CICR – Moyen-Orient : appel urgent à la désescalade et à la protection des civils

CICR – Moyen-Orient : appel urgent à la désescalade et à la protection des civils

Les attaques qui se multiplient dans diverses parties du Moyen-Orient aggravent les souffrances des civils et font craindre une extension du conflit à toute la région, ce qui entraînerait des conséquences humanitaires dévastatrices. Dans ce contexte, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) lance un appel urgent à la désescalade et à la protection des vies civiles. La vague d’attaques meurtrières qui ont frappé ces dernières semaines Israël et les territoires occupés, le sud du Liban et le Yémen, combinées aux hostilités qui continuent de briser d’innombrables vies à Gaza, font de nouvelles victimes civiles presque chaque jour. Ces événements dramatiques doivent nous inciter à agir pour faire de la protection des civils une priorité dans les conflits armés. « Nous sommes vivement préoccupés par la menace croissante d’un conflit généralisé dans toute la région, et nous demandons instamment à l’ensemble des parties ainsi qu’à la communauté internationale de s’employer de toute urgence à désamorcer les tensions », déclare Éloi Fillion, directeur régional par intérim du CICR pour le Proche et le Moyen-Orient. « Le droit international humanitaire accorde des protections importantes à la population civile, et toutes les parties doivent respecter les obligations que leur impose cette branche du droit. Le CICR exhorte tous les acteurs concernés à prendre des mesures concrètes pour limiter l’impact des hostilités sur les civils. Nous appelons par ailleurs la communauté internationale à faire tout ce qui est en son pouvoir pour éviter que ces cycles de violence alarmants ne dégénèrent en conflit régional de grande ampleur. »

​​​Mali : Amnesty International appelle à la protection des civils

Réagissant à l’attaque perpétrée contre les passagers du bateau « Tombouctou » dans la région de Tombouctou au Mali le 7 septembre dernier ayant fait 64 morts selon les autorités, Samira Daoud, Directrice régionale d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, déclare : “Amnesty International condamne l’attaque illégale menée par le Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans (GSIM) contre le bateau « Tombouctou » assurant la desserte entre Gao et Koulikoro, ayant causé la mort d’au moins 49 passagers civils et de 15 soldats, selon les autorités maliennes. En vertu du droit international humanitaire, les parties à un conflit doivent toujours faire la distinction entre les combattants et les civils. Amnesty International exhorte le GSIM et toutes les parties au conflit malien à stopper les attaques dirigées à l’encontre de civils ainsi que les attaques indiscriminées ou disproportionnées, s’agissant de l’impact sur les populations civiles.” Pour rappel, le 7 septembre, le Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans (GSIM) a revendiqué l’attaque contre le bateau « Tombouctou » de la COMANAV (Compagnie malienne de navigation) alors qu’il naviguait sur le fleuve Niger, entre Zarghoy (région de Tombouctou) et Abakoira (région de Gao). Depuis la mi-août, la ville de Tombouctou est soumise à un siège par le GSIM qui entrave l’accès à la ville par la route des personnes et des biens.