Congo/Présidentielle 2026 : L’IPPRC mise sur la « Conviction » et appelle Denis Sassou N’Guesso à se porter candidat

A l’approche de l’échéance électorale de 2026 au Congo, l’Initiative Populaire pour le Renouveau Citoyen (IPPRC) publie son livret manifeste de 20 pages intitulé « Notre conviction mars 2026 : Denis Sassou N’Guesso notre candidat », un plaidoyer en faveur de la continuité et de la stabilité. Pourquoi l’IPPRC choisit-elle la continuité pour 2026 ? À travers son nouveau « Livre Marron », l’association détaille les réalisations qui font notre fierté : hôpitaux, universités, routes et surtout… la Paix.Entre bilan concret et vision d’avenir, l’organisation réaffirme son soutien indéfectible au Président Denis Sassou N’Guesso et appelle à une mobilisation nationale pour la stabilité et la poursuite des grands chantiers. Un nouveau symbole : Le « Livre Marron » L’heure n’est plus aux simples slogans. Pour marquer sa métamorphose, l’IPPRC délaisse les gadgets habituels pour un support plus solennel : une brochure de 20 pages à la couverture marronne.Identifiable par le logo de l’association (une poignée de mains) et le drapeau national, ce livret arbore en couverture le portrait du chef de l’État. Plus qu’un simple support de communication, ce document définit les missions de l’IPPRC : • Promotion de la bonne gouvernance via des colloques et séminaires.• Formation des cadres à une éthique républicaine.• Sensibilisation environnementale. Le bilan comme socle de conviction Pour justifier son soutien, l’IPPRC s’appuie sur des réalisations concrètes, illustrées par une vingtaine de photographies. Malgré une conjoncture économique mondiale difficile, l’association, à travers son nouveau « Livre Marron », détaille les réalisations qui font notre fierté : hôpitaux, universités, routes et surtout… la Paix. L’IPPRC met en avant les chantiers achevés ou en cours sous l’impulsion de Denis Sassou N’Guesso : • Éducation & Santé : Le complexe scolaire de la Liberté, l’université de Loango, l’école Simon Pierre Kikhounga Ngot de Louvakou, dans le Niari et les hôpitaux généraux de Sibiti et Ouesso.• Infrastructures : La route Pointe-Noire–Brazzaville et le complexe hôtelier Kempinski.• Énergie : Le raccordement d’Ewo au réseau électrique national. La Paix et la Stabilité : Des arguments « non négociables » Le livret souligne que le choix de 2026 est avant tout un choix de « vérité et de conscience ». Pour l’IPPRC, Denis Sassou N’Guesso est le garant de trois piliers fondamentaux qui ont permis au Congo d’éviter les crises traversées par d’autres nations : – La Paix : Préservée malgré des épreuves majeures. – La Sécurité : Maintenue par des réponses étatiques efficaces. – La Stabilité : Un rempart contre les violences politiques. « Voici l’heure venue du choix, de vérité, de décision personnelle de chacune et chacun d’entre nous… pour poursuivre ardemment notre marche commune. » — Extrait du livret de l’IPPRC. Wilfrid Lawilla D.
La présidentielle 2026 au Congo : l’égoïsme des élites amplifie la crise des liquidités et autres (lecture en 3 minutes)

PARLONS-EN. Malgré la fin du quinquennat et les turbulences qui secouent le Congo, les gouvernants et leur entourage refusent de calmer le jeu. Loin de se pencher sur la crise multidimensionnelle dont celle du Pool ou sur l’élection présidentielle sans enjeux prévue en mars 2026, les communiquants du pouvoir se vantent sur les canaux officiels des projets ostentatoire. Des gestes que même Denis Sassou Nguesso et sa directrice de communication, Claudia Sassou n’auraient pas osé, alors que le pays frôle la rupture. La campagne électorale ajoute un stress inédit, non seulement politique – avec une obstination aveugle face aux obstacles –, mais surtout logistique et financier. Les dépenses électorales, peu bancarisées, font exploser la demande de liquidités au pire moment : la BEAC resserre l’accès au cash bancaire, le Trésor mise tout sur des adjudications OTA/BTA gérées par Ngondo et ses équipes dans un jeu risqué, et les banques préservent jalousement leurs ratios de trésorerie. L’effet est exponentiel : une ruée sur l’argent liquide désorganise le marché monétaire, renchérit le refinancement de l’État et paralyse la chaîne des paiements publics. Un scénario de « stress aigu » quasi inévitable au premier trimestre 2026 Comme nous l’anticipions dans notre précédent papier, le Congo s’engage dans un scénario hautement probable de tension extrême. Ses marqueurs ? Des taux exorbitants et une sous-couverture sur les adjudications de dette intérieure, l’accumulation d’arriérés, une compression brutale des dépenses publiques, et des arbitrages impossibles entre service de la dette extérieure et paix sociale. Sans intervention rapide, la crise de trésorerie et de crédibilité actuelle basculera en crise de solvabilité, avec un risque de dérapage rapide faute de coordination. L’enjeu du début 2026 n’est ni le solde budgétaire annuel ni le stock de dette, mais la capacité de l’État à honorer ses engagements vitaux. Sans plan de trésorerie d’urgence, un reprofilage crédible de la dette intérieure et une action régionale via la CEMAC et la BEAC, l’enchaînement sera fatal : crise de liquidités, explosion sociale, contagion bancaire, puis risque monétaire régional aboutissant à une dévaluation du franc CFA. Dette intérieure : la bombe systémique sous les élections Le gouvernement navigue en zone de fragilité maximale, entre chocs externes, contraintes monétaires régionales, dette intérieure mal gérée, crise sociale persistante et pression électorale. Les OTA/BTA représentent un péril systémique : leur tension accélérée étouffe le crédit au privé, assèche les liquidités bancaires et menace la stabilité macroéconomique. Encourager une escalade au Pool, tolérer des dépenses de prestige ou exhiber des biens – acquis pendant le mandat 2021-2026 – n’a aucun sens. C’est narguer un peuple épuisé. Claudia Sassou, communicatrice en chef qui a levé le pied sur le Congo le temps qu’elle est restée au chevet de sa fille, conviendrait avec nous que la République vau- l’eau. Le silence de N’Silou, Mvouba, Moughani, Collinet et Cie est blâmable et synonyme de complicité à la déchéance du pays, aux massacres commises dans le Pool et aux sevices que connaissent les populations de ce département au point de s’exiler constamment en RDC. Bref, l’incompétence politique, militaire, morale et technique des élites condamne le pays à l’échec dans une crise qui réclame des techniciens aguerris. À défaut, le Congo risque de devenir le détonateur d’une déstabilisation macro-financière en zone CEMAC en 2026. Dommage, que les techniciens patriotes soient aux carreaux et, la prêtresse Lydia Mikolo qui a fait le tour des départements du Pool et de la bouenza en décembre 2025 avec des mini projets de développement, n’y repartes plus alors qu’elle est réclamé dans ses contrées et… Ghys Fortuné BEMBA DOMBE
Gestion du Congo et présidentielle 2026 : de la diplomatie agonisante à l’incertitude entre partir, s’abstenir et coup de force ( lecture en 4 minutes)

PARLONS-EN. À 278 jours de la fin du mandat de M. Sassou, il est du devoir de l’élite de s’interroger sur le fait de l’accompagner dans son élection pipée d’avance ou s’abstenir à défaut de projeter un coup de force pour sortir le Congo de la crise systémique où il se trouve, suivant le récent exemple du Gabon et des pays du Sahel. Le Congo n’a jamais eu autant d’argent et d’opportunités qu’en cette décennie pour se hisser au rang de pays émergent, et pourtant, le peuple ploie sous une précarité sans précédent. Les infrastructures, la gouvernance économique et énergétique, leitmotiv d’une nation, les systèmes éducatifs, sanitaires et la diplomatie sont au plus bas niveau. La preuve : l’O.M.S déplace progressivement ses effectifs au Kenya, Zimbabwé, Sénégal et en Afrique du Sud ; les USA viennent de classer le Congo parmi les douze pays dangereux et pour cause : les agents de l’OMS se seraient plaints de l’insécurité grandissante au Congo, du manque d’hôpitaux ayant des plateaux techniques complets où ils peuvent se soigner, des » délestages d’électricité qui leur empêchent de travailler et vivre décemment, des penuries de carburant, des infrastructures routières qui leur empêchent d’arriver facilement au centre ville de Brazzaville. Ils leur faut par exemple 1h30 minutes pour le tronçon de 9 kilomètres ( de la cité OMS à l’école française Saint-Exupéry) parce qu’il y a trop de nids de poules et des bouchons vers le pont du djoué. Pourtant, des études pour le prolongement de la corniche jusqu’au pont du Djoué avec échangeur double voies et pour la construction d’un deuxième pont avaient été réalisées et financées par l’AFD pour désengorger la zone.. Diplomatie en déclin Parlant du Congo qui vient d’être placé dans la liste rouge des USA, plus d’une fois nous avons tiré la sonnette d’alarme et même discuté avec les plus hautes autorités congolaises qui, malheureusement, nous traitent d’extrémiste, de Satan bref de tous les noms d’oiseaux. L’interdiction des visas aux ressortissants congolais confirme que les USA de Donald Trump changent d’approche en fonction de leurs intérêts. Mais cela ne pouvait être différent. La loi n*8-2025 autorisant la ratification de l’accord Congo -Russie sur l’oléoduc Pointe Noire -Loutete-Maloukou -Tréchot non seulement enfonce le Congo dans la guerre des éléphants ( Russie Versus USA+ Europe), mais aussi démontre l’incompétence et le cynisme des gouvernants congolais. Certes, nombreux d’entre eux ont tissé des relations avec des réseaux Camerounais, Nigérians et de Hezbollah, qui sont suivis par la CIA, la DGSE et le Parquet financier français qui croisent les informations pour traquer les délinquants, mais le problème est ailleurs. Ce n’est pas non plus du côté de Christel Denis Sassou puisque son affaire a été réglée par un avocat franco-congolais du barreau de Pointe Noire. La vérité est que Donald Trump et son équipe appliquent la diplomatie à géométrie variable et d’esbroufe. Comme pour le Congo, il banit la Guinée équatoriale et le Tchad qui signent en profondeur avec la Russie. La France laisse faire l’administration Trump surtout qu’elle n’a pas pu arracher la libération des détenus politiques (Okombi et Mokoko a moins que cela soit proclamé la semaine prochaine) auprès de M. Sassou à qui on a presque tout refusé. Les autorités de Brazzaville par ailleurs que nous avons joint nous rassurent mais sans évoqué le principe de la réciprocité diplomatique comme vient de faire le Tchad, » nous sommes en train de négocier pour faire lever la mesure injuste du bien « . Mais si c’est avec des diplomates choisis sur des critères claniques, il ne faut rien s’attendre de ces négociations. Une fois de plus, les dignitaires, pervers narcissiques politiciens qui ont résolu de nous détruire viennent d’être confondus. Prélude de plancher prochainement sur les enjeux de la présidentielle 2026 comme annoncé en titre, il sied de dire qu’il serait une erreur de stigmatiser ou diaboliser tous les étrangers qui sont au Congo. Certes, il y a certains Libanais, Yéménites, Ouest africains et Camerounais qui se comportent mal au Congo et sont dans des circuits bizarre mais il faut reconnaître qu’à côté, on trouve aussi des bons. Sans l’apport de tous, le Congo ne décollera pas . Ghys Fortune BEMBA DOMBE