologique, 100% électrique et alimentée à l’énergie solaire, offre une autonomie impressionnante de 330 kilomètres après seulement 30 minutes de charge. L’usine de production, située à Ouaga 2000, est le fruit d’un projet ambitieux qui devrait transformer l’économie du pays et créer des milliers d’emplois. Le lancement de la voiture électrique Itaoua marque une étape importante dans le développement de l’industrie automobile burkinabè. Cette initiative audacieuse témoigne de l’engagement du pays en faveur de l’innovation et des énergies renouvelables. La voiture électrique Itaoua est bien plus qu’un simple moyen de transport. Elle représente une véritable révolution pour le Burkina Faso, un symbole de progrès et de fierté nationale. Ce projet ambitieux devrait non seulement stimuler l’économie locale, mais également contribuer à la protection de l’environnement en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. Le Burkina Faso se positionne ainsi comme un acteur majeur dans le domaine des véhicules électriques en Afrique de l’Ouest. Cette réalisation témoigne du potentiel du continent africain en matière d’innovation et de développement durable. AESINFO
2035 : La géopolitique du cobalt et de lithium

TRIBUNE. L’année 2035 ne dit pas grand-chose aux africains et pourtant en Occident elle représente un tournant décisif nommé : le « Tout électrique », en d’autres termes à partir de cette année sera décrétée la fin de la production de voitures thermiques circulant au diesel ou à l’essence. Place sera faite aux voitures électriques. Et à propos de la construction d’une voiture électrique, l’on est sans ignorer que la batterie joue un rôle fondamental dans la mesure où c’est elle qui recharge la voiture pour la mettre en mouvement. Et ces batteries se font grâce aux matières premières ( cobalt, lithium) que l’Europe ne possède pas. Et la RDC est le pays qui détient la plus grande réserve inexploitée de lithium et de cobalt. Pour être plus précis, la RD Congo porte dans son sous-sol les deux principales matières premières sur lesquelles compte le monde pour faire fonctionner la nouvelle voiture électrique. Si le lithium se trouve en Australie et Argentine, la RDC à elle seule possède 80% de la réserve mondiale du cobalt. Les congolaises et les congolais ont tort de ne pas se demander sur quoi compte l’Union européenne lorsqu’elle lance son vaste plan de voitures électriques à partir de 2035 avec des minerais qu’elle ne possède pas. Dans l’ère de nouvelles technologies qui se profilent à moyen terme, la RDC sera au centre des enjeux mondiaux comme ce fut le cas en 1886 avec la production locale du caoutchouc à l’invention de l’automobile. Sa population fut contrainte de produire de l’hévéa pour faire tourner l’industrie de Benz Patent Motorwagen et de Daimler. 10 millions de congolais virent leurs mains coupées et périrent suite aux sévices accompagnant cette production de l’hévéa. Outre la pollution qui sera occasionnée dans les mines d’exploitation de cobalt et de lithium, c’est surtout le plan de sous-traitance par un pays étranger, le Rwanda, qui sera au cœur du problème. Beaucoup ne le savent peut-être pas, mais une nouvelle usine de montage de véhicules électriques a déjà été construite depuis 2022 dans la zone industrielle de Gahanga, dans le district de Kicukiro au Rwanda. Elle est spécialisée dans le montage, la vente et l’entretien de «véhicules électriques à énergie nouvelle». Pourquoi au Rwanda et pas ailleurs ? Sûrement dans la continuité du plan de commercer les minerais congolais par le biais d’un pays africain voisin, chargé de faire la guerre par procuration en RDC pour créer les conditions favorables aux pillages des minerais. La révolution industrielle à l’horizon 2035 sera extrêmement déterminante pour le destin des congolais. Ce qui aux yeux des occidentaux rend importantissime le scrutin qui élira le président en tête du Congo jusqu’à 2028 et le suivant jusqu’à 2033. Si le peuple congolais va continuer à se comporter avec légèreté, c’est ailleurs qu’est en train de se décider son sort. La guerre à l’Est et probablement autour de Kinshasa dans les prochains mois pourra devenir le passage obligé des inventeurs de la voiture électrique. À moins que les congolais voient loin, et q’au scrutin 2023, ils s’imposent un nouveau type de scrutin présidentiel pour se donner un dirigeant visionnaire capable de sortir le pays du cercle vicieux de l’EAC et de toute organisation qui a pris la triste habitude de bâtir sa prospérité sur les ruines de la RDC. Par Germain Nzinga