Maroc/Marché du gasoil et d’essence : Légère baisse du chiffre d’affaires des sociétés de distribution au troisième trimestre 2024

Le chiffre d’affaires (CA) des neuf sociétés de distribution en gros du gasoil et d’essence a accusé une baisse au troisième trimestre de l’année 2024, selon le Conseil de la concurrence. Il s’est établi à 20,16 milliards de dirhams (MMDH) au neuvième mois de l’année écoulée contre 21,4 MMDH au troisième trimestre 2023, enregistrant ainsi une baisse de près de 5,8% par rapport à la même période de l’année précédente, a indiqué l’institution publique dans son reporting du troisième trimestre de l’année 2024. D’après le document relatif au suivi des engagements pris par les sociétés de distribution en gros du gasoil et d’essence dans le cadre des accords transactionnels conclus avec le Conseil, au troisième trimestre de l’année 2024, les ventes totales de gasoil et d’essence en termes de volume ont augmenté de près de 4,8% en glissement annuel pour atteindre près de 2,33 milliards de litres. « Les ventes réalisées durant cette période par les neuf sociétés concernées par le reporting sont de l’ordre de 1,9 milliard de litres, en baisse de 1,6% par rapport au 3ème trimestre de l’année 2023 », selon la même source précisant que le gasoil a représenté plus de 1,59 milliard de litres vendus, soit plus de 83,8% des ventes totales. L’analyse de l’évolution de la répartition des ventes par segment de clientèle au titre du troisième trimestre 2024 montre que le réseau des stations-services (B to C) constitue la part la plus prépondérante des ventes de gasoil et d’essence sur le marché national. Il représente en moyenne, «les neuf sociétés confondues, près de 72,5% du volume et 76% de la valeur globale», a fait savoir le Conseil notant que le solde restant est réalisé au niveau du réseau B to B, porté principalement par les ventes aux industriels et les ventes sous douane et pêche. Dans son rapport, le Conseil s’est également intéressé à l’évolution du réseau de distribution faisant remarquer que le nombre total des stations-services est passé de 3447 à la fin du deuxième trimestre de l’année 2024 à 3478 à la fin du troisième trimestre de cette année, soit 31 nouvelles stations-services opérant sur le marché. Et l’institution de préciser : «Sur ces 3478 stations-services, les neuf sociétés concernées en disposent de 2520 (72,5% du nombre total), en baisse de 23 stations par rapport au chiffre de 2543 stations-services, relevé à la fin du deuxième trimestre 2024 ». Alain Bouithy
Maroc: l’économie nationale fait preuve d’un fort rebond au troisième trimestre 2024

ECONOMIE. Après une première moitié d’année au ralenti, l’économie nationale a enregistré une performance économique solide au troisième trimestre 2024, portée par une vive et concomitante progression de la demande intérieure et extérieure, selon le Haut-commissariat au plan (HCP). Cette relance traduit le dynamisme de l’activité hors agriculture qui s’est accélérée à un rythme plus soutenu qu’attendu, s’établissant à +5,1%, au lieu de +3,2% en moyenne au premier semestre. Elle a été confirmée par les dernières enquêtes de conjoncture, avec une hausse des taux d’utilisation des capacités productives et une amélioration quasi-générale de l’activité des branches secondaires et tertiaires marchandes, indique l’institution publique. Dans le détail, les exportations nationales ont été stimulées par le regain de la demande européenne et asiatique. En volume, elles se sont ainsi accrues de 9,8% au troisième trimestre 2024, au lieu +7,8% au trimestre précèdent. D’après le HCP, « ce sont particulièrement les industries locales extractives et celles des branches de la chimie, de l’électronique, de l’automobile et du textile qui en ont le plus profité, avec des hausses respectives de leurs valeurs ajoutées de 15,9%, 18,2%, 16,1%, 16% et 5,3%, au troisième trimestre 2024, en variations annuelles. Les services ont, également, connu un sensible mouvement d’accélération, affichant une progression de 3,8%, grâce notamment à l’affermissement de la demande intérieure. La consommation des ménages s’est affermie, affichant une hausse de 3,9% au troisième trimestre 2024 et la croissance de l’investissement s’est accélérée, pour atteindre 13,5%, traduisant un effort soutenu d’équipement des entreprises privées pour le remplac ement et la modernisation de leur appareil productif, ainsi qu’un renforcement des projets d’infrastructure. Dans l’ensemble, le produit intérieur brut a crû de 4,3% au troisième trimestre 2024, en variation annuelle, au lieu de +2,4% en moyenne au premier semestre. Cette dynamique a soutenu une légère amélioration du taux d’emploi, qui s’est situé à 37,6% au cours de la même période, mais sans pour autant permettre une décrue du taux de chômage, s’établissant pour le cinquième trimestre consécutif au-dessus de 13%. La relance de l’activité s’est, également, accompagnée par une augmentation sensible des besoins de financement de l’économie vis-à-vis du reste du monde, s’établissant à +3,8% du PIB trimestriel. Malgré une amélioration de l’épargne privée, l’expansion des investissements a été plus vigoureuse, entrainant une hausse de l’endettement du trésor et des entreprises. Martin Kam Avec CP
Maroc/Commerce extérieur : Baisse de l’indice des valeurs unitaires à l’importation de 1,6% au troisième trimestre 2024

L’indice des valeurs unitaires à l’importation a enregistré une baisse de 1,6% au titre du troisième trimestre 2024 par rapport au même trimestre de 2023, a annoncé récemment le Haut-commissariat au plan (HCP). « Cette évolution résulte principalement de la baisse des valeurs unitaires de l’«énergie et lubrifiants» de 13,1%, des «produits finis d’équipement industriel» de 4,0%, de l’«alimentation, boissons et tabacs» de 4,5% et des «produits bruts d’origine animale et végétale» de 7,3% », a indiqué l’institution publique dans une note d’information relative aux indices du commerce extérieur du troisième trimestre 2024. En revanche, souligne le Haut-commissariat, les indices des valeurs moyennes des «demi-produits», des «produits finis de consommation», des «produits bruts d’origine minérale» et des «produits finis d’équipement agricole» ont augmenté au cours de la même période respectivement de 7,4%, 3,3%, 0,8% et 2,3% atténuant ainsi la baisse de l’indice global des importations. S’agissant de l’indice des valeurs unitaires à l’exportation, le HCP annnonce qu’il a connu une hausse de 0,5% au cours du troisième trimestre de 2024 par rapport au trimestre correspondant de l’année précédente. Selon les explications de l’institution, cette augmentation s’explique essentiellement par la hausse des valeurs unitaires des «demi-produits» de 7,2% et de l’«énergie et lubrifiants» de 3,3%. En outre, il ressort des données que cet indice a baissé dans l’«alimentation, boissons et tabacs» de 4,8%, les «produits bruts d’origine minérale» de 12,5%, les «produits finis d’équipement industriel» de 2,2%, les «produits finis de consommation» de 0,5%, les «produits bruts d’origine animale et végétale» de 11,2% et les «produits finis d’équipement agricole» de 11,0%, peut-on lire. Martin Kam
Maroc. La croissance économique nationale s’établit à 4,3% au troisième trimestre 2024

La croissance économique nationale a enregistré une amélioration au titre du troisième trimestre 2024. Selon le Haut-Commissariat au Plan (HCP), elle s’est établie à 4,3% au lieu de 3% durant la même période de l’année 2023. Réalisée dans un contexte de maîtrise de l’inflation et d’aggravation du besoin de financement de l’économie nationale, cette croissance a été tirée par la demande intérieure, a souligné l’institution publique dans une note d’information sur la situation économique nationale au troisième trimestre 2024. La même source indique que les activités non agricoles ont affiché une hausse en volume de 5,1% au cours de cette période, tandis que celles du secteur agricole ont enregistré une baisse de 5,2%. Dans le détail, les données recueillies montrent que « la valeur ajoutée du secteur secondaire en volume, corrigée des variations saisonnières (cvs), a réalisé une augmentation de 7,6% au troisième trimestre 2024 au lieu de 1,1% durant la même période en 2023 », a fait remarquer le HCP. Les experts du Haut-Commissariat attribuent cette évolution à la hausse des valeurs ajoutées de l’industrie d’extraction de 15,9% au lieu d’une baisse de 3,3%, des industries manufacturières de 7,5% au lieu de 1,8%, du bâtiment et travaux publics de 6,9% au lieu de 0,9% ainsi que de l’électricité, gaz, eau, assainissement et déchets de 3,4% au lieu de 1,5%. Toujours selon l’institution dirigée par Chakib Benmoussa, la valeur ajoutée du secteur tertiaire a, de son côté, affiché une hausse de son taux d’accroissement atteignant 3,8% contre 3,6% le même trimestre de l’année écoulée. L’institution précise, en outre, qu’elle a été marquée par l’amélioration des activités du transport et entreposage de 4% au lieu de 3,1%, des services rendus par l’administration publique générale et la sécurité sociale de 3,7% au lieu de 1,5% ainsi que du commerce et réparation de véhicules de 3,2% au lieu de 1,9%. Selon le HCP, elle a aussi été marquée par le ralentissement des activités de l’hébergement et restauration à 11,2% au lieu de 12,5%, de la recherche et développement et services rendus aux entreprises à 4,8% au lieu de 5,4%, des services financiers et assurances à 3,1% au lieu de 4,1%, des services de l’éducation, de la santé et de l’action sociale à 2,5% au lieu de 3,2%, des services immobiliers à 1,8% au lieu de 3% ainsi que de l’information et communication à 0,3% au lieu de 2,5%. En conséquence, « la valeur ajoutée du secteur non agricole a connu une augmentation de 5,1% durant le troisième trimestre 2024 au lieu de 3,1% une année auparavant », a-t-elle estimé. Il ressort, en revanche, des données recueillies que la valeur ajoutée du secteur primaire a enregistré une baisse de 4,1% au lieu d’une hausse de 3,8% le même trimestre de l’année précédente, en raison de la baisse de l’activité de l’agriculture de 5,2% au lieu d’une hausse de 0,9% et de la hausse de celle de la pêche de 12% au lieu de 71,6%. Dans ce cadre, et compte tenu de l’accroissement du volume des impôts sur les produits nets des subventions de 8% au lieu de 4,2%, le Haut-Commissariat estime que « le Produit Intérieur Brut a affiché une croissance de 4,3% au lieu de 3% durant le troisième trimestre de l’année 2023 ». A noter qu’aux prix courants, « le PIB a connu une hausse de 6% au lieu de 10,2% au troisième trimestre 2023 dégageant ainsi un ralentissement du niveau général des prix à 1,7% au lieu de 7,2% le même trimestre de l’année précédente », selon la même source. Alain Bouithy
Maroc: L’indice des prix des actifs immobiliers recule de 0,4% au troisième trimestre 2024

Selon les chiffres publiés par Bank Al-Maghrib (BAM) et l’Agence nationale de la conservation foncière du cadastre et de la cartographie (ANCFCC), en glissement annuel, l’indice des prix des actifs immobiliers a reculé de 0,4% au titre du troisième trimestre de l’année 2024. Ce recul s’explique par les baisses de 0,5% des prix des biens résidentiels, de 0,6% de ceux des terrains et de 0,9% de ceux des biens à usage professionnel, ont indiqué BAM et l’ANCFCC dans une note sur la tendance globale du marché immobilier au troisième trimestre 2024. D’après la même source, « le nombre de transactions a affiché un repli de 13,1%, recouvrant des diminutions de 14,8% pour le résidentiel et de 29,2% pour les biens à usage professionnel. En revanche, les ventes des terrains ont enregistré une hausse de 3,4% ». Dans le détail, les prix du résidentiel ont reculé de 0,5% au cours de la même période suite à la baisse des prix de 0,4% pour les appartements, de 0,8% pour les maisons et de 1,9% pour les villas. Selon les données recueillies, les transactions ont baissé, pour leur part, de 14,8%, avec des diminutions de 14,9% pour les appartements, de 12% pour les maisons et de 20,1% pour les villas. Il ressort des mêmes chiffres qu’en glissement annuel, les prix du foncier ont baissé de 0,6% et le nombre de transactions a progressé de 3,4% au terme du troisième trimestre de l’année 2024. Au niveau professionnel, les données montrent que les prix ont baissé de 0,9%, en raison des diminutions de 0,7% pour les locaux commerciaux et de 2,4 % pour les bureaux. Dans le même temps, elles suggèrent e outre que les transactions ont reculé de 29,2%, reflétant des baisses de 31,8% des ventes des locaux commerciaux et de 17,7% de celles des bureaux. En ce qui concerne la tendance du marché immobilier par ville, la Banque centrale et l’ANCFCC indiquent que les prix ont enregistré une diminution de 0,6% à Rabat, avec des baisses de 0,8% des prix des biens résidentiels et de 7,5% de ceux des actifs à usage professionnel et une hausse de 0,8% de ceux des terrains. Quant aux transactions, les deux institutions constatent qu’elles « ont reculé de 25,1%, avec des baisses de 25% pour les biens résidentiels, de 25,7% pour les terrains et de 26,5% pour les actifs à usage professionnel ». Il est à noter que les prix sont ressortis en baisse de 1% au cours du troisième trimestre 2024 à Casablanca. D’après les explications de BAM et de l’ANCFCC, ce recul traduit les « diminutions de 0,5% pour les biens résidentiels, de 2,7% pour les terrains et de 2,2% pour les biens à usage professionnel ». Il est important de noter que les ventes ont parallèlement diminué de 30,1%, avec des baisses de 28,6% pour les biens résidentiels, de 41,7% pour les terrains et de 33,3% pour les actifs à usage professionnel. « A Marrakech, les prix ont connu une baisse de 0,5%, recouvrant un recul de 1,2% des prix des biens résidentiels et des hausses de 0,1% de ceux des terrains et de 1% de ceux des actifs à usage professionnel », ont-elles également fait savoir dans leur note sur la tendance globale du marché immobilier au troisième trimestre 2024. La même source fait en outre état d’un repli de 53,5% des transactions durant cette même période, reflétant des baisses de 56,4% des ventes des biens résidentiels, de 34,1% de celles des terrains et de 65,8% de celles des biens à usage professionnel. Enfin, « à Tanger, l’indice des prix a affiché une progression de 0,1%, en lien avec la hausse de 0,6% des prix du résidentiel. A l’inverse, les prix ont diminué de 3% pour les terrains et de 5,3% pour les actifs à usage professionnel », a-t-on par ailleurs appris. Quant aux ventes, la note indique qu’elles ont accusé une diminution de 9,6%, recouvrant des replis de 11,4% pour le résidentiel et de 21,3% pour les biens à usage professionnel et une hausse de 7,1% pour les terrains. Il est important de signaler qu’en glissement trimestriel, les prix du résidentiel ont affiché une stagnation, recouvrant une hausse de 0,6% des prix des maisons, une stabilité de ceux des appartements et une baisse de 0,9% de ceux des villas. Pour ce qui est des transactions, les données suggèrent qu’elles ont diminué de 30,4%, recouvrant des baisses de 31,4% pour les appartements, de 11,2% pour les maisons et de 22,8% pour les villas. Alain Bouithy
L’économie marocaine a progressé de 2,8% au troisième trimestre 2024

ECONOMIeE. «La croissance économique nationale aurait connu une légère accélération de son rythme d’évolution au troisième trimestre de 2024 », a annoncé le Haut-commissariat au plan (HCP). Selon une estimation de l’institution publique, l’économie nationale aurait progressé ainsi de +2,8%, en variation annuelle, au lieu de +2,4% en moyenne au premier semestre. Légère accélération du rythme d’évolution de la croissance économique L’évolution de l’économie nationale s’explique par « une poursuite de la reprise de la demande intérieure et une hausse plus soutenue des exportations qui auraient stimulé une amélioration de la valeur ajoutée de toutes les branches à l’exception de l’agriculture et la pêche », d’après le HCP. Dans le détail, la croissance hors agriculture aurait atteint 3,6%, en rythme annuel, a indiqué le Haut-commissariat dans son Point de conjoncture du troisième trimestre de 2024 et des perspectives pour le quatrième trimestre. D’après ce document, au troisième trimestre, l’ensemble des branches secondaires aurait connu un regain d’activité, avec une hausse de 4,4%, au lieu de 3,8% au trimestre précédent ; tandis que la relance des industries d’extraction se serait poursuivie au rythme de 15,4%, en variation annuelle, stimulée par un rebond des exportations des produits bruts et une demande encore vigoureuse des industries locales de transformation. Sur fond de poursuite du retrait de l’offre à l’export de la Chine pour le troisième trimestre consécutif et l’entrée en vigueur de nouvelles capacités productives en DAP et TSP, le raffermissement des exportations nationales en phosphate et dérivés aurait boosté la demande industrielle adressée au phosphate brut et stimulé un relèvement de sa production de 18,9%, en variation annuelle. La même source indique que les industries manufacturières auraient, également, été plus dynamiques au troisième trimestre de 2024, améliorant leur contribution à la croissance économique globale de 0,2 point. Grâce au retournement à la hausse de leurs ventes à l’extérieur, les branches du textile et certaines filières de l’agroalimentaire auraient connu une reprise significative, apprend-on. Dans un contexte de baisse des prix des matières premières importées, notamment ceux du souffre et de l’ammoniac, la croissance des industries chimiques se serait poursuivie, pour sa part, au rythme de 9,7%, alors que celles des industries de fabrication du matériel électrique et du transport se seraient ajustées à la faible dynamique de leurs ventes sur le marché européen. Toujours selon la même source, la valeur ajoutée dans la construction se serait améliorée au cours du même trimestre de 4,8%, en variation annuelle, après +3,6% au trimestre précédent. Selon le HCP, l’activité du bâtiment se serait redressée et celle des travaux publics se serait renforcée, dans un contexte de stabilité des prix à la production. Cette amélioration aurait été confirmée par les résultats de l’enquête de conjoncture réalisée par le HCP, faisant état d’une hausse de l’utilisation du ciment, de l’acier et de l’agglos et d’une amélioration des appréciations sur les carnets de commandes de 12 points, en variation annuelle. Le HCP constate en revanche que la modération du rythme de croissance des services, à l’œuvre depuis la mi-2023, se serait poursuivie au troisième trimestre de 2024. D’après l’institution, « en variation annuelle, la valeur ajoutée des branches tertiaires aurait crû de 3,4%, au lieu de +5,8%, en moyenne, entre 2022 et 2023 ». Il est à souligner qu’après le rattrapage post-Covid, tant en termes d’activité que d’emploi, les activités du tourisme et du transport auraient réalisé des performances entretenues, indique le document constatant cependant que celles du commerce, des services financiers et de la communication seraient entrées en 2024 dans une phase de ralentissement conjoncturel en raison de l’essoufflement de la demande qui leur est adressée. En ce qui concerne la valeur ajoutée agricole, il ressort dudit document qu’elle se serait infléchie de 4,1% au troisième trimestre de 2024, en variation annuelle, après s’être contractée de 4% au premier semestre. Selon le HCP, « cette contreperformance, ramenant l’activité agricole vers son niveau moyen trimestriel enregistré quatre années plus tôt, masquerait, toutefois, des évolutions contrastées des productions végétales et animales ». Par ailleurs, en dépit des conditions climatiques défavorables, le HCP estime que les récoltes des maraîchères de saison se seraient améliorées au troisième trimestre de 2024, entraînant une baisse des prix à la consommation des légumes et un retournement à la hausse des exportations de tomate, de la pomme de terre et des petits légumes. Ce qui n’est pas le cas des autres cultures, ainsi que de la plupart des productions animales, qui auraient fléchi au cours de cette période. Enfin, la filière avicole aurait connu, en particulier, un retournement à la baisse au troisième trimestre de 2024, avec une régression de 3,3% de la production de viande du poulet. Malgré la reprise des prix des aliments composés, elle « avait fait preuve de résilience pendant les cinq premiers mois de 2024, confortant la production animale, soumise depuis deux années au repli significatif de la production de viande rouge », a souligné l’institution ajoutant que la filière aurait été particulièrement affectée par le repli de l’offre de poussins à partir de juin 2024, sur fond de recul de la production nationale conjugué à une hausse des exportations de leurs effectifs d’un jour type chair. Ainsi, « les prix de vente moyens du poulet chair aurait connu une augmentation de 27,6%, en variation annuelle », a-t-elle précisé alors que ceux de la viande rouge se seraient également appréciés, en dépit d’un accroissement de plus de la moitié des effectifs importés d’animaux vivants au cours de la même période. Alain Bouithy