Maroc. Accélération de l’inflation de 2% en ce début d’année

Maroc. Accélération de l’inflation de 2% en ce début d’année

En janvier 2025, les prix à la consommation ont augmenté en rythme mensuel comme annuel, selon le HCP L’inflation reste sur une tendance haussière à l’approche du mois sacré de Ramadan. Selon les données publiées récemment par le Haut-Commissariat au plan (HCP), elle a continué sa progression en rythme annuel en ce début d’année 2025. En effet, après une progression modérée sur un an de 0,7% en octobre, 0,8% en novembre et 0,9% en décembre, « l’indice des prix à la consommation a enregistré une hausse de 2,0% au cours du mois de janvier 2025 », a indiqué l’institution publique dans une note d’information relative à l’IPC de janvier 2025. Principale cause de la hausse des prix, l’indice des produits alimentaires a augmenté de 3,3% au cours du mois dernier tandis que celui des produits non alimentaires a bondi de 1,1%, selon les explications du Haut-Commissariat. En ce qui concerne les produits non alimentaires, les données recueillies font état de variations allant d’une baisse de 2,7% pour le «Transport» à une hausse de 3,6% pour le «Logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles». Cette accélération de l’inflation n’est pas une bonne nouvelle pour les ménages au niveau de vie précaire qui auraient souhaité une baisse des prix notamment des denrées alimentaires largement consommées durant le mois sacré qui débute dans les prochains jours. En rythme mensuel, l’indice des prix à la consommation a enregistré une hausse de 0,8% résultant de la hausse de 1,6% de l’indice des produits alimentaires et de la stagnation de l’indice des produits non alimentaires. A titre de rappel, l’IPC du mois de décembre 2024 avait connu une baisse de 0,2% par rapport au mois précédent due à la baisse de 0,2% de l’indice des produits alimentaires et de la stagnation de l’indice des produits non alimentaires. L’indicateur d’inflation sous-jacente en hausse de 0,2% sur un mois et de 2,4% sur une année Selon les données du Haut-Commissariat, les hausses des produits alimentaires observées entre décembre 2024 et janvier 2025 ont concerné principalement les «Poissons et fruits de mer» (6,0%), les «Légumes» (4,7%), les «Viandes» (2,0%), les «Fruits» (1,6%), le «Lait, fromage et œufs» (0,6%) et le «Café, thé et cacao» (0,5%). Dans sa note d’information, le HCP fait état, en revanche, d’une baisse des prix de 0,5% pour les «Eaux minérales, boissons rafraîchissantes, jus de fruits et de légumes». Quant aux produits non alimentaires, la hausse a concerné principalement les prix des «Restaurants et cafés» avec 0,3%. A titre de comparaison, les baisses des produits alimentaires observées entre novembre et décembre 2024 avaient concerné principalement les «Légumes» (3,9%), les «Fruits» (2,3%) et les «Eaux minérales, boissons rafraichissantes, jus de fruits et de légumes» (0,2%). En revanche, les prix avaient augmenté de 1,0% pour les «Viandes», de 0,8% pour les «Huiles et graisses», de 0,6% pour le «Lait, fromage et œufs» et de 0,3% pour le «Café, thé et cacao». S’agissant des produits non alimentaires, la hausse avait concerné principalement les prix des «Carburants» avec 0,3%. En janvier dernier, les hausses les plus importantes de l’IPC ont été enregistrées à Settat avec 1,5%, à Safi (1,3%), à Tétouan, Guelmim et Al Hoceima (1,1%), à Kénitra et Marrakech (1,0%), à Meknès et Errachidia (0,9%), à Tanger et Béni Mellal (0,8%), à Fès et Oujda (0,7%) et à Agadir (0,6%). En revanche, une baisse a été enregistrée à Laâyoune avec 0,5%. A titre de rappel, en décembre 2024, les hausses les plus importantes de l’IPC annuel avaient été enregistrées à Laâyoune avec 3,0%, à Guelmim avec 2,2%, à Dakhla et Safi avec 1,7%, à Agadir avec 1,6%, à Fès, Rabat et Tétouan avec 1,5%, à Marrakech avec 1,3%, à Errachidia avec 1,1%, à Casablanca et Al Hoceima avec 0,8%, à Kénitra avec 0,7% et à Tanger et Settat avec 0,6%. Alain Bouithy

Le mois Sacré de Ramadan annonce sa couleur en Algérie

Le mois Sacré de Ramadan annonce sa couleur en Algérie

TRIBUNE. La politique monétaire adoptée par le régime algérien s’est révélée des plus désastreuse et a réduit a pratiquement à zéro le pouvoir d’achat du consommateur lambda. Cette situation calamiteuse fera que des produits de première nécessité, essentiels à la préparation de mets essentiels pour le mois Sacré de Ramadan risquent de manquer sur les tables du Ftour (rupture du jeûne). En effet, un simple détour entre les étals des marchés algériens ferait écarquiller les yeux du simple consommateur en voyant des prix pharaoniques s’afficher sur les simples produits alimentaires. Pour exemple, une courgette au prix du caviar Béluga impérial sur les étalages, une patate dont la pancarte affichant le prix peut se confondre avec celle de truffes du Périgord, des sardinettes qui se prennent carrément pour du homard dans les marchés aux poissons ou, plus prosaïquement, de la viande blanche qui se voit pousser des ailes depuis que la viande rouge est interdite d’accès au territoire. Sans parler du prix de la farine, de l’huile, du miel, du sucre, du café, du thé, du lait, de la baguette de pain et des épices. Et pendant ce temps, les Algériens, eux, broient du noir quand ils font leur marché puis qu’avec 50 à 100% de hausse sur les prix de produits alimentaires de base, le pouvoir d’achat s’est en effet effondré dans le pays et le mois Sacré de Ramadan 1442, qui pointe son « Hilal (La Lune) » risque de tourner au jeûne forcé pour les ménages algériens. Le peuple algérien se retrouve, aujourd’hui, totalement désargenté face à la pénurie de produits alimentaires usuels et à la hausse stratosphérique du coût de la vie qu’il ne peut que constater. De plus les liasses de Dinars ne pèsent plus vraiment lourd dans le panier de la ménagère algérienne. Cette situation désastreuse est la conséquence de l’effet de la dépréciation continue du Dinar, couplée à l’épuisement des réserves de changes. Le recul des recettes pétrolières a restreint la marge de manœuvre à l’importation de l’économie algérienne, au point que les denrées alimentaires se retrouvent concernés par des mesures de restriction. Dans un pays qui a besoin d’importer pour se nourrir, l’effet est désastreux. La situation est telle que même la presse aux ordres du régime ne peut plus dissimuler cette réalité. Il n’y a aujourd’hui plus que les instances algériennes, avec leurs étalons de mesure très approximatives, pour maquiller cette désastreuse situation. Le piège de cette politique monétaire hasardeuse se referme donc sur un régime dont l’incompétence et l’illégitimité est de plus en plus décriée par le mouvement de contestation du Hirak qui veut en découdre avec cet Etat militaire, qui ne connaît d’autres politiques économiques que celle de la fuite en avant. Ramadan risque de tourner donc au jeûne forcé pour les Algériens mais aussi un mois où le taux de criminalité va exploser. Une situation que le régime des militaires et du Président Tebboune aura forcément du mal à digérer. Farid Mnebhi.