Mali/Conseil supérieur de la défense nationale : Le Général d’Armée Assimi GOÏTA fixe les orientations stratégiques après les attaques du 25 avril

Mercredi 29 avril 2026, le Président de la Transition, Chef de l’État et Chef suprême des Armées, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a présidé une session du Conseil supérieur de la Défense nationale consacrée à l’évaluation de la situation sécuritaire sur l’ensemble du territoire national, avec une attention particulière portée aux attaques coordonnées du 25 avril 2026. La rencontre s’est tenue en présence du Premier ministre, du Ministre de la Sécurité et de la Protection civile, des membres du Gouvernement et du Chef d’État-major général des Armées. À l’issue des travaux, le Ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général de Division Daoud Aly MOHAMMEDINE, a accordé une déclaration à la presse. Il a exprimé les condoléances les plus attristées de la Nation à l’endroit des victimes des événements du 25 avril, tout en saluant la mémoire du Ministre d’État, Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de Corps d’Armée Sadio CAMARA, tombé au service de la Patrie. Il a rendu hommage à son engagement exemplaire et à son sacrifice suprême pour la défense de l’intégrité territoriale et de la souveraineté nationale. Le Ministre de la Sécurité et de la Protection civile a indiqué que les attaques simultanées perpétrées contre plusieurs localités du pays avaient été minutieusement préparées par les groupes armées terroristes, avec des objectifs stratégiques clairement définis. Toutefois, grâce à la réactivité, à la détermination et au professionnalisme des Forces armées et de sécurité, les assaillants ont subi d’importantes pertes humaines et matérielles avant d’être contraints au repli. Le Conseil supérieur de la Défense nationale a procédé à une analyse approfondie de la situation sécuritaire. À cette occasion, le Chef suprême des Armées a formulé seize orientations stratégiques destinées à renforcer davantage le dispositif national de défense et de sécurité. Le Général de Division Daoud Aly MOHAMMEDINE a assuré que la situation demeure sous contrôle sur l’ensemble du territoire national. Il a également salué la mobilisation patriotique des populations ainsi que leur contribution déterminante à travers le renseignement opérationnel. Enfin, le Ministre a invité les citoyens au calme, à la vigilance et à la cohésion nationale, tout en exhortant les populations à se référer exclusivement aux canaux officiels de communication face aux campagnes de désinformation relayées sur les réseaux sociaux.
Mali : une crise politique et sécuritaire aggravée par la mise à l’écart du politique

TRIBUNE. La crise malienne, loin de se résumer à une simple lutte contre le terrorisme, révèle une recomposition profonde des équilibres politiques, sécuritaires et institutionnels. Pour en comprendre les ressorts, une distinction essentielle s’impose. D’un côté, les groupes jihadistes, tels que le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, affilié à Al-Qaïda, poursuivent un projet idéologique fondé sur la violence et doivent être combattus sans ambiguïté. De l’autre, les acteurs liés à la question de l’Azawad, historiquement engagés dans des revendications politiques et territoriales, inscrites dans le cadre de l’Accord d’Alger. Confondre ces deux dynamiques constitue une erreur d’analyse majeure. Un basculement depuis les coups d’État : Le Mali a connu une rupture institutionnelle avec le coup d’État du 18 août 2020, suivi d’un second le 24 mai 2021, consolidant l’arrivée au pouvoir du colonel Assimi Goïta. Ces événements ont marqué une confiscation du pouvoir politique par les militaires, interrompant un processus démocratique déjà fragile. Pour de nombreux observateurs, il s’agit d’une victoire confisquée au peuple malien, dont les aspirations à une gouvernance démocratique ont été mises entre parenthèses. L’effacement progressif du politique: Depuis lors, la classe politique a été progressivement écartée de la gestion du pays et des conflits. Les partis politiques, les organisations de la société civile et les acteurs du débat public ont vu leur rôle réduit, puis marginalisé. Ce processus a culminé avec des décisions particulièrement marquantes : Ces mesures ont profondément restreint l’espace démocratique et supprimé les cadres traditionnels de médiation. Or, dans un contexte de crise, l’absence de relais politiques favorise mécaniquement la montée des logiques de confrontation. Des alliances opportunistes sur fond de vide politique Dans ce contexte, les alliances observées sur le terrain — y compris des rapprochements ponctuels entre groupes rebelles et jihadistes — ne sont pas fortuites. Elles s’inscrivent dans une dynamique où l’absence de cadre politique structurant laisse place à des convergences opportunistes. Ces alliances ne sont pas la cause de la crise, mais bien le symptôme d’un déséquilibre plus profond. Un isolement régional et international croissant Parallèlement, le Mali s’est progressivement isolé sur la scène régionale et internationale. Les relations avec la CEDEAO se sont fortement dégradées, aboutissant leur retrait de cette institution régionale, et à des tensions durables avec plusieurs États de la sous-région. Sur le plan international, la rupture avec certains partenaires traditionnels a réduit les capacités de coopération et les marges de manœuvre diplomatiques. Le recours controversé aux mercenaires russes: Dans ce contexte d’isolement, les autorités maliennes ont fait le choix de recourir à des acteurs sécuritaires russes, notamment le groupe Wagner, remplacé par Africa Corps. Présenté comme une alternative stratégique, ce partenariat soulève de nombreuses critiques : Loin de stabiliser la situation, ce choix a contribué à accentuer les tensions et à dégrader davantage l’image du Mali sur la scène internationale. Une crise aggravée, des libertés en recul : La militarisation de la gestion de la crise n’a pas permis d’améliorer durablement la situation sécuritaire. Parallèlement, les restrictions des libertés publiques se sont multipliées :-Réduction au silence des voix critiques Ces évolutions traduisent un recul préoccupant des principes démocratiques et justifient en grande partie la situation sécuritaire actuelle. Une sortie de crise nécessairement politique : Face à une crise multidimensionnelle, une réponse exclusivement militaire apparaît insuffisante. La stabilisation du Mali passe par : Le retour à un ordre constitutionnel légitime apparaît aujourd’hui comme une condition essentielle pour espérer une sortie de crise durable. Par Paraclet Milos HEMILEMBOLO Secrétaire national chargé des relations internationales de la Convergence Citoyenne.
Hommage au Général Sadio Camara et solidarité au peuple malien

𝐃𝐞́𝐜𝐥𝐚𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐆𝐮𝐢𝐥𝐥𝐚𝐮𝐦𝐞 𝐊𝐢𝐠𝐛𝐚𝐟𝐨𝐫𝐢 𝐒𝐨𝐫𝐨 𝐬𝐮𝐢𝐭𝐞 𝐚𝐮𝐱 𝐚𝐭𝐭𝐚𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐨𝐫𝐢𝐬𝐭𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐌𝐚𝐥𝐢 TERRORISME. Dans la nuit du 24 au 25 avril 2026, le Mali a de nouveau été frappé par la barbarie terroriste. De Bamako à Kati, de Gao à Kidal, jusqu’à Sévaré, des hommes armés ont semé la mort et la terreur, s’en prenant aux casernes, aux institutions, aux fondements mêmes de l’État malien. Parmi les victimes de cette nuit d’horreur figure une perte d’une dimension exceptionnelle. Le général de corps d’armée Sadio Camara, ministre d’État, ministre de la Défense et pilier du gouvernement de transition, a été assassiné avec une partie de sa famille lors d’un attentat suicide visant son domicile de Kati. Homme de confiance et architecte de la stratégie sécuritaire malienne, le général Sadio Camara incarnait aux côtés du président Assimi Goîta, la volonté d’un État à tenir debout face à la menace. Sa mort, tragique et brutale, est une blessure profonde infligée à toute la nation malienne. J’adresse à sa famille, à ses proches et à ses compagnons d’armes, mes condoléances les plus sincères et ma compassion fraternelle. En ces heures sombres, je veux également m’incliner, avec respect et émotion, devant la mémoire des soldats maliens tombés les armes à la main pour défendre dans l’honneur et dans le devoir, leur patrie, leur drapeau et leur peuple. Ces hommes ont choisi le sacrifice suprême plutôt que la capitulation. À leurs familles durement éprouvées, j’adresse, au nom de Générations et Peuples Solidaires (GPS), ainsi qu’en mon nom personnel, mes condoléances les plus émues, ma compassion sincère et ma solidarité fraternelle. Je salue également avec force la bravoure, le professionnalisme et le sang-froid des Forces armées maliennes. Attaquées sur plusieurs fronts, dans une stratégie de déstabilisation coordonnée, elles ont résisté et riposté avec une remarquable efficacité. Face à un ennemi déterminé à semer le chaos, à installer la peur et à fragiliser l’autorité de l’État, les FAMa ont opposé la discipline, l’honneur militaire et l’amour de la patrie. Ce que nous avons vu le 25 avril 2026 n’est pas seulement une attaque contre le Mali. C’est une attaque contre la souveraineté de nos États, une tentative de fracture de nos nations et la mise à l’épreuve de la résilience des peuples africains. En tant qu’Ivoirien, en tant qu’Africain, en ces moments d’épreuve, je dis ma solidarité et ma fraternité au gouvernement et au peuple maliens. Le terrorisme ne gagnera pas. 𝐆𝐮𝐢𝐥𝐥𝐚𝐮𝐦𝐞 𝐊𝐢𝐠𝐛𝐚𝐟𝐨𝐫𝐢 𝐒𝐨𝐫𝐨 𝘈𝘯𝘤𝘪𝘦𝘯 𝘗𝘳𝘦𝘮𝘪𝘦𝘳 𝘮𝘪𝘯𝘪𝘴𝘵𝘳𝘦 𝘈𝘯𝘤𝘪𝘦𝘯 𝘗𝘳𝘦́𝘴𝘪𝘥𝘦𝘯𝘵 𝘥𝘦 𝘭’𝘈𝘴𝘴𝘦𝘮𝘣𝘭𝘦́𝘦 𝘯𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯𝘢𝘭𝘦 𝘗𝘳𝘦́𝘴𝘪𝘥𝘦𝘯𝘵 𝘥𝘦 𝘎𝘦́𝘯𝘦́𝘳𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯𝘴 𝘦𝘵 𝘗𝘦𝘶𝘱𝘭𝘦𝘴 𝘚𝘰𝘭𝘪𝘥𝘢𝘪𝘳𝘦𝘴 (𝘎𝘗𝘚)
Mali : Conseil des Ministres du jeudi 23 avril 2026

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le jeudi 23 avril 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement du Centre d’Accueil et de Placement familial. Le Centre d’Accuei1 et de Placement familial, communément appelé Pouponnière, est créé par l’Ordonnance n°90-37/P-RM du 05 juin 1990 avec pour mission d’accueillir, d’entretenir et de placer les enfants orphelins, abandonnés et de mères malades mentales. Son organisation et les modalités de son fonctionnement sont fixées par le Décret n°06-006/P-RM du 11 janvier 2006 et son cadre organique est déterminé par le Décret n°06-024/P-RM du 12 janvier 2006. Dans son fonctionnement, le Centre rencontre des difficultés qu’il convient de corriger. Les projets de texte, adoptés, corrigent les insuffisances constatées et créent le Centre d’Accuei1 et de Placement familial, sous la forme d’un Etablissement public national à caractère administratif, avec pour mission la prise en charge des enfants orphelins, des enfants abandonnés ou de parents inconnus et des enfants de mères malades mentales, accueillis en son sein. 2. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant affectation, au Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, de la parcelle de terrain, objet du Titre foncier n°21022 du Cercle de Kayes. La parcelle de terrain, d’une superficie de 200 hectares 00 are 54 centiares, sise à Diyala, Commune rurale de Liberté Dembaya, est destinée à satisfaire les besoins de construction de l’Université de Kayes. La construction de cette université, qui entre dans le cadre de la réforme de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, permettra d’accroître les offres de formation en tenant compte des besoins du marché du travail et des potentialités de la Région. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES – Directeur général de la Société de Patrimoine minier du Mali : Monsieur Farid Mandela GUINDO, Economiste. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE ET DU COMMERCE – Président Directeur général de l’Office malien des Substances précieuses : Monsieur Soumaïla SIBY, Gestionnaire. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances a informé le Conseil des Ministres de l’opération d’achat et de revente du stock de riz local de l’Interprofession de la Filière Riz. La Filière Riz est confrontée à des difficultés d’écoulement du riz local en raison des coûts de production élevés qui le rendent moins compétitif que le riz importé. Pour faire face à ces difficultés, le Gouvernement a décidé d’acquérir le stock invendu de 26 030 tonnes de riz détenu par l’Interprofession Riz, en vue de le revendre à la population à un prix accessible. Dans ce cadre, l’Etat accordera à l’Office des Produits Agricoles du Mali une subvention pour la prise en charge les frais liés à l’opération. La mise en œuvre de cette opération permettra : – de soutenir la filière rizicole nationale ; – de préserver le pouvoir d’achat des populations ; – d’assurer la stabilité du marché en période de soudure. 2. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a informé le Conseil des Ministres de l’instauration d’un forum national de l’Intelligence artificielle. Ce forum, qui se tiendra chaque année au mois de juin, a pour objectifs entre autres : – de créer une émulation nationale autour des technologies de pointe ; – de sensibiliser les différentes couches de la population sur les enjeux de l’intelligence artificielle et de la robotique ; – de promouvoir le génie industriel local et le génie des artisans et inventeurs maliens et africains ; – de renforcer les partenariats, à travers des espaces de rencontre entre le Centre d’Intelligence artificielle et de Robotique du Mali, le secteur privé, la Diaspora scientifique et les partenaires internationaux. Il sera marqué par des conférences de haut niveau, des expositions de prototypes et des compétitions de robotique pour les jeunes. 3. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne a informé le Conseil des Ministres de l’organisation du Week-end du Football malien, prévu les 28 et 29 mai 2026, à Bamako. Le Week-end du Football malien a pour objectifs entre autres : – d’instaurer un rendez-vous populaire et annuel du football malien, en dehors des compétitions officielles ; – de valoriser l’héritage des anciennes Gloires du football malien ; – de promouvoir une image positive et moderne du Mali. Il sera marqué par un match de gala opposant les Légendes du football malien à la Sélection élite ; une cérémonie « des Mali Football Awards » et une table ronde sur les métiers du Sport. 4. Le ministre de l’Agriculture a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la 34ème Session de la Conférence régionale pour l’Afrique de l’Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture, tenue du 13 au 17 avril 2026, à Nouakchott en République islamique de Mauritanie. Cette 34ème Session a réuni des ministres, des vice-ministres, des ambassadeurs, des représentants permanents de Gouvernements, des représentants d’organisations intergouvernementales, d’organismes des Nations unies, du secteur privé, de la société civile et du monde universitaire. Au cours de la conférence, les discussions ont porté entre autres sur : – la mise en œuvre de la Déclaration de Kampala sur le Programme détaillé pour le développement de l’Agriculture
Mali : Conseil des Ministres du mercredi 8 avril 2026,

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 8 avril 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de financement du Projet d’Accès d’Urgence aux Services essentiels au Mali, signé à Bamako, le 1er avril 2026, entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Association internationale de Développement. Par cet Accord, l’Association internationale de Développement octroie au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 83 milliards 437 millions 730 mille 400 francs CFA. Le projet, objet du présent financement, vise à assurer le maintien de la fourniture des services de santé à travers la mise en œuvre et le fonctionnement du programme de gratuité des soins de santé pour les femmes et les enfants, les dépenses courantes et de fonctionnement des hôpitaux et agences de santé spécialisées, y compris la fourniture de vaccins et de médicaments essentiels, la maintenance des équipements et l’entretien des locaux. Sa mise en œuvre permettra également d’octroyer des subventions au secteur de l’Education. 2. Sur le rapport du ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation de la Stratégie nationale de l’Entrepreneuriat et son Plan d’actions. Le Conseil des Ministres, lors de sa session du 18 mars 2026, a pris acte de la communication écrite relative à la Stratégie nationale de l’Entrepreneuriat et son Plan d’actions 2026-2030. L’objectif de cette stratégie est de renforcer l’écosystème entrepreneurial afin que des jeunes hommes et femmes entrepreneurs ou en devenir puissent exploiter judicieusement leur potentiel de création de richesses, à travers la création et le développement d’entreprises dans les créneaux porteurs de l’économie nationale. Le projet de décret, adopté, consacre son approbation et ouvre la voie à sa mise en œuvre. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social a informé le Conseil des Ministres de la tenue de la 114ème Session de la Conférence internationale du Travail, prévue du 1er au 12 juin 2026, à Genève en Suisse. Cette 114ème Session examinera les questions inscrites d’office et les questions inscrites par la Conférence ou le Conseil d’Administration du Bureau international du Travail. Au cours de cette conférence, le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social prononcera un discours lors de l’examen du Rapport du Directeur général du Bureau international du Travail et du Président du Conseil d’Administration. Le ministre de la Santé et du Développement social et le ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle participeront respectivement aux sessions du Conseil d’Administration de la Conférence interafricaine de Prévoyance sociale et du Comité exécutif de l’Association africaine des Services d’Emplois publics. En marge de la conférence, le ministre chargé du Travail participera aux travaux de la 42ème Session extraordinaire du Conseil d’Administration du Centre régional africain d’Administration du Travail. 2. Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine a informé le Conseil des Ministres : a. de la participation du Mali au 11ème Sommet de l’Organisation des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique, tenu les 28 et 29 mars 2026, à Malabo en Guinée Equatoriale. Ce 11ème Sommet, placé sous le thème : « Une organisation transformée et renouvelée dans un monde en mutation », a constitué une plateforme pour le renforcement de la présence diplomatique du Mali et la promotion de ses priorités, notamment dans le cadre de la Confédération des Etats du Sahel. Au cours de ce sommet, le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, au nom de la Confédération des Etats du Sahel, a exprimé sa satisfaction pour la prise en compte des enjeux de paix et de sécurité dans la « Déclaration de Malabo » qui constitue une condition indispensable à tout développement durable dans l’espace sahélien. En marge du sommet, le ministre a rencontré la communauté malienne établie à Malabo et à Bata. b. de la participation du Mali à la Réunion ministérielle des pays africains champions du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, tenue le 1er avril 2026, au Caire en Egypte. Cette réunion, qui s’inscrit dans le cadre des préparatifs du Forum international d’examen des migrations, vise à renforcer la coordination africaine autour de la mise en œuvre du Pacte mondial, adopté en décembre 2018 sous l’égide des Nations unies. Au cours des travaux, le Mali a apporté des contributions substantielles pour la prise en compte des spécificités du Sahel en matière de migration, la valorisation du rôle de la Diaspora dans le développement national et la promotion d’une gouvernance migratoire fondée sur des données fiables et des approches intégrées. En marge de la réunion, le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine a rencontré certaines autorités égyptiennes en vue de consolider les relations bilatérales, d’explorer de nouvelles opportunités de coopération et de renforcer la concertation africaine sur les enjeux migratoires. 3. Le ministre de l’Industrie et du Commerce a informé le Conseil des Ministres des conclusions de la 14ème Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du Commerce, tenue du 26 au 29 mars 2026, à Yaoundé au Cameroun. Cette 14ème Conférence a examiné la question des réformes de l’Organisation rendues nécessaires par la montée de l’unilatéralisme et du protectionnisme au détriment du multilatéralisme, remettant en cause plusieurs accords commerciaux et le règlement des différends. Faute d’accord pour l’adoption du Plan de travail relatif à la réforme de l’Organisation mondiale du Commerce, la conférence a instruit les Ambassadeurs
Mali : Conseil des Ministres du mercredi 1er avril 2026

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 1er avril 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à l’institution du stock national de sécurité de produits pétroliers liquides et gazeux. Notre pays est tributaire des importations de produits pétroliers pour la satisfaction des besoins des ménages et le fonctionnement normal des secteurs de la production d’Electricité, des Transports, des Télécommunications, des Mines, des Industries, de la Sécurité et de la Défense. Ainsi, en 2024, les importations de produits pétroliers se sont chiffrées à 2 millions 665 mille 106 m3 contre 2 millions 621 mille 513 m3 en 2023, soit une progression de 1,66%. Pour le gaz butane, les importations ont été de 15 mille 838 tonnes et 13 mille 847 tonnes durant la même période, soit une hausse de 14,38%. Cette dépendance a amené le Gouvernement, lors des crises successives survenues dans la Sousrégion et dans le monde, à intervenir à plusieurs reprises pour éviter la rupture des approvisionnements et contenir la flambée des prix internationaux sur les prix à la consommation en renonçant à d’importantes ressources fiscales sous forme de subventions. Pour remédier à cette situation, protéger l’économie nationale contre les conséquences des hausses conjoncturelles des prix et les perturbations logistiques, assurer la continuité des activités et des services vitaux et renforcer la sécurité énergétique nationale, le Gouvernement a décidé de revoir le système d’approvisionnement du pays en produits pétroliers, d’augmenter les capacités de stockage et de constituer un stock national de sécurité couvrant 45 jours de consommation pour le super carburant, le gasoil, le jet A1 et le gaz butane. Les projets de texte, adoptés, instituent le stock national de sécurité de produits pétroliers liquides et gazeux et précisent les modalités de sa mise en œuvre. 2. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de loi portant lutte contre la traite des personnes ; b. un projet de loi portant lutte contre le trafic illicite de migrants. La traite des personnes et le trafic illicite de migrants constituent des infractions criminelles qui touchent plus de 50 millions de personnes dans le monde. Pour faire face à ces fléaux, les Nations unies ont adopté le 15 novembre 2000 la Convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée et ses Protocoles additionnels qui ont été ratifiés par notre pays. Dans le cadre de la mise en œuvre des engagements pris, le Gouvernement a mis en place le Comité national de Coordination de la Lutte contre la Traite des Personnes et les Pratiques assimilées par le Décret n°2011-036/PM-RM du 03 février 2011 et a adopté la Loi n°2012-023 du 12 juillet 2012 relative à la Lutte contre la Traite des Personnes et les Pratiques assimilées. L’application de cette loi a révélé des insuffisances liées, entre autres, à la non prise en compte de toutes les exigences de la convention et de ses protocoles additionnels ainsi qu’à l’absence de mécanismes nationaux de coordination et de coopération internationale. Les projets de loi, adoptés, corrigent ces insuffisances et renforcent l’arsenal juridique pour mieux combattre la traite des personnes, notamment, celle des femmes et des enfants et le trafic illicite de migrants. 3. Sur le rapport du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, le Conseil des Ministres a adopté un projet d’ordonnance fixant le régime de la propriété littéraire et artistique. La Loi n°2017-012 du 1er juin 2017 fixant le régime de la propriété littéraire et artistique a été adoptée pour garantir aux créateurs des œuvres de l’esprit, dans l’exploitation de leurs créations, la jouissance du droit d’auteur et des droits voisins. L’application de cette loi a révélé des insuffisances liées, entre autres, à la non exhaustivité de certaines de ses dispositions, à la non prise en compte des évolutions intervenues dans l’ordonnancement juridique régional et international ainsi qu’à l’utilisation de l’Intelligence artificielle dans la production littéraire et artistique. Le projet d’ordonnance, adopté, corrige ces insuffisances et consacre la transposition dans la législation nationale, des engagements communautaires souscrits par notre pays en vue de stimuler la création littéraire et artistique et de développer les industries créatives. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES – Conseillers techniques : Monsieur Mohamed Amara KEITA, Inspecteur des Finances ; Monsieur Mossa ASSIBIT, Ingénieur statisticien. – Chargé de mission : Monsieur Amadou DIAKITE, Spécialiste en Evaluation de Programmes. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE ET DU COMMERCE – Conseiller technique : Madame Korotoumou SANTARA, Inspecteur des Services économiques. – Directeur national des Petites et Moyennes Entreprises : Monsieur Amara NIMAGA, Enseignant-chercheur. – Directeur général de l’Agence malienne de Normalisation et de Promotion de la Qualité : Madame Mariame MAIGA, Ingénieur agronome. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, a informé le Conseil des Ministres : a. de l’élection de Madame TRAORE Oumou KEITA, au poste de Président de la 47ème Session du Comité de Lutte Contre la Fraude de l’Organisation Mondiale des Douanes. Au terme des travaux de la 46ème Session du Comité de Lutte Contre la Fraude de l’Organisation Mondiale des Douanes, ses membres ont élu à l’unanimité Madame TRAORE Oumou KEITA, Cheffe de Visite du Bureau Principal des Douanes de l’Aéroport International Président Modibo KEITA-SENOU et Experte en Droit de Propriété intellectuelle de l’Organisation Mondiale des Douanes, au Poste de Président des travaux de
FMI : l’économie malienne montre des signes de reprise

Amélioration de la situation sécuritaire et la reprise attendue de la production d’or ECONOMIE. « L’économie malienne se redresse après des difficultés survenues à la fin de 2025, dans un contexte d’amélioration de la situation sécuritaire et de reprise de la production aurifère», a constaté le Fonds monétaire international (FMI). Selon la direction du FMI, qui a approuvé, le 18 mars 2026, la seconde et dernière revue du programme de référence du pays, « la poursuite de l’amélioration de la situation sécuritaire et la reprise attendue de la production d’or, devrait contribuer à renforcer l’économie en 2026 ». Approuvé en mars 2025, le programme de référence vise à assurer la viabilité des finances publiques, à renforcer la gouvernance et la gestion des finances publiques et à protéger les plus vulnérables, a rappelé l’institution de Bretton Woods. Dans un communiqué, l’organisme international rapporte que l’activité économique en 2025 a été affectée par la baisse de la production d’or et les perturbations de l’approvisionnement en carburant au quatrième trimestre à la suite d’attaques terroristes. De l’avis des experts du Fonds, à l’avenir, les mesures visant à rétablir l’approvisionnement en carburant et à améliorer davantage la sécurité ainsi que le remboursement des arriérés intérieurs et la résolution du différend minier devraient soutenir le raffermissement de la croissance en 2026. Quant à l’inflation, elle reste inférieure à 3 %, tout comme en 2026, selon les estimations du FMI. Dans son rapport, l’institution a jugé « robuste » la mise en œuvre du programme de référence. Et pour cause : « tous les objectifs quantitatifs et indicatifs de la deuxième revue (dépenses sociales prioritaires, recettes fiscales nettes, arriérés intérieurs et extérieurs et déficit budgétaire primaire) ont été atteints et les résultats ont été supérieurs aux attentes dans certains cas », a-t-elle fait savoir ajoutant que tous les repères structurels ont été atteints, notamment la digitalisation des recettes fiscales, l’interconnectivité de l’administration fiscale et l’élaboration d’un plan d’action lié au recensement des comptes publics. Alors que la politique budgétaire demeure appropriée, le Fonds a estimé qu’« une gestion prudente des recettes exceptionnelles potentielles est nécessaire dans un contexte de cours élevés de l’or ». Sachant que la hausse des prix de l’or et du lithium pourrait générer des recettes supplémentaires, « une gestion transparente et prudente, guidée par un point d’ancrage budgétaire non minier, contribuera à éviter les politiques procycliques », a-t-il estimé. De l’avis de l’institution, le maintien d’une politique budgétaire prudente reste essentiel pour préserver la viabilité, d’autant plus que « le coût élevé de l’emprunt et les importants besoins de développement et de sécurité continuent de limiter l’espace budgétaire ». Enfin, elle estime que les priorités de réformes devraient comprendre : l’élargissement de l’assiette fiscale, le renforcement des administrations fiscales et douanières, l’amélioration de la gestion des finances publiques, la réduction de la vulnérabilité des entreprises publiques et la préservation de l’espace nécessaire à l’investissement public et à la protection des ménages vulnérables. Martin Kam
Mali : Conseil des Ministres du mercredi 18 mars 2026

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 18 mars 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté : a.un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Beijing ; b.un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Berlin ; c.un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Kigali ; d.un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Rome ; e. un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali au Caire ; f. un projet de décret fixant le cadre organique de l’Ambassade du Mali à Moscou ; g. un projet de décret fixant le cadre organique du Consulat général du Mali à Paris. Les Missions diplomatiques et Postes consulaires du Mali sont des services publics situés à l’extérieur du territoire national. Ils sont établis en fonction de la carte diplomatique, fixée par le Décret n°2012-070/P-RM du 2 février 2012 portant répartition des Postes diplomatiques et consulaires de la République du Mali. Leur organisation et les modalités de leur fonctionnement sont fixées par le Décret n°2018-0517/P-RM du 20 juin 2018. Les cadres organiques des Missions diplomatiques du Mali de la Zone Afrique, de la Zone Asie et Océanie et de la Zone Europe sont fixés respectivement par les Décrets n°2018-0518, n°2018-0520 et n°2018-0521/P-RM du 20 juin 2018 et ceux des Postes consulaires du Mali sont fixés par le Décret n°2018-0522/P-RM du 20 juin 2018. A l’application, ces décrets ont révélé des insuffisances qu’il convient de corriger. Les projets de décret, adoptés, corrigent ces insuffisances et prévoient, pour les 5 prochaines années, les effectifs du personnel nécessaire à leur fonctionnement. 2. Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret autorisant l’extension de la superficie du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2 attribué à la Société Roscan Gold Mali SARL à Kandiolé-Nord, Cercle de Kéniéba. Le permis de la Société Roscan Gold Mali SARL à Kandiolé-Nord, d’une superficie de 28 km2, a été renouvelé pour une dernière fois en 2025, à la suite des travaux de recherche géologique et minière qui ont mis en évidence plusieurs anomalies intéressantes reflétant des structures géologiques qui continuent sur une zone contiguë au périmètre dudit permis, libre de tout droit minier. Ainsi, conformément aux dispositions du Code minier, la Société Roscan Gold Mali SARL a sollicité l’extension de la superficie de son permis à cette zone contiguë, d’une superficie de 35,4 km2 Le projet de décret, adopté, autorise cette extension et porte la superficie totale du permis à 63,4 km2. 3. Sur le rapport du ministre de l’Industrie et du Commerce, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Office malien des Substances précieuses. Le secteur des Substances précieuses, notamment l’or issu de l’orpaillage et des petites mines, occupe une place stratégique dans l’économie nationale et représente une source importante de devises, de recettes fiscales et de création d’emplois. Au cours de l’année 2022, le Mali a enregistré une production d’or de 72,227 tonnes, dont 6 tonnes pour l’orpaillage, ayant généré 763 milliards de francs CFA pour le budget national. Le sous-secteur de l’or contribue au Produit Intérieur Brut à hauteur de 9,2%. Malgré cette contribution, il existe des difficultés dans la maîtrise des flux issus de l’orpaillage et des petites mines au regard des disparités entre les statistiques officielles au niveau national et les quantités reçues dans les pays de destination. Dans le cadre de la mise en œuvre de la Loi n°2023-040 du 29 août 2023 portant Code minier en République du Mali et de la Loi n°2023-041 du 29 août 2023 relative au Contenu local, il est apparu nécessaire de mettre en place un instrument opérationnel chargé d’assurer la régulation, la centralisation et la sécurisation de la commercialisation des substances précieuses. Les projets de texte, adoptés, créent l’Office malien des Substances précieuses avec pour mission d’assurer la commercialisation de l’or et des autres substances précieuses. Ils permettront également de renforcer la souveraineté économique de l’Etat sur la chaîne de valeur des substances précieuses. 4. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de décret autorisant et déclarant d’utilité publique les travaux de réhabilitation et d’extension des périmètres irrigués des plaines rizicoles et maraîchères de Korioumé, Daye et Hamadja dans le Cercle de Tombouctou et la construction des ouvrages connexes dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de Mise en Valeur des Plaines rizicoles de Tombouctou. b. un projet de décret autorisant et déclarant d’utilité publique les travaux de réhabilitation des tronçons Didiéni-Diéma-Sandaré (313 km) et Kayes-Diboli (96,5 km) du corridor Bamako-Dakar par le Nord. Les travaux de réhabilitation et d’extension des périmètres irrigués du Projet de Mise en Valeur des Plaines rizicoles de Tombouctou, ainsi que ceux de réhabilitation des tronçons Didiéni-Diéma-Sandaré et Kayes-Diboli du corridor Bamako-Dakar par le Nord empiètent sur des propriétés privées qu’il convient d’exproprier pour cause d’utilité publique. La réalisation desdits travaux contribuera au développement de la production rizicole dans la Région de Tombouctou et au désenclavement intérieur du pays, ainsi qu’à l’amélioration des conditions de vie des populations. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION