Paul-Marie Gondjout : « Nous entendons mettre de l’ordre dans le processus d’acquisition de la nationalité gabonaise »

ACTUALITE. « La nationalité gabonaise est une institution. Et c’est le Ministère de la Justice qui a compétence pour gérer les problèmes de nationalité », a déclaré récemment le ministre gabonais Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Paul-Marie Gondjout. S’exprimant sur le décret portant déchéance de la nationalité gabonaise visé par le Président de la Transition, Brice Oligui Nguema, le ministre a rappelé: « le dialogue national inclusif en a parlé, le chef de l’état lui-même évoque souvent la question pour que nous puissions mettre les choses en place dans le cadre de ce dossier de nationalité ». Dans un entretien accordé à la presse nationale et internationale, Paul-Marie Gondjout a confié que « l’assemblée nationale a engagé une commission d’enquête justement sur ces cas d’obtention de la nationalité gabonaise. Nous travaillons de concert pour redonner de la valeur à l’acquisition de la nationalité gabonais ». Le ministre s’est également exprimé sur les expulsions du territoire gabonais des deux libanais, Ondo A Ekia Adel Tohmer Georges et Chehab Abbas, frappés par le décret pour le délit de complicité d’établissement de faux documents de nationalité ayant contribué à la délivrance de plusieurs passeports gabonais. Selon les explications du ministre, ces deux libanais d’origine « ont été reconnus coupables du délit de complicité d’établissement de faux documents de nationalité ayant contribué à la délivrance de plusieurs passeports gabonais vu l’arrêté n°55/2023-2024 du 02 août 2024, rendu par la Chambre correctionnelle de la Cour d’Appel judiciaire de Libreville ». Pour Paul-Marie Gondjout, cette démarche « n’est pas extraordinaire dans la mesure où cela s’est fait récemment dans l’hexagone où des personnes ont été déchues de la nationalité française pour avoir commis des actes répréhensibles ». Insistant sur l’intérêt de restaurer l’institution qu’est la nationalité gabonaise, il a appelé à travailler « à remettre les choses en ordre en ce qui concerne l’acquisition de la nationalité gabonaise ». Adrien Thyg