Russie/Monde. Les choses s’accélèrent très vite…

TRIBUNE. Rien que cette semaine, en analysant la décision égyptienne de livrer des armes à la Russie puis cette double visite de Lula et de Macron en Chine, suivie de l’option levée par le président brésilien d’utiliser la monnaie locale dans les échanges commerciaux et du volte-face du président français contre le suivisme aveugle de la politique américaine à Taïwan, je crois comprendre que le monde est dans une accélération folle du cours de l’Histoire et des équilibres du monde. Beaucoup de politologues appellent ce phénomène : la bascule du monde. L’humanité est en train de basculer et beaucoup refusent de l’admettre et s’enferment dans leur bulle. La bonne sagesse dicterait la saine attitude de savoir se positionner de manière collective et individuelle, car il se dessine très clairement une révolution dans les relations internationales. De nombreuses nations dans différents continents se coagulent et font bloc pour dire stop à la gouvernance du monde érigée depuis 1945. Pour elles, il existe d’autres modèles de puissance, d’autres modèles de coexistence entre nations et d’autres corpus de valeurs qui leur tiennent à cœur. Le monde se retrouve devant un bouleversement majeur des relations internationales et face auquel la bêtise collective d’un pays ne fait pas l’affaire. Malheur aux dirigeants des pays qui ne trouvent pas urgent de réajuster leur logiciel de politique intérieure et extérieure. Ils ne seront jamais de acteurs de leur histoire car ils sont programmés pour être des terrains de jeu des pays tiers. Par Germain Nzinga