Plus de neuf pays sur 10 menacés par le déclin de leurs rendements agricoles

Plus de neuf pays sur 10 menacés par le déclin de leurs rendements agricoles

CLIMAT ET ENVIRONNEMENT. Plus de 90 % des pays du monde devraient connaître une baisse des rendements de leurs cultures vivrières d’ici la fin du siècle, selon les nouvelles projections des Nations Unies. Même avec des scénarios climatiques plus favorables et des efforts d’adaptation agricole, la tendance reste alarmante. Ces données, publiées mercredi par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), reposent sur l’analyse de 19 000 régions, réparties dans 176 pays. Elles montrent que le changement climatique menace directement la productivité agricole et, avec elle, le bien-être humain à l’échelle mondiale. « Le changement climatique n’est pas seulement un défi environnemental, c’est une crise majeure du développement », a résumé Pedro Conceição, spécialiste du développement humain au PNUD.  Un fléau mondial L’étude s’appuie sur six cultures de base – maïs, riz, blé, soja, manioc et sorgho – et modélise leurs rendements selon deux trajectoires : un scénario optimiste d’émissions de gaz à effet de serre limitées et un autre autre, plus pessimiste.  Dans tous les cas, les résultats convergent : pour chaque degré celsius de réchauffement, la production mondiale annuelle de ces six cultures vivrières devrait diminuer de 4,4 % par rapport aux besoins actuels.  Un impact inégal Les données montrent que les régions qui constituent aujourd’hui les greniers à blé modernes, ainsi que les pays aux économies plus fragiles et aux technologies plus obsolètes – subiront les pertes les plus importantes. Les États-Unis par exemple, plus grand producteur de maïs au monde, pourrait voir ses rendements diminuer d’un tiers dans certaines régions d’ici le milieu du siècle, ce qui laisse craindre un rétrécissement de la « ceinture du maïs » américaine en l’absence d’adaptation significative. L’Afrique subsaharienne et certaines régions d’Asie sont, elles aussi, particulièrement vulnérables, car elles disposent de moins de ressources pour s’adapter aux changements climatiques. Le Burkina Faso, par exemple, pourrait voir ses rendements baisser de 46 % d’ici 2050. Les économies productrices de blé et de soja ne sont pas à l’abri. En cas de réchauffement climatique important, elles enregistrent les plus fortes pertes de rendement, avec des baisses pouvant atteindre 40 %, ce qui pourrait avoir des répercussions sur les prix alimentaires, le commerce et la stabilité mondiale.  Des conditions géographiques déterminantes  Les données du PNUD concluent que les régions confrontées aux chaleurs les plus extrêmes démontrent une plus grande résistance aux changements climatiques, leurs agriculteurs s’étant déjà adaptés à un climat hostile.  À l’inverse, les régions côtières sont particulièrement menacées : la montée rapide du niveau de la mer pourrait submerger des terres de cultures entières. Le sud du Vietnam, par exemple, risque de perdre 6 % de ses terres agricoles d’ici 2050, en l’absence d’une meilleure protection de son littoral. Un enjeu au coeur de la COP 30 Ces conclusions font écho à la Déclaration de Belém sur la faim, la pauvreté et l’action climatique centrée sur l’humain, publiée à la veille de la COP 30, qui se déroulera la semaine prochaine au Brésil. Ce texte souligne que les systèmes alimentaires et l’équité doivent être au cœur des stratégies climatiques mondiales. L’étude du PNUD montre également que la réduction des émissions est cruciale : lorsque les pays réduisent leurs émissions à des niveaux modérés, les pertes de récoltes d’ici 2100 sont inférieures à la moitié de celles prévues dans les scénarios d’émissions élevées.  « La voie vers un avenir durable et équitable réside dans une action climatique centrée sur l’humain », a déclaré Pedro Conceição. « Garantir à chaque personne l’accès à une alimentation suffisante, nutritive et fiable n’est pas seulement une question de survie ; c’est un fondement de la dignité humaine et du développement ». ONU

Au Havre, le photographe algérien Ferhat Bouda alerte sur les menaces qui pèsent sur la culture berbère

La bibliothèque universitaire du Havre accueille jusqu’au 18 mai prochain l’exposition « Imazighen. Berbères, une culture en résistance », du photographe Ferhat Bouda. Lui-même Kabyle, l’une des ethnies qui forment le peuple berbère, Ferhat Bouda a entamé en 2004 un vaste travail sur les Imazighen, les hommes libres, nom originel des Berbères. Un ensemble de peuples autochtones du Nord de l’Afrique, présents sur un vaste territoire s’étendant de la Mauritanie jusqu’à l’Egypte, et incluant le Maroc et l’Algérie, où vit aujourd’hui la plus grande partie de la population amazighe. Plusieurs ethnies, mais une même culture, singulière et plurielle. Culture méconnue et de plus en plus menacée, que le photographe a choisi de mettre en lumière. Il est allé à la rencontre de ces communautés, désormais sédentaires pour certaines, ou encore nomades, dans les montagnes ou dans le désert… Lire la suite sur Francetvinfo

Les quatre menaces liées à la décision d’accueillir les Palestiniens en RDC…

Les quatre menaces liées à la décision d’accueillir les Palestiniens en RDC…

TRIBUNE. Je suis allé fouiner à la source pour avoir des précisions sur la fiabilité de l’information qui circule concernant les conciliabules secrets entre les officiels israéliens et congolais pour le transfert des palestiniens sur le sol congolais. Ce n’est point de la simple rumeur comme a voulu le faire croire le Ministre Patrick Muyaya. Le site d’information ‘’The Times of Israel’’ s’appuyant sur une source haut placée au gouvernement Israélien, a indiqué, mercredi 3 janvier, que ‘’des responsables israéliens mènent des pourparlers secrets avec la RDC (Kinshasa) et plusieurs autres pays pour qu’ils acceptent d’accueillir des migrants (palestiniens) en provenance de Gaza’’. La même information a été relayée par différents médias crédibles, par une chaîne de télévision de grande audience à Tel-Aviv et par d’autres médias des pays libres qui ont fini par préciser qu’il s’agit bel et bien du Congo ex-Zaïre et non du Congo-Brazzaville. Dans l’hypothèse où la partie rdcongolaise acceptait une telle offre empoisonnée, la présente étude essaie d’évaluer les quatre menaces qui pèseraient gravement sur le destin du Congo et des congolais. 1. La première menace est celle de cautionner une injustice internationale (extorsion de terre à un peuple) et de s’attirer la foudre internationale Le problème est bien au-delà de l’accueil des palestiniens sur le sol congolais. C’est ce qui se cache derrière qui fait problème. Car comment peut-on donner hospitalité à des gens déjà propriétaires d’une terre mais forcée de la quitter contre leur gré ? N’est-ce pas donner crédit à ceux qui leur exproprient injustement leur terre pour les chasser pour toujours de leur terre natale? N’est-ce pas cracher sur le droit international qui est le fondement même du vivre-ensemble entre les États et auquel recourt la même RDC chaque fois qu’elle se plaint d’être agressée? Dans ce genre de concertations secrètes, le gouvernement congolais est en train de commettre une double trahison : trahison vis-à-vis de son propre gouvernement dont la position diplomatique connue sur la question de la Palestine a été depuis toujours celle de la reconnaissance de deux États autonomes. Trahison également vis-à-vis de la noble cause des peuples envahis et colonisés qui luttent pour leur indépendance et leur souveraineté. Dans une des publications précédentes, j’avais expliqué le parallélisme entre le destin du peuple Palestinien et du peuple rdcongolais. Les deux pays étant de malheureux voisins de deux pays ( Israël et Rwanda) qui ont connu le genocide et qui s’en servent comme fond de commerce. Sans avoir jamais été auteurs historiques de ces genocides, la RDC et la Palestine, en paient chèrement le prix fort à la place des planificateurs internationaux de ce plogrom. Le deuxième parallélisme est relatif au complot de la communauté internationale contre leur sort. Tout s’y déroule comme si les assassinats par centaines de milliers qui se déroulent en Palestine et en RDC n’émeuvent aucune puissance de ce monde. Au contraire chacune d’elles travaille en sous mains pour soutenir les politiques des pays pays agresseurs. Ceci dit, la position du gouvernement congolais d’accueillir les palestiniens sur son sol est une contradiction interne d’un pays agressé qui a choisi de cracher sur un semblable qui vit la copie conforme de ses souffrances. Notez qu’une fois mise en exécution, cette décision d’accueil les réfugiés palestiniens au Congo attirera la foudre continentale et mondiale contre le peuple congolais. Une foudre qui va nous calciner avant de nous isoler et de nous rendre davantage un État paria sur la scène internationale. 2. La menace de jonction explosive entre les apatrides désespérés et les érythréens et autres atterris au Rwanda Contrairement à ce qu’écrivent les congolais, le projet anglo-saxon d’expatrier des migrants érythréens et autres vers le Rwanda. Le 5 décembre dernier, le parlement britannique est revenu sur la question. Le projet avait été annulé mi-novembre par la Cour suprême britannique. Meus tout a brusquement changé. Le Royaume-Uni expulsera finalement ses migrants vers le Rwanda. Un accord a été signé ce mardi entre les deux pays, trois semaines après le rejet d’un précédent projet. À partir d’aujourd’hui (…), toute personne entrant illégalement au Royaume-Uni ainsi que ceux qui sont arrivés illégalement depuis le 1er janvier pourront désormais être relocalisés au Rwanda », a annoncé le dirigeant conservateur lors d’un discours dans un aéroport du Kent. Parmi ces réfugiés illégaux, il faut compter toute la pègre qui peut venir renforcer le plan anglo-saxon dans la sous-région des Grands-Lacs. La foudre internationale à laquelle je faisais allusion plus haut peut provenir de la jonction de palestiniens frustrés envoyés contre leur gré en RDC et leurs frères de religion placés aux zones limitrophes Rwanda-congolaises. À cet front interne, il faut ajouter la grande fronde internationale qui pourra naître de la coalition des résistants arabes pro palestiniens du monde entier qui mettront la RDC à feu et à sang soit par voies du terrorisme soit par des opérations militaires coordonnées en vue de libérer leurs coreligionnaires pris en otage dans les savanes congolaises. 3. La menace d’une colonie de peuplement et d’une double expropriation de terres congolaises. La majorité des congolais ignorent ce qui était advenu le 23 août 1903, date d’ouverture du sixième congrès sioniste mondial. Congrès au cours duquel Theodor Herzl faisait part aux délégations des juifs qui y participaient, d’un Vaste Projet dit « Projet Ouganda ». De quoi s’agissait-il? Le 24 avril 1903 le secrétaire d’Etat britannique aux Colonie, Joseph Chamberlain, propose au président du Congrès Sioniste Théodore Herzl d’établir une implantation juive dans les possessions de la Grande Bretagne en Afrique de l’Est, spécialement en Ouganda. C’est de justesse, grâce à la résistance des juifs venus de la Russie et à la mort prématurée de Théodor Herzl que le projet a dû capoter. Mais l’on sait désormais que c’est envisageable. Certes depuis 1960, officiellement parlant l’Afrique n’est plus une colonie et qu’on ne peut comparer l’Ouganda de 1903 avec la RD Congo de 2024 mais qui est prêt à ignorer que jusqu’à ce jour, la plupart de dirigeants en Afrique centrale sont des nègres de services, sans impérium

Sénégal/Ousmane Sonko dénonce les menaces et insultes dont est victime Aminata Touré

Sénégal/Ousmane Sonko dénonce les menaces et insultes dont est victime Aminata Touré

L’opposant sénégalais Ousmane Sonko a dénoncé récemment les menaces et insultes dont est victime l’ancienne Première ministre de la République du Sénégal, Aminata Touré. « PASTEF-Les patriotes, par ma voix, dénonce vigoureusement les menaces et insultes dont est victime Madame Amina Touré », écrit le maire de la ville Ziguinchor et Président de Pastef les Patriotes sur son compte twitter. L’ancienne présidente du Conseil économique social et environnemental (CESE) et ministre de la Justice « peut compter sur notre soutien actif, et même physique, contre toute agression par une mafia politique couverte d’une immunité judiciaire et d’une inaction complice des FDS », a-t-il poursuivi. Par la suite, l’ancien Député et candidat à l’élection présidentielle de 2024 a réitéré son « appel à toutes les forces vives de la nation pour un sursaut salvateur pour en finir avec ce régime violent et corrompu de Macky Sall ». L’opposant sénégalais est persuadé que l’actuel chef de l’Etat du Sénégal a sapé « les fondations de notre paix sociale et de notre stabilité nationale, comme jamais dans le passé ». Par conséquent, a-t-il estimé « nous devons tous exiger la démission de Macky Sall ». Adrien Thyg

RD Congo. Ce que cachent les menaces actuelles contre le Dr Denis Mukwege

RD Congo. Ce que cachent les menaces actuelles contre le Dr Denis Mukwege

TRIBUNE. Je lis ci et là des messages de haine et d’intimidation contre le Dr Denis Mukwege dont le péché capital est d’avoir dénoncé les massacres des congolais à Kipupu secteur d’Itombwe en territoire de Mwenga, au Sud-Kivu. Se sont déchaînées depuis lors des menaces qui vont jusqu’à exiger le retrait de son prix Nobel de la Paix reçu en 2018. Visiblement le Dr Mukwege dérange. Il dérange la meute qui tue en toute impunité à l’Est du Congo et qui tient à ce que tout se passe en silence. Il dérange ce régime AFDL qui a développé l’habitude de prendre pour cible toute élite intellectuelle congolaise qui ose marcher à contre-courant de son agir criminel. Il est devenu un témoin gênant qui inévitablement dérange ce système dénoncé dans le Rapport Mapping et decidé depuis 1996 à « nettoyer » des congolais pour pouvoir prendre possession du Congo et de ses richissimes ressources naturelles. La teneur de ces menaces haineuses, je l’appréhende au prisme de la théorie de Jacques Semelin qui explique le mode opératoire des genocidaires. Dans son ouvrage “Purifier et détruire. Usages politiques des massacres et genocides”, J. Semelin explique la manière dont le processus des violences aboutit aux massacres humains. Il met à nu la manière par laquelle les manipulations de langage et des esprits préparent au passage à l’acte, notamment en élaborant préalablement un imaginaire et une justification. Ainsi donc, avant de s’attaquer à un individu ou à un peuple, les assassins se lancent dans une campagne de dénigrement, en chosifiant leur adversaire, en le chargeant de tous les maux “imaginaires” jusqu’au point de faire croire à l’opinion que seules sa disparition et la solution finale peuvent rétablir l’ordre social brisé par ses dire et faire. Cette campagne haineuse contre le médecin congolais est à prendre très au sérieux, car elle s’inscrit dans cette logique mortifère. Elle est indicatrice du projet échoué en 2012 lorsque les mêmes sicaires avaient décidé de mettre fin à la vie de ce témoin gênant à son propre domicile, entraînant la mort de sa sentinelle. Ma grande crainte actuelle est que cette campagne haineuse soit pour préparer les esprits au pire qui peut s’abattre incessamment sur ce digne fils de la RDC. Ouvrons l’œil et formons une muraille autour de ce joyau du peuple congolais et de ce vaillant défenseur des opprimés et des sans-voix. Germain Nzinga (Chercheur indépendant)