Message de voeux du Président Armand MAVINGA TSAFUNENGA au Peuple Congolais pour la nouvelle année 2017, année du vrai changement en République Démocratique du Congo

Nous sommes arrivés en 2017, une année de tous les enjeux d’un changement global et véritable en République Démocratique du Congo. Changement refusé scandaleusement au Peuple Congolais en 2016 par toutes les forces du mal et de l’inertie démocratique. Cette année sera de gré ou de force une année charnière entre l’ancien Congo qui se termine et le nouveau Congo qui doit démarrer vers l’accomplissement de la vision du Grand Congo du XXIème siècle qui nous est très chère. Avant toute chose, je souhaite au Peuple Congolais au pays et dans la diaspora les meilleurs vœux de bonheur, de santé, de victoire et de libération pour 2017. Le Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC) reste fidèle à sa vision de bâtir une nouvelle et vraie République Démocratique du Congo qui sera le Grand Congo du XXIème siècle. Cette vision est la vision du Peuple Congolais appelé à être un grand peuple dans le monde. Cette vision est aussi une vision d’une nouvelle République Démocratique du Congo qui devra désormais assumer son destin d’une grande nation à l’avant-plan des enjeux du nouveau monde. 1° L’année 2016, année d’un nouveau deuil de la démocratie en République Démocratique du Congo La démocratie est une fois de plus en deuil en République Démocratique du Congo. Comme en 2011 et en janvier 2015, le pouvoir en place a pris les armes contre la démocratie en tuant la population, notamment les jeunes, en septembre et décembre 2016. Mr Joseph Kabila et son groupe ont pris toutes les dispositions pour qu’il n’y ait pas d’élections en 2016 dans leur plan macabre d’opérer un glissement contre la volonté clairement exprimée du peuple. Tirer à bout portant sur un peuple qui déclare la fin légitime du mandat d’un Président est grave et inacceptable. C’est la justice qui élève une nation et affermit le pouvoir. L’homélie du Cardinal Laurent MONSENGWO PASINYA, à l’occasion de la fête de Noël de 2016, doit nous interpeller tous quand il dit : « Il est plus facile de tuer que de ne pas tuer. Il est plus facile de céder à la violence que de résister à la force. Il est plus beau d’être artisan de paix qu’artisan de la violence. Il n’y a pas de grandeur à manier les armes pour tuer les gens. Le fait de prendre le pouvoir par les armes ne justifie pas qu’on ne puisse le quitter que par les armes – « Qui tue par l’épée, périra par l’épée », dit Jésus (Mt 26, 52). » Ayons une pensée pieuse pour tous nos martyrs. C’est un devoir sacré d’honorer tous nos morts par notre engagement inébranlable pour un profond changement en République Démocratique du Congo. N’oublions jamais nos morts, car un peuple qui ignore ses morts est un peuple d’office mort, appelé à disparaître de l’histoire des peuples et des nations. Diriger, c’est savoir anticiper. En 2012, la Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC), plateforme dont le MPDC est membre, a commencé à préparer une transition exceptionnelle sans Mr Joseph Kabila, estimant que les conditions n’étaient pas réunies pour qu’il y ait une élection présidentielle en 2016 dans notre pays. Cette transition se bouscule aujourd’hui à la porte de notre pays. 2. Nous devons nous mobiliser comme les doigts d’une même main pour mettre fin au système de tennis politique injuste, déséquilibré et inadapté en vigueur depuis le 24 avril 1990 La République Démocratique du Congo a pris un mauvais départ depuis le 24 avril 1990 en s’inscrivant dans une série de transitions politiques injustes, déséquilibrées et inadaptées qui se terminent toujours par le partage des postes des opportunistes au détriment des intérêts du Peuple Congolais et du pays. Le peuple et le pays sont totalement pris en otage par un système de tennis politique injuste, déséquilibré et inadapté. Chaque fois que le peuple manifeste pour réclamer un vrai changement, il est massacré pour que des acteurs politiques se retrouvent en dialogue ou concertation pour se partager les postes face à un peuple roulé dans la farine d’une démocratie inadaptée et injuste. La République Démocratique du Congo a besoin d’une transition exceptionnelle sans Mr Joseph Kabila pour prendre définitivement un vrai nouveau départ vers le Grand Congo du XXIème siècle attendu par tous tant niveau national qu’international. Suite au tennis politique injuste, déséquilibré et inadapté, notre pays est resté bloqué au XXème siècle. C’est mon devoir de faire entrer mon peuple au XXIème siècle en ma qualité de solide charnière entre l’ancien Congo qui se termine avec Joseph Kabila et le nouveau Congo qui débute bientôt sous ma présidence. Nous devons tous nous mobiliser pour mettre fin au système des ouvriers et fonctionnaires politiques, sans vision pertinente pour le pays, qui s’accrochent au pouvoir pour leurs intérêts personnels et égoïstes. Il s’oblige de mettre en place un nouveau système politique de visionnaires et missionnaires politiques qui ne s’accrochent pas au pouvoir, mais qui comprennent fondamentalement que la politique est une vision très claire et pertinente assortie d’une mission clé et bien précisée dans le temps. Tous les « dialogues » et « concertations politiques » sont pris au piège du tennis politique injuste, inadapté et déséquilibré. Ce système de tennis politique absurde qui permet à Mr Joseph Kabila, après ses forfaits, d’obtenir tristement un cadeau de glissement à travers des accords politiques issus de dialogues non inclusifs et humiliants pour le Peuple Congolais. 3. Comme en 2016, il n’y aura pas d’élections présidentielle et législatives en 2017 avec Joseph Kabila en République Démocratique du Congo Le Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC) réaffirme et appuie la position ad hoc de la Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC). Il est donc dangereux de réduire la crise congolaise en une crise électorale. La naïveté est scandaleusement grave en politique. La crise congolaise reste intacte. Les fondements de la crise sont bien présents. Tout accord politique qui ne tient pas compte de la dimension
Fosse commune de Maluku: Armand Mavinga Tsafunenga réclame le départ du président Kabila

Le Président de la 3C-RDC et du MPDC exige une enquête indépendante sur les morts et les disparus de ces quatre dernières années en RDC « Monsieur Joseph Kabila doit démissionner maintenant pour éviter l’embrasement du pays et de la région des Grands Lacs », a déclaré Armand Mavinga Tsafunenga. Dans un communiqué au ton vif dont nous avons eu copie, le président de la Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC) estime que « la seule issue louable qui reste à Mr Joseph Kabila est de démissionner maintenant et non demain, car demain n’est pas à attendre mais à inventer ». Echaudée par les crimes et assassinats commis ces quatre dernières années et restés sans suite, sa formation politique exige une enquête libre et indépendante sur « les morts et les disparus en République Démocratique du Congo depuis novembre 2011». La 3C-RDC juge « indécent de laisser un pouvoir criminel faire lui-même des enquêtes sur ses propres crimes au XXIème siècle où le besoin de la justice internationale est des plus criants ». A propos du dialogue politique dont le seul but serait de « sauver un régime criminel aux abois », la 3C-RDC note que « dans le contexte actuel de la justice qui exige des enquêtes libres et indépendantes sur les morts et les disparus au Congo depuis le processus électoral de 2011, et en particulier sur les 421 corps jetés dans une fosse commune à Maluku au mois de mars 2015, il est inapproprié de parler de dialogue politique avec le pouvoir de Mr Kabila ». D’autant plus que « ce dernier avait catégoriquement refusé ce dialogue politique en organisant ses concertations nationales fondées sur un clientélisme honteux et absurde ». Le Congo n’étant pas encore un Etat de droit, la 3C-RDC souhaite que l’équipe qui devra mener les enquêtes soit « une équipe plurielle composée des représentants des institutions les plus impliquées », estimant que « nous sommes dans un contexte de justice internationale et non de souveraineté nationale ». Par ailleurs, ajoute le communiqué, « il est malsain qu’un pouvoir criminel fasse lui-même des enquêtes sur ses propres crimes humains, économiques et financiers ». Le pouvoir en place ayant perdu toute confiance du peuple, la 3C-RDC propose donc que cette équipe réunisse les Nations Unies, la Cour Pénale Internationale (CPI), l’Union Africaine, l’Union Européenne, l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), les Organisations Internationales non Gouvernementales comme la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH), les cabinets d’expertise, les organisations congolaises des droits de l’homme outillées.
Gaspard-Hubert Lonsi Koko : « La majorité kabiliste n’a aucun intérêt à ce que le calendrier défini par la CENI soit respecté »

« La CENI a proposé que le calendrier électoral commence par les élections locales et municipales, lesquelles n’ont jamais eu lieu depuis 2006, pour répondre à l’exigence de l’Accord de Sun City », a déclaré Gaspard-Hubert Lonsi Koko du Rassemblement pour le Développement et la Paix au Congo (RDPC). Ce dernier a affirmé que « la majorité kabiliste n’a aucun intérêt à ce que le calendrier défini par la CENI soit respecté » du fait qu’elle « est en réalité minoritaire ». C’est pourquoi, a-t-il estimé dans un entretien accordé au site Oeil d’Afrique, « une défaite cuisante aux élections urbaines, communales et locales » n’arrangerait le pouvoir actuel dès lors qu’ »elle entraînera forcément une très large victoire de l’opposition aux élections provinciales, sénatoriales législatives et présidentielle », a-t-il dit. Dans ces conditions, estime Gaspard-Hubert Lonsi Koko, « Tout a donc été minutieusement pensé pour que le calendrier électoral soit très serré, afin de pouvoir évoqué le moment venu l’impossibilité de le respecter » Pour ce leader congolais, « l’objectif de la majorité kabiliste consiste à reculer en 2017 les élections urbaines, communales et locales ». C’est pour cette raison, a-t-il rappelé, « le peuple congolais doit veiller au grain pour que l’ordre du calendrier tel qu’articulé par la CENI ne soit pas inversé, voire repoussé sine die, pour la énième fois ». Patricia Engali