Pourquoi le Président Macky Sall devra être reconduit sans souci.

Pourquoi le Président Macky Sall devra être reconduit sans souci.

TRIBUNE. A la fin des années 90, les Sénégalais se sont rendus compte de la situation peu reluisante du Sénégal et de l’impérieuse nécessité d’observer une alternance qui sonnait enfin le glas d’un parti-Etat (Parti socialiste, 39 ans au pouvoir) qui n’aura finalement été là que pour lui-même, plus que pour le peuple. De peur que la première alternance – malgré son immense vent d’espoir – ne se transforme en monarchie (passage du pouvoir de père en fils chez les Wade, Parti Démocratique Sénégalais), le peuple a pris ses responsabilités pour élire l’homme de rupture, le Président Macky Sall. Une deuxième alternance acquise au forceps par un Sénégal conscient. Par chance, c’est le choix plus judicieux depuis l’indépendance du pays au regard du volume et du gigantisme des projets structurants réalisés en seulement …sept ans. A la fin de ce septennat, le Sénégal est à la croisée des chemins. Reste maintenant à se poser la question de savoir si les Sénégalais veulent rester dans le dynamique d’émergence enclenchée au regard de l’excellent bilan du Président Macky Sall ou s’ils veulent prendre le risque de rétro-pédaler et replonger le pays dans une nouvelle incertitude. Choisir de rester dans la dynamique d’émergence ou prendre de nouveaux risques. Dans le renouveau, il y a toujours un risque. Depuis des décennies, les Sénégalais ont reproché aux différents dirigeants de manquer de vision. Pour une fois que Dieu dote le pays d’un visionnaire-bâtisseur en la personne du Président Macky Sall, pourquoi alors s’aventurer à ne pas lui accorder un second mandat et le laisser poursuivre son œuvre saluée jusqu’au-delà des frontières nationales. Il est connu et logique qu’on ne change pas une équipe qui gagne ou un joueur perforant. La réélection du Président Macky Sall doit être spontanée au regard de son bilan élogieux et palpable au moindre recoin du pays. Le pays a beaucoup progressé à plusieurs niveaux, malgré les dires d’une opposition qui parlotte que pour s’opposer. Le Sénégal est une économique dynamique et constante A tous les niveaux le Sénégal a progressé. Tous les clignotants sont au vert. Si le Sénégal passe des élections paisibles, il sera sans conteste dans le top 5 des pays les plus attractifs très prochainement. Sur le plan économique, et malgré une hausse plus importante des importations (16,6% en 2017 contre 6,7% en 2016) que celle des exportations (7,5% en 2017, après 4,1% en 2016), la croissance du PIB réel s’est améliorée de 0,7 point par rapport à 2016 en s’établissant à 7,1% en 2017 et à 7,2% à fin 2018. Le taux d’endettement du Sénégal s’établit actuellement à 47,7% du PIB, et reste largement en dessous de la norme communautaire de l’UEMOA fixée à 70%. Ce qui est encore plus remarquable, c’est la constance des performances depuis 2014. Avec l’exportation du pétrole, le Sénégal ira vers un taux de croissance à deux chiffres. Avec un deuxième mandat et un peu plus d’effort, le Sénégal pourra prétendre – toutes proportions gardées – à une croissance réelle à deux chiffres, ou en tout cas être dans les mêmes dynamiques économiques les pays africains les plus performants. Les efforts structurels et infrastructurels avec notamment le Plan Sénégal Emergence permettent déjà d’améliorer l’indice de compétitivité. Sur le plan agricole, les progrès du Sénégal sont exceptionnels et perceptibles. Le développement de l’agriculture est au cœur du Plan Sénégal Emergent (PSE) à travers le volet Programme de Relance et d’Accélération de la Cadence de l’Agriculture au Sénégal (PRACAS). En avril 2018, le Chef de l’Etat avait procédé à la distribution de 1000 unités d’équipes agricoles d’une valeur de 32 milliards de Francs CFA. Ce matériel composé de tracteurs, de moissonneuses-batteuses, d’engins de génie civil, de motopompes, etc. est acquis dans le cadre de la coopération entre le Sénégal et l’Inde pour l’atteinte de l’autosuffisance en riz. La vision du Président Macky Sall est de passer d’une agriculture de rente et vivrière à une agriculture industrialisée en augmentant les surfaces cultivables, les périmètres irrigués, les modes opérationnels, et en réglant les problématiques d’eau, matérielles et logistiques. Le PRACAS prône une autosuffisance en riz par la riziculture irriguée et pluviale, la production arachidière dans le cadre d’une approche chaîne de valeur et le développement du maraîchage et de l’horticulture, un segment dédié principalement à l’export. Ainsi, en passant de 527 000 tonnes d’arachides en 2011 à 1400 000 tonnes en 2017, la production a été multipliée par 2,65 en 6 ans. Le Président Macky Sall a également mis sur pied un Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar), pour faire passer la quantité de riz produite dans cette région nord de 455.000 tonnes actuellement à 875.000 tonnes en 2020. Le Sénégal est aujourd’hui à 455 mille tonnes de riz qui sont produites au niveau de l’ensemble de la vallée du Sénégal. Et d’ici 2020, si les mesures ou bien les stratégies sont mises en œuvre, cela permettra d’atteindre 875 mille tonnes de riz. Une kyrielle de mesures d’accompagnement et incitatives pour soutenir la production et la transformation est de mise. A commencer par le partenariat noué avec la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (CNCAS) pour accompagner la politique agricole, par une ligne de crédit de 10 milliards de francs CFA autour de cette institution destinés aux financements des producteurs. Sur ce registre d’autres points à souligner comme l’écosystème développé autour de la vallée, avec des unités de transformation ayant une capacité de transformation est de 339 tonnes/h. Si l’ensemble de ces unités fonctionnait pendant toute l’année, c’est près d’un million de tonnes qui pourrait être transformé. Entre 2014 et 2018, il y a plus de 24 unités de transformations qui se sont déjà installées. Toujours dans le registre agricole, le Sénégal a produit pas moins de 400 000 tonnes d’oignons en 2017, contre 190 000 tonnes en 2011, soit une hausse de 110% en 6 ans. Baisse des prix des denrées de première nécessité, des loyers et la revalorisation des salaires. Avec le Président Macky Sall, les Sénégalais ressentent les progrès jusque