Congo. Eric Mampouya rejoint Munari au MUST!

Congo. Eric Mampouya rejoint Munari au MUST!

Le Barbouze Solitaire opte désormais pour militer dans un parti. L’activiste politique congolais, Eric Patrick Mampouya, inclassable, direct et insoumis, a finalement choisi une formation politique pour mieux militer pour ses idéaux de gauche. Il a opté pour le Mouvement pour l’unité, la solidarité et le travail (MUST), de Claudine Munari, par ailleurs présidente de la Fédération de l’opposition congolaise, une plateforme qui regroupe quelques partis du contre-pouvoir. Eric Patrick Mampouya affirme « être fier d’avoir pris cette décision » et de militer désormais aux côtés de Claudine Munari qu’elle qualifie de « grande femme politique en Afrique centrale » et qu’elle côtoie depuis cinq ans. « Je n’y vais pas pour les postes, mais la dynamique du MUST me plait bien », se justifie l’un des gros barbouzes politiques que le pays ait connus depuis les années 2000. Le MUST? He bien, il faut y travailler! Car le parti ne représente presque plus rien. Zéro député, zéro sénateur, et presque plus connu dans le pays, en dehors de Mouyondzi, où Claudine Munari a été élue députée entre 2002 et 2017. A Pointe-Noire aussi, on chante encore les vieux souvenirs du MUST dans certains quartiers populaires! Eric Patrick Mampouya reste cependant un bon combattant politique qui a été courtisé par le plupart des partis de l’opposition qui battent de l’aile comme l’UDR-Mwinda de Guy-Romain Kinfounsia ou le PSDC de Clément Mierassa. En 2014, il a d’ailleurs été tabassé et arrêté au domicile de Mierassa et ensuite détenu pendant six jours dans les geôles de la DGST, pour avoir tenu une activité politique « non autorisée ». Après avoir longtemps emmerdé le régime de Brazzaville sur la place de Paris en France, Eric Patrick Mampouya rentre au pays en 2010, par le régulier de Royale Air Maroc. Mais, il lui est réservé un accueil pimenté à l’aéroport international Maya Maya par les éléments de la DSGT. En fait, une manœuvre qui n’arrêtera pas son activisme, car il rejoint très vite les rangs de l’opposition. Il a été de tous les combats, notamment dans les coulisses, lors de la fondation du FROCAD, et dans le dialogue alternatif de Diata en 2015. Toujours présent dans les grandes manifestations politiques de l’opposition, Eric Mampouya n’avait, cependant, jusque-là, adhéré à aucune formation politique. A quelques mois de l’élection présidentielle de 2021, et à l’approche de la Concertation politique de Madingou, l’activiste politique joue désormais à la tempérance, et dit préférer la real-politik. « On ne fait pas la politique pour soi-même », affirme-t-il, convaincu d’être présent aux prochaines assises de Madingou. Homme à multiples casquettes, l’opposant, devenu entre temps chef d’entreprise, a même fait du journalisme pour faire passer ses points de vue. Il n’arrête pas de publier des tribunes dans les journaux locaux comme Le Nouveau Regard pour titiller, comme à son habitude, le gouvernement. Par Arsène SEVERIN -journaliste (fb)

Claudine Munari Mabonzo : on s’enracine dans les maux du passé

Claudine Munari  Mabonzo : on s’enracine dans les maux du passé

« Je n’ai rien contre tout ce qui a été fait dans mon pays, municipalisation accélérée, les travaux d’infrastructures… Il n’y a rien contre tout ça », a affirmé l’ancienne ministre du Commerce et des Approvisionnements, Claudine Munari Mabonzo. En revanche, la présidente de la plateforme d’opposition Frocad a estimé que « les priorités n’étaient pas bien cernées » et que le gouvernement n’a pas suivi « le bon timing ». Dans un entretien avec Babylas Boton de la chaîne Africa 24, Claudine Munari a relevé qu’en 2017, « vivre à 90% des importations pour nourrir une population d’à peine 4 millions d’habitants, en être encore à importer pour nourrir un peuple aussi modeste, ça pose problème. » Et de noter que « nous avons privilégié la finance, les placements de l’argent dans les paradis fiscaux ». Ajoutons qu’au cours de cet entretien, la présidente du MUST est revenue sur la situation socioéconomique du Congo, estimant le Congo « va de plus en plus mal ».

Claudine Munari: La pauvreté a atteint des proportions insupportables pour les familles congolaises

Claudine Munari: La pauvreté a atteint des proportions insupportables pour les familles congolaises

L’ancienne ministre du Commerce, Claudine Munari, a affirmé récemment au micro de RFI qu’elle se présente au scrutin du 20 Mars parce que le Congo « va très mal ». La situation du pays est telle que la candidate du MUST (Mouvement pour l’unité, la solidarité et le travail) ne pouvait rester indifférente. Et pour cause: « la pauvreté a atteint des proportions insupportables pour les familles. Je suis en train de jeter les bases d’un Congo où chacun trouvera sa part du bonheur. »