Me Alice Nkom : Personne ne peut empêcher Issa Tchiroma d’accomplir la mission que le peuple camerounais lui a confiée

Me Alice Nkom : Personne ne peut empêcher Issa Tchiroma d’accomplir la mission que le peuple camerounais lui a confiée

Issa Tchiroma Bakary a gagné la présidentielle du 12 octobre 2025, selon la porte-parole de l’opposant camerounais, Maître Alice Nkom. «Il a gagné les élections par le peuple. Donc je le reconnais forcément comme quelqu’un de légitimement président de la République », a-t-elle déclaré dans un entretien accordé à la Deutsche Welle (DW). Ainsi, personne ne peut empêcher Issa Tchiroma Bakary « d’exécuter la mission que le peuple camerounais lui a fait l’honneur de lui confier », a affirmé l’avocate. « Monsieur Issa Tchiroma, c’est quelqu’un d’une extrême humilité, pratiquant, très religieux. Ce n’est pas quelqu’un qui va se gonfler la tête à dire je suis président ou à frauder pour dire je suis président. C’est un homme d’honneur, d’une dignité exemplaire », selon Me Alice Nkom. C’est dire qu’« il ne peut se dire président que parce que justement, le peuple l’a désigné comme tel », a-t-elle poursuivi ajoutant : « Et parce que le peuple l’a désigné comme tel, il prend cela extrêmement au sérieux et personne ne peut l’empêcher d’exécuter la mission que le peuple camerounais lui a fait l’honneur de lui confier ». Sur ses marges de manœuvre en tant que porte-parole de l’opposant camerounais et sa légitimité, Maître Alice Nkom répond : « Lorsque vous avez le peuple avec vous, vous avez forcément la légitimité ». En conséquence, « peu importe ce que le voleur en a fait, il restera le voleur. Vous garderez toujours la légitimité parce que le peuple sera toujours avec vous » Adrien Thyg.

Cameroun : Paul Biya prête serment pour un nouveau mandat présidentiel

Cameroun : Paul Biya prête serment pour un nouveau mandat présidentiel

Le président camerounais Paul Biya, réélu au terme de la présidentielle le 12 octobre, a prêté serment jeudi à l’Assemblée nationale du pays, à Yaoundé, capitale camerounaise, en présence des membres du Parlement, du Conseil constitutionnel et de la Cour suprême. Dans son discours de prestation, Paul Biya a appelé à l’union sacrée pour « jeter les bases d’un avenir encore plus prometteur de notre cher et beau pays ». Le chef de l’Etat a promis de ne ménager aucun effort pour être digne de la confiance placée en lui. Il s’est engagé à accorder au cours de son septennat une attention particulière aux jeunes et aux femmes, annonçant notamment la relance des concours administratifs, ainsi qu’un programme spécial de création d’emplois pour les jeunes avec l’appui des institutions bancaires locales. M. Biya a condamné les violences postélectorales et les actes de désobéissance civile qui ont entraîné des pertes en vies humaines et des destructions de biens, promettant que des mesures efficaces seront prises pour rétablir l’ordre. « L’ordre régnera », a-t-il affirmé. Avec cette allocution, Paul Biya, 92 ans, entre en fonction et entame son 8e mandat à la tête du Cameroun.  Xinhua

ET SI LES DEUX “CC” TOMBAIENT…

ET SI LES DEUX “CC” TOMBAIENT…

PARLONS-EN. J’ai eu tort de prendre pour fait isolé, la révolution populaire qui a fait fuir le président de Madagascar. En réalité elle s’inscrivait dans une chaîne de secousses politiques semblables à véritable tremblement de terre en Afrique noire. Si les régimes gerontocratiques du Cameroun et de Côte-d’Ivoire arrivaient à s’effondrer ( ce qui devient une forte probabilité), l’onde de choc pourra s’étendre au Congo Brazzaville, balayant du coup les derniers bastions de la domination française en Afrique. Mais il ne s’agit pas que de la France. Il importe de lire le profil des forces obscures derrière ces raz-de-marée politiques et celui du nouveau parrain politique qui a pris poste à Antananarivo. Je crois comprendre que ce qui se passe présentement dans ces pays africains dépasse la simple sphère de révolutions populaires de la rue. Il se déroule en réalité une guerre plus larvée entre l’OTAN d’une part et la Russie et la Chine de l’autre. Chaque fois que tombe un régime africain, c’est tout un système international séculaire qui tombe pour être remplacé par un autre. Un autre épiphénomène de crise à observer concerne la sous-région de Grands Lacs. La rue en Tanzanie est également entrée en ébullition et elle est décidée à chasser la présidente Sania Suluhu accusée de despotisme et d’autoritarisme à outrance. Sa chute accéléra indubitablement le déclin d’un autre vieux dictateur dans l’Ouganda voisin, lui aussi fatigué du poids de ses 81 ans mais qui tient à rempiler pour un septième mandat. Ne soyons plus naïfs comme en 2010 avec le printemps arabe activé par qui l’on sait pour faire tomber les régimes de Tunisie, d’Egypte, de Yémen, de Libye et de Syrie. Le jeu politique était au-delà de nos petites attentes car téléguidé de dehors pour renforcer la domination occidentale dans la zone Nord-africaine et le bassin de la Méditerranée. En Afrique de l’Ouest tout comme en Afrique de l’Est se déroule ce combat de titans par pays africains interposés. Voilà pourquoi il faut déjà que les élites africaines regardent plus loin et s’imposent l’effort de se dessiner déjà le tableau politique en perpective après ces révolutions de rue. Car la chute précipitée et généralisée de ces vieux dictateurs peut être voulue par les ennemis de l’Afrique qui anticipent les événements futurs et cherchent à atténuer l’extension du désamour africain vis-à-vis de l’Europe, en choisissant délibérément de provoquer des fausses rébellions en vue d’imposer “leurs pions” qui perpétueront l’ancien système de domination. C’est avec ce regard critique que j’analyse le rapprochement de Zelensky avec Kinshasa et qui n’est pas à prendre à la légère. Ce laquais des forces otaniennes est utilisé comme canal de passages des armes et munitions à distribuer au Soudan et en RDC pour contrer le plan de Moscou à s’emparer de leurs réserves minières au cœur de l’ Afrique centrale. La récente démarche diplomatique d’Emmanuel Macron pour réunir Kagame et Tshisekedi partage également l’objectif de garder le contrôle sur la zone d’influence de la région interlacustre. Deux approches géostratégiques en scène : d’une part la stratégie de Poutine de vouloir affaiblir ses adversaires non par une attaque frontale contre eux mais plutôt par un siphonage de leurs sources de ravitaillement en minerais stratégiques. Et à ce propos, aucun pays africain n’est à l’abri. Et celle de l’OTAN d’être consciente d’avoir perdu la guerre d’Ukraine et qui précède les événements pour ne pas perdre l’Afrique. Le rapprochement Kiev-Kinshasa doublé de la coopération bilatérale dans le domaine militaire en devient ici un modèle illustratif. Par Germain Nzinga

Cameroun/Le passé et l’avenir. Deux jeunes qui auraient pu partager le même destin… mais non

Cameroun/Le passé et l’avenir. Deux jeunes qui auraient pu partager le même destin… mais non

TRIBUNE. Cabral Libii incarne désormais le passé politique : l’espoir perdu, le rêve enterré. Il n’aura été qu’un bref épisode du champ des idées au Cameroun. Conciliant, voire hypothétiquement complice d’un régime qui a vidé notre pays de toute sa substance. Où a-t-il buté ? Qu’est-ce qui explique sa dégringolade ? Peut-être la compromission, ce pacte invisible qui l’a rendu indolent, littéralement l’opposé de celui qu’il était avant son entrée en politique. Dans une dictature comme la nôtre, l’opposant se doit d’être frontal, surtout lorsqu’il a le tranchant d’une jeunesse encore pure. Un homme politique qui n’a pas le sens du sacrifice n’est qu’un roublard, un entrepreneur ou un farceur. La politique, c’est d’abord le don de soi, surtout dans une autocratie d’une férocité indescriptible comme celle du Cameroun. Notre cher Cabral a manqué ce sens du sacrifice, englué dans l’égoïsme et l’égocentrisme. Et le peuple camerounais l’a compris. Voilà ce qui explique sa chute : un échec quasi programmé, qui finira par l’effacer complètement, le réduisant au rang d’un has-been. Mais c’est sans doute là la leçon qu’a retenue Hiram Yiodi qui désormais incarne l’avenir. Il a compris que l’Histoire retiendra toujours les hommes qui se sont tenus du côté du peuple. Ceux qui n’ont pas ménagé la dictature, qui l’ont dénoncée à visage découvert, et qui ont appelé le peuple à se verticaliser. Avez-vous remarqué ses prises de parole depuis la présidentielle ? Avez-vous aussi observé l’ascension vertigineuse de sa popularité depuis qu’il a ajusté son propos ? Son capital sympathie s’est envolé, plus seulement pour la beauté de son visage, mais aussi pour la justesse et la fermeté de son discours. Il dénonce, avec une sincérité nouvelle, le régime croulant de Yaoundé. En temps de lutte, ceux qui cachent leurs armes sont des traîtres. En ces jours de libération du Cameroun, tout politicien silencieux est complice de ceux qui veulent entraîner ce pays dans le chaos. Toute neutralité est complicité. En temps de révolution, on choisit son camp : celui de la justice et de l’équité. Pas entre les deux. Par Teddy Patou Journaliste et animateur radio

Le jeunisme : l’obsession compulsive des futurs vieux candidats à la présidentielle camerounaise

Le jeunisme : l’obsession compulsive des futurs vieux candidats à la présidentielle camerounaise

PARLONS-EN. J’ai écourté une conversation avec un ami de longue date qui tentait de me convaincre de rejoindre la « vague orange » de Cabral Libii. En 30 minutes de discussion téléphonique, son principal argument était la jeunesse de son candidat. Puisqu’il serait de ma génération, je devrais le soutenir. Chaque fois que j’essayais de l’amener à parler du programme ou du projet de société, il revenait sur la quarantaine de notre brillant Cabral. Alors, je lui ai posé cette question : moi, Teddy Patou, ton frère, qui ai quelques années de moins que Cabral, si j’avais la maîtrise du français de Sami El Jaï, si j’avais son élégance à l’oral, cela suffirait-il pour que tu me confies le destin du Cameroun ? Il m’a répondu non. Quand je lui ai demandé pourquoi, il m’a dit que la présidence n’est pas un jeu ni un spectacle comique. Je lui ai répondu qu’il venait de donner lui-même la réponse à sa propre argumentation. La jeunesse est un atout : elle apporte le tranchant, la fougue, la vivacité. Mais elle ne peut en aucun cas tenir lieu de programme politique, encore moins être un critère objectif pour faire de quelqu’un un présidentiable. Rappelons aussi que la jeunesse n’est qu’une phase de la vie que le temps fini par avaler : le vieux d’aujourd’hui a été le jeune d’hier, et le jeune d’aujourd’hui sera le vieux de demain. De même, l’éloquence n’est pas un programme politique. Beaucoup parlent bien, mais parlent creux. On peut agencer les mots pour la consonance(c’est l’une des beautés de la langue française), mais le plus important reste le fond, la consistance. Mon propos ne doit pas être interprété comme une hostilité ou une détestation : il s’agit d’une exigence d’objectivité que nous impose le contexte camerounais. L’analyse de la situation de notre pays doit se faire avec froideur et lucidité. Parce que, effectivement, diriger un pays n’est ni un jeu ni un laboratoire pour apprentis comédiens. Le Cameroun, qui amorce un virage historique, a besoin à sa tête d’un homme d’expérience : un vieux briscard, fédérateur et pragmatique. Un futuriste avisé, proactif, capable d’anticiper et d’agir pour le bien de la nation. Cet homme existe-t-il au Cameroun ? Oui! C’est qui? Je vous laisse me le dire. Par Teddy Patou Journaliste et animateur radio.

Revue de presse (Cameroun)

Revue de presse (Cameroun)

Cameroun : faux observateurs électoraux et vraie polémique C’est une nouvelle polémique post-électorale au Cameroun. Après la victoire revendiquée de Maurice Kamto, voici l’affaire des faux observateurs internationaux. Ces personnes ont suivi le scrutin présidentiel, elles se sont même exprimées dans les medias, soi-disant au nom de l’ONG Transparency International. En fait, il n’en est rien… TV5 Monde Cameroun : surenchères et incertitudes dans l’attente des résultats Alors que le Cameroun vit l’interminable attente des résultats du scrutin présidentiel du 7 octobre dernier, la tension ne cesse de s’amplifier sur le climat politique. Les déclarations des principaux candidats, notamment ceux de l’opposition, aux manœuvres des partisans du pouvoir, tous les coups sont permis. La surenchère a de quoi inquiéter au-delà du pays, et plusieurs organisations appellent à la retenue afin de préserver le pays d’une éventuelle crise post-électorale… La Tribune Afrique Cameroun/Présidentielle2018: Le département d’Etat américain appelle à publier les résultats bureau de vote après bureau de vote Alors que le Cameroun reste assez incertain quant au nom du nouveau président, les Etats Unis viennent d’entrer dans la danse de cette bataille post électorale qui oppose une certaine classe d’opposants et le parti au pouvoir, notamment Paul Biya en poste depuis 36 ans… Le Bled Parle Cameroun – Présidentielle: l’UA réagit aux déclarations de Maurice Kamto Au lendemain du vote pour la présidentielle au Cameroun, un des principaux candidats s’est déclaré vainqueur, suscitant de vives réactions dans le rang des politiques. Moussa faki, le président de la Commission de l’Union africaine a donc appelé les acteurs politiques camerounais à la « plus grande retenue »… Bénin Web Tv Report d’audience pour Ayuk Tabe et ses compagnons sécessionnistes au Cameroun Ayuk Tabe et ses compagnons leaders sécessionnistes devaient comparaître au Cameroun, mais l’affaire a été renvoyée au 1er novembre du fait de l’absence des « prévenus » au tribunal. Les 10 leaders sécessionnistes interpellés et extradés du Nigeria, devaient se présenter jeudi devant la justice à Yaoundé… VOA Afrique Le Cameroun et les bailleurs de fonds ont commencé les discussions pour le financement des travaux de la Ring-Road Le projet de la « Ring Road » (358 Km), sorte de boucle routière qui va relier les principales villes de la région du Nord-Ouest du Cameroun, pourrait bientôt bénéficier d’investissements des bailleurs de fonds… Investir au Cameroun Réalisé par Adrien Thyg