LES YANKEES NE CHANGENT PAS D’OBJECTIF FIXÉ, ILS ADAPTENT JUSTE LE NARRATIF…

LIBRES PROPOS. Cette semaine j’ai lu par-ci par-là des écrits dithyrambiques sur l’envoyé spécial de l’administration américaine reçu par le président congolais et l’euphorie générale suscitée suite à l’opinion de certains internautes qui le voyaient prendre défense pour la RDC contre son agresseur Rwandais. Erreur monumentale ! Les USA ne marchent pas selon les humeurs d’un président. Ils agissent toujours en fonction d’une stratégie mise sur pied pour 50 ans, conçue en amont par des stratèges chevronnés tels H. Kissinger ou Zbigniew Brzeziński pour l’intérêt du peuple américain aujourd’hui et demain. Sur ce qui regarde le RDC et la région des grands lacs, depuis 1994, la politique initiée par Bill Clinton obéit à ce plan de recomposition géostratégique de l’Afrique et ne connaît point de ride. Juste la méthodologie change selon qu’on a affaire avec les démocrates ou les républicains mais le principal objectif de prédation des richesses congolaises par procuration reste bel et bien intact. L’on comprend alors pourquoi Masad Boulos, l’émissaire de Trump auprès de Tshisekedi, qui a soulevé autant d’espoir chez certains congolais a changé de discours une fois à Kigali où il a exprimé clairement la volonté des États-Unis d’Amérique de faire du Rwanda la locomotive de la Région de grands lacs. De la bouche même de l’émissaire américain : « Le gouvernement rwandais ambitionne de devenir un leader économique et dispose d’une société prête à promouvoir cette vision.», constate – t – il. Avant de promettre – sans détour que les États – Unis d’Amérique, ce pays sur lequel repose tout l’espoir du régime Tshisekedi pour sauver sa face, sont plutôt prêts et même très « prêts à collaborer avec le Rwanda pour atteindre cet objectif ». Et ce n’est pas tout! Un autre avertissement cinglant pour ceux qui comptent dealer avec les Yankee vient du même Boulos quand il affirme : « De nombreuses entreprises américaines ont déjà investi au Rwanda. Le gouvernement du Rwanda a une vision de devenir le leader économique de la région et dispose d’une société prête à faire avancer cette vision. Nous américains nous sommes prêts à travailler avec le Rwanda pour atteindre cet objectif.» Qu’est-ce qui est difficile d’en déduire qu’ils ne lâcheront pas ce pays. Tout y est dit. Cessons de rêver… Je chute avec cette petite leçon de l’histoire : « aucun peuple ne peut résoudre ses problèmes en demandant de l’aide à ceux qui les ont créés” Tenons-le-nous pour dit ! Par Germain Nzinga