RD Congo. Joseph Kabila condamné à la peine de mort

L’ancien Président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a été condamné ce mardi 30 septembre à la peine de mort. Le verdict a été par la Haute Cour militaire à Kinshasa, en l’absence du prévenu. L’ancien Chef de l’Etat est également condamné au paiement des dommages et intérêts de 33 milliards USD dont 29 milliards pour la partie civile la République et 2 milliards pour chacune des parties civiles des provinces du Nord-Kivu et Sud-Kivu. La Haute Cour militaire a ordonné l’arrestation immédiate du sénateur à vie; apres l’avoir reconnu coupable de toutes les infractions mises à sa charge notamment la trahison, la participation à un mouvement insurrectionnel, crimes de guerre. Plusieurs heures pour exposer les motifs de cette condamnation du point de vue du droit et des faits. Selon les juges, Joseph Kabila est le chef de ́la coalition AFC/M23. Bien qu’étant président de la République, il a toujours été le chef incontesté de tous les mouvements rebelles du pays, depuis la rébellion de Mutebusi. Il effectue des inspections dans les centres d’instruction de l’AFC/M23, supervise des réunions d’état-major de la rébellion et dirige les hostilités contre la RDC, indique la Haute Cour. Concernant sa nationalité supposée rwandaise d’après les parties civiles, la Cour s’en déclare incompétente. L’arrêt de la Cour statue que celle-ci juge plutôt un Congolais qui a été président de la République. Elle n’autorise pas non plus la mise sous séquestre de ses biens. Elle établit en droit et dans les faits plusieurs infractions contre le condamné dont la participation à l’insurrection en entente avec Corneille Nangaa et le Rwanda pour renverser les institutions de la République par l’élimination physique de son président. Pour la Cour, les faits sont d’une extrême gravité et scandalisent des millions des Congolais dont Kabila a été président pendant 18 ans, violant ainsi le devoir de réserve, de dignité et de loyauté envers l’Etat. Radio Okapi
Pour la CNC, la réquisition de la peine de mort contre Joseph Kabila est un refus du processus de Doha par le pouvoir de l’Union sacrée souillée

La réquisition de la peine de mort contre Joseph Kabila pour le dossier AFC-M23 est un signe du refus du processus de Doha par le pouvoir de l’Union sacrée souillée en RDC Comme nous l’avons souligné dans notre message du 31 juillet 2025, la Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) estime que la réquisition de la peine de mort contre Joseph Kabila, ancien Président de la République Démocratique du Congo (RDC), pour le dossier AFC-M23, est un signe clair du refus de processus de Doha par le pouvoir de l’Union sacrée souillée de Mr Félix Tshilombo Tshisekedi. Le processus de Doha va demeurer dans l’impasse jusqu’à son échec final. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) est pour une justice équitable et non pour la théâtralisation et l’instrumentalisation de la justice. La Coalition pour un Nouveau Congo(CNC) est très attachée à une justice équitable rendue dans des normes acceptables au niveau international. L’ancien Président Joseph Kabila est un justiciable comme tout le monde. Il n’est donc pas au-dessus de la loi. Mais quand des poursuites doivent être menées contre un ancien Président de la République, la justice doit être rendue de manière juste, équitable et exemplaire pour que cela serve de témoignage et de leçon pour l’histoire aux acteurs politiques et au Peuple Congolais. Et cela parce que c’est la première fois qu’un procès est ouvert contre un ancien Chef d’Etat dans notre pays. Dans la forme, ce procès contient beaucoup de lacunes qui peuvent être utilisées par le camp Joseph Kabila pour parler de la théâtralisation et de l’instrumentalisation de la justice dans le dessein d’éliminer politiquement et physiquement un concurrent ou un adversaire politique. Ce procès rapide et instrumentalisé va entamer davantage l’unité et la cohésion nationales dans la recherche de la paix en RDC. Le pouvoir de l’Union sacrée souillée compte sur l’implication des Etats-Unis d’Amérique pour mettre fin au processus encombrant de Doha. Le pouvoir de Kinshasa a-t-il une nouvelle option pour récupérer les territoires occupés par L’AFC-M23 ? N’allons-nous pas tomber dans un piège insensé de balkanisation de fait de notre pays ? Il ne faut rien attendre. Il nous faut une révolution pour sauver notre pays. La CNC va accélérer sa campagne pour une véritable révolution tricolore en République Démocratique du Congo pour le départ maîtrisé du pouvoir de Mr Félix Tshilombo Tshisekedi La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) a déjà décrété une révolution de l’article 64 de la Constitution pour une transition nationale de la justice et de la paix sans Félix Tshilombo Tshisekedi. La CNC ne cesse de soutenir l’engagement personnel du Président Donald TRUMP pour l’avènement de la paix en RDC et dans la région des Grands Lacs. Elle continue d’appuyer toutes les différentes initiatives qui vont dans ce sens, comme le Pacte social de la CENCO et de l’ECC. Il est clair aujourd’hui que seule une révolution du Peuple Congolais permettra d’établir les vraies conditions d’une paix durable et d’une véritable prospérité. Il nous faut une transition sans Mr Félix Tshilombo Tshisekedi pour mettre fin définitivement à la grave crise congolaise. Ce dernier n’a plus rien à proposer au Peuple Congolais, à part la liste impressionnante de corrompus et de voleurs des ressources de l’Etat de son groupe. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) demande à toutes les forces vives congolaises de se mettre debout maintenant avec la CNC pour une révolution tricolore de la justice et de la paix en RDC devant conduire à une transition sans Félix Tshilombo Tshisekedi. Ainsi fait à Kinshasa, le 25 août 2025 Pour la Coalition pour un Nouveau Congo Bonaventure MUTONJI WA MUTONJI Chargé de relations internationales
La CNC soutient le journaliste Freddy MULONGO et condamne l’utilisation de la peine de mort pour museler l’opposition et la presse en RDC

La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) soutient le Journaliste Freddy MULONGO de Réveil FM International et met en garde contre toute tentative d’utiliser la peine de mort pour museler la presse et l’opposition en RDC Avant toute chose, la Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) adresse un message de soutien au Peuple Congolais massacré, pillé, clochardisé et trahi. Que l’année 2025 soit une année de la victoire, de la libération et de la récupération des territoires occupés. La CNC soutient toute la population congolaise déplacée de force et abandonnée à l’Est de notre pays, la République Démocratique du Congo. La CNC rétablira cette population dans sa dignité, comme dans ses droits. Pour la Coalition pour un Nouveau Congo (CNC), la presse, en tant que quatrième pouvoir, doit être responsable, libre et indépendante. La République Démocratique du Congo (RDC) n’a pas besoin d’une presse alignée, bien soumise et ridicule qui sert de haut-parleur du pouvoir en place. La presse doit être un pouvoir à part qui secoue le pouvoir exécutif, législatif et judiciaire à tout moment quand il le faut. Le rôle d’un journaliste n’est pas de plaire aux autorités pour son positionnement ou pour la satisfaction de ses intérêts financiers et matériels. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) est très attachée au principe de la sacralité de la liberté de la presse qui est un solide pilier de toute vie démocratique. C’est dans ce contexte que la CNC soutient le Journaliste Freddy MULONGO qui subit des menaces de mort de la part des fanatiques et des milices du pouvoir illégitime de l’UDPS et de l’Union sacrée souillée. Ce journaliste est un acteur qu’on ne présente plus tant il est connu comme un grand combattant de la liberté en général et de la liberté de la presse en particulier. Son style singulier et percutant n’épargne personne dans sa posture de journaliste d’investigation, dès lors les intérêts vitaux du Peuple Congolais et de la République Démocratique du Congo sont en danger. Le Journaliste Freddy MULONGO est aussi capable de critiquer sévèrement la CNC, dès qu’il constate que la CNC ne sert pas les intérêts du Peuple Congolais et de notre pays. Quand on n’est pas d’accord avec le contenu d’un article, on utilise le droit de réponse pour faire valoir son opinion ou pour corriger l’information controversée. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) met en garde contre toute tentative d’utiliser la peine de mort comme arme pour museler la presse et l’opposition La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) avait souligné très tôt que la peine de mort avait été instaurée de nouveau par le pouvoir de l’UDPS et de l’Union sacrée souillée pour terroriser l’opposition, la résistance, la société civile et la presse. La CNC met en garde contre toute tentative d’utiliser la peine de mort comme arme pour museler la presse, l’opposition et la résistance. Le pouvoir en place est incapable d’assumer ses missions régaliennes et veut trouver des boucs émissaires dans l’opposition, la résistance, la presse et la société civile. Le pouvoir de l’UDPS et de l’Union sacrée diabolique met en place une dictature plus féroce qu’à l’époque de Mobutu. La Coalition pour un Nouveau Congo ‘CNC) renouvelle son appel au Peuple Congolais pour l’application de l’article 64 de la Constitution pour arrêter la dictature qui s’installe durement Face aux dérives graves de l’application de la peine de mort pour asseoir la dictature la plus cruelle de l’histoire de notre pays, la CNC appelle toutes les forces vives congolaises à se mettre ensemble avec elle pour l’application de l’article 64 de la Constitution. C’est maintenant qu’il faut arrêter ce pouvoir illégitime et dictatorial. Ainsi fait à Kinshasa, le 13 janvier 2025 Pour la Coalition pour un Nouveau Congo Isidore EKOFO LOKENYO Porte-parole
La condamnation des Kulunas en RDC : ce qui reste à faire …

Depuis le lancement des opérations « Zéro Kuluna » et « Ndobo », initiées respectivement par les ministères de la Justice et de l’intérieur pour lutter contre la criminalité dans les grandes villes de la RDC, plus de 100 bandits urbains ont déjà été jugés et condamnés à mort. Ces derniers ont ensuite été transférés dans des prisons de haute sécurité, loin de leurs lieux d’arrestation, pour l’exécution de la peine, conformément aux lois congolaises. Tout en gardant les réserves sur la levée du moratoire sur l’exécution de la peine de mort dans un pays qui se dit signataire du traité de Rome, je crois dur comme fer que cette mesure de Constant Mutamba ne résoudra guère la problématique du banditisme urbain dans sa substance. Disons-nous la vérité : les kulunas sont le reflet de ce qu’est devenu notre pays. Ils sont le miroir de notre conscience collective qui a perdu le sens de dignité humaine et s’est rendue prête à tailler à la machette n’importe quel corps humain en face comme on le ferait d’un animal. En RDC, en effet, on peut te tuer sans motif par une meute des bandits qui circulent dans la rue et qui croise ton chemin. En RD Congo la vie humaine a perdu de respect et dignité. Et ce déficit de considération n’est pas seulement dévolu aux enfants kulunas. Ce qui se raconte sur des empoisonnements très largement répandus ou des sacrifices humains à caractère magique nous fait comprendre que la question est plus grave et complexe qu’on ne le pense. Les 102 kulunas envoyés tout récemment à la prison de haute sécurité d’Angenga sont les résultats tangibles du pourrissement d’un peuple qui atteint son paroxysme. Ils sont la preuve manifeste de l’échec de notre société qui n’a pas su donner un rêve à nos enfants issus des familles misérables et privés de perspectives d’avenir pour la simple raison que depuis 1965, ceux qui siègent au pouvoir et dans l’opposition politique se caractérisent par une gouvernance défaillante et cleptomane qui pensent plus à leur ventre qu’aux intérêts supérieurs de l’Etat. “Nous allons afficher de la fermeté contre les kuluna qui seront arrêtés et mis à la disposition de la justice, car ils sèment morts et désolation dans la société”, a affirmé Monsieur le Ministre de Justice. Pourtant ceux qui suivent de très près l’évolution de la situation sociopolitique actuelle du Congo-Kinshasa se mettront d’accord avec moi sur le fait que les kulunas qu’on voit avec les machettes à la main dans les rues urbaines congolaises ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Ils sont là conséquence directe d’un autre banditisme ADULTE de notre classe dirigeante, de ces KULUNAS EN CRAVATE qui écument les bureaux de l’Etat depuis les ministères jusqu’au bas de l’administration publique et qui ont érigé une gouvernance vorace et corrompue qui asphyxie complètement la possibilité d’un vivre-ensemble décent dans ce pays. À la tête d’un pays si riche, ces kulunas en cravate ont réussi à paupériser cent millions de congolais et de faire de la RDC une prison à ciel ouverte, un enfer journalier où la population brûle sous le feu de misère atroce. Conclusion : nous ne pourrons jamais résoudre la question sensible des enfants kulunas aussi longtemps que les causes profondes de ce phénomène social ne sont pas éradiquées. C’est le cas de dire de mon pays qu’ici “ les pères ont mangé les raisins et les dents des enfants sont agacées.” Tant que ceux qui gèrent une parcelle de pouvoir en RDC continueront à agir en kuluna, c’est-à-dire en des mandataires de l’Etat impunis mais dont les faits et gestes relèvent du banditisme à l’âge adulte, les plus jeunes suivront ce minable modèle de voyoucratie et de destruction de la part des gestionnaires de l’état. Le pays a pourri par la tête et c’est donc à ce niveau supérieur qu’il faudra opérer une thérapie de choc, Excellence monsieur le Ministre de Justice. Employez-vous à éradiquer ces kuluna si nombreux au haut sommet de l’Etat et par voie de conséquence, ces enfants de gangs urbains reviendront à l’ordre social normal. Il faut user du pouvoir qui est le vôtre pour éradiquer et les causes et les effets de ce sinistre phénomène, faute de quoi le contraire n’amènera à rien de DURABLEMENT efficace. Car dans cette misère indescriptible du peuple congolais marquée par la loi de la jungle, un kuluna arrêté et condamné à mort suscite deux autres kulunas dans la rue. Germain Nzinga
RD Congo. La CENCO marque son refus net du recours à la peine de mort

Dans leur appel adressé ce vendredi 22 Mars 2024 aux gouvernements et au peuple congolais intitulé « tu ne tueras pas » (Ex 20,13), les Evêques de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) marquent leur refus net du recours à la peine de mort en RD. Ils se disent consternés par la décision du Gouvernement congolais de lever le moratoire sur l’exécution de la peine de mort, lequel moratoire courait depuis 20 ans dans notre pays, avec beaucoup d’espoir qu’il aboutisse à l’abolition totale de cette peine capitale. Ils rappellent que l’exécution de la peine de mort est une violation du droit à la vie défendue par l’Eglise en s’appuyant sur la loi divine : « Tu ne tueras pas » (Ex 20, 13). Ceci est un ordre intimé à tous. Ainsi appellent-ils le gouvernement à abolir la peine capitale pour tous les crimes. Car, la répression de tout crime, certes nécessaire, plutôt que viser la suppression de ses auteurs, doit avoir pour objectif de rééduquer la personne. Ci-dessous l’intégralité de leur appel. « TU NE TUERAS PAS » (EX 20,13) APPEL DES EVEQUES MEMBRES DE LA CONFERENCE EPISCOPALE NATIONALE DU CONGO (CENCO) POUR L’ABOLITION DE LA PEINE DE MORT INTRODUCTION CONSTATS RECOMMANDATIONS – Abolir la peine capitale pour tous les crimes. Car, la répression de tout crime, certes nécessaire, plutôt que viser la suppression de ses auteurs, doit avoir pour objectif de rééduquer la personne ; – Mettre en place des systèmes de détention plus efficace et améliorer les conditions carcérales des détenus ; – Former une Police de proximité pour endiguer le phénomène des enfants de la rue et des gangs des hors la loi dits Kuluna. – Autoriser la ratification du deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques visant à abolir la peine de mort ; – Former et se former au respect et à la promotion de la dignité humaine ; – Eduquer les enfants et les jeunes en les faisant passer de la culture de la mort à la culture du soin et de la protection de la vie. – Prier pour les prisonniers, leur rendre visite (cf. Mt 25,36) et promouvoir l’amélioration des conditions carcérales ; CONCLUSION Kinshasa, le 22 mars 2024. Pour la CENCO + Marcel UTEMBI TAPA Archevêque de Kisangani Président de la CENCO
La CNC rejette la décision de rétablissement de la peine de mort en RDC

La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) demande l’annulation immédiate de la levée du Moratoire sur la peine de mort en République Démocratique du Congo « La République Démocratique du Congo ne doit pas tomber dans le piège de devenir un vrai Etat voyou, criminel et agonisant avec une justice du terrorisme, de la barbarie et de la balkanisation » La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC), scandalisée par la note signée le mercredi 14 mars 2024 par la Ministre de la Justice qui lève le moratoire sur l’exécution de la peine de mort, demande l’annulation immédiate et sans condition de cette note. Les arguments avancés par le Gouvernement de l’Union Sacrée aux abois ont tout faux. C’est le signe d’un pouvoir incompétent et incapable d’assurer les missions régaliennes de l’Etat. Pour justifier sa note, la Ministre fustige le fait que la peine de mort depuis le moratoire de 2003 n’était plus appliquée notamment contre des militaires coupables de trahison, ainsi que contre des auteurs de « banditisme urbain entraînant mort d’homme ». La Ministre revient sur les conflits armés à l’Est du pays, ainsi que sur le développement du banditisme dans les centres urbains. Elle explique alors que « ce moratoire était aux yeux de tous ces infracteurs comme un gage d’impunité, car même lorsqu’ils ont été condamnés de manière irrévocable à la peine capitale, ils étaient assurés que cette peine ne serait jamais exécutée à leur endroit. » L’Etat congolais doit assumer son irresponsabilité dans l’encadrement notamment de la jeunesse moins éduquée et sans formation, livrée à la pauvreté et au chômage endémique. Le banditisme des jeunes, en particulier des « kulunas », doit interpeller les autorités congolaises. Qu’avons-nous fait pour en arriver là ? La peine de mort semble une voie simpliste et irresponsable, car le mal est profond. Il faut traiter le mal profond qui est à la base de cette situation. Ce n’est pas le moratoire sur la peine de mort. Les faits de trahison dans notre armée, ce n’est pas le moratoire qui est à la base de ce cancer. La cause est bien connue des autorités. C’est une fuite en avant des responsabilités. Le moratoire veut que la peine capitale soit commuée en prison à perpétuité. Ce n’est pas le moratoire qui fait problème, mais c’est le pouvoir de l’UDPS et de l’Union Sacrée qui fait lui-même problème suite à la faillite de l’autorité de l’Etat, à la grave corruption devenue l’arme de gouvernance au cœur d’un empire de l’impunité qui couvre tous les grands criminels économiques, financiers, humains et sociaux. Ces criminels bien connus du pouvoir et cités dans les rapports des Nations Unies, des ONG internationales et de la société civile congolaise ne sont pas inquiétés, et beaucoup travaillent dans des institutions du pays (Gouvernement, Assemblée Nationale, Sénat, armée, police, services de renseignements et d’immigration). Qui a empêché au Gouvernementd’organiser une justice transitionnelle ? Qui a empêché au Gouvernement de réformer totalement la justice ou le système judiciaire ? Qui a empêché au Gouvernement de réformer en profondeur l’armée, la police et tous les services de renseignements et d’immigration ? Qui a empêché au Gouvernement de développer un programme ambitieux pour donner un bonavenir à la jeunesse ? La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) met en garde contre le piège de l’émergence d’un Etat voyou et criminel en République Démocratique du Congo (RDC) Qu’est-ce qui se cache derrière le rétablissement brusque de la peine de mort ? En toute logique, en exécutant la note de la Ministre de la Justice, la peine de mort sera appliquée aux personnes condamnées pour association des malfaiteurs, trahison, espionnage, participation à des bandes armées, participation à un mouvement insurrectionnel, crime de génocide, crimes contre l’humanité ; aussi pour crimes de guerre, désertion de l’ennemi, lâcheté, complot militaire, rébellion, refus d’obéissance de marcher contre l’ennemi, etc. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) s’inscrit dans l’évolution des principes humanistes d’abolition de la peine de mort. Les moralistes et acteurs politiques Congolais ont opté en 2003 pour la conversion de la peine de mort en un emprisonnement à perpétuité. La CNC appuie cette disposition. Il faut savoir lire notre histoire pour comprendre que la décision de revenir à la peine de mort est hautement toxique pour toute la vie nationale congolaise. Cette décision tombe au moment où Mr Félix Tshilombo Tshisekedi, qui crie à qui veut l’entendre que notre justice est malade, veut asseoir dans la terreur son pouvoir tribal et dictatorial en République Démocratique du Congo. C’est lui qui instrumentalise la justice pour détruire toute forme d’opposition, de résistance et de liberté d’expression et d’opinion. L’agitation de la peine demort permettra au pouvoir de l’UDPS et de l’Union Sacrée de détruire définitivement le processus démocratique en cours en RDC. La peine de mort va faciliter l’émergence d’un Etat voyou et criminel en République Démocratique du Congo, d’une dictature tribale plus féroce qu’à l’époque de Mobutu. Attention ! Nous devons éviter que les graves erreurs de l’histoire puissent se répéter. N’oublions pas que pour asseoir sa dictature, le Président Mobutu n’a pas hésité de faire pendre quatre hommes politiques, les Martyrs de la Pentecôte, à savoir : Jérôme Anany, Ministre de la Défense dans le gouvernement de Cyrille Adoula , Emmanuel Bamba, Sénateur et dignitaire de l’Église kimbanguiste, Évariste Kimba, Premier Ministre jusqu’en novembre 1965, et Alexandre Mahamba, Ministre des Affaires foncières dans le gouvernement de Cyrille Adoula. Et c’est Etienne Tshisekedi, Ministre de la Justice, qui a justifié cette odieuse pendaison à la télévision devant la presse belge. Aussi pour rappel, le même Etienne Tshisekedi était Ministre de la Justice (Commissaire Général adjoint) du Gouvernement sécessionniste du Sud-Kasaï. Le 16 février 1961, environ 1 mois après l’assassinat de Lumumba le 17 janvier 1961, 12 nationalistes lumumbistes sont arrêtés sur ordre de Victor Nendaka (chef de la Sûreté) et envoyés à Bakwanga (Sud Kasaï) où ils seront livrés aux forces d’Albert Kalonji (Président de l’Etat sécessionniste du Sud-Kasaï), parmi lesquels : Finant, Christophe Muzungu, Emmanuel
La République démocratique du Congo rétablit la peine de mort
La peine capitale est en passe d’être rétablie en République démocratique du Congo, après la levée d’un moratoire. Les militaires sont notamment concernés, dans le sillage du conflit avec les rebelles du M23 (« Mouvement du 23 mars »). La ministre congolaise de la Justice a décidé de lever le moratoire sur la peine capitale, qui commuait les exécutions en peines de prison depuis 2003, selon une circulaire du ministère dont une copie circule sur les réseaux sociaux. La peine de mort pourrait de nouveau être appliquée pour les infractions graves au code militaire, comme les actes de désertions, de rébellions ou de refus d’obéissance, indique le document. Cette décision est en lien direct avec les conflits armés qui secouent le pays depuis plusieurs années. Les rebelles du M23 (« Mouvement du 23 mars ») continuent notamment de mener des offensives dans le Nord-Kivu. Des hostilités qui ont ravivé les tensions avec le Rwanda voisin, accusé de porter assistance aux rebelles. Récemment, la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a décidé d’un déploiement de forces en accord avec la RDC. L’Afrique du Sud, la Tanzanie et le Malawi ont envoyé des militaires. Retrouvez cet article sur Sputniknews
La Centrafrique abolit la peine de mort et la torture
En Centrafrique, les députés ont adopté une loi abolissant la peine de mort mais aussi l’usage de la torture. Ceci dans un contexte où le pays juge les auteurs de crime de la guerre civile dans laquelle le pays est plongé depuis plusieurs années. Cette loi est une victoire pour les organisations de défense des droits de l’Homme, mais aussi une frustration pour certaines victimes. Finie, la peine capitale La peine de mort est désormais bannie de l’arsenal des peines pénales en République centrafricaine. Les députés ont en effet adopté la loi abolissant cette peine dans le pays. Brice Kakpeyen est le député rapporteur de cette proposition de loi. « Ma joie est grande parce que j’ai osé et aujourd’hui j’ai gagné ce pari qui s’est soldé par l’adoption ou le vote sur la loi abolissant la peine de mort en République centrafricaine par mes collègues de l’Assemblée nationale »… Lire la suite sur DW