« Portée par l’Amour », le premier roman autobiographique d’Edvie KoukaNguimbi.

« Portée par l’Amour », le premier roman autobiographique d’Edvie KoukaNguimbi.

Livre émouvant au titre évocateur de 272 pages, preuve d’une museprolixe, divisé en 10 chapitres y compris la conclusion et leprologue, Edvie ou « help-life » nous transporte dans le labyrinthe de savie, une vie semée d’embuche comme l’est d’ailleurs toute vie humaine sur cette terre. Est-ce pour dire qu’elle voulait s’échapper de cettesorte de postulat ? Non à mon avis, mais sa vie connut un tournantdramatique à fleure d’âge, à l’âge où tout enfant cherche à mieuxconnaitre les siens et son environnement pour mieux bâtir sapersonnalité. Cet accident a fait d’elle « une autre enfant aux yeuxde ses camarades » et pour dire avec le père de la poésie congolaiseTchikaya Utam’si : « j’ai grandi à côté de mon enfance » et Edvie l’affirme elle-même à la page 82 en ces termes : « … j’avais dumal à m’intégrer, j’étais très mal dans ma peau. J’étais marginaliséeet mise de côté…. ». En dépit de cela, Edvie a fait preuve de courage et de ténacité afinde s’effrayer un petit chemin pour exister. Exister comme tout êtrehumain malgré des rudes difficultés. A la page 83, elle écrit : « … ilarrivait que certains crachent devant moi… (Je me retrouvais alors là, sans défense au milieu des curieux)…» Oui Edvie est une vie, une viecolorée par une sève humaniste et pleine d’élan, le tout auréolée parune vie chrétienne qui lui a permis de ne pas vivre dans le regard del’autre, mais de vivre sa vie grâce à Dieu, car le regard de l’autreinhibe et tue. Edvie est une étoile, une étoile qui scintille avec les forces desmots, des forces qui lui ont permis de dire le monde en puisant dans ses dernières rétractions subliminales telle une Autriche qui, devant le brouhaha ambiant de la nature, enfonce sa tête dans le sable pouréviter toute influence.Son témoignage poignant, suis generis, qui noircit ces feuilles avecun titre angélique : « Portée parl’Amour », est une sorted’interpellation à toi mon frère ou ma sœur qui ne sait plus apprécier le goûtdu jour, de se requinquer grâce à Dieu afin de retrouver l’assuranced’une vie heureuse et sereine. Car à la page 137, elle écrit : « lavie peut nous sembler injuste, mais il faut garder en tête que lespensées et les voies de Dieu sont plus élevées que les nôtres.. » Edvie Kouka Nguimbi a accordé une interview à notre reporter : Pagesafrik.info : pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ? Bien sûr! Je suis Edvie Kouka Nguimbi, jeune auteure, la vingtaine révolue, ancienne étudiante de l’ESGAE de Brazzaville. En 2008 après ma licence je suis allée au Ghana où j’ai fait une année de langue avant d’aller faire une maitrise au Maroc. De retour au pays j’ai poursuivis par équivalence en master 2 toujours à l’ESGAE où j’ai obtenu mon master en 2012. (…) je me suis envolée pour le Canada où j’ai a obtenu en 2016 le grade de maître en administration publique a l’ENAP Québec (Canada) où je réside actuellement. Pagesafrik.info: votre prénom est Edvie, le son qui en dégage est Aide-vieet vous le traduisez en anglais par Help-life, est-ce une prédestination à mener une vie perturbée ? Bonne question… Je crois en la prédestination positive. Je m’explique : Si le fait de porter un prénom qui interpelle comme le miens « Aide-vie » est synonyme de mener une vie sans issue, je suis la preuve du contraire. Ma croyance de la prédestination me vient de la bible ce qui justifie le fait que je sois contre le hasard. Pour moi, tout à un but, une raison d’être. Le fait d’avoir vécu une vie perturbée est pour moi une grâce car qui peut mieux te parler de la période poste traumatisme entre un bébé et un adulte? L’expérience nous vient du concret. « Aide-vie » pour moi c’est la destinée d’une personne (vie) que Dieu complète par sa puissance et son Esprit afin d’être utile dans la vie des autres. Le sens auquel je peux assimiler ce prénom c’est celui d’être par exemple le sel qui redonne le gout d’avancer malgré les péripéties de la vie, d’entreprendre à nouveau malgré l’échec et l’afflux des critiques négatives, d’être une main qui aide à se relever, àse tenir debout, d’être un exemple de courage, de détermination… Pagesafrik.info : ok d’où vous est venu le courage d’écrire ce livre, vous auriez pu garder silence ? Et pourquoi ce titre évocateur ? A vrai dire, j’ai jamais su que j’étais capable d’ouvrir mon cœur et de parler jusqu’à un bon matin d’Été de 2010. Tout ce que je peux dire c’est que les bienfaits de l’Éternel ne peuvent se garder secret. Il m’avait juste suffit de confesser que je suis une fille bénie et aimée de Dieu pour que revive en moi des souvenirs enfuit pendant plus de vingt ans et que naisse le désir de faire connaitre ce témoignage rendant gloire à Dieu.Vous savez, Dieu fait toujours sa propre publicité en utilisant des faits réels de notre quotidien et c’est ce qu’il a fait avec l’histoire de ma vie. Ce titre évocateur « Portée par l’Amour » associé aux images sur la couverture du livre (mains tenant un œuf, un couple de la basse-couravec des petits et un autre sans petits ainsi que le paysage) définissent selon moi comment Dieu manifeste son amour envers les humains. Pour être ce que je suis aujourd`hui, grâce à Dieu, j’ai été portée par l’amour de mes parents et de ma cognation. Les membres de la famille ont un rôle très important à jouer pour redorer l’image ternie là dehors des enfants fragilisés et frappés d’handicap. Pagesafrik.info: pour nos lecteurs, dites nous ce qui s’était passé réellement, je parle de l’accident et comment s’est passée votre enfance, ensuite comment aviez-vous vécu le regard de l’autre. Entant qu’enfant ce n’est toujours facile pourtant, j’imagine ? Comme vous l’avez mentionné à la deuxième question, j’ai eu une enfance enchevêtrée, assez pénible pour un tout petit enfant car elle était pavée de beaucoup