Economie nationale : Une accélération modérée de la croissance à 5% au premier trimestre 2026 (Maroc)

Selon les estimations du Haut-commissariat au plan (HCP), la croissance économique nationale aurait atteint 5% au premier trimestre 2026, en variation annuelle, au lieu de 4,1% au quatrième trimestre 2025. L’accélération des activités agricoles et la résilience des branches tertiaires, sur fond d’une hausse continue de la demande intérieure, ont contribué à cette évolution, a indiqué l’institution publique dans sa récente note de conjoncture relative à la situation des principaux indicateurs économiques soulignant un premier trimestre marqué par un rééquilibrage du régime de croissance en faveur de l’offre. Dans le détail, « l’activité agricole aurait enregistré une expansion de 14,8%, apportant un gain de 1,5 point à la croissance globale, contre +0,5 point au trimestre précédent », sous l’effet d’une pluviométrie favorable. Selon le HCP, hors agriculture, l’activité aurait crû de 3,8%, au lieu de +4% au quatrième trimestre 2025, alors que les branches secondaires auraient été pénalisées par la poursuite du ralentissement des industries extractives et de la construction. Portée par le rétablissement de l’agroalimentaire et par un redressement de la filière de fabrication du matériel de transport, la croissance de l’industrie manufacturière se serait maintenue. Les services seraient, pour leur part, restés bien orientés, affichant une amélioration de 4,3%. « L’accélération de la croissance économique serait intervenue dans un contexte de légère reprise de la demande extérieure européenne, sur fond de l’intensification des investissements et des effets d’assouplissement maintenu des conditions monétaires », a poursuivi l’institution ajoutant que cette évolution aurait principalement bénéficié aux services et aux biens de consommation. Ce qui a stimulé une augmentation du volume des exportations nationales de biens et services de 7,4%. Parallèlement, les importations auraient prolongé leur mouvement ascendant à un rythme moins prononcé qu’à fin 2025 (+6,9%). De l’avis du HCP, l’activité aurait été, également soutenue, par une demande intérieure en hausse continue, bien qu’à un rythme plus modéré (+4,8% au lieu de +6,2% au dernier trimestre 2025).Quant à l’investissement, il aurait poursuivi sa phase de normalisation, après cinq trimestres de forte progression, alors que la consommation des ménages se serait accrue de 4,6%, portée par l’amélioration des revenus, notamment en milieu rural, et par la poursuite de la détente des prix. A noter qu’au deuxième trimestre 2026, sous l’hypothèse de la stabilisation des prix de l’énergie, l’institution s’attend à ce que le PIB s’établisse à 4,7%, tiré principalement par la diffusion des effets du renforcement de la production agricole sur l’activité et l’emploi. Alain Bouithy
Commerce de gros: Une hausse modérée des ventes attendue au premier trimestre 2026

Les patrons des entreprises opérant dans le secteur du commerce de gros anticipent une hausse modérée des ventes au premier trimestre 2026, selon le Haut-commissariat au plan (HCP). D’après les résultats de l’enquête de conjoncture menée par l’institution publique au titre du premier trimestre 2026, « les anticipations des grossistes, pour le premier trimestre 2026, affichent une hausse du volume global des ventes selon 22% d’entre eux, et une stabilité selon 68% ». Dans sa récente note d’information, l’organisme marocain chargé de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles explique que cette évolution serait principalement attribuable à la hausse prévue des ventes dans le « Commerce de gros de produits alimentaires, de boissons et de tabac», le «Commerce de gros de biens domestiques » et le « Commerce de gros de produits agricoles bruts et d’animaux vivants ». Elle serait également justifiée par la baisse des ventes attendues dans le «Commerce de gros d’équipements de l’information et de la communication» et les «Autres commerces de gros spécialisés» (comprend principalement le commerce de gros de combustibles, de minerais et de métaux…) La note ajoute que les commandes prévues pour le premier trimestre 2026 seraient d’un niveau normal selon 79% des chefs d’entreprise, tandis que l’emploi connaîtrait une augmentation des effectifs selon 21% des grossistes (une stabilité selon 77%). Au quatrième trimestre 2025, les ventes du secteur du Commerce de gros sur le marché local auraient connu une augmentation selon 26% des grossistes, et une stabilité selon 62%, a également indiqué l’institution dans sa note. De l’avis du Haut-commissariat au plan, cette évolution serait due principalement à la hausse des ventes dans le «Commerce de gros d’équipements de l’information et de la communication », le « Commerce de gros d’autres équipements industriels » et les «Autres commerces de gros spécialisés» (comprend principalement le commerce de gros de combustibles, de minerais et de métaux).Cette évolution serait également liée à la baisse des ventes dans le « Commerce de gros de produits alimentaires, de boissons et de tabac», a indiqué le HCP. S’agissant de l’emploi, 86% des chefs d’entreprise pensent qu’il aurait connu une stabilité. Ils sont 88% à soutenir que les stocks de marchandises se seraient situés à un niveau normal.Enfin, 32% des chefs d’entreprise estiment que les prix de vente auraient affiché une baisse et une stabilité selon 66%. Alain Bouithy
Maroc. La croissance économique attendue à 4,2% au premier trimestre 2026

Après une progression modérée au trimestre précédent Après 4% au quatrième trimestre 2025, la croissance économique nationale devrait enregistrer une légère accélération au début de 2026. Elle devrait s’établir à 4,2% au premier trimestre en rythme annuel, selon les prévisions du Haut-commissariat au plan (HCP). Cette progression serait, essentiellement, portée par les activités agricoles et tertiaires dont la contribution à la croissance économique globale devrait s’élever à +2,9 points, a fait savoir l’institution publique dans une synthèse du point de conjoncture du troisième trimestre 2025 et perspectives pour le quatrième trimestre 2025 et le premier trimestre 2026. Le secteur de la construction poursuivrait son évolution au rythme de 3,4%, après la décélération observée à fin 2025, imputable aux interruptions ponctuelles liées aux intempéries de décembre. Plus exposée aux fluctuations de la demande extérieure, l’industrie manufacturière afficherait, à l’inverse, une croissance modérée (+3,1%), reflétant la persistance des pressions sur les marchés d’exportation, souligne le document rendu public récemment. La même source précise que « le scénario de croissance au début de 2026 repose sur un équilibre entre des risques externes plus accentués et des leviers internes de résilience ». D’après l’institution, le ralentissement industriel et le durcissement des contraintes réglementaires européennes pourraient peser plus lourdement sur les exportations et renforcer le déficit commercial, entraînant une croissance moins soutenue que prévu. En contrepartie, le Haut-commissariat soutient que «des facteurs conjoncturels favorables liés à la poursuite d’un régime climatique humide en hiver et le maintien de l’investissement en infrastructures apporteraient des gains plus importants sur la demande intérieure et sur la croissance. S’agissant toujours des perspectives de croissance de ce début d’année, l’organisme s’attend à ce que l’économie nationale évolue dans un environnement marqué par une combinaison de chocs externes et structurels. De l’avis des experts de l’institution, la modération persistante de la demande européenne, accentuée par l’augmentation des droits tarifaires américains et l’intensification de la concurrence chinoise, continuerait de peser sur les exportations nationales. Par ailleurs, « les entreprises exportatrices devraient faire face à un double choc réglementaire sur le marché européen, résultant de la transition vers le régime d’ajustement carbone aux frontières européennes et la mise en œuvre d’une nouvelle législation française limitant le recours à l’offshoring dans les activités de consommation et de prospection », selon le HCP. L’institution s’attend également à la poursuite du ralentissement de la demande extérieure, amorcé au troisième trimestre 2025 et accentué en fin d’année. Ce qui, explique-t-elle, ramènerait l’accroissement du volume des exportations nationales de biens et services à +3,9%, en variation annuelle, au lieu d’une croissance moyenne de +10,4% par trimestre au cours du dernier quinquennat. Enfin, face à ces contraintes, le scénario le plus plausible est celui d’une résilience de la croissance économique nationale reposant, principalement, sur les facteurs internes, « avec une demande intérieure en progression continue, grâce au regain des activités agricoles et à la poursuite des faibles tensions sur les prix ». Alain Bouithy