Société: la jeunesse congolaise propose des pistes de solutions au président de la République

A la fin de leurs travaux, le 04 mars à Kintélé, les participants à la session inaugurale du conseil consultatif de la jeunesse ont remis les conclusions de leurs travaux au président de la République. La cérémonie de clôture de cette session s’est déroulée en présence du président Denis Sassou-N’Guesso. Près de trois cents jeunes venus de tous les départements du Congo ont pris part à la session inaugurale. Ils ont, au cours de leurs travaux, fait l’état des lieux de la situation des jeunes dans divers domaines et réfléchi aux réponses concrètes à apporter à la volonté « clairement affichée » par le président de la République pour sortir la jeunesse des méandres du désespoir. Les conclusions auxquelles ont abouti les réflexions des jeunes n’ont pas été publiées. Leur primeur étant réservée au chef de l’Etat congolais, Denis Sassou-N’Guesso qui les a reçues pendant la cérémonie des mains de Prince Michrist Kaba Mboko, secrétaire exécutif de cette institution. Dans son mot de circonstance, le secrétaire exécutif du conseil consultatif de la jeunesse a saisi l’opportunité pour émettre quelques doléances au chef de l’Etat. Ainsi, pour Michrist Kaba Mboko, en cette année 2024, décrétée année de la jeunesse, le palais des congrès devrait être rebaptisé « palais de de la jeunesse et de la culture », alors que des jeunes devraient être aussi nommés dans différents Conseils d’administration… « Il nous a fait l’honneur de mettre la jeunesse au cœur de toutes les priorités gouvernementales », a-t-il clamé, louant ainsi la volonté du président de la République d’avoir toujours une attention particulière sur la question des jeunes. Il a souhaité voir se matérialiser, sans attendre, les conclusions des états généraux de l’éducation nationale, dès l’année scolaire prochaine. Le secrétaire exécutif du CCJ a aussi fait observer que « l’école d’aujourd’hui ne peut plus ressembler à celle d’hier si elle veut être l’animatrice des jeunes acteurs d’aujourd’hui ». Aussi, a-t-il souhaiter « la transformation radicale du système éducatif national dans les formations qualifiantes et professionnelles reste l’un des plus grands défis que la jeunesse congolaise attend ». Pour lui, « un consensus se dégage sur l’inefficacité relative des systèmes éducatifs et de formation ». « … au-delà des centres de réinsertion sociale, il est temps de mettre un programme des écoles de la deuxième chance dans tous les départements de notre pays », a encore souhaité le secrétaire exécutif du Conseil consultatif de la jeunesse qui a, par ailleurs, demandé à la jeunesse de prendre ses responsabilités. Le ministre en charge de la Jeunesse, Hugues Ngouélondélé a, pour sa part, relevé que la moisson de cette session inaugurale conséquente, au regard des maux qui minent la jeunesse congolaise. Il sera remis à chaque participant, un guide pratique de la jeunesse, a-t-il annoncé, avant de clore la session. Wilfrid Lawilla D.