CONGO-LITTERATURE. La septième édition de la Rentrée Littéraire du Congo pour les 19, 20 et 21 septembre 2024

La septième édition de la Rentrée Littéraire du Congo (RELICO 2024) se tient du 19 au 21 septembre 2024 à Brazzaville sur le thème « Ouvrir un livre, le lire est un droit ». Plus d’une vingtaine d’écrivains prennent part à cet événement littéraire qui rassemblera des écrivains de Brazzaville, de la capitale économique, Pointe-Noire et de Kinshasa (République démocratique du Congo). Certains écrivains viennent avec leur première publication à cette fête littéraire et espère bien se tenir devant les spectateurs. Ils auront de ce fait l’occasion de se faire connaitre et de faire connaitre leurs ouvrages. La première journée prévue pour le lancement sera placée sous la responsabilité de l’écrivain et ancien ministre d’Etat, Henri Djombo, en présence du président du Pen Centre Congo Brazzaville et responsable de la RELICO, Florent Sogni Zaou. Le programme de travail des trois jours prévoit, pour le premier, la rencontre avec le public, du journaliste Etienne Perez Epagna, de Marie Eugenie Opou et d’Octave Mouanda qui seront sous la modération de l’écrivain Willy Gom avant de passer à la seconde que modérera l’artiste et écrivain Rémy Mongo Etsion avec Rosin Loemba, Mildred Moukenga et Malachie Cyrille Ngouloubi comme écrivains. Elle sera placée sur le thème : « La littérature : une amie et une confidente ». La seconde journée se déroulera sur le thème : « Voyage avec la littérature ». Trois tables-rondes auront lieu. La première sera patronnée par l’écrivain Lewa-Let Mandah de Pointe-Noire, qui aura autour de lui les brazzavillois Jean Rodrigue Ngakosso, Florent Sogni Zaou, Itoua-Itoua et le congolais de RDC Martin Pape. Cette journée recevra aussi le modérateur Rosin Loemba qui posera ses questions à Chardin Nkala, Hugues Eta de la ville économique, Willy Gom et Emile Gankama avant de céder la place à Fidèle Biakoro qui gèrera Henri Djombo, Candide Yoka et Ferréol Gassackys. Au cours de ces deux journées, le médiateur culturel des jeunes, Ken Phinéas animera pendant une dizaine de minutes une activité dénommée : « Littérature congolaise et médiation culturelle des jeunes ». « La littérature, le savoir » est le thème de la troisième journée qui traitera du livre du Président de la république, Denis Sassou Nguesso, « le Manguier, le fleuve et la souris ». Quatre techniciens du livre, à savoir, Grégoire Lefouoba, Chardin Nkala, Moukouami Mouendo et Mabiala Mapa, débattront de ce titre. La dernière table-ronde rassemblera le ministre Juste Désiré Mondélé, Nicole Mballa et Télémine Kiongo avant la remise du grand prix Jean Malonga par le doyen Henri Djombo, le PDG Mahmoudi et le président de la Rentrée Littéraire du Congo. Baptiste Prodeo
Jidar Street Art Festival: La septième édition s’ouvre ce jeudi à Rabat

MAROC. Du 21 au 31 juillet, à Rabat, se tiendra la septième édition Jidar, Rabat Street Art Festival. Une édition tout en audace programmatique et en découvertes lumineuses: 12 artistes, 9 fresques murales, 7 pays, un mur collectif, un atelier de sérigraphie, une exposition et une performance artistique. La naissance de Jidar, en 2015, vient nourrir un dessein : celui de placer l’art dans l’espace urbain, là où il peut être vu et discuté par tout le monde. Cette philosophie résumée succinctement, est appliquée, comme prévu, à la lettre, cette année. Sans déroger à ses principes fondateurs, à savoir donner la parole aux cultures urbaines dans toutes leurs expressions, ouvrir aux marocains des horizons «inouïs» et mettre en lumière des promesses artistiques. Comme à l’accoutumée, le festival a composé un tableau où surgissent des motifs connus et d’autres inhabituels, du moins pour le grand public : Ed Oner, Reda Boudina, Tima, Beaugraff, Manolo Mesa, Juraj Ďuriš, Pantonio, Bryan Beyung et Twoone. Banquet copieux, varié, Jidar 2022 nous fera voyager à travers 7 pays. Ainsi, nous promène-t-il du Maroc au Sénégal, d’Espagne à la République Tchèque en passant par le Portugal, et enfin du Canada au Japon. De fait, on découvrira nombre de contrées inconnues, et on plongera dans un océan de signes, de formes et de couleurs. Outil promotionnel par excellence, Jidar refuse qu’un talent puisse être étouffé. C’est pourquoi le festival invite annuellement une kyrielle de jeunes pousses à s’initier au muralisme sous la houlette d’un artiste de haut vol. Cette année, c’est à Ayoub Abid aka Normal de prendre le relais et orchestrer l’habituel «Mur Collectif» de Jidar. Ce ne sont pas là les seuls moments forts de cette édition, il y en aura à foison. Retenons l’intervention d’Adam Belarouchia sur l’un des 6 murs du Musée Mohammed VI d’Art Moderne et Contemporain de Rabat. L’artiste donnera à voir une pièce magistrale, réalisée sur une bâche qui drapera ladite façade. Pour sa septième édition, le festival fêtera également l’art de la sérigraphie moyennant démonstrations et ateliers créatifs avec notamment l’artiste Gemma Berenguer, au sein de l’Atelier Ambigu. Rappelons que cette manifestation rafraîchissante s’étale sur dix jours. Fresques murales, résidence artistique, workshop, ateliers, exposition d’affiches de concert (ou gig posters) et rencontres scandent ces journées disséminées en plusieurs endroits à Rabat. Mieux qu’une manifestation destinée à appâter le visiteur, Jidar est une célébration de l’art de la rue, une griserie esthétique, une communion populaire. En un mot, c’est une fête. C’est la ville lumière, capitale de la culture africaine, qui se fête, avec une ferveur prenante.