Communiqué de la Coordination nationale de gestion de la pandémie de coronavirus covid-19 suite à sa réunion du mercredi 29 décembre 2021

Communiqué de la Coordination nationale de gestion de la pandémie de coronavirus covid-19 suite à sa réunion du mercredi 29 décembre 2021

La Coordination Nationale de gestion de la pandémie de coronavirus Covid-19 s’est réunie pour la 32ème fois ce Mercredi 29 décembre 2021, de 11h00 à 13h25, par visioconférence et sous la très haute autorité de Son Excellence, Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République, Chef de l’Etat. A été invité à se joindre aux Membres de la Coordination Nationale le Professeur Antoine Ange ABENA, président du Comité d’experts. Deux (2) points étaient inscrits à son ordre du jour, à savoir : – L’examen du 32ème Rapport de la Task Force à la Coordination Nationale de gestion de la pandémie de coronavirus Covid-19 ; – Les recommandations de la Coordination Nationale. I/ – DE L’EXAMEN DU 32ème RAPPORT DE LA TASK FORCE PRES LA COORDINATION NATIONALE DE GESTION DE LA PANDEMIE DE CORONAVIRUS COVID-19.   Invité par le Président de la République à prendre la parole, M. Firmin AYESSA, Ministre d’Etat, Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Sécurité Sociale, Président de la Task Force, abordant la situation épidémiologique mondiale, a indiqué que le contexte mondial caractérisé par la recrudescence de la pandémie à Covid-19, notamment avec la montée inexorable du variant Omicron, conduisant de nombreux Etats à prendre à nouveau des mesures restrictives et à envisager l’obligation d’une dose de vaccin de rappel. La situation épidémiologique. Au niveau mondial, dans le contexte actuel de montée fulgurante du variant Omicron, le nombre de cas confirmés de COVID-19 est passé de 262 909 940 à 275 614 341 au 24 décembre 2021, soit une augmentation de 12 704 401 cas en 12 jours pour une moyenne journalière de 1 058 700 cas supplémentaires. Pour la même période, le nombre de décès est passé de 5 224 758 à 5 366 736 décès, soit une augmentation de 141 978 décès pour une moyenne de 11 832 décès par jour. Le taux de létalité quant à lui est resté quasiment identique à celui la période antérieure (1,94%) 2. En Afrique, sur les sept (7) derniers jours, soit du 18 au 24 décembre 2021, la région Afrique a enregistré 249 524 cas confirmés et déploré 727 décès. 3. Au Congo : au 23 décembre 2021, 309 065 personnes ont été testées, pour 20 089 cas confirmés, 1 187 cas actifs et 367 décès. Dans la période du 18 octobre au 23 décembre 2021, 62 367 personnes ont été testées, 3 792 tests se sont révélés positifs, soit un taux de positivité de 6,46%. Au cours de la même période, 133 décès ont été enregistrés, soit un taux de létalité de 3,7%. Du 1er au 23 décembre 2021, un total de 20 546 personnes a été testé, 828 résultats se sont révélés positifs, soit un taux global de positivité de 4,03%. Si cette tendance à la hausse se poursuit, le rythme de nouvelles contaminations pourrait atteindre au moins 286 nouvelles infections sur 7 jours, d’ici la fin de décembre 2021. Les départements les plus touchés demeurent de loin Brazzaville, avec 12 262 cas confirmés, soit 61,03% et Pointe-Noire avec 6 902 cas confirmés, soit 34,3%. La Coordination Nationale note, pour le déplorer, qu’après la tendance à la baisse du niveau de contamination, des taux de positivité et de létalité constatés grâce à l’opération « coup de poing » le nombre de cas positifs est passé, depuis la fin de ladite opération, de 400 à 972 cas, pour atteindre 1247 cas positifs au 27 décembre 2021, soit un triplement. Cette tendance négative est en grande partie due au relâchement durant la période qui a immédiatement précédé les fêtes de Noël, durant ces fêtes elles-mêmes, puis dans les jours qui ont suivi. La circulation de variants plus contagieux, comme le variant Omicron, plus contagieux que le variant Delta, si elle peut expliquer ce rebond important, est probablement amplifiée par le relâchement dans l’application des mesures barrières durant les fêtes de la Nativité.  A cet égard, la Coordination Nationale invite les autorités compétentes à renforcer les mesures de contrôle et de surveillance du respect de ces mesures barrières à l’orée des fêtes de la Saint Sylvestre et du Nouvel An Les mesures de riposte Le dépistage et le suivi épidémiologique Après s’être vue présenter les actions menées sur la période, en matière de dépistage et de suivi épidémiologique, la Coordination Nationale s’est réjouie du fait que, grâce  à la coopération avec l’Allemagne, le Congo vient de se doter d’un dispositif de dépistage performant, d’une capacité journalière de 6.000 tests, ce qui le situera au-dessus du seuil de performance de 10 tests pour 10.000 habitants défini par la Région OMS Afrique. 2. La prise en charge Notre pays totalise 15 sites dédiés à la prise en charge des patients COVID-19, soit 6 du secteur public et 9 du secteur privé, implantés à Brazzaville, Pointe-Noire et Oyo. Dans les autres départements la prise en charge est assurée par les hôpitaux de district. La Coordination Nationale rappelle à nos compatriotes que les données médicales et scientifiques collectées par les autorités sanitaires permettent d’établir que si le rebond épidémique ne s’est, heureusement, pas pour l’instant traduit par une plus grande pression sur les services hospitaliers et de prise en charge, il faut néanmoins noter que  les hospitalisations de patients Covid-19 concernent les personnes non vaccinées pour 92%, contre 8% des personnes vaccinées ; elle constate également que les personnes non vaccinées ont plus de risque de développer une forme sévère de la COVID-19 (96% des non vaccinées présentent des formes graves de la maladie contre 3,1% chez les personnes vaccinées). 3. La vaccination  La vaccination demeure donc le moyen le plus efficace de prévention contre la Covid-19. Comme les statistiques dévoilées ici le démontrent, la vaccination, si elle n’empêche pas d’être contaminé par la Covid-19, permet de se protéger des formes les plus graves, celles qui sont susceptibles d’entrainer le décès du malade. De même, la très grande majorité des cas graves hospitalisés sont des personnes non vaccinées. Lors de son Message sur l’Etat de la Nation prononcé ce 28 décembre 2021 devant le Parlement réuni en Congrès, SEM ; le Président de la République déclarait à ce propos : « notre salut est dans le vaccin. L’immunité active et collective en constitue le point d’orgue. La mise en œuvre d’une riposte adéquate, principalement à travers l’adhésion massive des populations à la campagne de vaccination et le respect rigoureux des gestes barrières, par tous, placera progressivement notre pays à l’abri de l’incidence meurtrière de la pandémie de COVID-19 ». Dans la période du 9

Banque mondiale: le Tchad doit investir davantage dans la santé et l’éducation et protéger les plus pauvres face au coronavirus

Banque mondiale: le Tchad doit investir davantage dans la santé et l’éducation et protéger les plus pauvres face au coronavirus

Deux nouveaux rapports publiés par la Banque mondiale analysent l’impact de la pandémie de coronavirus (COVID-19) sur les perspectives économiques du Tchad et les marges de manœuvre budgétaires que le gouvernement pourrait utiliser pour répondre efficacement à cette crise. « Ces rapports visent à mieux orienter les décisions des responsables politiques dans la rude bataille qu’ils livrent contre les effets économiques et financiers de la pandémie de COVID-19 », explique Rasit Pertev, Responsable des opérations de la Banque mondiale pour le Tchad. « Dans un contexte budgétaire difficile qui complique les arbitrages, le gouvernement doit maintenir les équilibres macroéconomiques tout en tenant compte des besoins des secteurs sociaux afin de préserver le bien-être des citoyens les plus pauvres et vulnérables. » Selon le premier rapport, Tchad : Note sur la situation de l’économie et de la pauvreté au temps de la COVID-19, la pandémie a assombri les perspectives macroéconomiques du Tchad pour les deux prochaines années. Même si le nombre de cas dépistés reste relativement faible, les conséquences économiques de la pandémie devraient entraîner une récession en 2020. Représentant environ 90 % des exportations du pays et 40 % des recettes publiques, le secteur pétrolier a été sévèrement touché. La baisse des exportations, le ralentissement des investissements directs étrangers, la fermeture des frontières et les mesures de distanciation sociale devraient engendrer une contraction de l’économie de l’ordre de 0,2 % (par rapport à un taux de croissance de 4,8 % prévu avant la pandémie). Une situation qui devrait creuser le déficit du compte courant de la balance des paiements, diminuer les recettes budgétaires et les dépenses publiques et poursuivre l’accumulation des arriérés. Produits en mai 2020, ces chiffres seront actualisés au cours des prochaines semaines, lors des Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international qui se tiendront virtuellement du 12 au 18 octobre 2020. L’étude alerte également sur la fragilité du contexte socioéconomique : les conflits régionaux et la fermeture prolongée des frontières risquent de détériorer la situation et affecter fortement les populations les plus pauvres et vulnérables. Tout en reconnaissant que le taux de pauvreté a diminué au cours des quinze dernières années, l’étude souligne que son niveau reste particulièrement élevé, 42,3 % de la population vivant en dessous du seuil national de pauvreté en 2019 (soit environ 6,5 millions de personnes). Afin d’atténuer les effets négatifs de la pandémie mondiale au Tchad, les autorités ont annoncé des mesures économiques et sociales importantes de soutien à l’économie. « Les autorités ont la rude tâche de continuer à soutenir les ménages précaires et les entreprises privées qui ont été les plus touchées tout en continuant à investir dans des secteurs et infrastructures clés pour préparer l’avenir », souligne Fulbert Tchana Tchana, économiste principal de la Banque mondiale pour le Tchad et coordonnateur de l’étude. Le second rapport, intitulé Tchad 2019 : Analyse de la dépense publique, marge budgétaire pour des dépenses productives dans les secteurs sociaux s’inquiète des faibles niveaux de dépenses sociales dans le pays et souligne l’importance d’investir dans le capital humain pour améliorer les indicateurs sociaux et de développement humain. Selon l’analyse, les dépenses publiques affectées aux secteurs de l’éducation et de la santé sont extrêmement faibles et inefficaces. Entre 2013 et 2018, les dépenses publiques consacrées à l’éducation ont reculé de 3,2 % à 2,2 % du PIB. Par ailleurs, les dépenses de santé représentaient 3,3 % du total des dépenses générales du gouvernement en 2018, soit plus de dix points de pourcentage de moins que l’objectif de 15 % convenu par les pays de l’Union africaine. De fait, le Tchad affiche le plus faible indice de capital humain au monde (0,29). Pour les auteurs du rapport, les autorités tchadiennes gagneraient à redoubler d’efforts pour réorienter durablement leur politique budgétaire afin d’atteindre les objectifs du Plan national de développement.

Congo. Communiqué de la Coordination nationale de gestion de la pandémie de coronavirus (Covid-19) suite à sa réunion du jeudi 14 mai 2020

Congo. Communiqué de la Coordination nationale de gestion de la pandémie de coronavirus (Covid-19) suite à sa réunion du jeudi 14 mai 2020

Il s’est tenu ce jour jeudi 14 Mai 2020, de 11h00 à 12h45, par visioconférence et sous la très haute autorité de Son Excellence, Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République, Chef de l’Etat, la 3ème réunion de la Coordination Nationale de gestion de la pandémie de coronavirus Covid-19. Ont été invités à se joindre aux Membres de la Coordination Nationale les Professeurs Fidèle YALA et Antoine Ange ABENA, respectivement président et vice-président du Comité d’experts. Deux (2) points étaient inscrit à son ordre du jour, à savoir : – Rapport de la Task Force à la Coordination Nationale de gestion de la pandémie de coronavirus Covid-19, portant sur le déconfinement progressif. – Examen d’un plan de déconfinement progressif et par paliers. Présentation du 3ème Rapport de la Task Force Invité par le Président de la République à prendre la parole, M. Gilbert ONDONGO, Ministre d’Etat, Ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Portefeuille Public a d’entrée de jeu indiqué aux membres de la Coordination nationale que la décision de déconfiner de manière progressive implique la mise en œuvre préalable de mesures visant à garantir la protection et la santé des populations. Les conditions principales de la mise en œuvre du déconfinement sont les suivantes : – La sensibilisation des populations par les forces vives, la société civile et les confessions religieuses au respect strict par tous de l’ensemble des mesures barrières et de distanciation sociale ; – La mise à disposition des populations, gratuitement ou vendus à des prix abordables, et ce tant par l’Etat que par les administrations et les entreprises tant publiques que privées, de masques de qualité et en quantité suffisante ; Cette mesure est indispensable dans l’optique de la mise en œuvre effective de la mesure du port obligatoire du masque dans l’espace public édictée par le Président de la République lors de son Message à la Nation du 30 avril dernier. Elle devra être rigoureusement mise en application, alors que la circulation sera rendue plus libre pour la période de déconfinement par paliers qui va s’ouvrir. – Le renforcement de la capacité de prise en charge clinique doit se traduire par la finalisation rapide des travaux de réhabilitation et d’équipement des sites réquisitionnés et destinés à la prise en charge des malades du Covid-19 ; Il s’agit notamment de finaliser au plus vite les travaux du site ad hoc du CHU et de la clinique municipale LEYONO pour Brazzaville, de l’hôpital A. SICE et autres sites retenus dans les villes de Pointe-Noire, Dolisie, Ouesso et Oyo. – La mise en œuvre de tests de dépistage à grande échelle de la maladie du coronavirus Covid-19 ; Cette mise en œuvre suppose l’opérationnalisation de tous les laboratoires prévus à cet effet, le relèvement de leurs plateaux techniques et l’acquisition en cours d’acheminement des équipements, tests et consommables en quantité suffisante. Prenant la parole à ce stade des travaux, Mme Jacqueline Lydia MIKOLO, Ministre de la Santé, de la Population, de la Promotion de la Femme et de l’Intégration de la Femme au Développement est entrée dans le détail de chaque mesure d’ordre sanitaire nécessaire à la mise en œuvre du déconfinement. Elle a d’autre part rappelé la situation épidémiologique de la pandémie de coronavirus Covid-19 à la date du 14 Mai 2020, jour de la tenue de la réunion de la Coordination. Il en ressort que notre pays compte à ce jour : 341 cas positifs ; 90 cas guéris ; 11 décès. Examen d’un plan complet de déconfinement progressif et par paliers Passant à l’examen du second point inscrit à l’ordre du jour, les Membres de la Coordination Nationale, sous l’autorité du Chef de l’Etat, ont longuement débattu du détail du projet de plan de déconfinement objet de la réunion de cette instance. Ce plan de déconfinement a été adopté par la Coordination Nationale après amendements. A l’issue de ses travaux, la Coordination Nationale de gestion de la pandémie de coronavirus Covid-19 a décidé ce qui suit : – La présentation aux Congolaises et aux Congolais d’un plan complet de déconfinement progressif et par paliers, qui sera rendu public dans les quarante-huit (48) heures qui suivront la présente réunion, sous la forme d’une communication de M. Clément MOUAMBA, Premier Ministre, Chef du Gouvernement. Fait à Brazzaville, le 14 Mai 2020 Pour la Coordination Nationale de gestion de la pandémie de coronavirus Covid-19 Le Ministre de la Communication et des Médias, Porte-Parole du Gouvernement.

Congo: La Banque mondiale alloue 11,3 millions de dollars au pays pour faire face au Covid-19

Congo: La Banque mondiale alloue 11,3 millions de dollars au pays pour faire face au Covid-19

La Banque mondiale a annoncé avoir approuvé un financement de 11,3 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA) en faveur de la République du Congo en vue de lutter contre la pandémie de Coronavirus (Covid-19) et de mieux répondre aux urgences de santé publique. Comme l’explique l’institution de Bretton Wood, « Le projet de riposte d’urgence au COVID-19 vise à répondre aux besoins de santé publique de la population congolaise et renforcer les actions du gouvernement en matière de prévention, de surveillance épidémiologique, de détection précoce et de confirmation des cas ». Dans un communiqué publié récemment, la Banque mondiale poursuit en ces termes: « cet appui va permettre accroître les capacités de dépistage et de prise en charge des malades, et la préparation du système de santé et la riposte en visant en particulier les villes les plus touchées ». La même source ajoute que le projet renforcera également la campagne nationale de sensibilisation auprès de la population en vue de freiner la propagation de la maladie. Directeur des opérations de la Banque mondiale pour la République du Congo, la République démocratique du Congo, la République centrafricaine et le Burundi, Jean-Christophe Carret précise qu’« il s’agit-là d’un soutien immédiat pour appuyer la mise en œuvre de la stratégie nationale de riposte à la pandémie du COVID-19 et renforcer la prévention, la préparation du système de santé et la riposte y compris la prise en charge des malades affectés par le coronavirus ». Martin Kam

Communiqué de la Coordination nationale de gestion de la pandémie de coronavirus Covid-19 suite a sa réunion du vendredi 10 avril 2020

Communiqué de la Coordination nationale de gestion de la pandémie de coronavirus Covid-19 suite a sa réunion du vendredi 10 avril 2020

Il s’est tenu ce jour vendredi 10 avril 2020, de 11h à 14h00, à la Présidence de la République, sous la très haute autorité de Son Excellence, Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République, Chef de l’Etat, la première réunion de la Coordination Nationale de gestion de la pandémie de coronavirus Covid-19. Créée par le décret n° 2020 – 66 du 27 mars 2020, la Coordination nationale de gestion de la pandémie de COVID-19 a pour mission principale de définir et de faire exécuter des politiques et mesures de nature à préserver les vies humaines et atténuer les préjudices sociaux et économiques consécutifs à la pandémie qui frappe le monde entier, et touche notre pays depuis près d’un mois. La Coordination nationale est assistée par les organes suivants : – Une Task Force sur l’impact économique et social du coronavirus Covid-19, créée par le décret n°2020-60 du 18 mars 2020, ainsi que par d’autres organes voulus par Son Excellence, Monsieur le Président de la République; – Un Comité Technique de riposte à la pandémie à coronavirus Covid-19, mis en place par décret n°2020-91 du 30 mars 2020 ; – Un Comité d’Experts près le Comité national de la riposte à la pandémie à coronavirus Covid-19, institué part décret n°2020-92 du 30 mars 2020. La Task-Force précitée a quant à elle les attributions suivantes : – Evaluer périodiquement l’impact du coronavirus (COCID-19) sur le plan économique et social ; – Evaluer les conséquences économiques et sociales des mesures prises dans le cadre du plan national de préparation et de riposte à l’épidémie de coronavirus (COCID-19) ; – Faire remonter les informations aux autorités compétentes, notamment le Président de la République et le Premier ministre, chef du Gouvernement ; – Faire des propositions. C’est dans le cadre réglementaire et conceptuel tel que rappelé que la réunion de la Coordination nationale de gestion de la pandémie de coronavirus Covid-19 s’est tenue ce jour. Y ont également pris part les Professeurs Fidèle YALA et Antoine Ange ABENA, respectivement président et vice-président du Comité d’experts. Trois (3) points étaient inscrits à son ordre du jour, à savoir : I – Présentation du premier Rapport de la Task Force par son président, le Ministre d’Etat, Ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Portefeuille Public ; II – Une communication de Mme le Ministre de la Santé, de la Population, de la Promotion de la Femme et de l’Intégration de la Femme au Développement qui a fait le point sur la riposte nationale au coronavirus Covid19 ; III – L’examen et l’adoption de mesures complémentaires afin de renforcer la lutte contre les effets du Covid-19. I – Présentation du Rapport de la Task Force Invité par le Président de la République à prendre la parole, M. Gilbert ONDONGO, Ministre d’Etat, Ministre de l’Economique de l’Industrie et du Portefeuille Public a indiqué que le rapport soumis à l’examen de la Coordination nationale est structuré en deux parties. La première partie traite de la situation nationale au 8 avril 2020, sur les plans sanitaire, social et économique, depuis l’apparition dans notre pays des premiers cas d’infection au COVID-19. Il s’agit de présenter de manière détaillée la situation sanitaire et de façon générale les situations sociale et économique. La seconde partie du rapport, tirant les conséquences des analyses faites dans la première partie, a formulé de nouvelles propositions devant aider à mieux lutter contre les effets de la pandémie. Ces mesures ont donc fait l’objet d’une discussion au cours de la présente réunion. Elles seront détaillées un peu plus loin. Il s’agit de mettre en évidence les premières conséquences enregistrées dans les divers domaines dont la responsabilité administrative incombe aux différents membres de la Task-Force. Ces domaines sont : la santé, le social, l’économie et la sécurité. 1/ Situation sanitaire au 8 avril 2020. Neuf (9) indicateurs ont été retenus par la Task-Force, pour permettre à la coordination nationale de suivre l’évolution de la pandémie de COVID-19 dans notre pays. Avec le temps et les nouvelles réalités qui apparaitront, la liste des indicateurs pourrait s’allonger ou être réduite ou encore subir des modifications substantielles.A ce jour, les indicateurs se présentent ainsi qu’il suit : – nombre de dépistages effectués : 640 soit Brazzaville : 527 Pointe-Noire : 25 Dolisie : 2 Oyo : 85 Ouesso : 1 – nombre de cas positifs recensés : 60 soit Brazzaville : 47 Pointe-Noire : 13 – Dont un nombre de cas de transmission locale de : 27 soit Brazzaville : 19 Pointe-Noire : 8 – nombre de sujets contacts (personnes ayant été en contact avec des cas positifs) : 352 , soit Brazzaville : 165 Pointe-Noire : 185 Dolisie : 2 – nombre de personnes en « quarantaine » : 251 dans les sites : 251 à domicile : 0 – nombre de malades admis dans les hôpitaux : 38 soit Brazzaville : 25 Pointe-Noire : 13 – nombre de personnes guéries : 5 soit Brazzaville : 3 Pointe-Noire : 2 – nombre de décès des suites du Covid-19, en hôpitaux ou hors hôpitaux : 5 2/ Situation sociale. Poursuivant son propos, le Ministre d’Etat ONDONGO a énuméré les principales conséquences sociales générées par la pandémie de COVID-19 telles qu’identifiées par la Task-Force. Il s’agit notamment de :– la perte temporaire de milliers d’emplois dans les secteurs formels et informels à cause de l’arrêt total de certaines activités et de la faiblesse des demandes intérieure et extérieure ; – la perte de plusieurs milliards de francs cfa de revenus (des personnes morales et physiques encore en activités il y a un mois) consécutive à la perte des emplois et à l’arrêt total de plusieurs activités jugées non indispensables (dans l’industrie, le commerce et les autres services) ; – Un peu plus de 280.000 personnes, toutes causes confondues, verront leur vulnérabilité accrue ; – Du doublement du nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire principalement en raison du confinement, qui pourrait passer à Brazzaville et à Pointe-Noire de 150.000 à 300.000 ;

Pandémie de coronavirus et Amérique latine : il est temps de prendre des mesures fortes

Pandémie de coronavirus et Amérique latine : il est temps de prendre des mesures fortes

TRIBUNE. La COVID-19 se propage très rapidement. Il ne s’agit plus d’un problème régional, mais d’un phénomène qui exige la prise de mesures au niveau mondial. Les pays d’Amérique latine et des Caraïbes ont été touchés plus tardivement que les autres régions par la pandémie et ont donc une chance d’aplatir la courbe de contagion. Des efforts sont actuellement déployés sur de multiples fronts pour atteindre cet objectif. Outre le renforcement des dispositions prises sur le plan sanitaire, de nombreux pays de la région prennent des mesures d’endiguement, notamment la fermeture des frontières et des écoles, ainsi que d’autres mesures de distanciation sociale. Ces initiatives, conjuguées au ralentissement économique mondial ainsi qu’à la perturbation des chaînes d’approvisionnement, à la baisse des prix des produits de base, à la contraction du tourisme et au net resserrement des conditions financières mondiales, entraînent un arrêt de l’activité dans de nombreux pays d’Amérique latine, ce qui compromet fortement les perspectives économiques. Pour la région, la reprise que nous prévoyions il y a quelques mois ne se produira pas et le scénario d’une contraction en 2020 n’est pas improbable. De fortes répercussions L’augmentation des coûts de l’emprunt ainsi occasionnée mettra au jour les facteurs de vulnérabilité financière qui se sont accumulés pendant des années de faibles taux d’intérêt. Si la forte baisse des cours du pétrole devrait profiter aux pays importateurs de pétrole de la région, elle freinera l’investissement et l’activité économique dans les pays qui dépendent fortement des exportations de ce produit. En cas d’épidémie locale, l’activité du secteur des services sera probablement la plus touchée, en raison des efforts d’endiguement et de distanciation sociale, notamment dans les industries du tourisme, de l’hôtellerie et des transports. En outre, une pression considérable pèserait sur les pays qui disposent de faibles infrastructures de santé publique et d’un espace budgétaire limité pour renforcer les services de santé publique et soutenir les secteurs et les ménages touchés. Les répercussions économiques de la pandémie varieront probablement en fonction des caractéristiques propres à chaque région et à chaque pays. L’Amérique du Sud connaîtra une baisse des recettes d’exportation, due à la fois à la chute des prix des produits de base et à la réduction des volumes d’exportation, en particulier vers la Chine, l’Europe et les États-Unis, qui sont des partenaires commerciaux de premier plan. La forte baisse des cours du pétrole touchera particulièrement les pays exportateurs de pétrole. Le resserrement des conditions financières aura des effets néfastes sur les grands pays financièrement intégrés et sur ceux qui présentent des facteurs de vulnérabilité structurels. En raison des mesures d’endiguement prises dans plusieurs pays, l’activité économique dans le secteur des services et l’industrie manufacturière sera réduite pendant au moins le prochain trimestre, puis se redressera une fois l’épidémie maîtrisée. En Amérique centrale et au Mexique, un ralentissement de l’économie américaine entraînera une réduction des échanges commerciaux, des investissements directs étrangers, des flux touristiques et des envois de fonds. Les principales exportations agricoles (café, sucre, banane) ainsi que les flux commerciaux par le canal de Panama pourraient également être freinés par la baisse de la demande mondiale. Des épidémies locales mettront à mal l’activité économique au cours du prochain trimestre et détérioreront une conjoncture déjà incertaine (en particulier au Mexique). Dans les Caraïbes, la baisse de la demande touristique due aux restrictions de voyage et au « facteur peur » , même après le recul de l’épidémie, pèseront lourdement sur l’activité économique. Les pays exportateurs de produits de base seront également fortement touchés et une réduction des envois de fonds des travailleurs expatriés risque d’accroître les tensions économiques. Priorités La priorité absolue est de pouvoir financer les interventions sanitaires de première ligne afin de protéger le bien-être des populations, de soigner les malades et de ralentir la propagation du virus. Dans les pays où les systèmes de santé présentent des lacunes, la communauté internationale doit intervenir pour les aider à prévenir une crise humanitaire. En outre, il sera essentiel de prendre des mesures ciblées sur le plan budgétaire, monétaire et financier pour atténuer les répercussions économiques du virus. Les pouvoirs publics devraient recourir à des transferts monétaires, à des subventions salariales et à des allégements fiscaux pour aider les ménages et les entreprises touchés à faire face à cet arrêt temporaire et soudain de la production. Les banques centrales devraient renforcer leur surveillance, élaborer des plans d’urgence et se tenir prêtes à fournir des liquidités suffisantes aux institutions financières, en particulier celles qui prêtent aux petites et moyennes entreprises, qui sont peut-être moins bien armées pour résister à des perturbations prolongées. Un assouplissement temporaire des contraintes réglementaires peut également se révéler nécessaire dans certains cas. Lorsqu’il existe une marge de manœuvre , une relance de plus large portée par la voie monétaire et budgétaire peut rehausser la confiance et la demande globale, mais cette démarche serait probablement plus efficace lorsque les activités des entreprises amorceront un retour à la normale. Compte tenu de l’ampleur des liens économiques internationaux, l’argument en faveur d’une riposte coordonnée et mondiale à l’épidémie est incontestable. Les pays commencent à prendre des initiatives dans ce sens. Des fonds supplémentaires sont ainsi obtenus pour financer les dépenses de santé dans de nombreux pays, dont l’Argentine, le Brésil, la Colombie et le Pérou. En outre, le 17 mars, le Brésil a annoncé un ensemble de mesures économiques d’urgence visant à venir en aide aux groupes socialement vulnérables, à préserver l’emploi et à lutter contre la pandémie. Le FMI, pour sa part, est prêt à contribuer à l’atténuation des répercussions économiques du coronavirus et dispose de plusieurs mécanismes et instruments pour ce faire. En conclusion, je voudrais rappeler combien les mesures décisives que nous devons tous prendre sont fondamentales pour limiter les conséquences économiques du coronavirus et éviter une crise humanitaire. Le FMI est prêt à aider ses pays membres et à collaborer avec eux en cette période difficile. Par Alejandro Werner Directeur du département hémisphère occidental du FMI.