Monde/Forets : Denis Sassou-N’Guesso appelle à l’action et à l’optimisme face à l’urgence climatique

A l’ouverture de la session des chefs d’Etats et de gouvernements de la première Conférence internationale sur l’afforestation et le reboisement (CIAR 1), le 50 juillet, au Centre international de conférence de Kintélé, au nord de Brazzaville, le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou-N’Guesso a, appelé la communauté internationale, à l’action et à l’optimisme en vue, notamment, de dégager des stratégies visant à accentuer la lutte contre les dérèglements climatiques. Devant ses homologues chefs d’Etats, les représentants de gouvernements, des organisations internationales et autres dirigeants d’organismes spécialisés venus prendre part à cette importante rencontre consacrée aux questions environnementales, Denis Sassou N’Guesso, a souligné l’importance des actions à entreprendre, en vue de restaurer certains équilibres environnementaux. Selon le président congolais, il est impérieux, dès à présent, face aux effets néfastes des changements climatiques, de remettre en question les pratiques d’antan, s’agissant de la gestion des forêts, pour un monde plus sein et plus sure, apte à assumer son destin. « Face à l’urgence climatique, l’afforestation et le reboisement constituent à n’en point douter, des leviers essentiels de l’action mondiale, notamment en termes de régulation de l’équilibre du carbone de la planète. C’est pourquoi il est essentiel d’arrimer les efforts d’afforestation et de reboisement, à l’exigence de renoncer de manière urgente et définitive à la déforestation », a déclaré Denis Sassou-N’Guesso devant ses paires. Pour le dirigeant congolais, la première Conférence internationale sur l’afforestation et le reboisement, apparait comme l’amorce d’un processus de recherche et de riposte salvatrice pour la situation climatique mondiale où la situation devenue très préoccupante, nécessite une intervention. « La présente conférence apparait comme l’amorce d’un processus de recherche et de riposte salvatrice, la situation déjà bien connue demeure préoccupant, la nécessité d’une intervention est avérée au nombre d’une réflexion pour passer à l’action. Le tout réside dans la volonté d’agir et d’y consacrer les efforts nécessaires, là où subsiste une volonté, il y’a toujours une brèche pour la réussite », a-t-il en outre exhorté. Face aux difficultés récurrentes de mise en œuvre des politiques publiques, liées à la protection de l’environnement et de la préservation des écosystèmes forestiers, Denis Sassou N’Guesso a identifié la finance carbone comme source adéquate de financement des politiques d’afforestation et de reboisement. « Au sujet, la finance carbone pourrait soutenir les projets d’afforestation et de reboisement à travers des incitations et des compensations financières dédiées. Le parcours même le plus long, commence toujours par le premier pas », a-t-il notamment soutenu. Denis Sassou N’Guesso a en outre, à cette même occasion, fustigé l’absence parmi les agences, fonds et programmes spécialisés des Nations unies, d’un organisme international consacré pleinement et entièrement aux forêts, avant d’inviter la communauté internationale, à envisager sa mise en place, en vue d’une gestion plus saine des questions y afférentes. « Pour le suivi des recommandations et la prise en mains plus opérationnelle des questions susmentionnées (…..), l’opportunité est à notre porté, dans le cadre du présent sommet, de proposer la création d’une telle institution mondiale ». L’hôte de la première Conférence internationale sur l’afforestation et le reboisement, a par ailleurs, au cours de son speech, suggérer l’inscription de la « Décennie africaine et mondiale de l’afforestation et du reboisement » à l’agenda de la 79ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, qui se tiendra en septembre prochain à New-York, aux Etats-Unis. Le chef de l’Etat congolais a aussi et surtout, appelé les décideurs mondiaux, à définir une stratégie afin d’accroitre la superficie forestière mondiale. Il s’agira selon lui, de décliner des orientations précises sur les questions foncières et la préservation de la biodiversité ; les droits des communautés locales et des populations autochtones ; des enjeux socio-économiques ; des itinéraires techniques et la recherche scientifiques, le financement des actions climatiques. Six Chefs d’Etats africains, parmi lesquels, Brice Clotaire Oligui Nguema (Gabon), Umaro Sissoco Emballo (Guinée Bissau), Sahle-Work Zewde (Ethiopie), Faustin-Archange Touadera (RCA), Nana Akufo Addo (Ghana), plus d’une vingtaine de représentants de gouvernement, des représentants d’organismes internationaux et autres partenaires ainsi que 2000 participants, ont pris part à ces assises qui se tiennent dans le cadre de la « Décennie mondiale et africaine de l’afforestation et du reboisement », une initiative du Président Denis Sassou N’Guesso. A l’occasion de cette conférence, des modalités de mise en œuvre de la décennie africaine et mondiale de l’afforestation et du reboisement ont fait l’objet d’échanges fructueux au sein des sessions, des panels et des huit clos d’experts et des spécialistes. Peu avant le début de la session présidentielle, le chef de l’Etat congolais, en compagnie de ses homologues africains, des partenaires internationaux et organismes des Nations unies, ont procédé le 5 juillet, au planting d’arbres sur un site aux abords du centre international de Kintélé. Wilfrid Lawilla D.
Le British Council lance la campagne mondiale «The Climate Connection » pour faire face à l’urgence climatique avant la COP26

CLIMAT. Le British Council a annoncé aujourd’hui le lancement d’une nouvelle campagne mondiale pour faire face à l’urgence climatique dans la perspective du sommet de la COP26 en Novembre. La campagne “The Climate Connection” rassemblera des gens du monde entier pour partager leurs idées et leurs perspectives sur les changements climatiques, et pour chercher des solutions utilisant l’éducation, l’art et la culture, et la science. Il offrira des conversations mondiales, des vitrines artistiques et scientifiques, des bourses universitaires, du financement, de la recherche et des opportunités de formation. Le Royaume-Uni accueillera la 26ème Conférence des Parties des Nations Unies sur le changement climatique (COP26) à Glasgow, en Écosse, du 1er au 12 Novembre. Le British Council soutient l’ambition du gouvernement britannique de faire de la COP26 la plus inclusive de l’histoire en utilisant ses réseaux mondiaux pour inspirer des millions de personnes à travers le monde à prendre des mesures contre le changement climatique. Une enquête menée par le British Council auprès de près de 40000 jeunes âgés de 18 à 34 ans dans 36 pays, y compris les pays du G20, a révélé que le changement climatique est perçu par eux comme étant le problème le plus important auquel le monde est confronté aujourd’hui. “The Climate Connection”, qui est lancée dans la semaine précédant la Journée mondiale de l’environnement le 5 Juin et qui se déroulera jusqu’au sommet de la COP26 en Novembre, comprend les initiatives suivantes : • 17 Commissions Créatives réunissant des personnes du Royaume-Uni et de 28 pays pour explorer le changement climatique à travers l’art, la science et la technologie numérique. Ces projets créatifs abordent des questions telles que la migration climatique, la pollution plastique, l’érosion côtière, la déforestation, la biodiversité, le paysage, la pollution atmosphérique, les feux de forêt et la fonte des glaciers. • Green Careers, qui aide les jeunes à bâtir des carrières réussies qui aident la planète, grâce à des conseils sur les possibilités d’éducation et les voies vers des emplois verts. • Le 3 Juin, le British Council accueillera The Climate Connection : Conversation for Change, un événement en ligne gratuit sur l’urgence climatique. Parmi les orateurs figurent le président de la COP26, Alok Sharma, et l’auteur et militant, Neil Gaiman. Kate Ewart-Biggs, directrice générale par intérim du British Council, a déclaré: « Le British Council est fier de soutenir les objectifs de la COP26 visant à unir les peuples du monde entier pour lutter contre les changements climatiques. Grâce à notre campagne Climate Connection, nous mettrons à profit notre expertise en éducation, en arts et en échanges culturels pour aider les gens de partout à trouver des solutions novatrices à la plus grande urgence mondiale à laquelle nous faisons face ». Le British Council Maroc a lancé plusieurs projets de sensibilisation à la question du changement climatique. Grâce à des citoyens actifs, les jeunes Marocains ont été habilités à agir sur les questions environnementales dans leurs communautés. Les participants au programme ont reçu des subventions pour développer des projets d’action sociale liés au changement climatique et aux questions environnementales. Tony Reilly, directeur du British Council au Maroc, a déclaré : « En prévision de la COP26 à Glasgow en Novembre, le British Council cherche à relier les professionnels et les organisations de la culture, de l’éducation et de la langue anglaise à une série de programmes, de discussions et d’événements mondiaux à travers The Climate Connection. Cela comprend des ateliers gratuits pour les enseignants, des conférences et des balados sur le changement climatique, conçus pour accroître la sensibilisation aux défis environnementaux. Le Maroc est un leader mondial en matière d’environnement et les jeunes sont passionnés par ces questions. Nous espérons nous engager avec beaucoup d’entre eux à travers ce programme ». Le British Council est l’organisation de relations culturelles du Royaume-Uni, créant des opportunités pour les gens du monde entier de se connecter et de s’engager les uns avec les autres à travers les arts, l’éducation et la langue anglaise.
Forum des Panafricaines: Le rôle des médias face à l’urgence climatique en Afrique au cœur de la troisième édition

Le Forum « Les Panafricaines » tiendra sa troisième édition à Casablanca les 6 et 7 mars 2020 avec pour thème : « Urgence Climatique, les médias acteurs du changement », et réunira 300 journalistes issues des 54 pays du Continent. Après une seconde édition qui avait réuni les 26 et 27 octobre 2018 à Casablanca plus de 200 journalistes africaines autour du traitement médiatique des questions migratoires, le réseau « Les Panafricaines » a choisi de mettre au cœur de ses actions en 2020 la question du climat, et ses lourdes conséquences sur un continent qui ne produit pourtant que 4 % des émissions mondiales de gaz à effets de serre. Dans le cadre de la préparation du troisième Forum, le Comité des Panafricaines a organisé, mardi 18 Février 2020 à Casablanca, une conférence de presse qui a permis de présenter les grandes lignes de cette nouvelle édition. S’exprimant en ouverture de cette conférence de presse, Salim Cheikh, Directeur Général de 2M, a rappelé que cette initiative se positionne à l’intersection des trois vocations stratégiques de 2M, qui sont le rayonnement du Maroc et du continent, la mise en valeur des femmes et la protection de l’environnement. Salim Cheikh a tenu à souligner que : « les Panafricaines étaient aujourd’hui de véritable actrices du changement ». Le directeur général de 2M a également annoncé le lancement prochain du site officiel du réseau des femmes journalistes d’Afrique Panafricaines.com. Cette plateforme sera la vitrine des actions menées par les Panafricaines. De son côté, Khadija Boujanoui, Présidente du Comité Parité et Diversité de 2M, et membre du comité permanent des « Panafricaines », est revenue sur les actions réalisées depuis la dernière édition, rappelant que « l’ensemble des actions menées par « Les Panafricaines » traduit l’engagement de 2M pour faire de la femme un vecteur de changement et la placer au cœur des politiques de développement du continent. » Fathia Elaouni, Présidente du Comité Permanent des « Panafricaines » et Rédactrice en Chef Radio 2M, a présenté la thématique choisie par les « Panafricaines » cette année, celle de l’urgence climatique. Elle a rappelé le rôle majeur des médias pour informer, sensibiliser, l’opinion publique et accompagner les sociétés africaines sur le chemin de l’adaptation. Citant des rapports d’experts : « il n’est pas trop tard pour l’Afrique, a-t-elle dit, avec une bonne gouvernance nous pouvons encore changer le cours des choses. » Comme chaque année, le Forum des Panafricaines s’articule autour de deux actions phare : tout d’abord l’organisation d’un grand débat, qui se tiendra cette année sous le thème « Initiatives et engagements africains pour s’adapter aux changements climatiques ». Modéré par Réda Benjelloun, Directeur des Magazines d’Information et du Documentaire, il connaitra notamment la participation de Mohamed Benyahia (Maroc), Secrétaire Général du département de l’Environnement auprès du Ministère de l’Énergie, des Mines et du Développement durable, d’Arona Diedhou (Sénégal), Directeur de Recherche à l’Institut de Recherche pour le Développement, auteur principal du rapport spécial du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) sur les incidences du réchauffement climatique, et d’Ana Lê Rocha (Tanzanie), Directrice Exécutive de l’Organisation « Nipe Fagio », qui mène des actions auprès du secteur privé et public pour la promotion du développement durable. Viendront ensuite les ateliers de travails thématiques sur lesquels se pencheront « Les Panafricaines », et sur lesquels elles s’appuiront pour construire leur agenda 2020. Ils sont au nombre de sept : ATELIER 1 : Réussir la transition énergétique de l’Afrique : enjeux et défis» Expert/Accompagnant : Abderrahim KSIRI, Coordinateur National de l’Alliance pour le Climat et le Développement Durable. ATELIER 2 : « Les défis d’une gestion rationnelle des ressources hydriques » Expert/Accompagnant : Professeur Fouad AMRAOUI, Enseignant-Chercheur, Président de l’Association de Recherche Action pour le Développement Durable. ATELIER 3 : « L’agriculture durable : une économie verte pour l’Afrique » Expert/Accompagnant : Fettouma DJERRARI BENABDENBI, co-fondatrice du Mouvement « Terre et Humanisme au Maroc » pour l’agro-écologie. ATELIER 4 : « Impact sanitaire des changements climatiques, quelle stratégie adopter ? » Expert/Accompagnant : Rachid WAHABI, Chef de la Division Santé Environnement, Ministère de la Santé. ATELIER 5 : « Quel développement durable pour les villes africaines ? » Expert/Accompagnant : Mohamed NBOU – Conseiller Spécial du Secrétaire Général des Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique, membre de l’Africa Climate Task Force. ATELIER 6 : « La gestion des déchets, levier décisif de lutte contre les changements climatiques » Expert/Accompagnant : Ana LE ROCHA (Tanzanie), Directrice Exécutive de l’Organisation «Nipe Fagio», qui mène des actions auprès du secteur privé et public pour la promotion du développement durable. ATELIER 7 : « Adaptation aux changements climatiques, les médias acteurs du changement » Expert/Accompagnant : Aziz DIOUF, président du Réseau Marocain des Journalistes en énergie et développement durable. S’exprimant à cette occasion à propos des ateliers les experts présents à cette conférence de presse, ont tenu a souligné qu’à travers leurs actions, « Les Panafricaines sont une chance pour l’Afrique, et pour le changement, que les médias ont un rôle de premier plan. L’ensemble des thématiques qui seront abordées lors de la troisième édition des « Panafricaine » sont donc étroitement liés aux enjeux de l’adaptation à l’impact aux changements climatiques. Des questions que « Les Panafricaines » ont décidé de placer dans les priorités de leur traitement médiatique d’une part, et d’autre part au cœur de leurs actions de sensibilisation, que ce soit auprès des décideurs ou des opinions publiques africaines. Initié par 2M en 2017, « Les Panafricaines » est un réseau de femmes journalistes africaines dont les membres sont issues des 54 pays du Continent. Ce réseau a pour ambition de contribuer à une plus grande responsabilité des médias africains dans le traitement des questions centrales qui intéressent les opinions publiques du continent. Ce réseau s’assigne également comme mission de constituer une véritable force de réflexion et de proposition.