Le Mali doit faire face à un terrorisme « évolutif », explique un sociologue

Le terrorisme au Mali est multiforme et force l’armée à s’adapter, a expliqué à Sputnik le sociologue Aly Tounkara. La coopération entre pays du Sahel est, selon lui, un facteur clé pour stabiliser la région. Alors que le Mali fête le 62e anniversaire de son armée ce 20 janvier, celle-ci fait face à des enjeux sécuritaires majeurs. La lutte contre le terrorisme pose notamment des défis multiformes, comme l’explique à Sputnik Aly Tounkara, directeur du Centre des Études Sécuritaires et Stratégiques au Sahel (CE3S). Les différents buts et idéologies poursuivis par les groupes terroristes brouillent en effet les cartes. Un problème qui dépasse les simples questions d’armements. Lire la suite sur Sputniknews

Mali/FAMa : Remise de nouveaux aéronefs à l’Armée de l’Air par les autorités

Mali/FAMa : Remise de nouveaux aéronefs à l’Armée de l’Air par les autorités

La cérémonie officielle de remise des aéronefs militaires s’est déroulée, le jeudi 19 janvier 2023, au Pavillon Présidentiel de l’Aéroport International Président Modibo KEITA. Elle était présidée par le Président de la Transition, le Colonel Assimi GOITA en présence de plusieurs autorités militaires et civiles. Ces aéronefs composés des avions de chasse de type ‘’Sukhoi-25’’ d’attaque, d’entrainement avancé de pilotes de type ‘’Albatros L-39’’ et d’hélicoptères de manœuvre de type ‘’Mi-8’’ sont de la dernière génération. Ces acquisitions de vecteurs aériens contribueront davantage à la montée en puissance des FAMa. Parlant des capacités offensives et défensives de ces aéronefs, le Sukhoi-25 est un avion de chasse, d’attaque au sol et de lutte antichars de par sa conception. D’une grande robustesse et d’une grande efficacité, il peut aussi effectuer des missions de bombardement, d’appui feu et de reconnaissance armée. Quant à l’Albatros L-39, un avion d’attaque léger air-air et air-sol conçu pour les missions de surveillance frontalière, d’appui feu, de bombardement et de reconnaissance armée. En ce qui concerne le Mi-8, c’est un hélicoptère de manœuvre tactique qui est destiné à l’appui mouvement des troupes au sol et éventuellement leur appui feu sur le terrain. Il est aussi conçu pour les missions de transport de troupes et de matériels, d’Evasan, de largage, de recherche et de sauvetage. Le Chef d’Etat-Major de l’Armée de l’Air, le Général de Brigade Aliou Boï DIARRA, à l’entame de ses propos, dira que l’avancée et la qualité d’une Armée forte réside non seulement dans son engagement sur le terrain mais aussi dans ses acquisitions. Le CEM-AA trouve qu’après quelques décennies de combat, notre Armée est devenue mieux équipée et professionnelle ces deux dernières années. Il a salué la cohésion qui règne entre les différentes corporations, car l’Armée de l’Air seule ne peut pas remporter la bataille mais l’engagement collectif et l’état d’esprit de l’ensemble des Forces de Défense et de Sécurité. Avant de se dire fière et honoré d’être à la tête de l’Armée de l’Air, le Général DIARRA a remercié les plus hautes autorités pour leur détermination à faire de notre Armée la plus envieuse de toutes. Quant au Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Colonel Sadio CAMARA, l’ascension d’une Nation à la souveraineté ne se limite pas aux discours mais à un long processus d’engagement et de patriotisme. Il a ensuite signalé que face aux nouvelles formes d’insécurité et de guerres multiformes, une lourde responsabilité incombe aux dirigeants de la Nation d’avoir la volonté et le don de soi de moderniser son Armée. Car, selon lui, moderniser une Armée n’est pas un luxe mais une nécessité. ‘’Une Armée forte et moderne s’impose dans la sécurisation de sa population et s’illustre sur la scène internationale’’, poursuit-il. Le Colonel Sadio CAMARA a aussi souligné que les FAMa feront preuve de don de soi afin de remporter plus de batailles et de faire la fierté des Maliens. Pour lui, en attendant d’autres acquisitions, ces vecteurs aériens feront la joie des Maliens et le désarroi des ennemis du Mali. Pour terminer, il a remercié et félicité les partenaires du Mali qui sont restés fidèles et loyaux dans des moments difficiles. L’Armée de l’Air à travers ces nouvelles acquisitions, renforce ses capacités afin de voler toujours plus haut, en allant plus loin, tout en étant plus forte comme le stipule sa devise. FaMa

Mali: Le Conseil des Ministres du mercredi 18 janvier 2023

Mali: Le Conseil des Ministres du mercredi 18 janvier 2023

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 18 janvier 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA,Président de la Transition, Chef de l’Etat. 1. A l’entame de la session, le Président de la Transition, Chef de l’Etat s’est réjoui de la tenue des festivités qui ont marqué la célébration de la Journée du 14 janvier, Journée nationale de la Souveraineté Retrouvée, sur toute l’étendue du territoire national. Plusieurs activités ont jalonné les journées des 13, 14 et 15 janvier 2023, notamment :– la montée des couleurs nationales, l’animation de leçons modèles et les visites aux notabilités et forces vives dans les régions et le District de Bamako en présence du Premier ministre et des membres du Gouvernement ;– le message du ministre de la refondation et des interviews de grands témoins sur les antennes de l’Office de Radio et Télévision du Mali ;– les prières et bénédictions pour le Mali dans les lieux de culte sous l’instigation du ministre des Affaires religieuses du Culte et des Coutumes ;– les dons de sang et visite aux blessés de guerre sous la férule du ministre chargé de la santé ;– l’organisation du symposium inaugural en milieu universitaire notamment à la Faculté des Sciences économique et de Gestion et à Ségou sous la Présidence du Premier ministre et avec la participation du ministre chargé de l’Enseignement supérieur, du ministre chargé dela Refondation de l’Etat et du ministre chargé de l’Urbanisme ;– les conférences de cadre en français et en langue nationale dans les régions sous la présidence des ministres et dans les représentations diplomatiques et consulaires, notamment en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Maroc et aussi en Algérie sous l’égide du ministre chargé des Sports. En somme, les activités commémoratives de la journée du 14 janvier se sont déroulées sur l’ensemble du territoire national sans aucun incident. Le constat est la satisfaction générale à cause de la participation de toutes les composantes de la nation à cette première édition. A cette occasion, le Président de la transition, Chef de l’Etat a félicité le Premier ministre, le ministre d’Etat, ministre de l’administration territoriale et de la Décentralisation, les membres du Gouvernement, la population malienne de l’intérieur comme de la diaspora, les forces vives de la nation et les panafricanistes pour l’intérêt et la grande mobilisation dont ils ont fait preuve pour magnifier la célébration de l’anniversaire de la grande mobilisation patriotique du 14 janvier 2022, contre les sanctions illégales, illégitimes, inhumaines et injustifiées de l’UEMOA et de la CEDEAO à l’encontre de notre pays. 2. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :– adopté des projets de texte ;2– et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES1. Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation des Statuts modifiés de la Société de Patrimoine Ferroviaire du Mali. La Société de Patrimoine ferroviaire du Mali a été créée par l’Ordonnance n°2017-015/P-RM du l3 mars 20l7 avec pour mission la construction, la réhabilitation, le renouvellement, l’extension et la gestion comptable et financière des infrastructures ferroviaires de l’Etat. Ses statuts ont été approuvés par le Décret n°2017-0233/P-RM du 13 mars 2017. L’article l0 desdits statuts fixe la durée du mandat des administrateurs à six (06) ans au plus. Cette durée a été fixée conformément aux dispositions de l’Acte Uniforme de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires, relatif au droit des sociétés commerciales et du Groupement d’intérêt économique. Cependant, les sociétés d’Etat ont, dans l’ordre juridique interne des Etats membres, des réalités spécifiquement couvertes par les dispositions législatives et règlementaires qui fixent leurs principes de création, d’organisation et de fonctionnement. La modification des statuts de la Société de Patrimoine ferroviaire du Mali adoptée, par l’Assemblée générale extraordinaire du 11 août 2022, vise à conformer la durée du mandat des administrateurs avec les dispositions de l’Ordonnance n°91-014/P-CTSP du 18 mai 1991 fixant les principes fondamentaux de l’organisation et du fonctionnement des Etablissements publics à caractère industriel et commercial et des sociétés d’Etat. Elle fixe le mandat des administrateurs à trois (03) ans, renouvelable une fois. Le projet de décret adopté approuve les statuts modifiés de la Société de Patrimoine ferroviaire du Mali dans la perspective d’atténuer le risque lié à la mobilité des cadres. 2. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret relatif à l’avenant n°1 au marché relatif aux travaux de construction de la liaison électrique double terne de la ligne 225 Kilo Volts reliant Sikasso-Bougouni-Sanankoroba-Bamako. L’avenant est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et l’entreprise KALPATARU POWER TRANSMISSION LTD pour un montant de 6 millions 707 mille 665 dollars américains, soit environ 3 milliards 776 millions 415 mille 395 francs CFA et un délaid’exécution supplémentaire de quatorze (14) mois. Il vise à prendre en compte la prorogation du délai d’exécution du marché, les coûts supplémentaires dans la fourniture des équipements et l’exécution des travaux liés aux imprévus, aux cas de forces majeures et à la modification du tracé initial des lignes. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONSLe ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une stagnation du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, a cependant, appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie. Bamako, le 18 janvier 2023Le Secrétaire général du Gouvernement,Mahamadou DAGNO Officier de l’Ordre national

Mali. Le chef d’état-major de la Garde Nationale à l’École de Guerre

Mali. Le chef d’état-major de la Garde Nationale à l’École de Guerre

Dans le cadre du module Capacité et Emploi des Armées et Service, les Chefs d’État-major et Directeurs de Services animent des conférences à tour de rôle à l’École de Guerre du Mali (EGM) sise à Badalabougou. Cette série de conférences a pour but de renforcer les connaissances interarmées des auditeurs qui entament une scolarité de haut niveau. Un autre objectif de ces échanges est d’ouvrir une fenêtre permettant aux futurs brevetés de se faire une idée de la complexité des tâches exécutées par ces chefs militaires, de hauts gradés ayant presque « blanchi le harnais ». C’est dans ce cadre que le Chef d’État-Major de la Garde Nationale du Mali, le Général de Brigade Élisée Jean DAO a été accueilli le lundi 9 janviers 2023 à Badalabougou par le Directeur de l’EGM, le Général de Division Oumar DAO en compagnie de ses cadres pour animer une conférence sur les Capacités Opérationnelles et l’Emploi de la Garde Nationale. Pour la circonstance, les CEM GNM était accompagné par le Colonel Abdrahamane KEITA, Inspecteur en Chef, le Colonel Moussa DIALLO, Sous-CEM Finance, le Colonel Mamady N’Fani DIAKITE, Sous-CEM Opération et le Colonel Abdrahamane GUINDO, Sous-CEM des Ressources Humaines, tous brevetés d’École de Guerre respectivement du Mali, de Russie, des États-Unis et de la Mauritanie. En effet, l’EGM est un véritable creuset de la pensée militaire, où germent des idées originales devant permettre au Chef d’État-Major Général des Armées ou au niveau politique de prendre des décisions éclairées. C’est un véritable laboratoire, siège de réflexion critique, qui entend produire des officiers capables d’impacter positivement les pratiques comme outil véritables de préparation de l’avenir dans notre contexte de guerre asymétrique. C’est pourquoi, des questions importantes sont observées et analysées à travers le prisme de l’évolution opérationnelle sous des angles, géopolitique, stratégique et historique. L’intérêt national est l’élément principal de la grille d’analyse pour ces aspirants aux hautes fonctions civiles et militaires. Ainsi, après un rappel sur l’historique de la Garde Nationale et de ses missions, le conférencier a mis en exergue : – Les contrats opérationnels et les capacités opérationnelles ; – La restructuration organique et opérationnelle ; – La doctrine d’emploi et le processus Préparation Opérationnelle avant déploiement pour enfin aboutir sur les défis et perspectives de la Garde Nationale.  Au terme de sa présentation, le Général a tenu à encourager les vingt-cinq (25) auditeurs de la 2ᵉ Promotion de l’EG issus des Armées et Directions des Forces Armées Maliennes dont onze (11) de l’Armée de Terre, deux (02) de l’Armée de l’Air, trois (03) de la Garde Nationale du Mali, quatre (04) de la Gendarmerie, trois du Génie Militaire, un (01) de la Transmission et un (01) de la DMHTA. A ces auditeurs, il a demandé de continuer le réflexe de la lecture, de lire, et de lire beaucoup, de découvrir comment les défis actuels sont pensés et résolus sous d’autres cieux, en un mot de s’inscrire profondément dans la voix de la recherche. Enfin, le Directeur des Études Supérieures Interarmées de Défense, le Colonel-major Yacouba SANOGO a remercié le Général DAO pour la qualité de son exposé et la clairvoyance des idées avancées qui d’ailleurs attestent à suffisance ses expériences opérationnelles. GNM

Coopération : Le Mali et l’Algérie renforcent leur coopération militaire

Coopération : Le Mali et l’Algérie renforcent leur coopération militaire

Les travaux de la 16ème session du Comité Mixte Algéro-malien, chargé du suivi de la coopération Militaire et Technique, ont pris fin le vendredi 13 janvier 2023 dans l’enceinte du Ministère de la Défense et des Anciens Combattants. C’était sous la coprésidence du Chef d’Etat-major Général Adjoint des Armées, le Général de Brigade Ousmane Wélé DIALLO et du chef de la délégation de l’Etat-major algérien en visite de travail au Mali, le Général Berkale TOUFIK, représentant le chef d’Etat-major Général de l’Armée de la République Démocratique Populaire de l’Algérie. Ont pris part à cette rencontre plusieurs responsables des 2 parties. Le but de ces travaux de 3 jours était de faire le point de la coopération militaire entre les 2 pays, identifier les besoins prioritaires (Formations et équipements) des 2 parties et définir les activités à effectuer pour l’année 2023. A l’issue des travaux,un procès-verbal a été signé entre les 2 parties. Avec cette signature, le Mali et l’Algérie entendent renforcer leur coopération surtout en matière de défense. Le chef de la délégation de l’Etat-major Général de l’Armée de la République Démocratique Populaire de l’Algérie, le Général Berkale TOUFIK a remercié les 2 délégations pour leurs efforts et leurs contributions pour la tenue de ce Comité Mixte algéro-malien. Il espère que ces travaux de 3 jours permettront de renforcer davantage la coopération militaire entre les 2 pays dans la lutte implacable engagée contre les groupes armés terroristes. Le Chef d’Etat-major Général Adjoint des Armées, le Général de Brigade Ousmane Wélé DIALLO a, pour sa part, rassuré que les 9 activités qui ont été retenues lors de la dernière Session du Comité Mixte, dont 5 activités en Algérie et 4 activités au Mali, ont permis de renforcer le lien de fraternité et d’amitié entre les 2 pays. Il a saisi l’occasion pour transmettre sa profonde gratitude, au nom du CEMGA, au Chef d’Etat-major Général de l’Armée de la République démocratique Populaire de l’Algérie pour son appui et son accompagnement aux Forces Armées Maliennes. Selon le Général Wélé, la tenue annuelle de ce comité mixte témoigne l’inébranlable engagement des 2 armées à cheminer ensemble dans la lutte contre le terrorisme et les criminalités transfrontalières. Après l’étape de l’Etat-major Général des Armées, la délégation a mis le cap sur le Ministère de la Défense et des Anciens Combattants où elle a clairement échangé à huis clos avec le Secrétaire Général dudit Ministère, le Général de Division Sidiki SAMAKE. Pour rappel, le Mali a une longue tradition de coopération militaire avec l’Algérie. Pour concrétiser cela, un Accord de coopération militaire et technique a été signé entre les 2 pays, le 26 décembre 2001 et ratifié le 19 juin 2003. En Octobre 2005, le Comité Mixte algéro-malien chargé du Suivi de la Coopération Militaire et Technique a été créé. Ce Comité se réunit tous les ans et tient ses travaux alternativement au Mali et en Algérie. La première session du comité a eu lieu en 2006 et sa 15ème et dernière Session s’est tenue à Alger du 15 au 17 février 2022. FaMa

« L’objectif des sanctions contre le Mali était de soulever le peuple »

Les sanctions prises contre le Mali ont durement touché la population, explique à Sputnik le politologue Abdoul Diallo. L’objectif inavoué était de soulever le peuple contre le gouvernement, souligne-t-il. Un an après les premières salves de sanctions prises contre le Mali par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’heure est au bilan. Si certaines restrictions ont depuis été levées, le peuple malien n’en a pas moins souffert, explique à Sputnik l’analyste politique Abdoul Diallo, qui déplore une volonté de pousser à l’émeute. « Ces sanctions ont beaucoup affecté la vie du peuple malien, surtout sur le plan économique. Elles ont été jugées illégales et illégitimes. Les textes de la CEDEAO et de l’UEMOA n’ont pas été respectés. L’objectif était de soulever le peuple contre les militaires; il fallait le plonger dans la faim et dans la soif […] Le rêve était de pouvoir mettre à la tête de la Nation des personnes soumises », explique-t-il ainsi. Le politologue rappelle que c’est tout d’abord le peuple qui s’est soulevé pour demander le départ de l’ancien Président Ibrahim Boubacar Keita, en 2020. L’armée, « garante de la souveraineté et de l’indépendance » a suivi le mouvement populaire. Rôle de la France Au-delà des décisions de la CEDEAO, Abdoul Diallo fustige également le comportement de la France, qui a appelé l’organisation à prendre ces lourdes sanctions contre le Mali… Lire la suite sur Sputniknews

La première cérémonie Africaine d’award de paix d’HWPL

La première cérémonie Africaine d’award de paix d’HWPL

AFRIQUE. Le jeudi 29 décembre 2022 s’est tenue la première Peace Awards Cérémonie édition Afrique francophone. 109 personnes provenant du Maroc, de l’Algérie, de la Tunisie, du Mali et de la Côte d’Ivoire se sont rassemblées en ligne pour cet évènement. C’était l’occasion de retracer les actions qui ont été faites pour l’accomplissement de la paix et de célébrer ces personnes qui ont agi pour la défense de cette valeur universelle tout au long de l’année 2022. La cérémonie a débuté par un discours de Mr Alain Acakpo Addra, Inspecteur Générale à l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire, qui a félicité l’organisation et son Président, Mr Lee Man Hee « pour leurs efforts incessants pour atteindre la paix mondiale et la prospérité pour toutes les nations ». Il a également adressé des mots pour l’année à venir : « J’espère que toutes les initiatives dans les régions d’Afrique seront institutionnalisées et se poursuivront en 2023. Pour cela, non seulement les gouvernements, mais aussi la société civile, doivent être impliqués dans ce processus d’institutionnalisation pour une participation active et une mise en œuvre concrète. » Ce sont 92 personnes qui se sont vues remis des certificats de gratitude pour leurs actions en tant que messager de paix. Travaillant en synergie avec les différents départements d’HWPL que sont le droit international, l’alliance des religions, l’éducation à la paix et les relations publiques (médias), elles ont activement coopéré et contribué à la promotion de la paix. Parmi les lauréats, par secteur, tous les pays confondus, les gagnants de l’Award messager de paix 2022 étaient : M. Mohammed Maouloud Maiga, Directeur exécutif de l’ONG Maliba Dev, M. Moussa Konaté Chercheur à l’Institut d’histoire d’Art et d’Archéologie Africaine à l’Université Felix Houphouët Boigny d’Abidjan, également formateur à l’Université Musulmane Africaine à Abidjan, M. Bernard Jacquin Directeur de l’école de Management ESC Mali et M. Thoumany Cissé, Journaliste Co fondateur du média en ligne ivoirinter24.net. Tous les participants ont apprécié ce moment qui fut fort en émotions. Mme Asma Allouche, chercheuse en droit à l’Université de Sfax a témoigné de sa profonde gratitude en disant : « Merci pour votre invitation, pour vos efforts et pour la paix. Je souhaite vraiment partager beaucoup plus de moments pareils d’enrichissement. Encore une fois, bonne année et puisse la paix remplir le cœur de tous.» M. Yaovi Enam Azonvide, invité par une personnalité de la religion, a également partagé son ressenti en disant : « Au fait, moi je ne ferai que vous remercier sincèrement pour cet engagement très remarquable. En tant que membre, il nous revient de continuer dans ce sens et, plus que cela d’ailleurs, pour sauver notre monde des conflits et assurer un avenir meilleur aux générations à venir. Ensemble nous y parviendrons. Osons, osons et osons encore … » Le rendez-vous est déjà pris pour l’année 2023 avec davantage de messagers de paix.

OPINION. Ce que j’ai retenu des messages de fin d’année

OPINION. Ce que j’ai retenu des messages de fin d’année

NOUVEL AN. Félix Tshisekedi en tournée pré-électorale dans sa région d’origine, le Kasaï, a tout simplement oublié de s’adresser à la nation. Je ne sais pas s’il y a un précédent en 62 ans d’indépendance. Ibrahim Traoré est celui qui marquera les esprits pour avoir eu la bonne idée de donner son message au milieu de la troupe dans une ville récemment reprise aux djihadistes. Assimi Goïta en revanche est resté dans son palais climatisé à Bamako. Il n’a plus jamais été vu de la troupe depuis 3 ans et n’a plus osé mettre pieds au front. Ouattara a promis le retour bientôt de ses 46 soldats emprisonnés au Mali alors qu’ils viennent d’être condamnés. A t-il reçu des assurances ou pense t-il à un assaut? Sassou Nguesso a ignoré le drame des inondations qui a ont traumatisé les congolais. Poutine a déclaré qu’après des années d’attitude bienveillante, l’occident s’est montrée inamicale en soutenant « le régime nazi de Kiev ». Mais en Russie, Medvedev, Choïgu ou Prigojine se sont aussi permis d’adresser chacun un message à la nation et la communauté internationale. Ils ressemblent tous aux menaces des chefs bandits dans les mauvais films des années 1980. Zelensky a promis aux Ukrainiens que 2023 sera l’année de la victoire, et a précisé aux russes qu’ils se battent pour la gloire d’un homme et non pour leur pays. Le biélorusse Lukatchenko, très ambigu, a déclaré 2023 année de la paix. Par Hervé Mahicka