Congo/Nouveau gouvernement : le Ministre Jean Olessongo Ondaye impose sa cadence à l’Intérieur

GOUVERNEMENT. C’est un soldat qui prend les commandes. Fraîchement nommé à la tête du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation, l’Officier Général, Jean Olessongo Ondaye n’entend pas changer de logiciel. Entre rigueur militaire et loyauté absolue, il dessine les contours d’une mission placée sous le signe de l’ordre et de la « marche accélérée ». La confiance du Chef comme boussole Pour le nouveau ministre, cette nomination n’est pas un simple décret administratif, mais l’aboutissement d’un long processus d’observation de la part du Président de la République. « Le Président observe, suit et décide », confie-t-il, rappelant son parcours d’aide de camp devenu Officier Général, puis commandant de zone militaire. Pour lui, ce portefeuille est une marque de reconnaissance qu’il compte honorer par un engagement sans faille. Le concept des « deux béquilles » Loin des discours feutrés, le ministre Jean Olessongo Ondaye définit son département comme une structure reposant sur deux piliers stratégiques, ou ce qu’il appelle ses « deux béquilles » : sécurité intérieure et décentralisation. S’agissant de la sécurité intérieure, le nouveau ministre la place sous le signe de la discipline. Son crédo est limpide : la paix doit être le quotidien des citoyens, tandis que l’insécurité doit changer de camp. « Que la sécurité soit du côté du peuple, et l’insécurité affectée aux hors-la-loi », martèle-t-il. Pour y parvenir, il n’exclut pas la fermeté, utilisant une métaphore révélatrice : pour redresser un bâton tordu, il faut parfois le tordre dans le sens contraire, même si cela fait mal. Quant à la décentralisation qui est le lien civil, le ministre Ollessongo Ondaye voit ici un pont entre la sécurité et les collectivités locales. S’appuyant sur son expérience réussie à Pointe-Noire en matière de salubrité et d’ordre public, il compte généraliser cette dynamique à l’ensemble des départements du pays.« Celui qui ne suit pas le rythme tombe » L’heure n’est pas aux promesses, mais à l’action. En attendant sa feuille de route officielle, le ministre prévient déjà ses futurs collaborateurs : le rythme sera soutenu. Fidèle à son sacerdoce de soldat « être debout jusqu’au bout de l’effort », il exige un dynamisme total.« Je vais mettre ma dose de fermeté et de dynamisme pour donner la cadence. Celui qui ne suit pas le rythme à l’armée, il tombe, mais la marche va continuer. » Le message est clair, chaque collaborateur est un maillon d’une chaîne qui doit répondre à l’engagement du Président de la République devant le peuple. Pas de place pour les « langages contournés » ; le Général est en mission, et il compte bien mener ses troupes vers des résultats concrets et visibles pour la nation. Wilfrid Lawilla D.