Cameroun : Les caisses de la Fédération de football sont …… à Sec

Cameroun : Les caisses de la Fédération de football sont …… à Sec

Les présidents de clubs de football camerounais expriment leur mécontentement à l’approche du championnat, dont le lancement est prévu pour décembre 2024 après une pause historique de sept mois. Plusieurs menacent de boycotter la compétition, dénonçant le non-versement intégral des subventions de la saison précédente par la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). La tension monte alors que la Fécafoot table sur une reprise entre fin novembre et début décembre, après la plus longue trêve de l’histoire du championnat professionnel camerounais depuis sa création en 2011. Cependant, la perspective de cette reprise est menacée par la grogne des présidents de clubs. À l’issue de l’Assemblée générale de l’Association des clubs d’élite du Cameroun (ACEC) du 11 octobre 2024, les dirigeants ont exigé le règlement des arriérés de subventions de la saison passée comme condition au démarrage des championnats de première et de deuxième division. En effet, à ce jour, la Fécafoot n’a toujours pas honoré ses engagements financiers. « Pas d’argent, pas de championnat », résume l’un des présidents de club. La frustration a encore grimpé le 29 octobre, lorsqu’un message de la Fécafoot a demandé aux clubs de signer et retourner « la Charte marketing et la fiche de qualification sponsors clubs MTN Elite 2024-2025 » avant le 8 novembre. Face à cette demande, la majorité des présidents de clubs a répondu par la négative, affirmant qu’ils n’envisageraient pas de s’engager dans une nouvelle saison sans recevoir les paiements en attente. Ce problème financier persistant illustre une crise structurelle plus profonde dans le football camerounais. « Le manque de financement est chronique », déplore-t-on dans les milieux du football, où les clubs se disent pris dans un cercle vicieux. Malgré la fourniture des justificatifs exigés pour débloquer les fonds, l’argent se fait toujours attendre. Des concertations sont en cours pour éviter une saison chaotique, mais l’avenir reste incertain. Ya Willy

Maroc. Le secteur de la construction table sur une stabilité de l’activité au premier trimestre

Maroc. Le secteur de la construction table sur une stabilité de l’activité au premier trimestre

Les entreprises opérant dans le secteur de la construction s’attendent à une stabilité de leur activité au premier trimestre de l’année 2023, selon le Haut-commissariat au plan (HCP). Il ressort, en effet, des résultats des enquêtes trimestrielles de conjoncture réalisées par le HCP auprès des entreprises opérant dans le secteur de la construction que «les anticipations avancées par les patrons de ce secteur «font ressortir, globalement, une stabilité de l’activité». Cette évolution résulterait de la hausse d’activité attendue dans la branche de la «construction de bâtiments», indique l’organisme public chargé de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc dans une note d’information rendue publique récemment. Selon les explications du Haut-commissariat, cette évolution serait aussi justifiée par la diminution d’activité prévue au niveau de la branche des «travaux de construction spécialisés», indique-t-il de même source. Il ressort par ailleurs des anticipations des patrons sondés dans le cadre de ces enquêtes de conjoncture que cette évolution «serait accompagnée par une stabilité des effectifs employés», souligne le Haut-commissariat. En parallèle, les chefs d’entreprise du secteur de la construction estiment que l’activité dans le secteur de la construction aurait connu une stabilité au quatrième trimestre 2022. A en croire ces derniers, cette évolution aurait été due, d’une part, à la hausse d’activité dans la branche de la «construction de bâtiments» et, d’autre part, à la stabilité d’activité dans le «génie civil» et les «travaux de construction spécialisés». Les patrons interrogés estiment également que les carnets de commandes dans la construction se seraient situés à un niveau inférieur à la normale alors que l’emploi aurait connu une stabilité. Après analyse de ces différentes évolutions, il ressort que le taux d’utilisation des capacités de production (TUC) dans le secteur de la construction se serait établi à 67% au cours du dernier trimestre de l’année écoulée. Les enquêtes de conjonctures du HCP révèlent, par ailleurs, que 28% des entreprises de la construction auraient rencontré des difficultés d’approvisionnement en matières premières, durant le même trimestre, et la trésorerie aurait été jugée «difficile» par près de la moitié des chefs d’entreprise (49%). Dans sa note d’information, le Haut-commissariat rapporte en outre que « 39% des entreprises de la construction auraient réalisé des dépenses d’investissement en 2022 destinées, principalement, au remplacement d’une partie du matériel». Il est important de rappeler que « la tendance baissière des livraisons de ciment entamée à partir du mois de mars 2022, se poursuit au premier mois de l’année 2023, quoiqu’en atténuation», selon une analyse de la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) relevant du ministère de l’Economie et des Finances. Principal baromètre de l’activité du secteur de la construction, «les ventes de ciment se sont repliées de 6% au cours du mois de janvier 2023, au lieu d’une baisse moyenne de 15,9% lors des mois de juin à décembre 2022 et de 14,9% durant les mois de mars et avril 2022, et contre un accroissement de 8,8% à fin janvier 2022», avait fait remarquer la DEPF dans sa note de conjoncture du mois de février (N°312). «Ce retrait a concerné l’ensemble des segments de livraison, à l’exception de celui d’infrastructure qui a enregistré une hausse de 7,2%», avait-elle précisé de même source. S’agissant du financement des opérations immobilières, il ressortait de sa note que «l’encours des crédits à l’immobilier a atteint 299,3 milliards de dirhams à fin 2022, en hausse de 2,2%, après une augmentation de 2,6% un an auparavant». Alain Bouithy

Maroc. La trésorerie jugée difficile par près de la moitié des patrons du secteur de la construction

Maroc. La trésorerie jugée difficile par près de la moitié des patrons du secteur de la construction

L’activité dans le secteur de la construction aurait globalement connu une stabilité au titre du premier trimestre 2022, selon les anticipations avancées par les chefs d’entreprise du secteur de la construction. A en croire le Haut-commissariat au plan (HCP), cette évolution résulterait, d’une part, de la hausse d’activité attendue dans la branche de la «Construction de bâtiments» et, d’autre part, de la diminution d’activité prévue au niveau de la branche du «Génie civil». « Cette évolution dans le secteur de la construction serait accompagnée par une stabilité des effectifs employés », souligne le Haut-commissariat dans une note d’information relatant les résultats des enquêtes de conjoncture réalisées auprès des entreprises relevant de la construction, au titre du premier trimestre 2022. Selon cette note d’information rendue publique récemment par l’institution publique, « au premier trimestre 2022, 40% des entreprises de la construction ont rencontré des difficultés d’approvisionnement en matières premières ». A titre de rappel, comme nous l’avions relevé dans un article publié dans l’édition précédente (vendredi 24) et intitulé « Difficultés d’approvisionnement en matières premières dans l’industrie manufacturière nationale », les entreprises opérant dans le secteur de l’industrie manufacturière ont également été frappées par cette situation qui pourrait être causée par la guerre en Ukraine. Quoi qu’il en soit, dans sa dernière note d’information, le Haut-commissariat précise que près de la moitié des chefs d’entreprise (46%) sondés jugent difficile la trésorerie. Par branche, cette proportion atteint la moitié des entreprises de la branche « Travaux de construction spécialisés ». Il est important de souligner que la note du HCP relate également les appréciations des patrons des entreprises de ce secteur sur l’évolution de l’activité au cours du quatrième trimestre de l’année 2021. Ainsi, il ressort de ces enquêtes qu’au cours des trois derniers mois de l’année écoulée, l’activité dans le secteur de la construction aurait connu une hausse. Le Haut-commissariat rapporte que cette évolution aurait été due, d’une part, à la hausse d’activité dans la branche de la «Construction de bâtiments» et, d’autre part, à la baisse d’activité dans la branche des «Travaux de construction spécialisés ». En ce qui concerne les carnets de commandes dans la construction, les patrons sondés dans le cadre de ces enquêtes affirment qu’ils se seraient situés à un niveau inférieur à la normale tandis que l’emploi aurait connu une stabilité. Dans ces conditions, le Haut-commissariat note que le taux d’utilisation des capacités de production (TUC) dans le secteur de la construction se serait établi à 68%. Dans sa note d’information, le Haut-commissariat au relève, par ailleurs, que « 44% des entreprises auraient réalisé des dépenses d’investissement en 2021 destinées, principalement, au remplacement d’une partie du matériel ». A titre de comparaison, lors de ses précédentes enquêtes trimestrielles, le Haut-commissariat au plan avait indiqué que les anticipations avancées par les chefs d’entreprise du secteur de la construction, pour le quatrième trimestre 2021, faisaient ressortir globalement une stabilité de l’activité. Dans sa précédente note d’information, le HCP avait attribué cette évolution, d’une part, à la hausse d’activité attendue dans la branche de la «Construction de bâtiments» et, d’autre part, à la diminution d’activité prévue au niveau de la branche du «Génie civil». Selon les résultats des enquêtes de conjoncture d’alors, cette évolution dans le secteur de la construction aurait été accompagnée par une stabilité des  effectifs employés. Alain Bouithy