Afrobasket 2025 (Qualifications) : Le Cameroun, la RDC et le Sénégal frappent fort dès l’entame

Afrobasket 2025 (Qualifications) : Le Cameroun, la RDC et le Sénégal frappent fort dès l’entame

Le Cameroun, la RD Congo et le Sénégal ont brillé pour leur entrée en lice dans la fenêtre qualificative de l’Afrobasket 2025, disputée à Dakar. Les trois équipes ont décroché une victoire convaincante lors de leurs premiers matchs de groupes. Dans le groupe A, ce sont les Congolais qui ont ouvert les hostilités. Après la victoire du Soudan du Sud sur le Maroc, les Léopards ont dominé le Mali (72-64), rejoignant ainsi les Sud-Soudanais en tête de la poule. Christian Lutete IV s’est particulièrement illustré avec une performance remarquable de 20 points, véritable moteur de cette belle victoire. Dans le groupe C, le Sénégal a assuré le spectacle devant son public. Portés par des prestations solides de Youssou Ndoye et Amar Sylla, les Lions ont surclassé le Rwanda (81-58), livrant une performance aboutie et enthousiasmante. De leur côté, les Camerounais ont remporté le derby d’Afrique centrale face au Gabon (76-58). Malgré l’adresse des Gabonais, avec trois joueurs à 13 points ou plus, le collectif camerounais a fait la différence pour s’imposer. Le Cameroun rejoint ainsi le Sénégal en tête du groupe C. Une 2ᵉ journée décisive en perspective Les rencontres de ce samedi promettent de dessiner les premières tendances pour la qualification. Le Mali cherchera à rebondir face au Soudan du Sud (12h GMT), une tâche qui s’annonce ardue. De son côté, le Maroc tentera également de se relancer face à la RD Congo (15h GMT). Dans le groupe C, le Sénégal sera opposé au Gabon (18h GMT), tandis que le Rwanda devra se surpasser pour espérer rebondir face au Cameroun (21h GMT). Les enjeux montent d’un cran, promettant des affrontements intenses dans cette campagne qualificative. Ya Willy.

Coupe du monde 2026 : nouveau recours de le RDC

Coupe du monde 2026 : nouveau recours de le RDC

La République démocratique du Congo (RDC) a pris des mesures après sa défaite face au Soudan lors des qualifications pour le Mondial 2026. Suite à cette rencontre, les Congolais ont saisi la FIFA pour contester l’éligibilité d’un joueur soudanais. Selon la RDC, le joueur Jusif Ali, récemment appelé en équipe nationale soudanaise, n’aurait pas respecté toutes les conditions administratives pour participer à ce match. Bien que la RDC ait perdu trois points contre le Soudan dans cette quête pour la qualification à la Coupe du monde 2026, elle cherche à les récupérer via une procédure administrative. Après la défaite 1-0 lors de leur déplacement en Libye le 19 novembre, les Léopards ont déposé un recours contre les Soudanais. Ils ciblent principalement Jusif Ali, joueur du FC Lahti en Finlande, entré en jeu à la 86ᵉ minute et qui, selon la Fédération congolaise de football, aurait présenté un passeport finlandais au lieu de documents soudanais avant le début du match. La Fédération congolaise de football a motivé sa démarche en soulignant que Jusif Ali avait changé de nationalité sportive avec l’accord de la FIFA, comme rapporté par la presse soudanaise avec un courrier datant du 17 novembre, deux jours avant le match. Si cela était confirmé, les chances que le recours de la RDC aboutisse pourraient être compromises, contrairement à une situation similaire lors des éliminatoires de la CAN 2023 où les Congolais avaient récupéré des points sur tapis vert. Ya Willy.

Le Bénin domine les qualifications zonales UFOA-B du Championnat Scolaire Africain de Football

Le Bénin domine les qualifications zonales UFOA-B du Championnat Scolaire Africain de Football

SPORT. Les éliminatoires de la zone Ouest B du Championnat Scolaire Africain de Football de la CAF se sont achevées à Abidjan dimanche avec les victoires du Bénin dans les deux catégories. La compétition qui a commencé le vendredi 11 novembre et s’est terminée le dimanche 13 novembre 2022, a vu de jeunes talents de l’Afrique de l’Ouest se réunir en Côte d’Ivoire, à Abidjan, pour montrer leurs talents et tenter de se qualifier pour le tournoi final. Six écoles (garçons et filles) de six pays (Bénin, Ghana, Togo, Niger, Côte d’Ivoire et Burkina Faso) étaient censées participer au tournoi, mais le Ghana ne s’est pas présenté. Le CEG Sainte Rita et le CEG Colby du Bénin ont remporté les catégories filles et garçons en finale après un tour de playoffs mouvementé. Le CEG Colby a démoli le CES Fan du Niger par 7 à 0 en demi-finale avant de s’imposer 5 à 4 aux tirs au but en finale de la catégorie filles après un match nul 1-1 contre l’Ecole Chonvigny B du Burkina Faso. Le CES Sainte Rita, quant à lui, a battu le CES Fan par 2 à 1 en demi-finale et a ensuite battu le Cours Secondaire Venus Saioua par 2 à 0 pour gagner la catégorie des garçons. L’Ecole Chonvigny A du Burkina Faso a terminé troisième chez les garçons, battant le CES Halisa du Niger par un seul but, tandis que La Fontaine Bleue de Côte d’Ivoire a battu le CES Fan du Niger par 3-0 pour terminer troisième chez les filles. Les représentants ghanéens de l’Offinso College of Education JHS et du Maakro M/A JHS ne sont pas venus en Côte d’Ivoire après avoir remporté la première édition nationale des compétitions masculine et féminine respectivement. Dans les autres zones, la Clapham High School a remporté la compétition des garçons tandis que la Edendale Technical High School a remporté la compétition des filles dans la zone COSAFA. L’Ecole Hedi Ayadi de Tunisie et l’Ecole Omar Ibn Khatab sont sortis vainqueurs du tournoi de l’UNAF en Egypte. Résultats Garçons : CEG Sainte Rita (Bénin) 1:0 Cours Secondaire Venus Saioua (Côte d’Ivoire) Filles : CEG Colby (Bénin) 1:0 Collège la Fontaine Bleue de Saioua (Côte d’Ivoire) Deuxième match Garçons : école Chanvigny (Burkina Faso) 1:0 Complexe Scolaire Prive Halissa (Niger) Filles : Ecole Chanvigny B (Burkina Faso) 9 : CEG France Amitié (Niger) Troisième match Garçons : CEG Sainte Rita (Bénin) 3:0 ECG Attiegou (Togo) Filles : CEG Colby (Bénin) 4:0 Lycee De Kparafao (Togo) Deuxième journée Premier match Garçons : ECG Attiegou (Togo) 0:0 Cours Secondaire Venus Saioua (Côte d’Ivoire) Filles : Lycée De Kparafao (Togo) 1:2 Collège la Fontaine Bleue de Saioua (Côte d’Ivoire) Deuxième match Garçons : CEG Sainte Rita (Bénin) 2:1 Complexe Scolaire Prive Halissa (Niger) Filles : CEG Colby (Bénin) 7:0 CEG France Amitié (Niger) Demi-finales Garçons : école Chanvigny (Burkina Faso) 1:1 Cours Secondaire Venus Saioua (Côte d’Ivoire) Pen 3:4 Filles : Ecole Chanvigny B (Burkina Faso) 3:1 Collège la Fontaine Bleue de Saioua (Côte d’Ivoire) 3ème position Filles : Collège la Fontaine Bleue de Saioua (Côte d’Ivoire) 3:0 CEG France Amitié (Niger) Garçons : école Chanvigny (Burkina Faso) 1:0 Complexe Scolaire Prive Halissa (Niger) Finales Garçons : CEG Sainte Rita (Bénin) 2:0 Cours Secondaire Venus Saioua (Côte d’Ivoire) Filles : CEG Colby (Bénin)1:1 Ecole Chanvigny B (Burkina Faso) Pen 4:3 – CEG Colby du Bénin a gagné Prix GARÇONS Fair-play : école Chanvigny du Burkina Faso Meilleur gardien de but : Lucien Nonhouegnon du CEG Sainta Rita du Bénin Meilleur buteur : Junior Hondoka du CEG Sainte Rita du Bénin (4 buts) Meilleur joueur : Arouna Nazirou de CEG Sainte Rita du Bénin 3ème place : Ecole Chanvigny du Burkina Faso Deuxième place : Cours Secondaire Venus Saioua de Côte d’Ivoire Champion : CEG Sainte Rita du Bénin FILLES Fair-play : CES FAN du Niger Meilleur gardien de but : Arouna Sidika du CEG Colby du Bénin Meilleur buteur : Sagnon Aminat de l’école Chanvigny du Burkina Faso (9 buts) Meilleur joueur : Mamam Kouta Ismath de CEG Colby du Bénin 3ème place : Collège la Fontaine Bleue de Saioua de Côte d’Ivoire Deuxième place : Ecole Chanvigny du Burkina Faso Champion : CEG Colby du Bénin African Schools Football Championship – WAFU B

L’exclusion des jeunes de l’emploi et de la formation s’accroît à l’échelle mondiale

L’exclusion des jeunes de l’emploi et de la formation s’accroît à l’échelle mondiale

Selon l’Organisation internationale du Travail (OIT), le nombre de jeunes actuellement non scolarisés, sans emploi ni formation (NEET) augmente à travers le monde, et les jeunes femmes sont deux fois plus susceptibles d’être concernées que leurs homologues masculins. Les jeunes (âgés de 15 à 24 ans) qui travaillent sont aussi davantage exposés que les travailleurs plus âgés au risque de perdre leur emploi du fait de l’automatisation, et ceux qui ont une formation technique sont particulièrement vulnérables, comme le montre un nouveau rapport de l’OIT. «Cela illustre combien les compétences liées à un métier acquises par la formation professionnelle peuvent vite devenir obsolètes, plus vite que les compétences de formation générale», précise le document rendu public dernièrement. Il appelle à réviser les programmes de formation professionnelle, à les moderniser afin qu’ils répondent aux exigences nouvelles de l’économie numérique. Les dernières Tendances mondiales de l’emploi des jeunes 2020: La technologie et l’avenir des emplois (GET Youth 2020) montrent que, depuis le précédent rapport GET Youth de 2017, une tendance à la hausse du nombre de NEET a été observée. En effet, 259 millions de jeunes étaient classés comme NEET en 2016, un chiffre qui aurait grimpé à 267 millions en 2019 et devrait continuer d’augmenter pour atteindre 273 millions en 2021. En termes de pourcentage, la tendance est aussi à la hausse – de 21,7% en 2015 à 22,4% en 2020. Ces tendances impliquent que l’objectif assigné par la communauté internationale de réduire sensiblement le taux de NEET d’ici à 2020 ne sera pas atteint. “On ne crée pas suffisamment d’emplois pour ces jeunes […] Nous ne pouvons pas nous permettre de gâcher ces talents ni ces investissements dans l’apprentissage si nous voulons relever les défis liés aux technologies, au changement climatique, aux inégalités et à la démographie.» Sukti Dasgupta, Chef du Service de l’emploi et des marchés du travail au sein du Département des politiques d’emploi de l’OIT On compte actuellement 1,3 milliard de jeunes dans le monde environ, parmi lesquels 267 millions sont classés comme NEET. Deux tiers des NEET, soit 181 millions, sont des jeunes femmes. «Trop de jeunes gens de par le monde sont coupés de l’éducation et du marché du travail, ce qui peut compromettre leurs perspectives à long terme et nuire, au bout du compte, au développement social et économique de leurs pays», a déclaré Sangheon Lee, Directeur du Département des politiques d’emploi de l’OIT. «Mais les raisons qui les conduisent à devenir des NEET sont extrêmement variées. Le défi consistera à conjuguer l’approche flexible dont on a besoin pour toucher ces jeunes gens avec des politiques et des mesures fermes, nécessaires pour obtenir des résultats. Une approche ‘unique pour tous’ ne fonctionnera pas », a-t-il estimé. Le GET Youth 2020 montre que les jeunes qui ont effectué des études supérieures ont moins de risque de voir leur poste remplacé par l’automatisation. Cependant, ils sont confrontés à d’autres difficultés puisque la hausse rapide du nombre de jeunes diplômés dans la population active a dépassé la demande de main-d’œuvre diplômée, tirant les salaires des diplômés vers le bas. «On ne crée pas suffisamment d’emplois pour ces jeunes, ce qui veut dire que le potentiel de millions d’entre eux reste largement inexploité», déplore Sukti Dasgupta, Chef du Service de l’emploi et des marchés du travail au sein du Département des politiques d’emploi de l’OIT. A l’entendre, «nous ne pouvons pas nous permettre de gâcher ces talents ni ces investissements dans l’apprentissage si nous voulons relever les défis liés aux technologies, au changement climatique, aux inégalités et à la démographie. Nous avons besoin de cadres stratégiques intégrés et de systèmes de formation réactifs, élaborés dans le cadre d’un dialogue entre gouvernements, travailleurs et employeurs.» Avec OIT

Qualifications pour la Coupe du Monde de Rugby Féminine, une première pour l’Afrique

Qualifications pour la Coupe du Monde de Rugby Féminine, une première pour l’Afrique

En partenariat avec Société Générale, banque officielle de Rugby Afrique, et avec l’appui de World Rugby, Rugby Afrique organisera les premières qualifications à la Coupe du Monde de Rugby Féminin en Afrique, la Rugby Africa Women’s Cup, au stade Bosman de Johannesburg du 9 août, journée nationale de la femme en Afrique du Sud, au 17 août 2019. Au programme, 4 équipes participantes se disputeront le ticket gagnant pour la Nouvelle-Zélande : l’Afrique du Sud, pays hôte du tournoi, le Kenya, l’Ouganda et Madagascar. Le choix des 4 équipes s’est fait selon le niveau et la fréquence de jeu des joueuses à XV, car il n’existe pas encore de classement africain pour le rugby féminin à XV. Chaque équipe s’affrontera sur 3 journées de match et en découlera un classement par points. Le vainqueur sera qualifié pour la Coupe du Monde 2021, la deuxième équipe disputera un match de barrage contre une équipe d’Amérique du Sud pour rejoindre le tournoi de repêchage mondial en cas de victoire. Madagascar est depuis longtemps reconnue comme une véritable nation de rugby masculin et se trouve désormais à l’aube d’une nouvelle ère dans le rugby féminin qui a su captiver l’imagination du public. Il s’agit de leur première participation à un tournoi international féminin à quinze. « Rugby Africa a eu raison de nous inviter à ce tournoi. Nous attendons ce moment avec impatience pour savoir où nous en sommes par rapport aux autres et pour savoir si nous avons une chance de nous qualifier », a déclaré l’entraîneur-chef de Madagascar Ravoavahy Lanto Nirina, également responsable de l’équipe nationale à sept. « C’est fantastique ! Chaque fois qu’une équipe se démarque à Madagascar, on en parle et les gens sont très intéressés. C’est un grand honneur pour moi d’aller là-bas et d’emmener les filles (en Afrique du Sud). Ce sera un très très haut niveau et c’est pourquoi nous sommes impatients d’y être ! » a déclaré Nirina. La dernière participation de l’Afrique du Sud à une Coupe du Monde de Rugby Féminine remonte à 2014 en France. Inutile de dire que la capitaine Balbawa Latsha est déterminée à diriger son équipe jusqu’en Nouvelle-Zélande. « Ce sera un défi de taille de se qualifier pour la Coupe du Monde, mais je pense que nous sommes à la hauteur. L’équipe est très motivée et nous sommes toutes très heureuses de cette opportunité. Nos supporters ne seront certainement pas déçus de notre prestation et de notre engagement. » « Nous avons travaillé très dur ces derniers jours et nous sommes très concentrées sur la tâche à accomplir », a déclaré Latsha. Dans le cadre de leur préparation au tournoi, les Lionnes kenyanes et les Ougandaises Lady Cranes ont participé à á traditionnelle Elgon Cup cette année, au cours de laquelle le Kenya est sorti vainqueur des matches aller et retour, avec une victoire cumulée de 77-18. L’entraîneur-chef du Kenya, Felix Oloo, a déclaré : « Nous avons peaufiné les zones problématiques identifiées lors de l’Elgon Cup et nous nous assurons également que chaque joueuse comprend son rôle dans l’équipe. Nous avons un camp en cours et nous sommes confiants que l’équipe sélectionnée fera la fierté du Kenya. » World Rugby a nommé trois arbitres féminines pour l’événement international, à savoir Ashleigh Murray de l’Afrique du Sud, Saudah Adiru de l’Ouganda et Precious Pazani du Zimbabwe. « Nous avons mis l’accent sur notre programme de développement d’arbitres au cours des trois dernières années et l’un des objectifs principaux était d’assurer la représentativité féminine dans ce programme. Nous sommes donc ravis que nos arbitres féminines soient reconnues sur la scène internationale. C’est un exploit fantastique pour elles et je ne doute pas qu’elles s’acquitteront de leurs tâches avec brio », a déclaré Khaled Babbou, Président de Rugby Africa. « Je souhaite bonne chance aux quatre équipes dans cette épreuve de qualification, je sais qu’elles s’y sont préparées en conséquence et nous sommes très fiers de lancer cette première compétition féminine à quinze du continent », a ajouté Babbou. Programme des matches :  Suivez les matches en direct :https://livestream.com/baruchmedia/WomensRugby Stade Bosman, Brakpan, Johannesburg, Afrique du sud 9 août 2019 : 13h00 : Madagascar vs Kenya15h00 : Afrique du Sud vs Ouganda 13 août 2019 : 13h00 : Kenya vs Ouganda15h00 : Madagascar vs Afrique du Sud 17 août 2019 :13h00 : Madagascar vs Ouganda15h00 : Afrique du Sud vs Kenya. APO

Football – sénégal: Aliou Cissé écoute mais n’entend point

Football – sénégal: Aliou Cissé écoute mais n’entend point

TRIBUNE. Au regard de la piètre prestation des Lions face à Madagascar, les Sénégalais ont eu le sentiment de déjà vu. La rencontre entre le Sénégal et Madagascar qui s’est soldée par deux buts partout rappelle un certain Sénégal-Japon que l’on regrette encore et encore. Chez Aliou Cissé,les mauvaises habitudes ont la vie dure. A l’heure où l’on doit voir l’équipe passer un cap, on revit les mêmes bêtises, comme en atteste ce deuxième but malgache qui ressemble à celui pris face à l’Afrique du Sud (lors du match perdu et rejoué, lors des éliminatoires de la coupe du Monde 2018). Tout part d’une faute, l’arbitre ne siffle pas et les joueurs perdent leur concentration, la défense devient une passoire fluide pour les « Baréas ». Ou encore ce gardien Alfred Gomis qui fait une bourde d’appréciation, rappelant un certain…Khadim Ndiaye encore contre… le Japon. Ce dimanche, le Madagascar n’a pas été excellent, c’est le Sénégal qui a été mauvais dans ses dispositions, jouant un bloc très bas et attentiste là où il devait aller à l’assaut de l’adversaire. Les Lions ont laissé les malgaches avancer, prendre confiance et installer leur jeu sans jamais frémir. Même lorsqu’ils encaissent le premier but ou encore le deuxième. Le pays hôte aurait pu obtenir plus avec un peu plus d’audace face à une équipe sénégalaise sans rigueur et complètement à la rue au niveau du milieu. Même en marquant sur « un deuxième ballon » son premier but, le Sénégal n’a pas compris qu’il pêchait dans son jeu à ce niveau là. Et les erreurs de positionnement se multiplient comme lors qu’à plusieurs reprises on retrouve Moussa Konaté obligé d’aller sur les flancs pour chercher lui-même le ballon, alors qu’il doit être le finisseur des actions sensées venir des deux « flèches » excentrées Ismaïla Sarr et Diao Baldé. Ce dernier a été toutefois l’une des rares satisfactions sénégalaises de cette rencontre. Il aurait pu être auteur d’un doublé s’il n’avait pas été très solidaire avec Sadio Mané. L’attaquant des Reds est franchement une star utile partout ailleurs dans le monde sauf pour l’équipe du Sénégal. Ce qui amène à remettre sur la table cette « Sadio-dépendance » qui ne fait que desservir le Sénégal. La « Sadio-dépendance » n’apportera rien. Il faut s’y résoudre. Aliou Cissé devrait prendre exemple sur Klopp et faire vivre à Sadio Mané l’expérience du banc le temps de quelques matchs avec comme luxe des piges. Il doperait la responsabilisation de son équipe. Mais comme on le sait, Aliou Cissé s’entête et reste calfeutré dans une suffisance coutumière, avec « ses » certitudes, lesquelles sonnent creux dans les oreilles de tout le monde sauf dans celles de ses thuriféraires qui refusent de voir la réalité en face et rêvent de miracle. L’équipe a depuis un moment des lacunes au milieu. Avec la complicité du staff et de la fédération, l’équipe du Sénégal s’est dégarnie de joueurs de valeur au milieu sans explications plausibles. On regrette les absences de Pape Alioune Ndiaye, Henri Saivet, Papa Kouly Diop, Momo Diamé. Idrissa Gana Guèye (même s’il était là) et Cheikhou Kouayaté sont en baisse de régime depuis quelques temps. Il faut se l’avouer. Et Cheikh Ndoye doit rester un remplaçant de luxe et confiné à un certain rôle bien défini. On connaît ses qualités et ses limites. Lorsque l’opinion réclame – à juste titre parce que connaisseur – certains éléments et qu’Aliou Cissé s’y résout, c’est pour ensuite les laisser moisir sur le banc et leur offrir que de petites piges de 5 minutes, comme en attestent les cas les exemples les plus récents : Mbaye Diagne, Amath Ndiaye Diedhiou… On revit les scenarii des éliminatoires et du mondial durant lesquels certains joueurs comme Papa Kouly Diop, Diao Baldé ou encore Famara Diedhiou ont été frustrés de cirer le banc de la sélection nationale alors que leur talent pouvait leur donner droit à plus de considération. Mbaye Diagne est plus performant que Konaté en club et pourrait être meilleur en sélection. Mais cela, on pourrait ne jamais le savoir si Aliou Cissé s’obstiner à nous imposer son « chouchou » de toujours, qui marque un but tous les six matchs. Avec ce style de jeu et un milieu bricolé, il sera difficile de mettre en valeur des avant-centres. Aussi talentueux qu’ils puissent être. Autres vérités dans la tanière, l’épineuse question de leadership. Et ne parlez pas de Sadio Mané. Un leader, c’est avant tout celui qui sort son équipe de situation. Cette question de leadership se fait sentir sur toutes les balles arrêtées. Il n’y a pas de tireur désigné. A chaque faute, trois à quatre joueurs se disputent le ballon et au finish il y’a un ou deux qui en ressortent frustrés aux yeux de tous, sans que le staff ne bronche. Le pis c’est que toutes les balles arrêtées sont dilapidées parce que les spécialistes du genre ne sont pas sélectionnées pour des raisons floues et subjectives. Le seul tireur valable (Salif Sané) est confiné à une mission défensive assez prenante. L’autre vérité concerne le duo axial « Koulibaly – Sané ». Il y a certes de la qualité, mais il faut reconnaître que la paire « Koulibaly-Kara » reste meilleure. « Koulibaly – Sané » doit être sur solution B pas celle de base. Il faut alors se résoudre à œuvrer pour récupérer Kara Mbodj et utiliser Salif Sané un peu plus en avant. Libéré de la tache défensive Salif Sané peut apporter une peu plus de densité offensive et même exécuter les balles arrêtées. Son utilisation actuelle est un gâchis. Il faut voir combien de buts le Sénégal prend depuis qu’on les aligne ensemble (2 contre la Croatie, 1 face à la Pologne, 2 contre Japon, 1 contre la Colombie et 2 aujourd’hui face au Madagascar). Le duo « Koulibaly-Kara » en prenait moins. A ceux qui demande si Aliou Cissé à un style. Je leur réponds oui. Aliou Cissé a un style, celui de prendre