Congo. Et si Patrick Eric Mampouya avait raison?

Congo. Et si Patrick Eric Mampouya avait raison?

OPINION. En jetant le pavé dans la marre à son arrivée à Paris, après un long séjour au pays, le célèbre blogueur Patrick Eric Mampouya, vient de mettre le doigt où il fait mal. Sa déclaration tonitruante sur la diaspora Congolaise politisée de France qui est morte, car depuis deux semaines qu’il est en région parisienne, aucune fumée blanche ne sort de plusieurs chapelles édifiées en France. Il renchérit en disant que la lutte politique de la diaspora Congolaise en France se résume à posséder un ordinateur connecté ou un Android et de poster quelques textes ramassés par ici par là ou faire des analyses ou commentaires sur des nouvelles racontées au téléphone par un parent ou un ami depuis Brazzaville. En partant de constat amer, il est vrai que la place de Paris a perdu sa splendeur d’antan. La France a toujours été le fer de lance pour le changement au Congo Brazzaville depuis les independences jusqu’aujourd’hui. Patrick Eric Mampouya a fait un constat objectif et subjectif du combat politique de la diaspora Congolaise politisée de France qui est la locomotion de toutes les diasporas. Il sied de lui rappeler que le mal est profond au sein de la diaspora. Le tribalisme gangrène la société Congolaise et inhibe toute initiative fédératrice des forces opposées au régime de Brazzaville d’une part et d’autre part le phénomène des combattants est venu désaxé carrément l’intelligentsia qui se trouvait dans la place de Paris. Plusieurs mouvements ont été infiltrés par des gens à la solde du pouvoir de Brazzaville, c’est qui a semé le trouble et le désordre à Paris. Enfin la lutte effrénée du leadership est une plaie béante au sein de la diaspora qui manque cruellement des relais sûrs, sur le terrain. Depuis l’époque des états généraux de la nation, réclamée par l’opposition sur le terrain et la diaspora de France, le pont qui reliait Brazzaville et Paris avait fini par céder sous le poids du tribalisme et des préjugés. La dernière vague qui avait voulu jouer ce relais avec la création du Modec (Mouvement des Démocrates Congolais) avec les Evrard NANGHO, Armand Mandziono et Kévin Diafouka a été rejetée par des groupuscules intégristes ethnisés sous prétexte qu’ils avaient la pierre philosophale capable de transformer le plomb en or. MAINTENANT PATRICK ERIC MAMPOUYA FORT DE SON EXPÉRIENCE SUR LE TERRAIN DOIT NOUS DIRE QU’ATTEND T-IL DE LA DIASPORA POLITISÉE DE FRANCE ? PEUT-IL ESQUISSER L’OBJECTIF CARDINAL DU COMBAT POLITIQUE PAR RAPPORT AUJOURD’HUI VU SON EXPÉRIENCE DU TERRAIN (il a participé à plusieurs concertations politiques organisées à Brazzaville et est, actuellement, membre du parti de Mme Munari, le MUST). « La critique constructive est un levier du progrès ». « La critique peut être désagréable, mais elle est nécessaire. Elle est comme la douleur pour le corps humain : elle attire l’attention sur ce qui ne va pas. » Whiston Churchill « Ne critique pas ce qui ne va pas si tu n’as rien fait pour que ça aille bien. » Alain Leblay. Fait à Modane, le 20 juillet 2022. Par Evrard NANGHO (Modec).

Patrick Eric Mampouya : « Le temps de la transparence et de l’alternance est venu »

Patrick Eric Mampouya : « Le temps de la transparence et de l’alternance est venu »

« Le refus de changer la constitution est d’abord et avant tout une volonté de faire respecter les règles et les lois de notre pays », a soutenu Eric Mampouya dans un entretien accordé au journal La Griffe. Ce militant, connu pour son franc-parler, estime que « le non-respect des règles et des lois est la caractéristique principale des républiques bananières et nous ne voulons pas que notre République soit catégorisée comme telle ». A propos de l’actuelle Constitution qu’il reconnaît avoir combattue lors du débat en 2002, Eric Mapouya explique son volte-face en ces termes : « une loi de la République, quand elle est adoptée n’est ni bonne ni mauvaise, elle s’applique à tous, c’est le principe même de la REPUBLIQUE. Une foi adoptée la loi s’applique à tous et même à ceux qui la trouvaient mauvaise ». Ainsi, poursuit-il, « une fois adoptée contre mon gré, elle est devenue Ma constitution puisque c’est la loi de mon pays, la loi fondamentale de Ma République et donc je la défends ». Par ailleurs, « bien qu’imparfaite, et régulièrement violée, cette constitution a remplie au moins un de ses objectifs : la stabilité du pays », ajoute-t-il. Quoi qu’en dise, il assure que le refus de changer la Constitution ne vise pas le départ du président Denis Sassou N’guesso. Et pour cause : « les règles, les lois et les institutions sont plus fortes que les individus, si autre que monsieur Denis Sassou Nguesso voulait violer notre loi fondamentale, notre réaction serait la même », dit-il. Avant de rappeler qu’il n’y a pas si longtemps que ça lui-même avait déclenché la guerre parce que notre président de l’époque ne voulait pas respecter les règles ». Persuadé que le temps du changement est arrivé, Eric Mampouya fait observer qu’ « on peut retarder l’alternance de quelques années au plus, mais elle se fera, c’est une certitude ». A ceux qui soutiennent que le Congo n’est pas le Burkina Faso, ce dernier note que « le Congo n’est pas le Burkina faso, je rajouterais que le Congo n’est pas le Zimbabwe non plus ». Concernant le dialogue politique tant réclamé par l’opposition, il précise que’« il s’agit du dialogue en vue de l’organisation de l’élection la plus importante : l’Élection Présidentiel ». Et que celui-ci « sera différent de tout ce qui s’est déjà fait dans notre pays parce que les acteurs sont plus aguerris et ils savent très précisément ce qu’ils veulent au vu des atermoiements ou des échecs du passé ». A la question de savoir comment il entrevoit l’issue de ce dialogue et l’avenir du pays, si les violons ne s’accordaient pas sur cette question du changement de la constitution ? La réponse est on ne peut plus claire : « Si le dialogue n’aboutit pas pour une raison ou pour une autre, cela voudra dire la politique aura failli et comme toujours dans ce genre de situation c’est la rue qui aura hélas le dernier mot avec tout ce que cela comporte d’incertitudes pour le pays et pour la population. Notre pays qui a déjà beaucoup de retard n’a vraiment pas besoin de ça ». Par contre, assure-t-il, « Si le Président de la République annonce publiquement qu’il ne sera pas candidat à l’élection présidentielle de 2016, la majorité de l’opposition regardera avec bienveillance la question de la modification de la constitution et cela d’autant plus que l’article 86 l’autorise ».