La Banque africaine de développement appuie la BCI avec une facilité de garantie pour dynamiser les PME au Mozambique

La Banque africaine de développement (BAD) annonce avoir approuvé une facilité de garantie de transaction de 20 millions de dollars en faveur de la Banco Comercial e de Investimentos (BCI), la principale banque commerciale du Mozambique, afin de soutenir les petites et moyennes entreprises (PME) du pays. D’une durée de trois ans, cette facilité vise concrètement à élargir l’accès des PME au financement du commerce. Elle « fournira aux banques confirmatrices internationales une couverture de garantie pouvant aller jusqu’à 100 % pour les transactions de financement du commerce émises par la BCI, contribuant ainsi à combler le déficit croissant de financement du commerce du Mozambique, précise l’insitution panafricaine dans un communiqué. La même source ajoute que, grâce aux opérations de roulement (« transaction rollovers »), la facilité devrait soutenir jusqu’à 120 millions de dollars de flux commerciaux sur trois ans. D’après Rômulo Corrêa, chef du bureau pays du Groupe de la Banque africaine de développement au Mozambique : « cette garantie de transaction s’appuie sur la notation AAA de la Banque pour débloquer des capitaux supplémentaires au sein du système financier du Mozambique, soutenant ainsi la stabilité et la liquidité du marché au sens large ». Selon lui : « en diminuant les risques sur les transactions commerciales, la Banque africaine de développement permet à la BCI de réorienter ses maigres ressources en devises vers le soutien aux entreprises qui en ont le plus besoin, à savoir les PME et les sociétés locales qui stimulent la croissance économique. » Il est à souligner que cette facilité spécifique aux transactions renforcera le rôle de la BCI dans l’expansion du financement du commerce au Mozambique, en renforçant le soutien aux entreprises locales et aux activités d’import -export des PME, relève le communiqué qui affirme que l’initiative stimulera l’activité économique et améliorera la fourniture de biens et de services dans le pays. « Ce partenariat avec le Groupe de la Banque africaine de développement marque une étape importante dans le renforcement du soutien de la BCI à l’économie réelle », a salué Francisco Pinto Machado da Costa, directeur général de la BCI. « La banque est déterminée à développer le financement du commerce pour les PME et les entreprises détenues par des femmes, conformément à son objectif plus large de promotion d’une croissance inclusive et durable. » Martin Kam
CAN 2025: Le Nigeria dispose du Mozambique en huitièmes de finale

Lundi 05 janvier, le Nigeria a disposé 4-0 du Mozambique en huitièmes de finale de la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des nations, Maroc 2025. Réactions Ademola Lookman, attaquant du Nigeria (Homme du match) « Ce prix est important, mais le plus important pour moi, c’est la victoire de l’équipe. Nous jouons très bien et marquons régulièrement. Nous avons de grandes qualités offensives qui nous permettent de créer beaucoup d’occasions. L’équipe est en bonne forme, et nous continuerons à aborder le tournoi match après match. » Eric Chelle, sélectionneur du Nigeria « Je suis heureux de la victoire, bien sûr, mais nous devons être honnêtes avec nous-mêmes. Nous n’avons encore rien accompli. Nous avons simplement remporté un match. Si nous voulons être ambitieux, nous devons continuer à progresser et maintenir ce niveau de qualité sur le terrain. Le football, c’est une question de régularité. Aujourd’hui, je tiens à rendre hommage à mon équipe. Nous avons été très bons dans la possession. Nous avons contrôlé le ballon pendant toute la première mi-temps. Chaque fois que nous perdions le ballon, nous avons exercé une forte pression sur l’adversaire. Nous avons réussi parce que nous avons mis tous les ingrédients nécessaires. » Chiquinho Conde, sélectionneur du Mozambique « Ce fut un match extrêmement difficile. Nous savions que nous allions rencontrer des défis, mais peut-être pas de cette ampleur. Nous avons fait face à un adversaire solide avec des attaquants très pragmatiques. Dès les premières minutes, nous avons eu du mal à conserver la possession du ballon, et les joueurs chargés de contrôler le jeu n’ont pas pu performer à leur niveau habituel. Je tiens à féliciter l’équipe nigériane, qui a montré toute sa force. Ce sont des leçons dont nous devons nous inspirer pour continuer à progresser. »
Mozambique : le Conseil constitutionnel proclame Daniel Chapo vainqueur de l’élection présidentielle

Le Conseil constitutionnel (CC) du Mozambique, l’organe en charge des affaires constitutionnelles et électorales, a proclamé lundi Daniel Chapo vainqueur des élections générales du 9 octobre. Il succèdera au président sortant Filipe Nyusi, devenant ainsi le cinquième président de la République du Mozambique. M. Chapo, le candidat présidentiel du Frelimo, le parti au pouvoir, a remporté 65,17% des voix, soit moins que les 70,67 % annoncés le 24 octobre par la Commission électorale nationale (CNE), selon les données publiées par la présidente du CC Lucia Ribeiro à Maputo, la capitale du pays. Venancio Mondlane, le candidat soutenu par le Parti optimiste pour le développement du Mozambique (Podemos), une formation extraparlementaire, a obtenu 24,19% des voix, soit plus que les 20,32% précédemment annoncés par la CNE. Ossufo Momade, du principal parti d’opposition Renamo, a obtenu 6,62% des voix, et Lutero Simango, président du Mouvement démocratique du Mozambique (MDM), 4,02%. M. Ribeiro a déclaré que plusieurs irrégularités avaient été constatées au cours du processus électoral, mais pas suffisamment pour invalider les élections. Selon la CC, le Frelimo a également remporté la majorité absolue aux élections législatives, obtenant 171 des 250 sièges de l’Assemblée de la République. Le parti Podemos a terminé deuxième avec 43 sièges au parlement, suivi par le Renamo avec 28 sièges et le MDM avec 8 sièges. Xinhua
L’Algérie et le Mozambique signent plusieurs accords de coopération
L’Algérie et le Mozambique ont signé jeudi à Alger plusieurs accords de coopération concernent l’énergie, la protection des végétaux, la quarantaine agricole, la santé animale et l’exemption réciproque de visas pour les titulaires de passeports diplomatiques ou de service. La cérémonie de signature a eu lieu au siège de la présidence algérienne, en présence des présidents algérien Abdelmadjid Tebboune et mozambicain Filipe Jacinto Nyusi qui effectue une visite de travail et d’amitié en Algérie, a rapporté la radio nationale. Lors d’un point de presse, M. Tebboune a indiqué que leurs entretiens « ont porté sur les moyens de renforcer la coopération dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture, de la recherche scientifique, de la formation professionnelle et de la pêche, ainsi que de la coopération militaire ». Il a également souligné l’engagement de l’Algérie à soutenir le Mozambique dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. Pour sa part, M. Nyusi a souligné que sa visite visait à renforcer les relations bilatérales et a révélé la création d’un comité conjoint pour la coopération entre les deux pays. Il a aussi indiqué que les deux pays africains partagent des positions similaires sur les questions mondiales en tant que membres non permanents du Conseil de sécurité de l’ONU. Par ailleurs, les deux présidents ont partagé leurs points de vue sur les questions internationales et régionales, notamment sur la région africaine du Sahel et les développements de la situation en Palestine. Le président du Mozambique devrait participer aux travaux du 7ème Sommet des chefs d’Etat et de Gouvernement du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF), abrité par l’Algérie du 29 février au 2 mars.
Mozambique : BEI Monde et Moza Banco consacrent 20 millions d’EUR à la croissance d’entreprises dirigées par des femmes

Les entrepreneuses du Mozambique accèderont plus facilement à des financements grâce à un prêt de la Banque européenne d’investissement (BEI) de 10 millions d’EUR signé jeudi 21 décembre. Ce financement permettra la mise en place, par Moza Banco, d’une nouvelle ligne de crédit de 20 millions d’EUR ciblant les petites et moyennes entreprises (PME) du pays, souligne la BEI dans un communiqué parvenu à notre Rédaction. « Cette ligne de crédit mettra à disposition des prêts à des conditions avantageuses, en mettant l’accent sur des entreprises détenues ou dirigées par des femmes, employant un nombre important de femmes ou proposant des services spécifiquement à ces dernières », indique l’institution précisant que ce financement sera disponible dans plusieurs secteurs, dont l’industrie manufacturière, les transports, l’agriculture, la santé et les services. Le continent africain compte l’un des pourcentages d’entrepreneuses les plus élevés au monde. Plus des trois quarts des personnes qui travaillent au Mozambique tirent leurs moyens de subsistance d’une petite ou moyenne entreprise, et deux tiers d’entre elles sont des femmes. Thomas Östros, vice-président de la BEI chargé de la diversité et de l’inclusion ainsi que des opérations dans les pays africains : « L’autonomisation économique des femmes est essentielle au développement d’un pays. En investissant dans de petites entreprises dirigées par des femmes au Mozambique, la BEI les aide à accéder aux possibilités économiques, à trouver des moyens de subsistance et à gagner leur indépendance financière. En soutenant ces entreprises, on investit non seulement dans ces femmes, mais aussi dans l’éducation et la santé de leur famille, ainsi que dans l’emploi. La prospérité des femmes profite à la société et à l’économie dans leur ensemble. » Manuel Soares, directeur général de Moza Banco : « Moza Banco croit fermement à la puissance transformatrice du financement de projets qui renforcent le rôle des femmes dans la société, reconnaissant que non seulement cela permet de stimuler le développement économique, mais également de favoriser l’indépendance financière de cet important groupe social. Au Mozambique, tout comme sur l’ensemble du continent africain, les femmes affichent leur volonté grandissante d’occuper des postes de pouvoir et de prendre en main leur parcours de vie. Nous avons la volonté ferme de catalyser le potentiel de ces femmes en facilitant l’accès aux ressources et aux possibilités qui élèvent la position des femmes mozambicaines dans l’économie, tout en favorisant la construction d’une société plus inclusive et plus équitable. » Antonino Maggiore, ambassadeur de l’Union européenne au Mozambique : « La stratégie Global Gateway au Mozambique vise à stimuler les investissements publics et privés afin de créer une croissance durable et des emplois pour la population croissante des jeunes du pays. En conséquence, l’une de ses priorités est de veiller à ce que les PME, en particulier celles dirigées par des femmes, aient davantage accès au financement. L’Union européenne place de grands espoirs dans cette facilité de financement qui devrait permettre d’exploiter pleinement le potentiel du secteur privé au Mozambique. » Les petites entreprises sont un moteur clé de la croissance économique et du développement, apportant des biens, des services, des emplois et des revenus à la communauté locale. Pour prospérer, notamment face aux pressions climatiques et à une économie mondiale inhospitalière, elles ont besoin d’un financement approprié. Cependant, les statistiques montrent que, à l’échelle mondiale, les femmes sont moins susceptibles d’avoir accès aux financements dont elles ont besoin. La facilité de crédit BEI-Moza Banco remédiera à ce déficit de financement au moyen d’outils et de produits financiers ciblant les besoins des entrepreneuses.
Mozambique : Le consortium EDF – TotalEnergies – Sumitomo Corporation sélectionné pour développer un projet hydroélectrique de 1500 MW

Le consortium constitué d’EDF (40%), TotalEnergies (30%) et Sumitomo Corporation (30%), sélectionné comme partenaire stratégique par le gouvernement du Mozambique, annonce avoir signé des accords pour le développement du projet hydroélectrique dénommé « Mphanda Nkuwa » (MNK). D’une capacité de 1500 MW, MNK est un projet de centrale hydroélectrique au fil de l’eau, située sur le fleuve Zambèze, à 60 kilomètres de la ville de Tete. Dans le cadre du développement de ce projet, le consortium a signé aujourd’hui : Pour mener à bien ce projet, le consortium tirera parti de l’expérience et de l’expertise reconnue d’EDF dans l’hydroélectricité, du savoir-faire de TotalEnergies dans le développement de projets énergétiques intégrés et complexes notamment en Afrique, et de l’expérience de Sumitomo en matière de financement stratégique de projets IPP, notamment en Afrique subsaharienne. La centrale hydroélectrique de MNK augmenterait de plus de moitié la capacité de production d’électricité du pays et pourrait alimenter plus de 3 millions de foyers au Mozambique et dans les pays limitrophes, favorisant ainsi la croissance socio-économique en Afrique australe. Elle contribuerait également à la transition énergétique de la région par la production d’une électricité fiable, compétitive et renouvelable. La prochaine étape du projet consistera à réaliser les études complémentaires, dont les résultats permettront de définir les meilleures solutions en termes d’impact environnemental et social tout en garantissant la viabilité technique et financière du projet. Les normes internationales les plus strictes en matière environnementale, sociale et de gouvernance seront mises en œuvre dans le cadre de ce projet, soutenu par la Banque Africaine de Développement et la Banque Mondiale à travers l’IFC (International Finance Corporation). En particulier, le consortium collaborera étroitement avec l’ensemble des parties prenantes en amont de la mise en œuvre du projet. « TotalEnergies est ravi de pouvoir étendre sa présence au Mozambique au-delà du projet Mozambique LNG avec un investissement important dans les énergies renouvelables, qui bénéficiera à la population du Mozambique. C’est un nouvel exemple de la capacité de TotalEnergies à mettre en œuvre sa stratégie multi-énergies dans les pays pétroliers et gaziers pour les accompagner dans leur transition énergétique », ont déclaré Mike Sangster, Directeur Afrique et Vincent Stoquart, Directeur Renewables de TotalEnergies. « Nous nous réjouissons d’apporter notre pierre à l’édifice du projet Mphanda Nkuwa, car il s’agit là d’une excellente occasion de mettre notre expertise technique en hydroélectricité ainsi que notre fort engagement environnemental et social au service des populations locales et de la biodiversité.Ce projet, qui améliorera considérablement l’accès à l’électricité dans la région, est pleinement en phase avec l’ambition d’EDF de construire un avenir énergétique neutre en CO2, favorisant le développement, grâce à l’électricité et à des solutions et services innovants», a déclaré Béatrice Buffon, Directrice Exécutive Groupe en charge de la Direction Internationale d’EDF. « Nous sommes heureux de participer à Mphanda Nkuwa.Ce projet hydroélectrique permettra un meilleur accès à l’électricité dans la région et fera de la zone un hub d’énergie verte pour les pays d’Afrique australe.Afin d’atteindre l’objectif de neutralité carbone à horizon 2050 et de contribuer à l’émergence d’une société durable, Sumitomo Corporation œuvrera pour accompagner d’autres projets d’énergies renouvelables à l’avenir », a déclaré Koichi Taniguchi, directeur général, Division Infrastructures électriques Monde.
Mozambique : la Banque africaine de développement accorde un don de 33 millions de dollars pour améliorer le réseau électrique à la frontière du Malawi, de la Zambie et du Zimbabwe

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, le 5 décembre 2023 à Abidjan, un don de 33,25 millions de dollars américains au Mozambique pour mettre en œuvre le Projet de ligne de transport Songo-Matambo. Le don provient de la Facilité d’appui à la transition, un instrument financier de la Banque destiné aux États en transition. L’objectif du projet est d’accroître la fiabilité et la sécurité de l’approvisionnement électrique du Mozambique et de promouvoir l’intégration régionale du réseau électrique et du commerce de l’électricité. « Le projet s’inscrit dans le cadre d’un effort plus large qui vise à moderniser le réseau pour permettre l’installation et l’évacuation de capacités supplémentaires de production d’électricité, et contribuer ainsi à l’affirmation du Mozambique comme pôle énergétique émergent dans la région. Ce projet améliorera la qualité de l’approvisionnement dans les régions du centre et du nord, où se trouve la majeure partie de la population du Mozambique, et contribuera de ce fait au développement du pays. Le projet facilitera également la mise en œuvre d’interconnexions régionales prioritaires telles que Mozambique-Malawi et Mozambique-Zambie », a déclaré César Mba Abogo, responsable du bureau pays de la Banque africaine de développement au Mozambique. Le projet consiste à construire 118 kilomètres de ligne de transport à circuit unique haute tension de 400 kilovolts (kV) de Songo à Matambo. La ligne traversera le site où sera construite la future sous-station Cataxa pour intégrer la centrale hydroélectrique envisagée de Mphanda Nkuwa. En outre, elle utilisera une tour aérienne autoportante en treillis d’acier, une configuration de conducteur horizontal d’une capacité de transfert d’énergie de 2 300 mégawatts (MW). Le projet prévoit d’agrandir la sous-station de Songo afin d’étendre la barre omnibus de 220 kV, d’installer un nouveau transformateur de déphasage 220/220 kV de 600 MVA pour réguler les flux dans le réseau, ainsi qu’un transformateur élévateur 220/400 (300) kV de 3×200 MVA. Le projet permettra également de remettre en état le transformateur actuel 220/400 (300) Kv de 3×200 MVA. Des travaux d’envergure seront également réalisés à la sous-station de Matambo qui sera agrandie. Ainsi, une nouvelle travée d’alimentation de 400 kV à la nouvelle extension de 400 kV de Matambo sera construite pour intégrer la ligne de 400 kV en provenance de Songo. La zone bénéficiaire du projet est la province de Tete qui se trouve dans le corridor de développement de la vallée du Zambèze, un territoire frontalier du Malawi, de la Zambie et du Zimbabwe. Cette province compte 15 districts : Angónia, Changara, Chiúta, Chifunde, Cahora Bassa, Dôa, Marara, Marávia, Macanga, Moatize, Mutarara, Mágoè, Tsangano, Zumbo et la ville de Tete.
Afrique : Le prochain changement géographique dans l’industrie du Gaz Naturel Liquéfié (GNL) en Afrique par le Sénégal, le Congo, la Mauritanie, le Mozambique et la Tanzanie

L’industrie mondiale du gaz naturel liquéfié (GNL) a connu de nombreux bouleversements et changements au cours des dernières années. Elle a vu la demande et les niveaux de prix fluctuer fortement à court terme face à des chocs géopolitiques tels que la pandémie de COVID-19 et l’invasion russe de l’Ukraine, et elle a dû faire face à des questions difficiles sur son avenir face à l’inquiétude généralisée concernant le rôle des combustibles fossiles dans le changement climatique. Le secteur africain du GNL n’a pas été épargné par ces bouleversements. Il a vu de grands projets retardés, réorganisés et parfois même annulés en réponse à la pandémie, et il a attiré l’attention d’investisseurs européens désireux de s’assurer un approvisionnement alternatif à celui du gaz russe. (Elle a également dû défendre son propre droit à aller de l’avant en matière de développement, face à des militants écologistes et à des fonctionnaires déterminés à bloquer les projets liés aux combustibles fossiles, même face à la pauvreté énergétique persistante de l’Afrique). Mais ces tendances de haut niveau ne sont pas les seules sources de changement pour l’industrie africaine du GNL. D’autres évolutions sont en cours, comme l’explique la Chambre africaine de l’énergie (AEC) dans son rapport récemment publié, « The State of African Energy Q2 2023 Outlook » (L’état de l’énergie en Afrique au deuxième trimestre de 2023). J’aimerais mettre l’accent sur l’un de ces changements. Statu quo à court terme Au début de l’année, l’AEC a indiqué dans son rapport « The State of African Energy Q1 2023 Report » que le continent africain était en passe de voir sa production de GNL et sa capacité d’exportation augmenter de manière significative. Le rapport prévoyait que cette croissance se produirait en partie grâce à de nouveaux projets au large des côtes de pays tels que le Sénégal, le Congo, la Mauritanie, le Mozambique et la Tanzanie, et en partie grâce à l’expansion de la capacité dans les États producteurs de gaz établis tels que l’Algérie, le Nigéria et l’Angola. Il a également expliqué que les producteurs établis représenteraient la plus grande part de la croissance à court terme, étant donné que les nouveaux venus dans le secteur ne seraient pas en mesure d’apporter des contributions majeures avant une période beaucoup plus tardive de la décennie. L’AEC s’attend à ce que ces prévisions se confirment, et le nouveau rapport trimestriel indique que le Nigeria et l’Algérie devraient rester les principaux fournisseurs de GNL de l’Afrique entre 2023 et 2027. Il note également que le centre de gravité du secteur gazier africain subit un changement géographique, à savoir un déplacement de l’équilibre du nord et de l’ouest vers l’est, grosso modo. Un déplacement vers l’Afrique de l’Est Actuellement, sept pays africains produisent du GNL pour l’exportation : L’Égypte, l’Algérie, le Nigeria, la Guinée équatoriale, le Cameroun, l’Angola et le Mozambique. Quatre de ces pays (Nigeria, Guinée équatoriale, Cameroun et Angola) se trouvent sur la côte ouest de l’Afrique, tandis que deux autres (Égypte et Algérie) sont situés au nord, le long de la Méditerranée. Un seul pays (le Mozambique) se trouve sur la côte orientale de l’Afrique – et c’est, pour mémoire, le dernier venu dans les rangs des producteurs de GNL. Plusieurs autres pays souhaitent rejoindre ces rangs d’ici 2035, notamment le Sénégal, la Mauritanie, la République du Congo, la Tanzanie et l’Éthiopie. En outre, le Nigeria et le Mozambique ont l’intention de mettre en service plusieurs nouvelles usines de GNL pour compléter les installations existantes. En d’autres termes, l’Afrique peut s’attendre à la construction de plusieurs nouvelles unités de production de GNL sur les côtes ouest et est au cours de la prochaine décennie. Mais comme le souligne « The State of African Energy Q2 2023 Outlook », la construction ne sera pas équilibrée entre les deux côtes. Au contraire, l’Afrique de l’Est représentera la part la plus importante, car les installations qui entreront en service au Mozambique, en Tanzanie et en Éthiopie seront de plus grande envergure et auront une capacité combinée plus importante que leurs homologues en République du Congo, au Nigéria, au Sénégal et en Mauritanie. Par exemple, la République du Congo envisage d’utiliser le gaz du bloc offshore Marine XII pour alimenter deux navires GNL flottants (FLNG) pouvant produire 3 millions de tonnes par an (MMtpa), tandis que la Tanzanie envisage d’utiliser le gaz des sites offshore connus sous le nom de blocs 1, 2 et 4 pour alimenter une usine GNL à terre pouvant produire 15 MMtpa. Il ne s’agit pas d’un cas isolé. Il existe des différences d’échelle comparables entre, par exemple, l’unité FLNG que le géant britannique BP utilisera pour produire 5 millions de tonnes par an de GNL à partir du bloc Greater Tortue Ahmeyim (GTA) au large des côtes du Sénégal et de la Mauritanie, et l’usine terrestre de 12,88 millions de tonnes par an que la société française TotalEnergies est en train de construire au Mozambique. Il semble donc que l’industrie africaine du GNL se dirige vers un déplacement géographique vers l’est. Bien sûr, de nouvelles capacités de production de GNL seront mises en service le long de la côte ouest. Toutefois, les nouvelles capacités de production de GNL qui seront mises en service le long de la côte est seront bien plus nombreuses. De longs délais pour les changements géographiques Mais il existe également des différences significatives dans les calendriers d’expansion le long des deux côtes, les projets de la côte ouest devant être opérationnels bien plus tôt que ceux de la côte est. Par exemple, la République du Congo est en passe de voir son premier FLNG entrer en service d’ici la fin de 2023, suivie par le Sénégal et la Mauritanie avec le GTA au début de 2024. En revanche, l’usine de GNL de TotalEnergies au Mozambique ne devrait pas commencer ses activités commerciales avant 2027 ou 2028, et la Tanzanie ne devrait pas suivre avant 2030 au plus tôt, puisqu’elle ne prendra pas de décision finale d’investissement avant 2025. En outre, Tanzania LNG n’est pas