ONEE: Mise en service d’un poste électrique 225/60 kV à Agdz (Maroc)

L’Office National de l’Electricité et de l’Eau Potable (ONEE) a procédé, dans la soirée du dimanche 2 janvier 2022, à la mise en service d’un poste électrique 225/60 kV à Agdz. Cette nouvelle réalisation s’inscrit dans le cadre de la politique de développement des infrastructures de transport d’énergie électrique visant, notamment, le renforcement, la sécurisation et la qualité de l’alimentation en énergie des villes d’Agdz et Zagora et des régions limitrophes. La mise en service de ce Poste permettra également la satisfaction de la demande croissante en énergie électrique de ces villes de la région de Draa Tafilalt ainsi que la sûreté de fonctionnement du réseau de transport électrique national. D’un coût global d’environ 152,6 millions de dirhams TTC, les ouvrages réalisés comprennent, principalement, la construction d’un nouveau Poste 225/60 kV d’Agdz d’une puissance de 2×70 MVA installée sur une superficie de 4 hectares et l’équipement et les extensions 60 KV au niveau du Poste 60/22 Kv existant d’Agdz. Quant aux ouvrages Lignes, les travaux ont consisté en la construction d’une ligne 225 KV Ouarzazate-Agdz d’une longueur de 53,4 km et le rabattement des lignes 60 KV d’une longueur de 9,6 Km sur ce nouveau poste.
L’Afrique appelée à stimuler les investissements privés dans le transport d’électricité

L’Afrique serait encore sous équipée en électricité, selon la Banque mondiale qui appelle à augmenter les investissements privés dans les infrastructures de transport et de distribution d’électricité, faute de quoi le continent ne pourra pas atteindre ses objectifs énergétiques. « Sachant qu’à peine 35 % de la population africaine a accès à l’électricité, et ce avec des capacités de production de seulement 100 GW, le continent est en retard sur le reste du monde. Le niveau de consommation des Africains raccordés à l’électricité est en général relativement faible et le service, peu fiable et coûteux », souligne l’institution dans un nouveau rapport rendu public récemment. Les infrastructures de transport sont un élément clé de la chaîne de valeur du secteur de l’électricité.Parallèlement à la production et à la distribution du courant, l’amélioration des infrastructures et leur déploiement sont essentiels pour remédier aux problèmes d’accès. Jusqu’ici, le transport d’électricité en Afrique a été financé sur fonds publics et les nouveaux modes de financement faisant appel au secteur privé n’ont pas reçu une attention suffisante de la part des décideurs ou des investisseurs. Le rapport Linking up: Public-Private Partnerships in Power Transmission in Africa (a) s’intéresse aux investissements initiés par des opérateurs privés à travers le monde, avant d’examiner si une telle stratégie serait applicable en Afrique subsaharienne, en s’inspirant de l’expérience réussie dans de nombreux pays d’Amérique latine et d’Asie. « L’Afrique pourrait bénéficier de ces financements privés qui ont facilité le déploiement d’infrastructures de transport d’électricité dans de nombreuses régions du monde. Mais pour attirer les investisseurs, les gouvernements doivent adopter des politiques capables de sous-tendre cette stratégie et mettre en place un environnement commercial, réglementaire et juridique adapté afin de nourrir leur intérêt », souligne Riccardo Puliti, directeur principal du pôle mondial d’expertise en Énergie et industries extractives à la Banque mondiale. On estime qu’entre 3,2 et 4,3 milliards de dollars d’investissements par an serait requis pour étendre le réseau de transport d’électricité, et ce sur la période 2015-40. Il s’agit d’opérations critiques pour fournir une énergie fiable et bon marché aux ménages et aux industries. Le rapport s’est penché sur des projets indépendants de transport d’électricité dans cinq pays (Brésil, Chili, Inde, Pérou et Philippines), où des réformes d’envergure pour privatiser le secteur de l’énergie ont été engagées. Ainsi, le recours à des lignes de transport financées par des intérêts privés au Brésil, au Chili, en Inde et au Pérou, a permis de lever globalement plus de 24,5 milliards de dollars d’investissements privés entre 1998 et 2015 et, ce faisant, de déployer pratiquement 100 000 kilomètres de nouvelles lignes de transport. Le rapport met en avant une série de recommandations que chaque pays pourra adapter à son contexte spécifique et souligne les dix étapes à suivre pour ouvrir le secteur du transport d’électricité à des opérateurs privés indépendants. Il faut notamment mettre en place un cadre juridique et réglementaire adapté à ces projets, introduire de nouveaux modèles de prêts à conditions de faveur, instaurer des processus d’appels d’offres, assurer un flux adéquat de recettes et prévoir des instruments de rehaussement de crédit à l’appui des projets ou encore bien sélectionner et monter les projets en vue d’attirer des investisseurs internationaux. Avec BM