Manifestation à Londres pour exiger des actions contre les attaques chimiques présumées au Soudan

Manifestation à Londres pour exiger des actions contre les attaques chimiques présumées au Soudan

Des protestations massives réclament justice pour le Soudan  Des centaines de manifestants se sont rassemblés devant le Parlement britannique à Londres le 18 mai pour exiger urgemment la fin de la crise humanitaire qui s’aggrave au Soudan. Organisée par une coalition d’organisations soudanaises et internationales de défense des droits de l’homme, la protestation a mis en lumière l’utilisation d’armes chimiques, de violences sexuelles et de la famine comme tactiques de guerre. Parmi les participants figuraient des représentants soudanais de Safe Steps, Femmes Soudanaises pour la Paix et l’Organisation pour la Paix et la Transition Démocratique.  Un appel urgent à l’action mondiale  Les orateurs ont souligné que les civils au Soudan sont ciblés par des attaques chimiques, les hôpitaux et les écoles étant délibérément visés. Deborah Paul, cinéaste et militante, a condamné l’usage systématique des violences sexuelles. « Ce n’est pas une guerre – c’est l’anéantissement de l’humanité. Des générations sont détruites sous les yeux du monde », a-t-elle déclaré.  La famine, une arme stratégique  Aye Soe Kari, présidente des Étudiants Birmans Internationaux, a dressé un tableau effroyable de la famine. « Plus de 26 millions de personnes n’ont pas accès à la nourriture. Les parents mangent des feuilles pour donner une bouchée de plus à leurs enfants. L’aide est bloquée, les marchés sont bombardés – ce n’est pas un hasard, mais une politique », a affirmé Kari.  L’armée accusée de collaborer avec des extrémistes  Abdelrahim Grein Adam de l’Organisation pour la Paix et la Transition Démocratique a dénoncé les liens entre l’armée soudanaise et les groupes extrémistes. « Des armes chimiques sont utilisées contre les civils. Cette armée est devenue une milice criminelle collaborant avec des groupes comme Al-Qaïda », a-t-il déclaré. Mohammed Momin de Safe Steps a exigé une enquête indépendante de l’ONU sur ces allégations.  Les femmes, doublement touchées  Fathia Elbushary, dirigeante de Femmes Soudanaises pour la Paix, a évoqué le sort des femmes. « Les violences sexuelles, la famine et la charge forcée des enfants détruisent des communautés entières. Le monde reste silencieux, mais pas nous », a-t-elle martelé.  Persécution des minorités religieuses  La manifestation a également dénoncé les persécutions contre les communautés chrétiennes et les groupes ethniques. Les orateurs ont décrit des villages et des églises délibérément détruits pour effacer ces minorités. Des universitaires ont présenté des photos et des témoignages de survivants.  Résumé  Les attaques chimiques, la famine et les violences sexuelles définissent la crise au Soudan. Les manifestants à Londres exigent que la communauté internationale intervienne enfin – avant qu’il ne soit trop tard.

Grande manifestation à Genève : Appel à la paix au Soudan et à la fin de l’utilisation d’armes chimiques contre les civils

Grande manifestation à Genève : Appel à la paix au Soudan et à la fin de l’utilisation d’armes chimiques contre les civils

Une grande mobilisation de solidarité avec le peuple soudanais, victime des armes chimiques, a eu lieu, samedi 29 mars 2025, devant la Chaise Cassée, près du Siège des Nations Unies à Genève, en Suisse, à laquelle a pris part une foule nombreuse, issue de différentes organisations de l’UE et de l’ONU, ainsi que d’une Coalition d’ONG soudanaises de Défense des Droits Humains, réunies au sein du « Forum pour la Paix au Soudan ». Dans un élan de solidarité et de soutien, les participants ont appelé à une action immédiate pour mettre fin à la guerre au Soudan et poursuivre l’armée soudanaise pour violations des Droits Humains. Lors de cette manifestation, des représentants des Organisations de Défense des Droits Humains de l’ECOSOC, à Genève, ont invité la communauté internationale à défendre les droits du peuple soudanais, à mettre fin à la guerre et aux souffrances des civils. Dans son allocution, Angelina Tkachenko, Défenseure des Droits Humains et Représentante de « Peace for Asia », a souligné que la situation au Soudan exige l’attention du monde entier. « Nous avons été témoins d’un conflit dévastateur, marqué par des déplacements massifs de population, une famine menaçant des millions de personnes et la perte tragique de vies innocentes », a-t-elle relevé. Et d’ajouter : « Au cœur de cette profonde crise humanitaire, des allégations profondément troublantes ont émergé : les forces militaires soudanaises auraient eu recours à des armes chimiques. En tant que communauté internationale, nous devons répondre à ces accusations avec le sérieux et l’urgence qu’elles méritent. L’idée même d’utiliser des armes chimiques évoque une horreur unique, une transgression des principes fondamentaux de notre humanité commune. » Pour sa part, Charlotte Zehrer, Avocate Spécialisée dans les Droits Humains chez Global Human RightsDefence et intervenante à l’Assemblée générale des Nations Unies, a indiqué que l’importance cruciale de ce rassemblement est de donner la parole à ceux qui n’en ont pas ou qui n’ont pas l’opportunité. « Aujourd’hui, nous sommes réunis ici pour faire la lumière sur l’une des crises des droits humains les plus dévastatrices de notre époque. Le Soudan est en proie à une catastrophe humanitaire : des millions de personnes sont déplacées, les services essentiels sont anéantis et la société civile est assiégée. Mais parmi les innombrables atrocités, une se distingue par sa brutalité et son inhumanité : la violence systématique et ciblée contre les femmes et les filles. Il ne s’agit pas seulement de dommages collatéraux, mais d’une arme de guerre délibérée », a-t-elle fait savoir. De son côté, Ramon Rahangmetan, Co-Fondateur du Cercle pour une Europe Durable, une organisation européenne de défense des droits humains, a déclaré : « Les principes qui nous guident en vertu du droit international doivent être plus que de simples mots sur le papier. » dans ce sens, il a appelé la communauté internationale et européenne à aider les civils soudanais victimes de la famine et des massacres causés par les armes chimiques massives utilisées par les forces armées soudanaises. Concernant ElrahimGrein Adam, Directeur de l’Organisation pour la Paix et la Transition Démocratique et Militant soudanais des Droits Humains et de la Paix, il a souligné la nécessité de s’unir pour soutenir la population soudanaise victime des armes chimiques et de l’agression des forces armées soudanaises. « Nous voulons la paix au Soudan et condamnons les massacres de civils pour des motifs ethniques et religieux. Nous voulons mettre fin au régime des Frères musulmans au Soudan, aux bombardements aériens et à l’utilisation d’armes chimiques contre les civils. Cette position est partagée par de nombreuses organisations internationales, organisations non gouvernementales et citoyens, qui exigent responsabilité et respect des normes humanitaires afin d’éviter des souffrances inutiles et des violations des droits humains subies par le peuple soudanais », a-t-il insisté. Quant à Mohamed Bebeker Mohamed,Représentant du Centre Africain pour la Démocratie et le Développement, il a invité la communauté internationale à soutenir les efforts de paix au Soudan et à mettre fin à la guerre. « Nous sommes convaincus que le dialogue est le seul moyen de mettre fin à la violence et que la justice ne peut être instaurée que par l’égalité entre tous les Soudanais. Nous appelons toutes les parties à privilégier la sagesse, à privilégier la négociation aux conflits et à privilégier l’unité à la division. Nous exhortons la communauté internationale à ne pas rester passive, mais à assumer ses responsabilités en soutenant les efforts de paix et en contribuant à mettre fin aux souffrances », a-t-il martelé. Dans son intervention, M. Bebeker Mohamedaappelé, également, chaque Soudanais, où qu’il se trouve, à être des ambassadeurs de la paix et à rejeter toute forme de haine et de violence. Avant de conclure : « Le Soudan mérite la paix. Le peuple soudanais mérite de vivre dans la dignité et la sécurité. Faisons de nos voix un appel incessant à la paix jusqu’à ce que le rêve devienne réalité ». Enfin, au terme du rassemblement, les participants, composés d’organisations de Défense des Droits Humains, d’Avocats, de Journalistes et Universitaires ont condamné l’utilisation d’armes non conventionnelles, les violences contre les femmes et les enfants, ainsi que la discrimination envers les minorités ethniques et religieuses. Il s’agit principalement de la minorité chrétienne séquestrée par les forces armées soudanaises. Toutes ces personnes présentes ont, in  fine, appelé à une action immédiate pour mettre fin à la guerre et une invite à la paix et au dialogue entre les différents groupes ethniques, religieux et politiques afin de mettre fin à l’une des plus grandes crises humanitaires. Laquelle a fait plus de 11 millions de déplacés, de victimes de la famine et de massacres.

Sénégal : une manifestation contre le report de la présidentielle violemment dispersée

Des heurts ont éclaté dimanche après-midi à Dakar, où les gendarmes sénégalais ont dispersé à coups de gaz lacrymogènes des centaines de personnes venues manifester contre le report sine die de la présidentielle prévue à la fin du mois, annoncé la veille par le président Macky Sall. Des opposants et candidats à la présidentielle ont été interpelés alors qu’ils participaient à la manifestation. Au Sénégal, des heurts ont éclaté dimanche 4 février, dans l’après-midi, à Dakar où les gendarmes ont dispersé à coups de gaz lacrymogènes des centaines de personnes venues manifester à l’appel de plusieurs candidats de l’opposition contre le report de la présidentielle du 25 février, annoncé la veille par le chef de l’État, Macky Sall.    Des hommes et des femmes de tous âges, agitant des drapeaux du Sénégal ou portant le maillot de l’équipe nationale de foot, ont convergé en début d’après-midi vers un rond-point sur l’un des axes routiers principaux de la capitale, à l’appel de plusieurs candidats… Lire la suite sur France 24

Des Burkinabés manifestent contre la présence française à Ouagadougou

Des Burkinabés manifestent contre la présence française à Ouagadougou

Des manifestants ont envahi les rues d’Ouagadougou pour demander le départ de l’ambassadeur français et le retrait des forces armées. Ce genre de rassemblement s’est multiplié ces derniers mois. Nouvelles manifestation de ras-le-bol à Ouagadougou, où des centaines de protestataires sont descendus dans la rue, pour protester contre la présence française au Burkina. Des banderoles clamant « France dégage! », ou « Dehors les diplomates pyromanes » ont été brandies. Quelques drapeaux russes étaient également de sortie. Le rassemblement était organisé notamment à l’instigation du Collectif des leaders panafricains (CLP). Les manifestants exigeaient en particulier le départ de l’ambassadeur français, Luc Hallade, et la fermeture de la base militaire à Kamboinsin, où sont installés 400 membres des forces spéciales. La suspension des émissions de Radio France Internationale (RFI) a également été évoquée… Lire la suite sur Sputniknews