La République Démocratique du Congo (RDC) veut transformer ses ressources critiques en moteur d’industrialisation

La République Démocratique du Congo (RDC) se positionne pour transformer ses vastes ressources minérales en un moteur d’industrialisation durable. Le DRC-Africa Battery Metals Forum, prévu du 29 au 30 septembre 2025 à Kolwezi, servira de plateforme clé pour attirer les investissements et promouvoir la valorisation locale des minéraux critiques. « C’est le moment idéal de venir en RDC. Avec son patrimoine exceptionnel, le pays est ouvert aux investissements dans le secteur minier. Tout le monde est le bienvenu », déclare le Prof Jean-Marie Kanda, Conseiller principal du Chef de l’État au Collège Mines-Énergie-Hydrocarbures et membre du Conseil d’Administration du Conseil Congolais de la Batterie. En se projetant dans cinq ans, il voit le forum contribuer à transformer le parcours économique de la RDC, passant d’un rôle principalement de fournisseur de minéraux bruts à celui de pôle mondial pour la valorisation et l’industrialisation. Il espère que la Zone Économique Spéciale de Musompo sera opérationnelle d’ici là, « où, par exemple, les premiers maillons de la chaîne de valeur des batteries seront développés en RDC, grâce à des partenaires comme E-Rise, la Zambie, les ministères de l’Industrie, des Mines et des Finances de la RDC, ainsi que les ministères qui collaborent à ce projet, qu’il s’agisse du ministère de l’Énergie ou de celui du Plan. Cette mise en œuvre opérationnelle se traduira également par des résultats tangibles, notamment des visites de sites de fabrication, qu’il s’agisse de précurseurs de batteries ou même de batteries complètes.
Les patrons marocains s’engagent dans la dynamique de la transformation

Les patrons marocains s’engagent de plus en plus à introduire des transformations au sein de leur entreprise, selon les conclusions d’une étude menée, entre mai et juillet 2017, par le cabinet Optimum Conseil en collaboration avec la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM). L’enquête a été réalisée auprès d’un échantillon d’environ 200 dirigeants d’entreprises des secteurs d’activités les plus représentatifs de l’économie marocaine dont 69% ont un chiffre d’affaires supérieur à 100 MDH et plus de 35% emploient plus de 500 personnes. L’étude, dont les principaux résultats ont été présentés, mercredi 18, à Casablanca, a porté sur le thème « Les patrons marocains face à la transformation de leur entreprise». « Aujourd’hui il n’existe pas d’étude sur la place sur ce sujet là alors que la transformation est une réalité et c’est un fait de gouvernance et de management. Les entreprises qui veulent être pérennes, compétitives et agiles doivent intégrer un mode de management et des organisations qui favorisent la transformation », a fait observer Assia Benhida Aiouch, directeur général d’Optimum Conseil. Cette étude a ainsi permis de mettre en lumière « les enjeux et défis des opérateurs économiques, représentatifs des secteurs qui drivent l’économie marocaine : menaces et opportunités, enjeux et défis stratégiques, difficultés rencontrées pour opérationnaliser leurs stratégies, leviers de transformation actionnés (politiques, organisationnels, humains…) », a-t-elle indiqué. Selon cette étude, les dirigeants des entreprises marocaines sont de plus en plus conscients que la réussite de leurs stratégies s’accompagne de paliers de transformation successifs, menés progressivement sur la durée. Quels que soient les défis stratégiques, les secteurs ou la typologie d’entreprise, elle a surtout montré que « la transformation est devenue non seulement un processus permanent, mais surtout un élément fondamental du management et de la gouvernance des entreprises », a expliqué Karim Tazi, directeur associé au sein du cabinet Optimum Conseil. D’après ce dernier, 73% des dirigeants sondés ont affirmé avoir mené des changements structurants au cours des trois dernières années qui ont significativement modifié leurs organigrammes, le mode de fonctionnement, la culture et le management, la relation avec leurs clients… Selon les auteurs de l’étude, les transformations se pratiquent généralement au sein des entreprises de plus de 600 MDH (soit environ 90%), et principalement dans quatre secteurs: financier (93%), énergie (92%), IT-Télécoms (82%) et industrie (75%). En dépit des difficultés inhérentes à la pratique de transformation, maîtriser le temps (50%), faire évoluer la culture d’entreprise ( 45%), la non adhésion des équipes face aux changements (26%) et la difficulté à définir une vision claire (21%), plus de la moitié des dirigeants (58%) estiment que leurs projets de transformation ont au moins atteint partiellement leurs objectifs. C’est le cas notamment dans le secteur de l’énergie (75%), des services (68%), d’IT-Télécoms (67%) et du secteur financier (66%) où ont été relevés les meilleurs taux de réalisation des objectifs contre 35¨% seulement dans le secteur du commerce-distribution. A noter que les leviers de la transformation ont concerné en général le changement d’organisation (62%), le développement des compétences (40%), la culture et valeur d’entreprise (31%) ou encore le changement de système d’information et le développement des effectifs et intégration de nouvelles ressources (30%). Si les chefs d’entreprise se réjouissent d’avoir identifié des opportunités dans le commerce digital (51%), l’ouverture sur l’international (45%) et les mutations technologiques (43%), l’étude a montré qu’ils restent préoccupés par des menaces structurelles telles que l’économie informelle (52%), les ressources humaines (44%), la concurrence (35%), l’environnement législatif (34%) et la règlementation fiscale (33%). Sur les enjeux stratégiques des entreprises, il est ressorti que la plupart ders dirigeants considèrent comme défis majeurs : l’amélioration des performances commerciales (60%) et opérationnelles (59%), l’innovation au service de la croissance (52%) et la réussite du développement à l’international (37%). Paradoxalement, ils sont peu nombreux à prioriser la réussite de la transformation digitale des produits et services (27%), un faible taux qui a quelque peu surpris Hakim Marrakchi, vice-président de la CGEM regrettant que la digitalisation ne soit pas encore appréhendée. Plus inquiétant, peu d’entre eux ont montré un intérêt à la préparation de la succession et la relève ou encore à mettre le client au centre de l’entreprise (25%). « Les résultats de cette étude nous permettent de faire progresser notre réflexion de fond sur les sujets pour lesquels nous conseillons et accompagnons nos clients. Etant à l’écoute de l’évolution des préoccupations des dirigeants, nous créons ainsi de la valeur pour leurs projets d’entreprises et de transformation », a conclu Assia Benhida Aiouch.