La Chine est la deuxième source d’importations du Bénin au troisième trimestre 2023
Au troisième trimestre 2023, la Chine a occupé la deuxième position parmi les pays fournisseurs du Bénin avec 14,2 % de la valeur totale des produits importés sur le territoire béninois, a révélé le bulletin trimestriel des statistiques du commerce extérieur publié vendredi à Cotonou. D’après ce bulletin réalisé par l’Institut national des statistiques et de la démographie, avec 14,2 % des valeurs des importations, la Chine est classée en deuxième position des pays fournisseurs du Bénin, derrière l’Inde (17,5 %) et avant la France (10,2 %). Les biens acquis en provenance de la Chine portent principalement sur les compteurs de gaz, de liquides ou d’électricité, les motocycles et les conserves de légumes.
Maroc. La croissance économique nationale s’est améliorée au troisième trimestre 2023

La croissance économique nationale s’est améliorée de 2,8% au titre du troisième trimestre 2023 au lieu de 1,7% durant la même période de l’année 2022, a annoncé le Haut-commissariat au plan (HCP). Elle a profité de l’augmentation des activités non agricoles de 2,7% au lieu de 3,3% une année auparavant et du secteur agricole de 5,7%, ressort-il de l’arrêté des comptes nationaux du trimestre dernier que vient de publier l’organisme public. Le document rendu public vendredi 29 précise que « cette croissance a été tirée par la demande intérieure dans un contexte de forte inflation et d’un allégement des besoins de financement de l’économie nationale ». En progression de 4% au troisième trimestre 2023 au lieu d’une baisse de 1,3% la même période de l’année 2022, la demande intérieure a contribué pour 4,4 points à la croissance économique nationale au lieu d’une contribution négative de 1,4 point, a également précisé le HCP. Dans le détail, la valeur ajoutée du secteur primaire en volume, corrigée des variations saisonnières (cvs), a enregistré une augmentation de 8,9% au troisième trimestre 2023 au lieu d’une baisse de 13,8% durant la même période en 2022. Dans sa note d’information relative aux comptes nationaux du troisième trimestre de l’année 2023, le Haut-commissariat explique cette évolution par « la hausse de l’activité agricole de 5,7% au lieu d’une baisse de 13,1% une année auparavant et de celle de la pêche de 80,7% au lieu d’une baisse de 25,6% ». S’agissant de la valeur ajoutée du secteur secondaire, l’institution fait état d’une augmentation de 0,5% au lieu d’une baisse de 1,1% durant le troisième trimestre de l’année précédente. Cette évolution est justifiée par la hausse des valeurs ajoutées des activités de l’électricité et eau de 2,1% au lieu d’une baisse de 3,5%; des industries de transformation de 1,1% au lieu de 2%; du bâtiment et travaux publics de 0,5% au lieu d’une baisse de 5,1% ainsi que par la baisse de celle de l’industrie d’extraction de 3,7% au lieu d’une baisse de 10,1%. En ce qui concerne la valeur ajoutée du secteur tertiaire, les données montrent qu’elle « a enregistré un ralentissement de son taux d’accroissement qui est passé de 5,9% le même trimestre de l’année précédente à 3,1% au cours de ce trimestre ». Dans sa note, l’organisme public explique qu’elle a été marquée par le ralentissement des activités de l’hébergement et la restauration à 11,2% au lieu de 57,6%; des services de l’éducation, de la santé et des activités d’action sociale à 3,5% au lieu de 4,9%; de la recherche et développement et des services rendus aux entreprises à 3,2% au lieu de 6%; des services rendus par l’administration publique générale et la sécurité sociale à 3% au lieu de 4,2%; des services financiers et assurances à 2,2% au lieu de 9%; du transport et entreposage à 1,6% au lieu de 2,1% ainsi que de l’information et la communication à 0,3% au lieu de 3,9%. D’après la même source, l’évolution de la valeur ajoutée s’explique également par l’amélioration des activités des services immobiliers, avec 2,1% au lieu de 1% et du commerce et réparation de véhicules, avec 2% au lieu d’une baisse de 1%. Il est important de noter qu’aux prix courants, le PIB a connu une hausse de 7,6% durant le troisième trimestre 2023 au lieu de 5,8% la même période de l’année passée, dégageant ainsi une augmentation du niveau général des prix de 4,8% au lieu de 4,1%, comme l’a relevé le HCP dans sa note. Il ressort également de sa note que les dépenses de consommation finale des ménages ont connu une hausse de 0,4% au lieu de 0,1% le même trimestre de l’année précédente, contribuant ainsi pour 0,2 point à la croissance ; tandis que la consommation finale des administrations publiques a connu une hausse de 3,8% au lieu de 2,3%, pour une contribution de 0,7 point à la croissance au lieu de 0,4 point. Quant à l’investissement brut, l’institution rapporte qu’il a connu une forte hausse de son taux d’accroissement passant de -6,6% au troisième trimestre 2022 à 11,6%, contribuant à la croissance de 3,4 points au lieu d’une contribution négative de 2 points. Alain Bouithy ENCADRE :
Zone euro: le taux d’emplois vacants à 2,9% au troisième trimestre 2023

Selon les chiffres publiés par Eurostat, le taux d’emplois vacants dans la zone euro s’est établi à 2,9% au titre du troisième trimestre 2023, baissant ainsi par rapport au taux de 3,0% relevé au trimestre précédent et au taux de 3,1% relevé au troisième trimestre 2022. D’après l’office statistique de l’Union Européenne, il était de 2,6% dans l’UE durant la même période, traduisant un taux en baisse par rapport au taux de 2,7% enregistré au trimestre précédent et au taux de 2,9% relevé au troisième trimestre 2022. Dans le détail, dans zone euro, le taux d’emplois vacants s’est établi à 2,6% dans le secteur de l’industrie et de la construction et à 3,1% dans celui des services; tandis que dans l’UE, il était de 2,3% dans le secteur de l’industrie et de la construction et de 2,9% dans celui des services. les données publiées par Eurotstat montrent que les taux d’emplois vacants les plus élevés ont été enregistrés en Belgique (4,7%), aux Pays-Bas (4,5%), en Autriche (4,2%) et en Allemagne (4,1%). D’après l’office, les taux les plus faibles ont été observés en Bulgarie et en Roumanie (0,8% chacune), en Espagne et en Pologne (0,9% dans les deux cas), suivies de la Slovaquie (1,1%) et de l’Irlande (1,2%). En glissement annuel, « le taux d’emplois vacants a augmenté dans cinq États membres. Il est resté stable dans quatre autres et a diminué dans dix-huit, alors que les hausses ont été relevées à Chypre(+0,7 pp), en Grèce (+0,5 pp), en Croatie (+0,4 pp), en Lituanie et à Malte (+0,1 pp chacune). A noter que les plus fortes baisses ont été enregistrées en Tchéquie (-1,0 pp), au Luxembourg (-0,9 pp), en Autriche et au Danemark (-0,8 pp dans ces deux cas) et en Finlande (-0,7 pp) Martin Kam
Maroc. La baisse de l’activité du secteur extractif s’atténue au troisième trimestre

Le repli de l’activité du secteur extractif s’est poursuivi au troisième trimestre 2023, a indiqué la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) observant toutefois une atténuation progressive. Comparée au trimestre précédent et au troisième trimestre de l’année 2022, la baisse de l’activité du secteur extractif a continué de s’atténuer, a relevé la DEPF dans sa note de conjoncture du mois de décembre 2023 (N° 322). D’après ce département relevant du ministère de l’Economie et des Finances, l’indice de production des industries extractives s’est replié de 6,1% au troisième trimestre, après avoir accusé un recul de 18,6% et 24,2% respectivement au deuxième et premier trimestres de cette année. Une évolution en ligne avec celle de la production de phosphate brut Selon les explications de la DEPF, « cette évolution est en ligne avec celle de la production de phosphate brut, composante importante du secteur, qui s’est contractée de 6,6% au titre du troisième trimestre 2023 après -20,3% un an auparavant ». Il est à souligner qu’au terme des neuf premiers mois de 2023, cette production est ressortie en baisse de 17,7%, comme cela est précisé dans sa note de conjoncture. La même source indique que le repli de la production des dérivés de phosphates «s’est atténué progressivement, atteignant -9,2% au terme des neuf premiers mois de 2023, après – 16,7% à fin mai 2023 ». Concernant toujours les dérivés de phosphates, rappelons que leur production s’était repliée de 3,4% à fin septembre 2022, comme l’avait indiqué la DEPF dans sa précédente note de conjoncture. La production des dérivés de phosphates renoue avec la croissance Toujours selon la DEPF, la production des dérivés de phosphates a en outre renoué avec la croissance au cours du troisième trimestre dernier, enregistrant une performance de +2,8% en relation avec la hausse de la production des engrais (+5,4%) au lieu de -5,5% au troisième trimestre 2022. Quant à la valeur des exportations de phosphates et dérivés, elle « s’est élevée à fin octobre 2023 à 57,6 milliards de dirhams, en baisse de 43,4%, après la croissance consolidée de l’année dernière (+65,7%) », a-t-elle relevé dans sa note de conjoncture. Il apparait toutefois que le volume exporté de phosphate roche a renoué avec la croissance, durant les mois de septembre et d’octobre 2023, après avoir affiché respectivement +29,5% et +8,8%. La DEPF rapporte enfin que « les volumes exportés des dérivés de phosphates se sont accrus de 12,9% au troisième trimestre 2023, tendance qui se poursuit au cours du mois d’octobre pour les engrais (+5,9%) ». Alain Bouithy
Maroc. Progression du crédit au secteur non financier au troisième trimestre 2023

Au troisième trimestre 2023, le crédit bancaire destiné au secteur non financier s’est accru de 2,7% en glissement annuel au lieu d’une hausse de 5% un trimestre auparavant, a indiqué récemment Bank Al-Maghrib (BAM). Dans son récent rapport sur la politique monétaire –Décembre 2023, la Banque centrale justifie cette évolution par le «repli des prêts accordés aux entreprises privées de 0,4% après une progression de 3,6% et le ralentissement du rythme de progression de ceux octroyés aux ménages de 3,1% à 2,4%. Pour l’institution d’émission, l’évolution du crédit aux sociétés non financières privées reflète notamment un repli de la croissance des facilités de trésorerie de 9,4%. Toujours selon BAM, l’accroissement des prêts aux particuliers « est revenu de 2,8% à 2,5%, avec des ralentissements de 2,6% à 2,3% pour les crédits à l’habitat et de 2,3% à 1% pour ceux à la consommation». Au titre du même trimestre, les chiffres montrent que les crédits aux entrepreneurs individuels ont vu pour leur part leur rythme de progression passer de 6,1% à 2%, a fait savoir l’organisme public dans son rapport. Cette variation reflète «en particulier la décélération de la croissance des facilités de trésorerie de 10,8% à 6,8% et le repli de celle des prêts immobiliers de 6,6% après une hausse de 8,9%», a-t-il indiqué notant que le rythme de progression des prêts aux entreprises publiques a de même décéléré passant de 35% un trimestre auparavant à 32,4% au trimestre suivant. Par branche d’activité, les données relatives au troisième trimestre 2023 font ressortir une progression des encours des crédits à destination des «industries extractives» de 60,2%, à la branche «électricité, eau et gaz» de 19,1% et aux « industries chimiques et para-chimiques» de 4,9%. Bank Al-Maghrib révèle en revanche une baisse des encours des crédits à destination des entreprises des «industries métallurgiques, mécaniques, électriques et électroniques» et du «commerce, réparations automobiles et d’articles domestiques » qui ont accusé des replis de 12,7% et 4,2% respectivement. Par ailleurs, analysant cette fois-ci l’évolution des créances en souffrance au cours du troisième trimestre dernier, l’institution a constaté que celles-ci ont augmenté de 6,6% et leur ratio à l’encours du crédit bancaire est resté stable à 8,8%. Précisons qu’« elles se sont accrues de 8,6% pour les entreprises non financières privées et de 4,2% pour les ménages avec des ratios aux encours de 12,6% et 10% respectivement », comme l’a souligné la Banque centrale dans son rapport. Quant aux prêts octroyés par les sociétés financières autres que les banques au secteur non financier, les données laissent apparaître qu’ils ont progressé de 8,3% au troisième trimestre 2023. Cette progression est le résultat notamment des accroissements de 6,9% des crédits accordés par les sociétés de financement, de 39,9% de ceux distribués par les banques off-shores et de 3,1% des prêts consentis par les associations de microcrédit, d’après les explications de BAM. Soulignons enfin, en ce qui concerne les agrégats de placements liquides, que ceux-ci sont ressortis en hausse de 0,5% après un repli de 10,1% observé un trimestre auparavant. Ceci, suite aux atténuations des baisses des titres des OPCVM obligataires de 20% à 3,5% et des titres des OPCVM actions et diversifiés de 13,9% à 4,8% ainsi qu’une hausse des bons du Trésor de 4,3% après un recul de 2,5%. Alain Bouithy
France: les salaires horaires et le coût horaire du travail progressent de 4,2 % sur un an

La masse salariale versée par les employeurs a augmenté davantage que les heures rémunérées au troisième trimestre 2023, si bien que les salaires horaires ont progressé au cours de la même période, a constaté l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE). Selon les explications de l’INSEE, qui produit, analyse et diffuse des informations sur l’économie et la société françaises, « cette hausse résulte notamment de la prise en compte de l’inflation dans les négociations salariales » notant que les hausses du Smic jouent également sur l’évolution des salaires ; au troisième trimestre 2023 il n’y a pas eu de revalorisation automatique du Smic en fonction de l’inflation, comme cela avait été le cas aux deux trimestres précédents (+2,22 % en mai, après +1,81 % en janvier). Le profil des salaires est aussi marqué par la prime de partage de la valeur (PPV), dont les versements baissent de nouveau au troisième trimestre 2023 : 540 millions d’euros ont été versés aux salariés des secteurs marchands non agricoles hors services aux ménages, après 670 millions d’euros au trimestre précédent et 610 millions d’euros au troisième trimestre 2022. Ce dispositif permet aux entreprises de verser, depuis juillet 2022, jusqu’à 3 000 euros de primes par année civile et par salarié (et même 6 000 euros en cas d’accord d’intéressement), exonérées de cotisations sociales et défiscalisées. Par ailleurs, le plan « 1 jeune 1 solution », lancé fin juillet 2020, contribue aux fluctuations du coût du travail jusqu’au troisième trimestre 2023. Dans le cadre de ce plan, les employeurs bénéficient d’une aide pour l’embauche d’un alternant, sous certaines conditions et plafonnée à 6 000 euros par an depuis janvier 2023. Les salaires horaires augmentent de 0,6 % sur le trimestre et de 4,2 % sur un an Au troisième trimestre 2023, les salaires horaires de l’ensemble du secteur marchand non agricole (hors services aux ménages) augmentent de 0,6 % sur le trimestre, après +0,5 % au trimestre précédent (données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables). Sur un an, les salaires horaires ralentissent : +4,2 % au troisième trimestre 2023 après +5,0 % au trimestre précédent. Ce ralentissement s’explique en partie par l’absence de revalorisation automatique du Smic et par de moindres versements de PPV. Les salaires horaires sont légèrement plus dynamiques dans l’industrie (+4,4 %) que dans le tertiaire (+4,1 %) et la construction (+3,7 %). Le coût horaire du travail augmente de 0,4 % sur le trimestre et de 4,2 % sur un an Au troisième trimestre 2023, le coût horaire du travail de l’ensemble du secteur marchand non agricole (hors services aux ménages) ralentit légèrement : +0,4 % sur le trimestre, après +0,6 % au trimestre précédent. Sur un an, le coût horaire du travail ralentit également : +4,2 % au troisième trimestre 2023, après +4,6 % au trimestre précédent. Dans la plupart des secteurs, le coût horaire du travail au troisième trimestre 2023 a une évolution annuelle proche de celle du salaire horaire, contrairement au trimestre précédent, qui était marqué par la hausse sur un an des versements de PPV, lesquels ne sont pas soumis à cotisations sociales. Révisions Par rapport à l’estimation flash publiée le 16 novembre 2023, le glissement annuel de l’ICT – salaire horaire dans le secteur marchand non agricole du troisième trimestre 2023 est inchangé, celui de l’ICT – coût horaire est rehaussé de 0,2 point. Cette révision résulte de l’intégration d’informations obtenues depuis lors sur les cotisations. Par rapport à la précédente publication des résultats détaillés du 15 septembre 2023, les glissements annuels de l’ICT – salaire horaire et de l’ICT – coût horaire du deuxième trimestre 2023 sont tous deux révisés à la hausse de 0,1 point. L’indice du coût horaire du travail révisé – Tous salariés (ICHTrev-TS) À compter de décembre 2023, cette publication, consacrée aux résultats détaillés de l’Indice du coût du travail (ICT), intègre également les résultats de l’indice du coût horaire du travail révisé – Tous salariés (ICHTrev-TS), via un fichier de données complémentaires téléchargeable depuis la publication web. Les séries longues de l’ICHTrev-TS restent par ailleurs consultables sur le site Insee.fr. L’ICHTrev-TS est donc désormais disponible 75 jours après la fin de chaque trimestre, et non plus 100 jours après. L’ICHTrev-TS est essentiellement destiné aux utilisateurs qui ont besoin d’indicateurs de coût du travail dans une clause d’indexation. De ce fait, cet indicateur (de base 100 en décembre 2008) une fois publié, n’est habituellement pas modifié par la suite. Il est calculé, chaque trimestre, à partir des données des résultats détaillés de l’ICT, puis lissé et mensualisé pour assurer une moindre volatilité. Le choix d’un indice à des fins d’indexation ou l’opportunité de s’écarter temporairement de la règle d’indexation prévue à un contrat relèvent de l’appréciation des contractants. L’ICHTrev-TS se décline en un indice de coût total et un indice de charges. Ce dernier mesure l’évolution de la variable « 1 + taux de charges » où le taux de charges est le pourcentage que représentent, par rapport au salaire brut, les cotisations sociales à la charge des employeurs et les taxes nettes des subventions assises sur la masse salariale ou sur l’emploi. À la différence de l’indice de coût, l’indice de charges n’est pas mensualisé (les trois valeurs mensuelles d’un même trimestre sont identiques).
Maroc. Timide hausse dans les industries manufacturières au troisième trimestre 2023

Au troisième trimestre 2023, l’indice de la production des industries manufacturières hors raffinage de pétrole est ressorti en hausse de 1% par rapport à la même période de 2022. Rappelons qu’au cours du deuxième trimestre dernier, l’indice de la production était ressorti en baisse de 3,5%, après avoir enregistré une hausse de 1,9% au cours du premier trimestre 2023. Dans sa note d’information relative à l’indice de la production industrielle, énergétique et minière (Base 100 : 2015) au titre du troisième trimestre 2023, le Haut-commissariat au plan (HCP) attribue l’évolution observée durant le troisième trimestre notamment à la hausse des indices de la production de la «fabrication d’autres produits minéraux non métalliques» de 10,8%, de l’«industrie pharmaceutique» de 15,3%, et de la «fabrication d’équipements électriques» de 22%. D’après l’organisme public, chargé de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc, cette timide hausse s’explique aussi par l’accroissement des indices de la production de la «fabrication de produits en caoutchouc et en plastique» et de l’«industrie automobile» qui ont affiché des hausses respectives de 24,4% et de 6,3% au cours de la même période. Les chiffres du Haut-commissariat montrent, en revanche, que l’indice de la «fabrication de produits à base de tabac» a accusé un recul de 20,8% au troisième trimestre dernier ; tout comme celui de la «fabrication de produits métalliques qui, à l’exclusion des machines et des équipements», est ressorti en baisse de 15%. Dans sa note d’information rendue publique récemment, l’institution dirigée par Ahmed Lahlimi Alami fait également état du recul des indices de la production de l’«industrie de l’habilement» de 9,7% et de l’«industrie chimique» de 1,9%. Rappelons que la variation de l’indice de la production des industries manufacturières hors raffinage de pétrole au cours du trimestre précédent (deuxième) avait été attribuée notamment au recul des indices de la production de l’«industrie chimique» de 10,2%, des « industries alimentaires» de 5,5%, de la «fabrication de produits à base de tabac» de 27,6%, de la «métallurgie» de 12,2%, de l’«industrie de textiles» de 11,7%. L’évolution d’alors avait été aussi attribuée à la baisse des indices de la production de l’«industrie automobile» de 3,1%, de la «fabrication d’autres produits minéraux non métalliques» de 1,8%, de la « fabrication de produits métalliques» (à l’exclusion des machines et des équipements) de 3,1% et de l’«industrie du cuir et de la chaussure» de 11,4%. D’après la note en lien avec le trimestre précédent, l’indice de l’«industrie pharmaceutique» avait en revanche enregistré une hausse de 28,5%, tout comme ceux de la «fabrication de boissons» (11,8%), de l’«industrie de l’habillement» (4,9%), de la «fabrication d’équipements électriques» (6,1%) et de la «fabrication de produits en caoutchouc et en plastique» (6,2%). Quant à l’évolution observée au premier trimestre 2023, elle résultait notamment de la hausse des indices de la production de l’«industrie automobile» (27,9%), de la « fabrication de produits métalliques, à l’exclusion des machines et des équipements» (20,1%), de la «fabrication d’équipements électriques» (23,3%), de l’«industrie de l’habillement » (2,8%), de la «fabrication des boissons» (4,7%) et des «industries alimentaires» (0,7%). L’indice de la production des industries extractives affiche une baisse de plus de 6% Au troisième trimestre, les données montrent, par ailleurs, que l’indice de la production des industries extractives a enregistré une baisse de 6,1%, résultant de la baisse de l’indice de la production des «produits divers des industries extractives» de 6,4% et de la hausse de celui des «minerais métalliques» de 0,5%, a fait également savoir le HCP. La note rapporte enfin que «l’indice de la production de l’énergie électrique a enregistré, de son côté, une hausse de 2,1%», durant cette même période. Au deuxième trimestre, rappelons que l’indice de la production des industries extractives était ressorti en baisse de 18,6%, suite au recul de l’indice de la production des «produits divers des industries extractives» de 19,4% et à la hausse de celui des «minerais métalliques» de 1,5%. Quant à l’indice de la production de l’énergie électrique, il avait enregistré une hausse de 1,6%. Alain Bouithy
Maroc/Construction: l’activité du secteur s’améliore au troisième trimestre

Après un recul de 3,4% au premier trimestre 2023 et de 7,1% au quatrième trimestre 2022, la baisse de la valeur ajoutée du secteur de construction a poursuivi son atténuation pour le deuxième trimestre consécutif pour se situer à -2,8% au deuxième trimestre 2023. Selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF), la valeur ajoutée du secteur s’était repliée de 1% au titre du deuxième trimestre 2022. Ainsi, poursuit ce département relevant du ministère marocain de l’Economie et des Finances, « en moyenne, la valeur ajoutée du secteur a reculé de 3,1%, au terme du premier semestre 2023, après une baisse de 0,9% un an auparavant ». Toujours selon la DEPF, l’activité du secteur de construction aurait connu une amélioration au troisième trimestre 2023, « en ligne avec l’accroissement des ventes de ciment, principal baromètre du secteur, de 3,6%, après un retrait de 3,9% au T2-2023, de 5,3% au T1-2023 et de 17% au T4-2022 ». Dans sa dernière note de conjoncture (octobre 2023, N°320), le département indique en outre que les ventes de ciment ont baissé de 2,1% au terme des neuf premiers mois de l’année en cours, après un recul de 8,3% observé un an auparavant. D’après la note, par segment, des évolutions positives, à fin août 2023, ont concerné, notamment, les livraisonsde ciment relatives à l’infrastructure (+16,1%) et au préfabriqué (+2,8%). Au niveau du financement des opérations immobilières, les chiffres montrent que l’encours des crédits à l’habitat a progressé de 2,3% à fin août 2023, après un accroissement de 3% un an plus tôt; tandis que le recul de l’encours des crédits à la promotion immobilière s’est atténué à -2,8% à fin août 2023, après -4% à fin juillet 2023. Globalement, il apparait que « l’encours des crédits à l’immobilier s’est apprécié de 1,7% au terme des huit premiers mois de 2023, après une hausse de 2,4% l’année précédente », a conclu la DEPF. Martin Kam