Tunisie/Industrie : Les investissements en repli de 15,6% à fin février

Tunisie/Industrie : Les investissements en repli de 15,6% à fin février

Les investissements déclarés dans le secteur industriel en Tunisie ont atteint environ 239,1 millions de dinars (1 euro = 3,3 dinars) au titre des deux premiers mois de 2023, accusant une baisse de de 15,6%, par rapport à la même période de l’année écoulée, selon l’Agence tunisienne de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII).Le nombre de projets déclarés a augmenté de 5,9% à 558 projets à fin février, alors que la création d’emplois potentiels devrait diminuer de 29% à 5.913 postes, précise l’APII dans son dernier bulletin de conjoncture. Sur cette période, les secteurs qui ont connu des augmentations aux niveaux des investissements déclarés sont ceux des industries agroalimentaires (+27,5%), des matériaux de construction, de la céramique et du verre (+71,4%), chimiques (+21,5%), du textile et de l’habillement (+120,2%). En revanche, des baisses des investissements déclarés ont été enregistrées dans les secteurs des industries mécaniques et électroniques (-69,3%), du cuir et de la chaussure (-88,2%) et des industries diverses (-51,9%). La note fait ressortir que 51% des investissements déclarés durant les deux premiers mois 2023 s’inscrivent dans le cadre des projets de création. Ils ont baissé de 9% à 122,3 millions de dinars (MD). De leur côté, les investissements déclarés dans le cadre des projets autres que création (extension, renouvellement de matériel…) ont régressé de 21,5% à 116.8 MD, fait remarquer la même source. Par ailleurs, les investissements déclarés dans le secteur des services ont enregistré une baisse de 37,5% pour s’établir à 101,2 MD, poursuit l’APII, notant que le nombre projets déclarés s’est accru légèrement de 1,7%, passant de 1624 à 1652 projets. Au cours des deux premiers mois 2023, les investissements déclarés dans les activités de services totalement exportatrices ont enregistré une baisse de 42.1%, se situant à près de 9.2 MD. Par nationalité, les investissements à participation étrangère déclarés dans les activités de services durant cette période ne représentent que 12% du total des investissements déclarés, avec un montant de 12 MD (-7.7%).

Maroc. L’activité industrielle s’est contractée en janvier

Maroc. L’activité industrielle s’est contractée en janvier

Les résultats de l’enquête mensuelle de conjoncture dans le secteur industriel au titre du mois de janvier 2023 révèlent une baisse mensuelle de l’activité, a annoncé Bank Al-Maghrib. D’après les données collectées du 1er au 28 février 2023, par la Banque centrale, la production et les ventes auraient diminué et le taux d’utilisation des capacités de production (TUC) se serait établi à 72% après 74% le mois précédent. Etablis sur la base d’un taux de réponse de 65%, les résultats de l’enquête mensuelle indiquent que la production et les ventes auraient connu un repli dans l’«agro-alimentaire», dans la «chimie et parachimie» et dans la «mécanique et métallurgie» et une hausse dans le «textile et cuir» et dans l’« électrique et électronique», a fait savoir récemment Bank Al-Maghrib. Le taux d’utilisation des capacités de production se serait établi à 72% après 74% le mois précédent, selon Bank Al-Maghrib Selon l’organisme public, les commandes auraient connu une stagnation, recouvrant des hausses dans la «mécanique et métallurgie» et dans l’«électrique et électronique», une stagnation dans le «textile et cuir » et une baisse dans l’«agro-alimentaire» et dans la «chimie et parachimie». Quant aux carnets de commandes, les données montrent qu’elles se seraient situés à des niveaux inférieurs à la normale dans toutes les branches d’activité à l’exception de l’«électrique et électronique» où ils ressortent supérieur à la normale. Qu’à cela ne tienne, «pour les trois prochains mois, les industriels anticipent une amélioration de l’activité», a indiqué Bank Al-Maghrib notant cependant que 29% des entreprises indiquent ne pas avoir de visibilité quant à l’évolution future de la production et 23% pour ce qui est des ventes. Dans le détail, la production de la branche «agro-alimentaire» aurait connu un repli en janvier dernier, avec un TUC qui se serait situé à 72%; tout comme les ventes, qui auraient enregistré une baisse tant sur le marché local qu’étranger, et les commandes (avec un carnet qui se serait situé à un niveau inférieur à la normale). Bien qu’ils s’attendent à une hausse de la production et à une stagnation des ventes pour les trois prochains mois, «plus de la moitié des industriels déclarent des incertitudes quant à l’évolution future de la production et un quart d’entre eux pour ce qui est des ventes», selon BAM. Du côté de la branche «textile et cuir», l’enquête révèle que la production aurait enregistré, en parallèle, une progression dans l’ensemble des sous-branches avec un TUC qui se serait situé à 81%. Reflétant un accroissement des expéditions à l’étranger et une baisse des ventes locales, les ventes auraient pour leur part affiché une progression, a  souligné l’organisme. L’enquête a en outre fait ressortir une stagnation des commandes, recouvrant une diminution dans l’«industrie textile», une stagnation dans l’«industrie de l’habillement et des fourrures» et une hausse dans l’«industrie du cuir et de la chaussure» ; alors que le carnet des commandes se serait situé à un niveau inférieur à la normale. Peu confiants, les industriels sondés déclarent s’attendre à une baisse de la production et à une stagnation des ventes au cours des trois prochains mois; tandis que «42% indiquent un manque de visibilité quant à l’évolution future de la production et 35% pour ce qui est des ventes », a noté Bank Al-Maghrib. Dans la branche «chimie et parachimie», les données récoltées suggèrent un recul de la production, avec un TUC à 72%, des ventes (en raison du repli des expéditions à l’étranger et une hausse des ventes locales) et des commandes (avec un carnet qui se serait établi à un niveau inférieur à la normale). Pour autant, les industriels de la branche anticipent une amélioration de l’activité pour les trois mois à venir, selon l’enquête. Des baisses sont également signalées du côté de la branche «mécanique et métallurgie». En effet, avec un TUC qui se serait établi à 71%, la production aurait reculé au cours de cette même période; tout comme  les ventes qui auraient diminué aussi bien sur le marché local qu’étranger. L’enquête révèle, en revanche, que «les commandes auraient augmenté, avec un carnet qui se serait établi à un niveau inférieur à la normale», a indiqué la Banque centrale. Il est à rappeler que, pour les trois prochains mois, plus d’un quart des entreprises (26%) déclarent des incertitudes quant à l’évolution future de la production et près de la moitié (43%) pour ce qui est des ventes. Les patrons anticipent toutefois une hausse de la production et des ventes. Dans la branche «électrique et électronique», la production aurait augmenté en début d’année et le TUC se serait situé à 73%. De même que les ventes, après avoir enregistré une augmentation sur le marché étranger et une baisse sur le marché local. Avec un carnet qui se serait situé à un niveau supérieur à la normale, les commandes auraient également progressé au cours de ce mois. Pour les trois prochains mois, les industriels indiquent une hausse de la production et des ventes. Toutefois, 47% d’entre eux n’auraient pas de visibilité quant à l’évolution future de la production. Alain Bouithy

Accroissement de la production et des ventes dans le secteur industriel (Maroc)

Accroissement de la production et des ventes dans le secteur industriel (Maroc)

Au titre du mois de juillet, la production et les ventes sont demeurées orientées à la hausse dans le secteur industriel, a constaté Bank Al-Maghrib notant dans le même temps un accroissement des commandes avec un carnet qui se serait situé à un niveau supérieur à la normale. Il s’agit de la cinquième hausse de la production et des ventes observée dans le secteur industriel depuis le début de l’année 2019. Rappelons qu’au titre du mois de janvier, la Banque centrale avait noté une stagnation de la production et une baisse des ventes. Quatre mois plus tard, en mai, BAM avait également observée une stagnation des ventes alors que la production affichait une hausse. Par branche, la production aurait marqué un accroissement dans l’«agro-alimentaire», la «chimie et parachimie» et le «textile et cuir» et aurait accusé une baisse dans la «mécanique et métallurgie», selon les données publiées par la BAM. Dans une note relatant les résultats de son enquête mensuelle de conjoncture du mois de juillet, BAM a également indiqué que les ventes se seraient accrues dans l’ensemble des branches d’activité à l’exception de la «mécanique et métallurgie» où elles auraient plutôt reculé. Et d’ajouter qu’elles auraient augmenté aussi bien sur le marché local qu’étranger. Précisons que le TUC aurait atteint à 77% dans la branche «agro-alimentaire», qu’il se serait établi au même niveau que le mois précédent, soit 72%, dans celle du «textile et cuir» alors qu’il se serait accru à 78% dans la «chimie et parachimie». Il se serait situé à 68% dans la «mécanique et métallurgie». Toujours selon l’enquête, menée auprès d’un échantillon représentatif comprenant près de 400 entreprises industrielles, les commandes auraient connu une progression dans l’«agro-alimentaire» et dans la «chimie et parachimie», une stagnation dans le «textile et cuir» et un repli dans la «mécanique et métallurgie». En ce qui concerne les carnets de commandes, il ressort des statistiques qu’ils se seraient situés à un niveau supérieur à la normale dans l’«agro-alimentaire» et la «chimie et parachimie» et inférieur à la normale dans le «textile et cuir», la «mécanique et métallurgie», a fait savoir la Banque centrale. Dans ces conditions, Bank Al-Maghrib a déduit que le Taux d’utilisation des capacités (TUC) se serait stabilisé à 75%. En ce qui concerne les anticipations du secteur, il ressort de l’enquête de BAM que les entreprises s’attendent à une hausse de la production et à une stagnation des ventes dans les trois prochains mois.La Banque centrale a fait savoir, néanmoins, que près d’une entreprise sur trois déclare ne pas avoir de visibilité quant à l’évolution future des ventes, particulièrement dans l’«agro-alimentaire» et la «mécanique et métallurgie». En effet, si les chefs d’entreprise relevant du secteur des «industries agro-alimentaires» s’attendent à une hausse de la production et des ventes pour les trois prochains mois, l’enquête a révélé que plus d’une entreprise sur quatre déclare ne pas avoir de visibilité quant à l’évolution future de l’activité. Le pessimisme gagne également les chefs d’entreprise du secteur des industries «mécaniques et métallurgiques» qui, tout en s’attendant à une amélioration de la production, sont persuadés que les ventes accuseront une baisse dans les trois prochains mois, la moitié d’entre eux déclarant même ne pas avoir de visibilité. A noter que dans le secteur des industries «textile et cuir», le nombre d’entreprises déclarant ne pas avoir de visibilité s’élève à 17% pour l’évolution future de la production et à 26% pour les ventes. Dans celui des industries «chimiques et parachimiques», qui s’attend à une baisse de la production et à une stagnation des ventes pour les trois prochains mois, une entreprise de cette branche sur cinq déclare ne pas avoir de visibilité quant à l’évolution future de l’activité. Ainsi que le rappelle Bank Al-Maghrib, son enquête de conjoncture est lancée au début de chaque mois dans le but de recueillir les appréciations des chefs d’entreprise sur l’évolution de leur activité par rapport au mois précédent et au même mois de l’année précédente, ainsi que leurs anticipations quant à son évolution à court terme. Alain Bouithy