L’Arrondissement n°7 Mfilou Ngamaba jumelé à la communauté d’agglomération de Lens-Liévin (CALL)

L’Arrondissement n°7 Mfilou Ngamaba jumelé à la communauté d’agglomération de Lens-Liévin (CALL)

A l’initiative de L’institut de formation aux métiers de la ville ( Ifmv) basé en France et dirigé par M. Brice Arsène Mankou, Élu Municipal de la ville de Lens et président de cet institut français, l’administrateur Maire du 7° arrondissement de Brazzaville, Monsieur Jean Marie Nzinga Ondemba, a été accueilli par le Président de la CALL et Maire de la ville de Lens Monsieur Sylvain Robert à l’hôtel de ville de Lens. C’était en présence de nombreux élus de la ville de Lens, des congolais et africains de la diaspora et des forces vives de cette ville ouverte et connue dans le monde grâce au football. Dans son allocution devant le parterre des invités de marque, le Maire de MFILOU Ngamaba a vanté l’ouverture de la ville de Brazzaville qui entre 1940-1942 a accueilli le Général DE GAULLE qui décréta Brazzaville, capitale de la France libre pendant l’occupation nazie. Cette évocation a été ovationnée par les invités dont Sylvain Robert, Maire de la ville et président de la CALL qui estime que son institution est désormais prête à être jumelée à l’arrondissement 7 MFILOU Ngamaba dans le cadre de la coopération décentralisée et d’un partenariat gagnant- gagnant. Grâce à notre partenaire l’ifmv qui accompagne la décentralisation et le développement local au Congo, le Maire de Mfilou, Jean-Marie Nzinga Ondemba a tenu à remercier M. Brice Arsène Mankou sans qui il ne serait pas à Lens aujourd’hui. Tout comme il a manifesté sa reconnaissance à Monsieur le Maire de la ville de Lens, car sa présence dans sa ville est un tout symbole. Unis par des liens historiques et légendaires et fraternels, le Maire de Mfilou est venu solliciter la communauté d’agglomération de Lens- Liévin pour un partenariat dans les domaines de l’assainissement, la voirie, la gestion communale et la formation continue. De son côté, Sylvain Robert qui a rappelé que la CALL n’est jumelée à aucune ville va s’engager dans ce jumelage gagnant pour accompagner en partenariat avec son partenaire l’IFMV dans le développement local, l’assainissement, la voirie et surtout la formation des élus locaux congolais et les cadres et agents des collectivités locales C’est dans ce cadre, qu’une convention a été signée entre le Président de L’IFMV, Bruce Arsène Mankou et l’administrateur Maire de l’arrondissement 7 MFILOU Ngamaba , Monsieur Jean Marie Nzinga Ondemba. Il faut souligner que dans le cadre de l’accompagnement que L’IFMV propose à l’arrondissement 7 Mfilou Ngamaba, un expert Lensois va être mis à disposition à la mairie de Mfilou pendant un an pour travailler sur l’ensemble des projets et les besoins de formation du personnel de cette collectivité locale. Un séjour fructueux du Maire de MFILOU en France pour le bien de ses administrés et de la population de MFILOU Ngamaba. Clément Ossinondé

Claude Bartolone : Nous ne pouvons pas répondre aux aspirations du continent africain en érigeant des murs ou des barbelés

Claude Bartolone : Nous ne pouvons pas répondre aux aspirations du continent africain en érigeant des murs ou des barbelés

Président de l’Assemblée nationale française, Claude Bartolone a participé récemment au séminaire parlementaire institutionnel à mi-parcours du projet de jumelage Maroc-UE, auquel ont assisté également des responsables et représentants d’autres Parlements européens partenaires de ce projet. Cette rencontre a été présidée par Habib El Malki. Pagesafrik: Le bilan d’étape de la convention de jumelage Maroc-UE a été jugé positif par toutes les parties prenantes de ce partenariat. Qu’est-ce qui explique ce succès, selon vous ? Claude Bartolone : Ce qui explique ce succès, c’est que nous cherchons chaque jour un peu mieux à répondre à l’attente de nos compatriotes qui sont de plus en plus demandeurs de liberté, de démocratie, qui souhaitent de plus en plus être associés à la décision politique. Et en tant que parlementaires, que ce soit au Maroc ou en France, nous essayons à chaque fois de voir comment nous pouvons améliorer nos modes d’intervention et de travaux pour voter la loi dans de bonnes conditions, contrôler le gouvernement dans de meilleures conditions et évaluer la loi qui sera une attente de plus en plus importante de la part des citoyens. On ne nous demande pas simplement de voter des lois, on nous demande de plus en plus quels sont les résultats obtenus dans le cadre du vote de ces lois. Et c’est finalement ce que nous essayons de faire ensemble. Les objectifs poursuivis par le jumelage sont nombreux et couvrent plusieurs domaines d’action. Dans le cadre de vos échanges avec la Chambre des représentants du Maroc, quel ont été les principales sollicitudes de vos homologues marocains ? Elles ont été très diverses. Je pense en particulier déjà à l’autonomie des Assemblées, qui est l’un des éléments contenus dans le référendum initié par Sa Majesté le Roi du Maroc. Il y a eu beaucoup d’intérêt porté de la part de nos amis marocains sur l’indépendance financière de l’Assemblée des parlementaires, sur l’autonomie que cela pouvait leur permettre d’assurer afin de montrer à nos compatriotes que nous étions libres dans nos réflexions, dans nos décisions et dans le contrôle que nous devons effectuer du gouvernement. Lors de votre intervention au séminaire à mi-parcours du jumelage, vous avez affirmé qu’au-delà des mandats des parlementaires et quelles qu’en soient les conjonctures politiques à venir, ce partenariat se poursuivra. Quels sont les garanties de la pérennité de ces travaux? La garantie, c’est ce lien qui unit la France et le Maroc en termes d’amitié, mais c’est aussi ce lien qui lie l’Europe et le continent africain. Aujourd’hui, malheureusement dans des conditions terribles avec l’enjeu que représente la question des réfugiés, l’Europe a découvert qu’elle ne pouvait pas se désintéresser du continent africain. Nous étions nombreux à le savoir, pour ceux qui avaient cette sensibilité méditerranéenne en particulier. Mais nous avions trop de pays européens qui pensaient que la Méditerranée est une mer infranchissable. Aujourd’hui, celui qui ne prend pas en compte le fait d’avoir sur la rive Sud d’ici 2050 un milliard et demi d’habitants, un habitant sur quatre dans les années qui viennent habitera sur le continent africain. Celui qui ne prend pas la mesure des liens qui existeront de plus en plus entre l’Europe et l’Afrique, le Nord et le Sud, commettrait une erreur considérable. Et je crois que c’est cela, cette prise en compte, cette prise de conscience des questions démographiques, écologiques, ces aspirations des citoyens à avoir droit à la liberté, à l’éducation, à la justice, à la santé, au travail qui doit amener l’ensemble des responsables politiques à se dire qu’ils sont obligés de travailler ensemble parce que leurs destins sont liés. Et c’est cela à mon avis qui est le meilleur gage de pérennité des travaux que nous avons réalisés. Le Maroc et la France entretiennent des relations séculaires d’un niveau excellent. Etes-vous satisfait de la place accordée à la coopération parlementaire ? En tous les cas, depuis trois ans maintenant, elle n’a cessé de s’améliorer. Il y a des échanges réguliers à la lumière des différentes réceptions des uns et des autres, des visites des uns et des autres, des travaux des commissions, des présidents de commission, des présidents de Parlement. Je pense que nous avons bien renforcé les relations qui peuvent exister entre les chefs d’Etat et de gouvernement. Mais aujourd’hui, à mi-parcours de ce travail qui nous lie, je crois que nous sommes passés en termes politique et qualitatif à une nouvelle phase. Et, c’est très satisfaisant parce que je crois que cette démocratie parlementaire qui se nourrit de l’amélioration des techniques, mais qui se nourrit aussi des échanges sur la finalité qui est celle des assemblées, est quelque chose qui nous place à la hauteur de l’histoire que nous essayons de bâtir ensemble. En tant que parlementaire, quel regard portez-vous sur la démocratie marocaine ? En tant que parlementaire et voisin, je la vois en pleins accélération, je constate ce qu’a pu représenter la décision du Roi du Maroc dans le cadre de cette proposition constitutionnelle de faire bouger la démocratie. Lorsque je vois l’énergie qui est celle que l’on constate dans la politique marocaine, notamment sur la dernière période, le temps qu’il a fallu de réflexion, de discussions entre les parties prenantes pour arriver à la nomination d’un nouveau chef de gouvernement, pour parvenir à un nouvel équilibre. En France, je souhaite que la démocratie soit vivante et sache tenir compte des enjeux du futur et c’est là aussi quelque chose de satisfaisant. L’Assemblée nationale française a une longue et très riche histoire. Au regard des évolutions qu’elle a connue ces dernières années, qu’est-ce que le Maroc pourrait gagner de particulier de sa longue expérience ? Il peut s’appuyer sur notre histoire parlementaire qui n’est jamais aboutie. J’ai eu l’occasion, en tant que président de l’Assemblée nationale, de faire des propositions pour améliorer le fonctionnement de l’Assemblée, pour améliorer le vote de la loi, l’ingénierie législative… Et je crois que c’est cela à la fois. C’est-à-dire que les parlementaires marocains peuvent se nourrir de notre expérience et nous