Les remorques : cette nouvelle malédiction en RDC

PARLONS-EN. Ceux qui feront l’histoire du Congo-Kinshasa dans les décennies qui viennent, souligneront un phénomène atypique en ce début du XXI e siècle et qui est caractérisé par l’outrecuidance de nombreux détenteurs du pouvoir en RD Congo (conseillers à la présidence, ministres, députés, sénateurs et barons du régime) qui ont pris solennellement la décision de mener une guerre farouche contre le projet vital d’Henry Norton Stanley et de SUPPRIMER LE CHEMIN DE FER qui constitue un élément-clé du poumon économique de la RDC dans la mesure où il relie le reste du pays au port national de MATADI. Les décideurs congolais en connivence avec des indo-pakistanais et des libanais ont décidé de détruire le transport par la voie ferrée pour pouvoir contrôler, en faveur de leurs remorques, le marché d’évacuation des containers qui descendent des bateaux et dont une seule course de transport sur Kinshasa leur rapporte la rondelette somme de 2500$. Cette magouille a multiplié par mille le nombre des remorques sur la nationale n* 1, créant des embouteillages montre dans les villes de Matadi et de Kinshasa et rendant quasi impossible la circulation des véhicules et des piétons. Coup de chapeau donc au gouvernement provincial de Kinshasa qui a décidé de prendre le taureau par les cornes et s’est attaqué au problème de mauvais stationnements des remorques de l’ex-Mini-Congo au quartier GB aux encablures de la commune de Gombe. Après l’opération musclée menée le mercredi 14 mai 2025 dernier, opération ayant abouti à l’évacuation des remorques entravant la circulation, le Ministre provincial des Transports et de la Mobilité urbaine, Bob Amisso, est retourné sur les lieux, accompagné de la Police nationale congolaise, pour rétablir l’autorité de l’État, bafouée depuis longtemps par la société ex-Mini-Congo. Cette deuxième descente a conduit à l’arrestation de neuf conducteurs de remorques retrouvés sur la chaussée, en dépit des interpellations faites la veille par le Ministre. Des sanctions et des amendes seront infligées à la société Mini-Congo, qui persiste à enfreindre la législation en vigueur concernant le stationnement des véhicules. Il ne suffit donc plus que le gouvernement provincial du Kongo central adopte une pareille rigueur. Il faut en plus que la population congolaise se mobilise pour résister contre ce projet en marche du bradage systématique du chemin de fer Matadi-Kinshasa, sans lequel le Congo ne vaut pas un penny! Neutraliser cette bande de fossoyeurs de l’ONATRA devient une question de vie ou de mort pour l’économie du pays et pour la mobilité des personnes et des biens! Qu’on se le dise! Par Germain Nzinga