Maroc/Marché de l’immobilier. Résidentiel, terrains et biens professionnels tirent les prix vers le haut

Après deux trimestres successifs de stagnation, l’indice des prix des actifs immobiliers (IPAI) a enregistré sa première hausse de l’année 2025, selon les chiffres publiés par Bank Al-Maghrib (BAM) et l’Agence nationale de la conservation foncière du cadastre et de la cartographie (ANCFCC). En glissement annuel, l’analyse des indices élaborés par la Banque centrale et l’ANCFCC fait état d’une hausse de 1,2% de l’IPAI, au cours du troisième trimestre 2025. Cette évolution s’explique « par des appréciations de 1,5% pour le résidentiel, de 1% pour les terrains et de 1,4% pour les biens à usage professionnel », ont indiqué les deux institutions dans une note conjointe sur la tendance globale du marché immobilier au troisième trimestre 2025. A titre de comparaison, au deuxième trimestre 2025, l’IPAI avait enregistré une stagnation recouvrant une hausse de 0,1% des prix des biens résidentiels et une baisse de 0,3% de ceux des terrains et de ceux des biens à usage professionnel. Au premier trimestre, cet indice avait stagné après une hausse de 0,1% des prix des biens résidentiels et des baisses de 0,1% de ceux des terrains et de 0,3% de ceux des biens à usage professionnel. Les récentes données montrent en outre que les transactions ont affiché une « progression de 26,6%, résultant d’augmentations de 25,7% pour le résidentiel, de 21% pour les terrains et de 56,2% pour les biens à usage professionnel », selon la même source. Au trimestre précédent, les transactions s’étaient repliées de 21,2% suite aux diminutions de 25,9% pour le résidentiel, de 3% pour les terrains et de 20,9% pour les biens à usage professionnel. Recouvrant des diminutions de 14,5% pour le résidentiel, de 16,4% pour les terrains et de 18,2% pour les biens à usage professionnel, le nombre de transactions s’était replié de 15,2% au premier trimestre de cette même année. A noter qu’au troisième trimestre 2025, « les prix du résidentiel ont augmenté de 1,5%, résultat des hausses de 1,6% des prix des appartements, de 0,2% de ceux des maisons et de 1,8% de ceux des villas », comme l’ont souligné BAM et l’ANCFCC. Au cours du même trimestre, le nombre de transactions a connu un accroissement de 25,7%, reflétant des hausses de 26,7% pour les appartements, de 1,9% pour les maisons et de 62,3% pour les villas. De leur côte, les prix du foncier se sont appréciés de 1% tandis que le nombre de transactions a augmenté de 21%. Parallèlement, les prix des biens à usage professionnel ont augmenté de 1,4%, avec une hausse de 1,7% pour les locaux commerciaux et de 0,9% pour les bureaux. Selon la note sur la tendance globale du marché immobilier, « les transactions ont affiché un accroissement de 56,2%, résultat des hausses de 59,4% des ventes des locaux commerciaux et de 43,6% de celles des bureaux ». Comparé au trimestre précédent, l’IPAI a enregistré une hausse trimestrielle de 1,1%. Selon les explications contenues dans la note, cette évolution reflète une progression des prix de 1,5% pour le résidentiel, de 1,3% pour les terrains et de 0,3% pour les biens à usage professionnel. A noter également que les transactions ont, pour leur part, augmenté de 14% par rapport au trimestre précédent, avec des hausses de 15,7% pour les biens résidentiels, de 9,3% pour les terrains et de 12% pour les biens à usage professionnel. Toujours en glissement trimestriel, les prix du résidentiel ont augmenté de 1,5%, tandis que les transactions se sont accrues de 15,7%. De leur côté, les prix du foncier ont bondi de 1,3% tout comme le nombre de transactions qui a progressé de 9,3% d’un trimestre à l’autre. En ce qui concerne l’indice des prix des biens à usage professionnel, les données montrent qu’il « a affiché une hausse de 0,3%, portée par une augmentation de 0,7% des prix des locaux commerciaux, tandis que ceux des bureaux ont reculé de 0,8% ». Quant au nombre de transactions, BAM et l’ANCFCC constatent qu’il a connu une progression de 12%, avec des hausses de 11,9% pour les locaux commerciaux et de 12,3% pour les bureaux. Alain Bouithy
Afrique : La NBA Présente Quatre Terrains de Basket Récemment Rénovés a Alexandra
Le Basketball Without Borders (BWB) Africa s’est poursuivi ce week-end à l’American International School de Johannesburg (AISJ). Quatre-vingts garçons et filles se sont retrouvés sur les terrains de basket pour participer à des exercices de compétences, disputer des matchs et bénéficier des conseils d’anciens et actuels joueurs et entraîneurs de NBA et de WNBA. Samedi après-midi, Bam Adebayo, pivot des Miami Heat et double All-Star de la NBA, et Ian Mahinmi, champion NBA 2011, ont visité le NBA Store et rencontré les fans au Sandton City Mall. Tous deux ont signé des autographes, répondu aux questions de leurs fans et organisé une brève séance de tirs. Ensuite, dans le cadre de la sensibilisation communautaire du BWB Africa et des efforts de la ligue pour rendre le jeu plus accessible partout en Afrique, NBA Africa a dévoilé quatre terrains de basket récemment rénovés à Alexandra. La présentation des terrains a été suivie d’un atelier Jr. NBA pour 150 garçons et filles de la communauté locale, animé par des entraîneurs et joueurs, actuels et anciens, de la NBA et de la WNBA. D’autres activités d’entraînement ont eu lieu dimanche matin. Dans l’après-midi, J.B. Bickerstaff, entraîneur des Cleveland Cavaliers, et Dwane Casey, entraîneur de l’année 2018, ont animé un atelier pour les entraîneurs de la FIBA à l’AISJ. Le camp se terminera demain par des matchs de championnat et la remise des prix BWB Africa 2023. National Basketball Association.
Amine Mernissi : La baisse importante des transactions des biens résidentiels et des terrains exprime un grand malaise (Maroc)

Le recul des transactions sur les biens résidentiels et sur le foncier observé au deuxième trimestre 2022, en glissement annuel, «exprime un grand malaise», selon l’expert immobilier Amine Mernissi. «En glissement annuel, la baisse importante des transactions pour les biens résidentiels (-20,4%) et les terrains (-37,7%) exprime un grand malaise », a-t-il déclaré dans un entretien accordé récemment à l’agence MAP. D’après un récent rapport de Bank Al-Maghrib (BAM) et l’Agence nationale de la Conservation foncière du cadastre et de la cartographie (ANCFCC), au deuxième trimestre 2022, les ventes des biens résidentiels et des terrains ont respectivement baissé de 20,4% et de 37,7%, comparativement à la même période de l’année 2021. Comme l’a souligné ledit rapport, le recul du nombre des transactions reflète des baisses de 21% pour les appartements, de 10,5% pour les maisons et de 15,8% pour les villas. Selon le document, au cours de ce même trimestre, «les prix du résidentiel se sont dépréciés de 0,2%, en lien avec la baisse de 0,5% des prix des appartements ; tandis que les prix des maisons et des villas ont à l’inverse respectivement augmenté de 0,5% et 1,2%. Pour l’expert immobilier, par ailleurs auteur du guide «Répons’IMMO», il ne fait aucun doute que « la crise économique corollaire de la crise Covid puis la crise inflationniste mondiale depuis début 2022 qui s’en est suivie, ont largement entamé le pouvoir d’achat des Marocains ». Il en veut pour preuve: «Même le foncier qui, en temps de crise, constitue une valeur refuge, rencontre des difficultés à trouver preneur». On peut dès lors comprendre qu’«en période d’incertitude économique, le resserrement des conditions de crédit et la solvabilité des ménages passés au crible contribuent aussi à ralentir l’appétence à devenir propriétaire…». A propos du foncier, le rapport de BAM et de l’ANCFCC indique qu’en glissement annuel, les prix du foncier ont augmenté de 1,8%, au titre du deuxième trimestre. Quoi qu’il en soit, «la pénurie de logements dits pour la classe moyenne disponibles au niveau du marché immobilier national dans sa globalité, et l’absence d’horizon nouveau pour le logement social à 250.000 DH, font du secteur immobilier un secteur en mal de produits nouveaux, à même de stimuler la demande et de répondre à de nouveaux besoins, pourtant exprimés maintes fois», a estimé Amine Mernissi. Commentant cette fois-ci l’augmentation de 7,2% des transactions observées dans l’immobilier professionnel, ce dernier a expliqué que « cela traduit la relance économique post-covid, d’ailleurs observée au niveau mondial pour ce type d’actifs, et dont le Maroc n’a pas fait exception». Selon le rapport de la Banque centrale et de l’Agence nationale de la Conservation foncière du cadastre et de la cartographie, l’évolution des transactions constatée au deuxième trimestre dernier résulte «des hausses de 6,2% des ventes des locaux commerciaux et de 12,5% de celles des bureaux». La même source relève, en outre que «les prix ont reculé de 0,4%, avec une baisse de 0,7% pour les locaux commerciaux et une hausse de 1,9% pour les bureaux». En fin de compte, pour Amine Mernissi, «la parenthèse covid a créé de nouvelles conditions économiques. Des opportunités nouvelles à saisir mais aussi des mouvements de faillite et de création d’entreprises, quand ce n’est pas d’extension ou de mutation d’activités qui ont animé le marché de l’immobilier d’entreprise». A titre de rappel, en glissement annuel, globalement, l’indice des prix des actifs immobiliers s’est apprécié de 0,4% par rapport au deuxième trimestre 2021. Dans leur rapport, BAM et de l’ANCFCC attribuent cette évolution à la hausse de 1,8% des terrains et aux diminutions de 0,2% du résidentiel et de 0,4% des biens à usage professionnel. S’agissant du nombre de transactions, les deux organismes notent qu’il a baissé de 22,5%. Alain Bouithy