Niger : la Banque africaine de développement soutient le développement des marchés de capitaux nationaux

Le gouvernement du Niger et le Groupe de la Banque africaine de développement ont lancé jeudi, à Niamey, un projet de 450 000 dollars américains pour soutenir le développement des marchés de capitaux nationaux dynamiques au Niger. La subvention, provenant du Fonds fiduciaire pour le développement des marchés des capitaux de la Banque, impliquera l’élaboration aussi bien de la stratégie de mobilisation des ressources de la Caisse des dépôts et consignations du Niger que celle du refinancement hypothécaire de l’habitat social. Ce projet participera également au développement des marchés des capitaux nationaux grâce à l’élargissement de la base des investisseurs par l’opérationnalisation d’un investisseur institutionnel qu’est la CDCN. Les objectifs du projet sont alignés sur les priorités de la stratégie nationale de la Banque pour le Niger, qui vise à jeter les bases de la diversification économique et de la croissance inclusive. Lors de la cérémonie de lancement, Ahmed Attout, chef de la Division du développement des marchés de capitaux de la Banque, s’est exprimé en ces termes : « le projet vise à densifier les marchés de capitaux locaux avec des cibles, des objectifs et des calendriers de mise en œuvre clairs ». Le Projet sera exécuté par la Caisse des dépôts et consignations du Niger en partenariat avec l’écosystème des marchés de capitaux du Niger. Directrice générale de la Caisse des dépôts et consignations du Niger, Issoufou Ramatou Taibou a expliqué pour sa part que « ce projet s’inscrit dans la droite ligne de la mise en œuvre du Plan stratégique 2021-2025 et permettra à la Caisse des dépôts et consignations du Niger de développer ses métiers afin de jouer efficacement son rôle d’investisseur public de long terme et contribuer au développement du marché financier. »
Niger : La Banque africaine de développement approuve plus de 400 000 dollars de subvention pour approfondir les marchés de capitaux

Le Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, le 16 décembre dernier à Abidjan, une subvention de 420 000 dollars américains en faveur du Niger pour consolider sa stratégie en matière de marchés des capitaux et élargir la base des investisseurs. La subvention provient du Fonds fiduciaire pour le développement des marchés de capitaux (CMDTF), un fonds multi donateurs administré par la Banque africaine de développement. Les fonds sont destinés à la Caisse des dépôts et consignations du Niger qui les utilisera pour développer une stratégie de mobilisation de l’épargne institutionnelle et de refinancement hypothécaire des logements sociaux. « Nous sommes ravis du partenariat avec la Caisse des dépôts et consignations du Niger pour soutenir le développement des marchés de capitaux, a déclaré Ahmed Attout, chef de la Division du développement des marchés de capitaux de la Banque africaine de développement. Ce financement est en phase avec l’une des priorités du Fonds fiduciaire pour le développement des marchés de capitaux qui consiste à élargir la base d’investisseurs institutionnels. Ce projet contribuera à renforcer les liens entre l’épargne institutionnelle et le secteur réel ». « Je me réjouis de l’approbation du projet d’appui à notre Caisse par le Comité technique du fonds fiduciaire, a déclaré la directrice générale de la Caisse des dépôt et consignation du Niger, Mme Taibou Issoufou Ramatou. Ce type de projet est très important pour notre jeune structure. Sa mise en œuvre contribuera, d’une part, à développer les capacités opérationnelles de la Caisse, et d’autre part, c’est le début d’une relation de partenariat entre nous et la Banque africaine de développement. » La conception du projet est née d’un processus participatif impliquant la Caisse des dépôts et consignations du Niger, le ministère nigérien de l’Économie et des Finances et les acteurs locaux des marchés de capitaux. À la fin 2020, la Caisse des dépôts et consignations du Niger a mobilisé au total 13,6 millions de dollars depuis sa création en 2018.
En Afrique, les marchés de capitaux tournés vers la croissance en phase avec la transformation régionale
ECONOMIE. Un rapport clé Covid-19 Response (CRR) co-rédigé par Oxford Business Group (ONG) et l’African Securities Exchanges Association (ASEA) étudie les répercussions de la pandémie sur les efforts visant à attirer des flux entrants sur les marchés de capitaux de la région et les opportunités d’investissement en prévision de la reprise économique mondiale. Le rapport intitulé « Les marchés financiers en Afrique » propose une analyse détaillée du rendement du secteur durant la pandémie et du potentiel de croissance dans un format convivial et accessible. Le document présente des données essentielles ainsi que des infographies relatives au contexte socio-économique régional. Le rapport, représentant la dernière publication CRR panafricaine d’OBG, examine la contribution que les Bourses africaines devraient apporter au développement économique de la région à court terme. Le document s’intéresse également aux efforts communs déployés sur le continent afin de renforcer l’intégration financière, considérée comme essentielle pour stimuler l’intérêt des investisseurs pour les marchés de capitaux de la région. Le rapport propose un entretien approfondi avec M. Edoh Kossi Amenounve, président de l’ASEA, et des études de cas sur la manière dont les principaux acteurs du secteur ont maintenu la continuité des activités pendant la pandémie et se préparent à présent à l’expansion post-Covid. « Même si la crise liée à la pandémie de Covid-19 se poursuivra en 2021, les campagnes de vaccination redonnent confiance aux marchés financiers africains, et nous anticipons une année nettement meilleure que 2020 en termes de valeur des transactions », a déclaré M. Amenounve. Avant la signature d’un protocole d’entente pour le rapport, Karine Loehman, directrice générale d’OBG pour l’Afrique, a souligné que les marchés de capitaux africains étaient sur le point de jouer un rôle clé en attirant les investissements nécessaires à la prochaine phase du développement socio-économique de la région, qui devrait s’attacher à rendre la croissance économique à la fois durable et plus inclusive. « Même si la pandémie a inévitablement eu des répercussions sur la région, l’Afrique occupait déjà une place de choix dans les destinations populaires en matière d’investissements avant la crise du COVID et regroupe aujourd’hui des économies qui comptent parmi les plus florissantes du monde », a-t-elle précisé. « Notre rapport rédigé avec l’African Securities Exchanges Association s’intéresse aux nombreuses opportunités qui attendent les investisseurs désireux de contribuer à la transformation de la région et, dans le même temps, de libérer le potentiel des marchés de capitaux africains. » Le CRR s’inscrit dans une série de rapports sur mesure produits actuellement par OBG et ses partenaires. D’autres outils de recherche très pertinents et indispensables, dont divers articles et entretiens sur l’évaluation de l’impact économique du Covid-19 par pays, sont également disponibles.