Les États-Unis envisagent des scénarios pour repenser leur présence militaire au Niger

Le département américain de la Défense parle simplement pour le moment « d’élaboration de plans par précaution ». Le commandant de l’US Air Force en Afrique, le général James Hecker, rappelle d’ailleurs qu’aucune décision n’a encore été prise à ce sujet par l’administration Biden. Et il n’envisage pas d’évolutions avant des semaines, voire davantage. Mais selon les autorités américaines, plusieurs scénarios sont imaginés. Elles planchent ainsi sur un départ en douceur qui pourrait durer. Autre possibilité : un départ précipité sous pression de la junte où seuls les éléments les plus sensibles seraient emportés. Deux bases américaines Pour les États-Unis, le Niger représente un allié solide dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Les deux principales bases américaines dans la zone se trouvent en effet dans la capitale Niamey et à Agadez… Lire la suite sur RFI

RDC : Les cinq scénarios du scrutin présidentiel de 2023

RDC : Les cinq scénarios du scrutin présidentiel de 2023

TRIBUNE. D’après le calendrier électoral de la CENI, la campagne électorale pour les candidats aux présidentielles et aux législatives nationales et provinciales partira du 19 novembre jusqu’au au 18 décembre 2023. En termes clairs, à compter de ce samedi 19 août 2023, nous sommes à trois mois de la tenue du scrutin électoral congolais. À quoi devrons-nous nous attendre? À la lumière de l’actualité politique en présence, cinq scénarios se dessinent à l’horizon. PREMIER SCÉNARIO Le président de la CENI s’active tant bien que mal pour porter jusqu’au bout le processus électoral de la manière que l’on devine déjà. Trois pôles du pouvoir de mettent en place : l’union sacrée sous la férule de Tshisekedi; l’opposition politique sous la conduite de Katumbi et un candidat indépendant issu de la société civile le Dr Mukwege ou une autre surprise. L’élection se fait en faveur d’un de ces trois pôles du pouvoir. La Cour constitutionnelle proclame les résultats en toute indépendance et transparence, conformément à l’avis des observateurs nationaux et internationaux. Le gagnant issu d’un de ces trois pôles prête serment en janvier 2024 et la RDC assiste à la deuxième passation pacifique du pouvoir dans son histoire politique. DEUXIÈME SCÉNARIO Le président de la CENI adopte une ligne partisane et fait front commun avec le pouvoir en place qui a déjà pris l’option d’utiliser des méthodes fortes(arrestation, répression ou intimidations) pour bâillonner tant les forces politiques de l’opposition que tout autre candidat présidentiel comme cela où se vérifier avec le traitement subi par les proches de Katumbi et Sesanga empêchés de circuler à travers les provinces. Le pouvoir s’emploie à occuper tout l’espace politique et médiatique pour faire le forcing. Les deux autres pôles du pouvoir résistent et se décident quand même de participer au scrutin. La CENI subordonnée aux ordres du pouvoir refuse mordicus l’audit du fichier électoral parce qu’il sait pertinemment bien qu’il contient des millions de fictifs qui donneront des voix à ceux qui ont prévu opérer un hold-up électoral. Dans ces conditions, le comptage de voix donne inévitablement avantage au président sortant et la Cour Constitutionnelle visiblement inféodée au régime entérine le résultat en parfait désaccord avec les autres acteurs politiques nationaux et contre l’avis des observateurs internationaux. Autiste et sourd aux nombreuses réclamations post-électorales, le gouvernement refuse le recomptage des voix. Le climat social se surchauffe mais le pouvoir procède par un coup de force comme ce fut le cas en 2006 et en 2011. L’armée et la police nationale mâtent dans le sang les protestataires et réussissent cahin cahan à imposer le schéma de la fraude. TROISIÈME SCÉNARIO La Cour constitutionnelle proclame les résultats en désaccord avec les observateurs nationaux et internationaux. Le pouvoir refuse le recomptage des voix et procède par un coup de force comme ce fut le cas en 2006. Ce qui entraîne le pourrissement général de la situation et des tensions sociales un peu partout en RDC. Déjà en intelligence avec le Ministère congolais de la Défense depuis l’an passé, Vladimir Poutine qui a déjà mis à profit de tels mécontentement populaires au Mali et au Burkina Faso, entre par cette brèche pour pistonner les forces spéciales de Wagner et pour manipuler la grande muette impayée ou mal payée qui se range du côté du peuple. Par effet domino de ce qui se passe au Sahel, un officier militaire neutralise la classe politique. Le régime déjà très impopulaire auprès de l’opinion publique finit par s’effondrer. Et comme en 1965, un officier reprend les rênes du pouvoir. QUATRIÈME SCÉNARIO C’est un secret de Polichinelle que les élections démocratiques en RDC ont toujours été un casse-tête pour les multinationales apeurées de perdre leur main-mise sur les ressources naturelles congolaises. Pour cette raison, elles ont toujours redouté l’élection d’un candidat nationaliste. Scénario qui devient très plausible dans cet environnement très volatile de la guerre de forces otaniennes contre la Russie et la Chine et la perte progressive de l’influence occidentale en Afrique devant l’avancée du BRICS. Pour éviter d’en arriver là, les puissances occidentales actionnent au Congo via leurs proxies rwandais et ougandais et Congo Brazzavillois leur stratégie du chaos organisé pour contrôler le cours des événements. Chaos sur le front Est avec des milices M23 armées et équipées par les mêmes puissances et appuyées par la fameuse Force régionale. Chaos sur le front Ouest à Kinshasa, au Bandundu et Kongo central où les cellules dormantes déjà présentes dans la capitale kinoise et leur nouvelle base-arrière militaire à Mindouli convergeront dans la prise du pouvoir à Kinshasa et à l’installation d’un régime politique totalement téléguidé de Kigali avec des complices congolais. Les élections sont alors renvoyées sine die aux calendes grecques, laissant pourrir la situation sécuritaire interne, tout en “nettoyant” le pays via des assassinats ciblés des intellectuels, officiers patriotes et politiciens qui refuseront de se soumettre au nouvel ordre politique. Faisant ainsi croître la terreur avec la complicité de la communauté internationale pour pouvoir habituer le peuple congolais à vivre pour longtemps dans la posture de servitude volontaire sur la terre de ses ancêtres. CINQUIÈME SCÉNARIO À défaut d’actionner leur puissance de feu sur le Congo-Kinshasa par crainte de créer une deuxième Ukraine où cette fois-ci les soi-disant défenseurs de l’ordre démocratique revêtent les habits russes des envahisseurs, les puissants qui contrôlent les leviers de pouvoir en RDC lèveront l’option d’utiliser un autre stratagème politique consistant à instrumentaliser leurs marionnettes infiltrées au sommet des institutions du pays et au sein de l’opposition républicaine en vue d’imposer un DIALOGUE NATIONAL. Une hypothèse à ne point négliger lorsqu’on sait la dernière rencontre à Lomé sous les auspices du président Faure Eyadema de Vital Kamerhe( émissaire de Félix Tshisekedi) et de Raymond Tshibanda( émissaire de Joseph Kabila) en vue de négocier un dialogue national qui décidera de repousser le scrutin électoral prévu le 23 décembre 2023 et de mettre en place les conditions d’une transition démocratique. Sur ce point il semble se dessiner une convergence de vues avec l’opposition et la société civile qui, derrière

RDC : Les quatre scénarios en vue après les consultations?

RDC : Les quatre scénarios en vue après les consultations?

TRIBUNE. Selon le dernier communiqué de la présidence, les consultations qui au départ étaient prévues prendre fin le 8 novembre 2020 ont connu un temps de prolongation pour pouvoir éventuellement se clôturer demain vendredi 20 novembre 2002, jour J prévu où le président de la République s’adressera à la nation tout entière. Si cette promesse est tenue, à quels scenarios doit-on s’attendre ? A la lumière des analyses précédentes d’Adolphe Muzito et de la réalité mouvante du terrain, nous sommes arrivé à ces quatre schémas suivants: Scenario n° 1 : Le président réussit une nouvelle majorité parlementaire Dans ce cas, le président aura réussi à convaincre les parlementaires de Modeste Bahati, à débaucher quelques députés de Fcc et à diviser Lamuka aux fins de s’adjoindre les députés de Katumbi et de Jean-Pierre Bemba. Il se sentira alors en position de force pour requalifier la majorité parlementaire et pousser Le PM de Fcc à la démission en vue de pouvoir nommer un informateur capable de désigner cette nouvelle majorité. Ce sera alors un nouveau départ pour le reste du quinquennat de Félix Tshisekedi pour pouvoir vite réaliser toutes ses promesses électorales et les nombreuses réformes dont le peuple a besoin pour sortir du tunnel noir. Outre le risque significatif de l’épée de Damoclès qui restera suspendue sur Fatshi à cause du caractère mouvant des politiciens congolais facilement corruptibles et débauchables à souhait, ce succès politique ne sera pas sans problème dans la suite car il ira de pair avec la déconfiture de son ancien allié qui est loin de se laisser faire. En perdant la mainmise sur tous ses avantages, le Fcc appliquera de toute évidence ce qu’il avait déjà préparé depuis longtemps, à savoir la politique de la terre brûlée. Des armes lourdes achetées de la Russie, de la Belgique et auprès d’autres partenaires fiables de l’ancien président trouveront le moment de parler. Kabila s’y est préparé contrairement à Fatshi et au peuple congolais qui se contente des paroles et des formules creuses. Lorsqu’Emmanuel Shadary pousse sa base de PPRD à se mettre debout pour PARALYSER le pays ou encore lorsque Kabila appelle à la RESISTANCE sa base à Kingataki via le schéma de conflits et sécessions congolaises de 1960 ou quand il écrit noir sur blanc aux présidents, menaçant de plonger la Rdc dans un bain de sang, les congolais doivent prendre au sérieux, très au sérieux ces déclarations de guerre. Seul bémol à ces ardeurs belliqueuses : Joseph et Zoé Kabila sont interdits de vol vers Lumbumbashi d’où ils ont prévu de lancer les opérations militaires d’envergure. Et l’ultime espoir que le peuple fasse bloc autour du président Fatshi pour neutraliser une fois pour toutes la kabilie. Scenario n° 2 : Le président lève l’option de dissoudre l’Assemblée nationale Pour y arriver, il lui faudra trouver des raisons qui ne sont pas celles énumérées par la constitution qui prévoit cette dissolution uniquement en cas d’UNE CRISE PERSISTANTE évoquée à l’article 148 entre l’Exécutif et l’Assemblée nationale. Jusque là la Chambre basse n’a rien fait qui contrarie ou bloque l’action gouvernementale. Ce qui parait probant, ce n’est pas une crise entre deux institutions de l’Etat mais plutôt un conflit interne au sein d’une alliance politique extraconstitutionnelle et extrainsitutionnelle. Comme cela a semblé lui réussir tout dernièrement avec le coup de force de la nomination et de la prestation forcée des juges à la Cour constitutionnelle, le président prend de nouveau le risque de dissoudre l’Assemblée Nationale pour aller à une nouvelle recomposition parlementaire. Mais pour s’y faire, il lui faudra un blanc-seing du Premier Ministre et des présidents de deux chambres du parlement qui sont de FCC. S’il réussit quand même à surmonter ce double obstacle, il lui faudra alors résoudre la difficile équation de passer aux élections avec une CENI qui n’existe plus depuis la démission de ses principaux dirigeants. Ce qui de toute évidence plongera le pays dans une situation d’inconstitutionnalité avérée suite à l’impossibilité d’organiser les élections législatives dans les soixante jours, conformément à l’article 148, al. 3 de la constitution congolaise. Et comme l’a si bien dit l’ex-premier Ministre Muzito, cette donne juridique d’inconstitutionnalité peut alors pousser la marche du pays dans une période d’exception où le président pourrait s’approprier les compétences du Parlement avec ce risque d’une dérive dictatoriale qui a déjà commencé à donner des signaux rouges avec les intimidations sur Le Karmapa pour son clip sur Mama Yemo, l’arrestation de Tshiala Muana pour son opus « Ingratitude) et depuis hier ce mandat en comparution de nombreux membres de la diaspora congolaise accusés de crime de lèse-majesté. Toujours concernant ce schéma, émerge un troisième problème. Le scrutin organisé en décembre 2018 concernait les élections et législatives et présidentielles. Or dans la tête des initiateurs de l’union sacrée, les élections anticipées ne concerneraient que les législatives au moment où l’institution PRESIDENCE est aussi concernée par la crise de légitimité. La dissolution de la chambre basse mettra inévitablement en exergue cette question de fond : « comment Monsieur Félix Tshisekedi a-t-il accédé à la présidence de la République ? » Bref un schéma assez générateur de problèmes et à l’encontre de Fatshi qui n’a aucune garantie de remporter la majorité en cas des élections anticipées et à l’encontre du peuple qui craint d’être entrainé dans une zone grise où son avenir devient encore plus flou. Car cela entrainera une crise à la fois politique et institutionnelle avec les conséquences sécuritaires et socio-économiques très néfastes. Scenario n° 3 : Le président échoue dans sa démarche de former une Union sacrée Le troisième scénario consisterait à voir le président Félix Tshisekedi qui, ne rassurant pas les uns et les autres à cause de ses nombreuses et récentes voltes-faces dans le passé, échoue dans sa stratégie de former une « Union Sacrée ». Ou encore il réussit à recruter quelques députés, à augmenter son poids au sein de l’Assemblée nationale ainsi que son quota au sein de la coalition FCC-CACH, mais n’arrive ni à avoir une majorité