COOPÉRATION MILITAIRE MALI -NIGERIA: Un front commun contre les groupes armés terroristes dans le Sahel

COOPÉRATION MILITAIRE MALI -NIGERIA: Un front commun contre les groupes armés terroristes dans le Sahel

Le ministre nigérian de la défense, Son excellence Mohamed Badaru Aboubacar est arrivé dans la matinée du 13 novembre 2025 à Bamako. Il a été accueilli à l’aéroport international président Modibo Keita de Bamako Sénou par son homologue malien, le Général de Corps d’Armée Sadio Camara. Après les salutations d’usage, les deux personnalités se sont dirigées au salon d’honneur où ils ont eu un tête à tête. Même si rien n’a filtré de ces échanges fructueux, tout porte à croire qu’il s’agissait du raffermissement de la coopération militaire entre les deux pays frères. Le Nigéria et le Mali connaissent depuis quelques années des problèmes de sécurité dûs aux groupes armés terroristes qui s’en prennent surtout aux populations civiles. Cette visite sera donc une occasion d’unir les forces afin de lutter éfficacement contre ces individus sans foi ni loi. Depuis leur arrivée au pouvoir en 2020, les autorités de la transition mènent une lutte farouche et sans merci contre ces groupes terroristes appuyés par certaines puissances étrangères. Avant la fin de son séjour au Mali, Mohamed Badaru Aboubacar et son homologue malien auront une séance de travail avec le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga. Une séance qui sera élargie aux autres membres de la délégation. Les recommandations de ladite séance de travail permettront de poser les jalons d’une coopération militaire solide, coordonnée et efficace dans la lutte contre le terrorisme. ADC Dramane Dembélé /FaMa

Mali: libération des quatre chauffeurs routiers marocains enlevés en début d’année

Mali: libération des quatre chauffeurs routiers marocains enlevés en début d’année

Dans un communiqué publié lundi 4 août, le gouvernement de la République du Mali a annoncé la libération de chauffeurs routiers marocains disparus depuis le début de cette année. Enlevés le 18 janvier 2025, au nord-est du Burkina Faso près de la frontière avec le Niger, les chauffeurs marocains ont été libérés sains et saufs dans la soirée du dimanche 03 août 2025, précise le communiqué. La même source rappelle que ces derniers étaient entre les mains du groupe terroriste « Etat Islamique dans la Province du Sahel », considérée comme la branche sahélienne de « DAECH ». Selon le gouvernement malien, «cette libération a été couronnée de succès grâce à la coordination des efforts entre l’Agence nationale de la sécurité d’Etat du Mali et la Direction générale d’études et de documentation du Maroc ». Les deux institutions «ont mené ensemble les investigations avec détermination et professionnalisme depuis les premières heures de l’enlèvement», souligne-t-on. Martin Kam

Desert to Power : la production indépendante d’électricité au Sahel franchit une étape décisive lors de la 5e réunion ministérielle

Desert to Power : la production indépendante d’électricité au Sahel franchit une étape décisive lors de la 5e réunion ministérielle

Les représentants de six pays membres de l’Initiative Desert to Power, ont approuvé, le 30 juin 2025 à Ouagadougou, des documents stratégiques essentiels pour stimuler la production indépendante d’électricité au Sahel à l’occasion de la 5e réunion ministérielle relative à l’initiative menée par la Banque africaine de développement. La réunion s’est tenue sous la présidence de Yacouba Zabré Gouba, ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières du Burkina Faso, en présence des ministres de l’Énergie de Djibouti, du Niger et du Tchad, ainsi que de représentants de leurs homologues du Mali et de la Mauritanie. Cette rencontre clé a permis de faire le point sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre de l’Initiative Desert to Power et d’approuver deux documents stratégiques essentiels : le Protocole commun pour les producteurs indépendants d’électricité (PIE) et la Stratégie de promotion des mini-réseaux verts. Le Protocole commun « PIE », élaboré en étroite collaboration avec la taskforce de Desert to Power et la Facilité africaine de soutien juridique (ALSF), établit des principes et des documents standardisés pour faciliter le développement de centrales solaires à grande échelle dans le cadre de partenariats public-privé (PPP). L’objectif de la stratégie des mini-réseaux est de définir un cadre pour accélérer leur mise en œuvre et encourager la participation. Les ministres ont salué les progrès significatifs de l’Initiative, notamment la mise en œuvre de plus de quinze projets, dont les premiers sont déjà opérationnels. Ils ont également souligné l’importance des efforts de renforcement des capacités. Les échanges se sont poursuivis dans le cadre d’un atelier technique sur la modélisation financière, visant à renforcer les outils d’analyse financière pour la viabilité des sociétés nationales d’électricité du Sahel. La participation active des directeurs généraux et directeurs financiers des compagnies nationales d’électricité à cette rencontre souligne l’ancrage opérationnel de l’Initiative. En remerciant la Banque africaine de développement pour le soutien apporté aux pays présents à travers l’Initiative Desert to Power, M. Gouba a souligné que « cette rencontre nous a donné un nouveau départ. Nous devons redoubler d’efforts et travailler en synergie pour atteindre les objectifs fixés. » Le vice-président du Groupe de la Banque africaine de développement chargé de l’Électricité, de l’Énergie, du Climat et de la Croissance verte, Kevin Kariuki, a salué les ministres pour leur engagement. Il a souligné le fait que le Protocole commun validé constituait un levier essentiel pour accélérer le développement des projets solaires menés par les producteurs indépendants, au profit des populations sahéliennes. Il a aussi invité les pays à se rallier à la Mission 300, un effort collectif audacieux de la Banque africaine de développement et la Banque mondiale visant à fournir un accès à l’électricité à 300 millions de personnes en Afrique d’ici 2030, pour favoriser l’accès universel à l’électricité dans leurs pays respectifs. « La Mission 300 est plus qu’un objectif, c’est un appel à l’action coordonnée, au leadership politique et à une mise en œuvre ciblée, dont aucun pays ne peut se permettre de se soustraire », a affirmé M. Kariuki. En marge des travaux, les participants ont effectué une visite de terrain à la centrale photovoltaïque de Gonsin, au nord-ouest de la capitale burkinabè, Ouagadougou. Cette centrale d’une capacité installée de 42 MWc, réalisée dans le cadre de l’Initiative Desert to Power, dispose d’un système de stockage de dix mégawatts, illustrant parfaitement les résultats concrets et l’impact de l’Initiative au Burkina Faso. À propos de l’Initiative Desert to Power Lancée en 2019 par la Banque africaine de développement, l’Initiative Desert to Power vise à exploiter le potentiel solaire de onze pays du Sahel (Burkina Faso, Tchad, Djibouti, Érythrée, Éthiopie, Mali, Mauritanie, Niger, Nigéria, Sénégal et Soudan) par des investissements dans la production solaire et l’accès à l’électricité. L’initiative vise à produire dix gigawatts d’énergie solaire afin d’alimenter 250 millions de personnes qui n’ont pas encore accès à l’électricité dans le Sahel.

Mali: Le Président Assimi GOÏTA accorde une audience à l’envoyé spécial du Président sénégalais pour le Sahel

Mali: Le Président Assimi GOÏTA accorde une audience à l’envoyé spécial du Président sénégalais pour le Sahel

Le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Chef d’État, a accordé, ce jeudi 17 octobre 2024, une audience à l’envoyé spécial du Président sénégalais pour le Sahel, Pr Abdoulaye BATHILY. Portant un message de fraternité et de solidarité du Président sénégalais Bassirou Diomaye FAYE, la visite de Pr Bathily s’inscrit dans une dynamique de renforcement des relations bilatérales et régionales. À l’issue de l’entretien, Pr Bathily a rappelé les liens indéfectibles qui unissent le Mali et le Sénégal. « Il n’y a pas une seule communauté au Sénégal qui ne soit liée à une autre au Mali, et vice-versa. L’histoire et la géographie nous imposent de rester ensemble pour forger un avenir commun de prospérité », a-t-il déclaré. Il a également souligné la volonté des deux présidents de consolider l’unité régionale et africaine, malgré les défis rencontrés par certaines organisations régionales. Appréciant la création de l’Alliance des États du Sahel (AES), Pr BATHILY a appelé à maintenir la coopération entre les États de la région tout en explorant les voies d’une intégration plus large. « Ce qu’on peut accomplir à deux ou trois, il faut le faire, mais il est aussi important de continuer à explorer les collaborations plus larges, et même de les améliorer », a-t-il affirmé. Pour Pr BATHILY, l’objectif est clair : favoriser l’épanouissement des citoyens de la région, tant sur les plans économiques que culturels. Il a évoqué la nécessité d’un espace économique ouvert, où les opérateurs des deux pays pourraient mener leurs activités librement et prospérer. En conclusion, il s’est réjoui de l’engagement réitéré du Président GOÏTA à renforcer les liens entre les États du Sahel, dans l’intérêt des peuples de la région.

Mali. Abdoulaye Diop salue l’initiative du Maroc pour désenclaver le Sahel

Mali. Abdoulaye Diop salue l’initiative du Maroc pour désenclaver le Sahel

Le Mali a salué, le 23 décembre 2023 à Marrakech, l’initiative du Maroc visant à désenclaver les pays du Sahel. Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a déclaré que cette initiative était une « manifestation de la solidarité et de la fraternité agissante du Royaume du Maroc à l’endroit de pays frères africains ». Dans son discours prononcé à la réunion ministérielle de concertation organisée dans le cadre de cette initiative, Abdoulaye Diop a souligné que l’accès des pays du Sahel à la mer était « une opportunité sur bien des aspects ». Il a notamment évoqué les perspectives de dynamiser les échanges commerciaux, de favoriser l’intégration régionale et de renforcer le brassage des populations. Le ministre malien Abdoulaye Diop a également rappelé que cette initiative était en ligne avec la vision du président de la transition, Assimi Goïta, qui place le bien-être des populations au cœur de ses priorités.

Algérie : le troc pour renforcer les liens économiques avec le Sahel

Algérie : le troc pour renforcer les liens économiques avec le Sahel

L’Algérie renforce ses liens économiques avec ses trois pays voisins, le Niger, le Mali et la Mauritanie. Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a donné son feu vert pour dresser une liste de produits éligibles à l’exportation et au troc avec ces pays. L’Algérie souhaite à terme atteindre une intégration économique régionale avec ces pays. L’intensification des relations économiques entre les quatre pays par le biais du troc et de l’exportation va, selon l’Algérie, améliorer les conditions de vie des populations des zones frontalières, juguler le phénomène de la contrebande, lutter contre la pauvreté qui peut être source de radicalisation.

Les événements commence à se précipiter en Afrique de l’Ouest

Les événements commence à se précipiter en Afrique de l’Ouest

TRIBUNE. Le début de cette semaine semble très mouvementée et il convient de se donner un regard holistique pour voir d’une manière coordonnée les événements qui se déroulent au Sahel et qui ont tous un lien intrinsèque significatif sur la paix de tout le continent noir. Phase numéro 1. Deux jours après le coup d’état à Niamey, la France par la bouche de son président ne s’est pas contentée de condamner fermement le putsch, le président Emmanuel Macron a convoqué un Conseil de défense sur le Niger insinuant en des termes clairs sa volonté d’intervention militaire au Niger sous le fallacieux prétexte de sécuriser les ressortissants français. Après le soulèvement de la population de Niamey, brûlant les drapeaux français et allant jusqu’à mettre le feu à l’ambassade de France à Niamey, l’Elysée a menacé de répliquer de manière “immédiate et intraitable” contre quiconque s’attaquerait à la France et à ses intérêts. Phase numéro 2 La CEDEAO et l’UEMOA se réunissent à Abuja et annoncent une batterie de mesures de sanctions sur l’économie nigérienne et l’embargo sur la liberté de circuler des nouveaux officiels nigériens et de leurs familles. Exigeant en même temps le retour aux fonctions du président déchu Mohamed Bazoum avec un ultimatum d’une semaine faute de quoi l’usage de la force et l’intervention sur le territoire nigérien ne sont plus à exclure. Phase numéro 3 Le nouveau gouvernement nigérien voit la main cachée du pouvoir colonial derrière le sommet d’Abuja et met en garde la France contre toute volonté d’intervention militaire, lançant à l’occasion une mobilisation de l’armée nigérienne jusqu’à l’appel des réservistes. La tension devient palpable. Un autre communiqué à la radio nationale nigérienne suspend le commerce de l’Uranium avec la France. L’embargo, qualifié d’ »inhumain et immoral », a également été rejeté par l’Algérie et la Libye, qui ont manifesté leur désapprobation avec cette décision controversée de la CEDEAO. Dans un geste de solidarité envers le Niger, trois pays voisins, à savoir la Guinée, le Burkina Faso et le Mali, ont décidé de ne pas appliquer les sanctions imposées par la CEDEAO. Phase numéro 4. Au soir de ce lundi 31 juillet, trois événements sont annoncés qui risquent de mettre le feu aux poudres : La Guinée avertit que toute intervention militaire au Niger entraînera la dislocation de la Cedeao, réaffirme sa vision panafricaniste et invite la Cedeao à se focaliser sur les enjeux socio-économiques stratégiques plutôt que de se préoccuper du sort des présidents déchus. Secundo il y a le lancement d’une coalition militaire Mali-Burkina Faso-Niger qui rejette en bloc toutes les sanctions de la CEDEAO contre le Niger et rend claire sa position contre les velléités militaires de la France dans une déclaration conjointe lue par le Ministre d’Etat Abdoulaye Maïna et dont le point 4 stipule : « Toute intervention militaire contre le Niger s’assimilerait à une déclaration de guerre contre le Burkina Faso et le Mali ». En termes clairs le Mali et le Burkina Faso entreront conjointement en guerre si le Niger est attaqué militairement. S’il faut ajouter à cette donne la décision très risquée de Macky Sall d’avoir arrêté et jeté Ousmane Sonko en prison ce même lundi et d’avoir dissous son parti politique le Pastef, nous sommes là en face d’un enchaînement d’événements détonateurs qui risquent d’embraser tout le Sahel et d’entraîner la déstabilisation de toute la sous-région. Au moment même où l’unité africaine semble aller en lambeaux, les africains ignorent jusque là, que derrière ce qui se passe au Mali et au Niger, il se profile un autre conflit armé d’une plus grande envergure entre l’OTAN versus la Russie/Chine, lequel conflit peut se transformer en une guerre mondiale plus sanglante et plus meurtrière que celle qui se déroule en Ukraine. L’Occident faisant de la Cedeao son bras séculier en Afrique et la Russi/Chine derrière la coalition Mali/Burkina Faso. Les deux camps détenant déjà des bases militaires sur place s’y sont sérieusement préparés. Ce qui est en train de se dérouler sous nos yeux marque le début d’un tournant géopolitique décisif en Afrique et dans le monde, capable d’entraîner inévitablement un renversement de rapports de force. La possibilité de perdre l’Afrique est devenue un cauchemar et une question de vie ou de mort pour l’Occident. Ce qui ne se passera pas sans grande casse. Il faudra s’attendre à une guerre meurtrière pour le contrôle de l’hégémonie mondiale et pour l’avènement d’un monde multipolaire dont le théâtre des opérations est en train de se dessiner en Afrique au Sahel. Les événements sont en train de se précipiter et l’euphorie populaire et panafricaniste ne suffira peut-être pas pour résister à l’adversaire. Une réflexion stratégique et la mise en place des dispositions tactiques devraient déjà être au centre de préoccupations des élites africaines. Par Germain Nzinga