Les entreprises et les entrepreneurs africains au cœur de la nouvelle stratégie de Proparco 2023-2027

Les entreprises et les entrepreneurs africains au cœur de la nouvelle stratégie de Proparco 2023-2027

Acteur clé du développement, dédié au financement du secteur privé depuis plus de 45 ans, Proparco intervient aujourd’hui dans un environnement international complexe qui a vu ses fragiles équilibres à nouveau déstabilisés en 2022. Face à la crise climatique et à l’augmentation des inégalités, les acteurs du secteur privé africain détiennent les clefs qui permettront au continent de relever ces défis de long terme. Forte de cette conviction, Proparco entend amplifier son soutien aux entrepreneurs africains en adaptant davantage encore son approche aux besoins réels de l’économie et en investissant de nouveaux marchés.   Proparco concentrera 50% de son activité sur le continent africain a horizon 2025 Le secteur privé africain, en particulier les PME et TPE, est plus que jamais le principal moteur de la croissance et de l’innovation sur le continent. Les PME représentent 90% des entreprises formelles et emploient environ 60% des emplois formels1. Or le secteur privé africain a un réel besoin de financement, car sur le continent, seuls 20% des PME ont accès aux prêts bancaires.  Filiale de l’Agence française de développement (AFD), Proparco capitalisera sur son expertise historique sur le continent pour soutenir les entreprises africaines au cours des prochaines années. Les investissements seront à la fois alloués au financement des infrastructures dont le bon fonctionnement est indispensable au déploiement des activités des entrepreneurs africains et à l’accompagnement des PME, TPE et startups à fort impact. L’idée est d’assurer un continuum en agissant sur l’ensemble des leviers permettant de donner aux entrepreneurs les moyens de développer leurs activités.   Climat, inégalités, insécurité alimentaire…un soutien à l’économie réelle qui ciblera les enjeux de long terme du continent Nous vivons une époque de défis majeurs, et sur le continent africain le secteur privé est un vivier d’initiatives, d’innovations et de richesses. Soutenir les besoins réels de l’économie, c’est donc donner au secteur privé africain les moyens de résoudre lui-même les défis du continent, tout en permettant la création d’emplois locaux, non délocalisables et la création de valeur ajoutée sur le continent.  Proparco inscrit son action autour d’enjeux majeurs : une économie durable et résiliente, la protection de la planète et la lutte contre les inégalités. Cela se traduira par un soutien marqué aux projets les plus responsables en matière d’atténuation des conséquences du changement climatique, ceux permettant aux populations de mieux s’y adapter ou permettant de réduire les inégalités territoriales, de genre ou socio-économiques. Proparco mobilisera toute son expertise sectorielle du financement des TPME au renforcement des infrastructures physiques et systèmes financiers locaux en passant par la poursuite de son action dans les secteurs sociaux.  La lutte contre l’insécurité alimentaire, notamment liée à la crise en Ukraine, constituera un autre volet prioritaire de l’action de Proparco, au travers notamment du renforcement des capacités locales de production et de transformation, en répondant aux besoins spécifiques des entreprises africaines fragilisées.   Pour maximiser les impacts sur ces enjeux stratégiques, Proparco affine son analyse et sa méthode de suivi. Les impacts seront identifiés et analysés à tous les stades de la relation avec les partenaires de Proparco : dès le début de l’instruction des projets avec une notation développement durable, pendant leur réalisation, par un accompagnement technique de plus en plus poussé et de long terme et jusqu’à leur évaluation finale avec l’analyse et le suivi des résultats (estimés et effectifs). Ainsi l’impact ne se résumera pas aux résultats finaux et quantitatifs du projet mené par le partenaire, mais également à sa capacité d’évolution sur des critères ESG, qui feront la différence sur le temps long.  Pour accompagner au mieux le secteur privé, Proparco intensifie son action en faveur de l’émergence de nouveaux marches et acteurs Dans ce nouveau temps stratégique, Proparco fait le choix d’explorer plus en avant de nouveaux marchés. Proparco encouragera notamment les investisseurs à faire le pari de l’innovation, en particulier ceux opérant dans des contextes fragiles ou des secteurs naissants, avec la conviction que l’émergence de nouveaux écosystèmes et instruments de financement constituera l’une des clefs d’un soutien réussi au secteur privé.   Françoise Lombard, Directrice Générale de Proparco a déclaré à l’occasion du lancement de cette nouvelle stratégie : « La nouvelle stratégie de Proparco est nourrie par une conviction forte : un bon projet entrepreneurial, en phase avec l’Accord de Paris et qui permet de résoudre les problèmes concrets du continent, mérite d’être soutenu, qu’importe son environnement économique. Nous avons la volonté d’aller là où les autres investisseurs ne viennent pas encore, de déployer autrement les moyens, en étant proches du terrain afin de coller au plus près des besoins de nos partenaires. Nous faisons donc le choix fort d’explorer de nouveaux marchés et de prendre plus de risques pour permettre à des projets innovants de voir le jour ».   Pour soutenir cette ambition, Proparco bénéficiera de ressources supplémentaires, notamment de l’État français et de l’Union européenne, permettant d’augmenter ses capacités d’accompagnement financier et non-financier.  Deux initiatives phares qui illustrent la nouvelle stratégie  Choose Africa, une initiative qui a engagé, via l’AFD et sa filiale Proparco, 3,5 milliards d’EUR entre 2018 et 2022 et soutenu plus de 40 000 entreprises et des centaines de milliers de micro-entrepreneurs. Grâce à cette initiative, près de 8 700 entreprises bénéficient d’un accompagnement technique dédié. Le Groupe AFD contribuera au renforcement de l’initiative dans le cadre d’un second volet.  Digital Africa, filiale de Proparco, qui assure l’accompagnement et l’appui financier en amorçage des start-up africaines. Ses programmes (Talent 4 Startups Bridge, Fuzé, …) complètent ainsi le continuum de solutions mises en œuvre par Proparco et le groupe AFD, afin d’accompagner les entreprises africaines à chaque étape de leur développement : investissement en amorçage (Digital Africa), investissement en capital-risque (Digital Africa et Proparco), financement et accompagnement des institutions financières publiques (AFD) et privées (Proparco), gamme de garanties aux institutions financières (Proparco) et capital investissement pour les PME en phase de croissance et de maturité.  Deux exemples projets   Proparco accompagne depuis 2017 GoMyCode, une startup tunisienne dont la mission est de combler le fossé entre l’infrastructure éducative existante en Afrique et les compétences numériques requises sur le

Côte d’Ivoire : Une nouvelle stratégie pour soutenir la transformation économique et sociale

Côte d’Ivoire : Une nouvelle stratégie pour soutenir la transformation économique et sociale

Le Groupe de la Banque mondiale a présenté aujourd’hui (jeudi 2 février, dnr) un nouveau Cadre de Partenariat-pays (CPF) 2023-2027 avec la Côte d’Ivoire axé sur une amélioration du capital humain, une réduction des disparités et un renforcement de la résilience, et la création d’emplois émanant du secteur privé.   Cet engagement, qui a fait l’objet de consultations avec le secteur privé, les autorités, la société civile, et les autres partenaires de développement, vise à soutenir une transformation économique et sociale plus inclusive et durable, telle qu’articulée dans la Vision 2030 et le Plan National de Développement 2021-2025. « Au cours de la dernière décennie, la Côte d’Ivoire a réalisé grâce à des réformes et des investissements importants des progrès majeurs dans l’amélioration de l’infrastructure – en particulier l’accès à l’énergie, la stimulation d’une forte croissance, et la lutte contre la pauvreté », a déclaré Coralie Gevers, directrice des Opérations de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, le Bénin, la Guinée et le Togo. « A travers ce nouveau Cadre de Partenariat, le Groupe de la Banque mondiale marque son engagement à soutenir la poursuite des réformes et des programmes qui visent à combler le déficit en capital humain, à renforcer la gestion des ressources naturelles et la capacité du pays à faire face aux effets du changement climatique, et à encourager le développement compétitif de filières agricoles et manufacturières génératrices d’emplois. L’objectif de cette stratégie, qui est en adéquation avec le Plan National de Développement 2021-2025 et la Vision 2030, est de réduire le nombre de personnes en situation de pauvreté ou vulnérabilité, de renforcer la capacité des communautés à faire face aux risques y compris ceux d’insécurité, et de renforcer le contrat social entre l’Etat et la population. » Ce nouveau Cadre de Partenariat-pays est également en cohérence avec la stratégie régionale du Groupe de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du centre. À savoir : rétablir la confiance entre les citoyens et l’Etat pour créer un nouveau contrat social, éliminer les goulots d’étranglement qui empêchent les entreprises de créer plus d’emplois et de meilleure qualité, renforcer le capital humain et autonomiser les femmes pour que tous les garçons et les filles atteignent leur plein potentiel, et renforcer la résilience climatique pour aider les pays à s’adapter et à atténuer les chocs climatiques en renforçant la résilience des villes et des zones rurales, les garçons et les filles atteignent leur plein potentiel, et renforcer la résilience climatique pour aider les pays à s’adapter et à atténuer les chocs climatiques en renforçant la résilience des villes et des zones rurales. Le portefeuille actif total de la Banque mondiale s’élève à 5,48 milliards de dollars répartis entre 33 projets et programmes actuellement mis en œuvre. Avec le nouveau CPF, l’appui de la Banque mondiale vise à aider le gouvernement à assurer l’accès à l’électricité à 80 % des ménages d’ici à 2026 ; il ambitionne également de multiplier par dix (10) le nombre de personnes détentrices d’un titre foncier ou pouvant utiliser une propriété foncière sécurisée. Au niveau de l’éducation de base, le soutien de la Banque mondiale vise à faire passer la proportion d’enfants de 3e année qui passeront le test de compétence en lecture de 18,9 % en 2020 à 43 % en 2025. De son côté, l’IFC a engagé au cours des cinq dernières années près de 950 millions de dollars (dont 521 millions de dollars mobilisés auprès d’autres partenaires financiers) en soutien au développement du secteur privé en Côte d’Ivoire et à la stratégie de diversification économique du pays. En 2023, l’IFC prévoit d’investir 660 millions de dollars dans les secteurs clés de l’économie ivoirienne, notamment dans le secteur financier, l’industrie manufacturière et le secteur agroalimentaire.  « L’IFC est engagée à soutenir le développement du secteur privé ivoirien, en particulier des PME, des entreprises détenues par des femmes et des champions nationaux, et à promouvoir un meilleur climat des affaires afin de favoriser une économie plus inclusive, plus diversifiée et plus résiliente. Pour atteindre cet objectif, nous ciblons nos interventions sur les infrastructures, le secteur financier et le développement des chaines de valeurs agro-industrielles dans lesquelles la Côte d’Ivoire jouit d’un avantage comparatif et nous nous contribuons à éliminer les goulots d’étranglement à l’investissement privé, notamment pour favoriser un meilleur accès au financement », a ajouté Olivier Buyoya, directeur régional d’IFC pour l’Afrique de l’Ouest. L’IFC et l’Agence Multilatérale de Garantie des Investissements (MIGA) joueront un rôle clé dans la mobilisation d’investissements catalytiques pour un large éventail d’engagements dans les domaines de la finance, des infrastructures numériques et physiques, de l’agro-industrie, l’industrie manufacturière et des services pour la réussite de la mise en œuvre du CPF – en contribuant à la création d’emplois tirée par le secteur privé et de la valeur ajoutée locale.

Congo/Economie : La nouvelle stratégie du développement agricole s’appuie sur l’entrepreneuriat local, selon le ministre

Congo/Economie : La nouvelle stratégie du développement agricole s’appuie sur l’entrepreneuriat local, selon le ministre

Le ministre de l’agriculture, Paul Valentin Ngobo, a réitéré, le 8 janvier 2023 à Brazzaville, le soutien du gouvernement au monde rural à travers les Zones agricoles protégées (ZAP) sur le thème « La promotion de l’entrepreneuriat agricole par l’agglomération des acteurs »   Il l’a fait à la clôture de l’édition 2023 du Forum sur le développement agricole qui réunissait les chefs de secteur, les directeurs départementaux et responsables de projets agricoles.    Cette nouvelle stratégie du secteur productif est adossée au Plan national de développement 2022-2026, dont l’agriculture est le premier des six piliers. Le but de ce nouveau programme, est de booster la production nationale en vue de satisfaire la demande locale en produits de volaille, d’espèces animales et halieutiques de grande consommation. La stratégie sectorielle vise également l’augmentation de la production des cultures vivrières et fruitières et celle des intrants et aliments de bétail, ainsi que l’amélioration des conditions de travail des producteurs et le renforcement des capacités du personnel public. Dix-huit ZAP ont déjà vu le jour et la campagne doit se poursuivre sur l’ensemble du pays. Selon le ministre, le développement des ZAP est la réponse la plus efficace face à la crise alimentaire et le moyen d’accroître la production nationale. C’est à cet effet que le gouvernement a aménagé des hectares de terre, réuni des groupes de paysans et a mis à leur disposition du matériel agricole. Deux cents cadres et agents publics ont pris part à ces assises. Il s’agit, selon le président du comité d’organisation du forum agricole, Pascal Robin Ongoka, des quatre-vingt-douze chefs de secteurs agricoles, trente-cinq directeurs départementaux, de tous les directeurs généraux et chefs de projets, plusieurs agents de terrain. Pour le ministre, l’agriculture sera encore importante durant plusieurs décennies pour la simple raison qu’il s’agit de notre ventre quine saurait être longtemps contrôlé par les autres. Florent Sogni Zaou