Les non-dits des jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024

TRIBUNE. La grand-messe qui a réuni plus de 10.500 athlètes, 6.000 journalistes accrédités et quelque 4.500 bénévoles, des millions de spectateurs sous la surveillance de gendarmes et agents de sécurité venus de toute l’Europe, cède progressivement la place aux jeux paralympiques qui se dérouleront du 28 août 8 septembre 2024 avec beaucoup de non-dits. Organisés sur 35 sites disséminés sur une grande partie du territoire français métropolitain et d’outre-mer, les jeux Olympiques d’été 2024 auxquels la Russie n’a pas participé ont hissé les États-Unis sur le promontoire du succès avec 126 médailles (40 en or, 44 en argent et 42 en bronze). La Chine s’est contentée de la deuxième place avec 91 médailles (40 en or, 27 en argent et 24 en bronze) suivie de l’Angleterre qui a obtenu 65 médailles (14 en or, 22 en argent, 29 en bronze). La France, pays organisateur desdits jeux, n’a pu obtenir qu’une portion dans le palmarès, en se plaçant au 4ème rang, avec tout de même des retombées économiques satisfaisantes. À son avantage, elle a mis dans sa gibecière plus de médailles qu’elle n’en a décroché lors de ses précédentes participations. Quant à l’Afrique, elle a remporté à peine 39 médailles (13 en or, 12 en argent, 14 en bronze) réparties entre 12 nations. Il y a une légère amélioration par rapport à Tokyo 2020. La moisson africaine ne donne vraiment pas le sourire. Les athlètes ne manquent pourtant pas de motivation, mais leur rêve est souvent brisé par la mauvaise gouvernance sportive. Parmi les nombreux problèmes auxquels ils sont confrontés, on peut citer le manque d’infrastructures, le déficit de la formation et de la prise en charge, tout cela enrobé d’une conscience et d’un patriotisme mitigés. Plus encore, la question de la paix, de la sécurité se pose dans de nombreux pays de la sous-région. Celle-ci peut être comptée parmi les raisons de la démotivation constatée chez beaucoup de sportifs. Un cas éloquent, celui de la République Démocratique du Congo (R.D.C) qui a vu se volatiliser la moitié de sa délégation aux jeux au motif d’instabilité et de précarité qui sévissent dans ce pays. Le financement et le soutien des athlètes restent un grand problème. L’équipe représentant la Grande Bretagne et l’Irlande du Nord, par exemple, a reçu 246 millions de livres sterling ( 314 millions de dollars) pour le cycle olympique de Paris contrairement aux équipes africaines toutes tendances confondues qui n’ont pu réunir que 20 millions pour leurs athlètes. On peut dire que le sport en Afrique demeure le parent pauvre, eu égard au maigre budget qui lui est alloué. Pourtant des dépenses de prestige s’effectuent à la vitesse V par les gouvernants qui ne se soucient que de leurs intérêts. Les non-dits Des jeux Olympiques Si nombre des médias ont couvert et encensé les J.O pour leur donner une visibilité spectaculaire, les organisateurs et autres se sont gardés de dévoiler l’autre versant de la médaille au grand public : -Les mauvais chiffres de la pollution de la seine. La qualité de l’eau n’était bonne que 2jours/10. -Le viol des libertés et d’intimité des populations via le survol des villes entières par des drones, les logiciels de surveillance algorithmique utilisés par la RATP, la SNCF, etc., -les droits de l’Homme relégués au dernier plan par le gouvernement , qui a effectué un déguerpissement des populations migrantes, des sans-abris… -la discrimination dans l’attribution des accréditations et même des rôles jusque dans les services des renseignements français, tel que le révèle, Emmanuel Riondé le 21 juillet 2024. -des conflits d’intérêt et magouilles dans l’attribution des marchés liés aux J.O. Selon les sources des services spéciaux et Médiapart, une agence marketing a dénoncé, au parquet national financier, l’attribution du contrat de création de la mascotte des jeux à une filiale d’Havas. Ce groupe est déjà visé par une première enquête pour favoritisme autour de l’emblème de Paris 2024. -Le soutien par les J.O des projets forestiers en France afin de compenser une infime partie des rejets de gaz à effet de serre de l’événement. Mais ces programmes de reboisements sont anodines car la logique économique prime sur l’écologie. -L’exclusion des sourds et malentendants des jeux olympiques et paralympiques sous le prétexte fallacieux qu’ils possèdent leur propre compétition appelée « Deaflympics ». Pourtant il n’y a pas de sports spéciaux et l’athlète sourd par exemple est apte à concourir sans restrictions significatives à l’exception des barrières de communication, explique le Comité International des sports des sourds (CISS). -Manipulation des populations et des médias par de nombreuses agences spécialisées dans la communication de crise pour ne présenter qu’une belle image des J.O de Paris. -Les forces de sécurité ont été incapables de remettre de l’ordre dans les tribunes où des incidents ont éclaté avec les jets de projectiles durant le temps additionnel du match Maroc vs argentine. Les fouilles n’étaient pas à la hauteur. Pour preuve : les éléments utilisés pour les projectiles. -Coca cola à plus utiliser le plastique -Seules les cartes de crédit Visa et des espèces étaient acceptées lors des achats dans les stands -La quantité et la qualité des produits alimentaires livrés aux athlètes ont été critiquées par de nombreux athlètes à l’image de Simon Billes. -Propagande anti-chrétien et woke qui suscitent des polémiques jusqu’à ce jour, témoins : les déclarations virales du pasteur à succès, Yvan Castanou; Marion Maréchal, ECLJ ( European, centre for law & justice); la conférence des évêques de France; etc. Selon des millions de personnes, les J.O ont blessé les chrétiens par l’outrance et le blasphème de certaines scènes de moquerie du christianisme lors de la cérémonie d’ouverture distillant un message très dangereux. Lesdites personnes sont indignées, insultées par la parodie drag-quen de la Cène. Le ministre Gérald Darmanin qui a défendu ladite cérémonie parle de la France, « pays de liberté, liberté sexuelle, liberté religieuse, liberté de se moquer, de caricaturer ». Ce ministre démissionnaire ignore certainement que la charte olympique interdit la propagande politique et religieuse dans le cadre des J.O Des jeux
Infos des JO 2024

Grâce aux médailles remportées par Tatjana Smith (or) et Alan Hatherly (bronze), l’Afrique du Sud remonte au classement général des médailles des JO 2024 après cette 3ᵉ journée de compétition. La nageuse et le vététiste ont apporté les deux seules médailles du jour au continent africain, tandis que le Sénégalais Yves Bourhis est passé près d’un exploit en canoë-kayak. Natation : Tatjana Smith décroche l’or L’histoire retiendra que la première médaille d’or pour le continent africain dans ces JO 2024 est venue de la Sud-Africaine Tatjana Smith au 100m brasse féminin. Favorite de l’épreuve, elle a fait honneur à son statut en remportant l’or avec un chrono de 1’05 »28. Elle se prépare désormais pour le 200m brasse, où elle visera un doublé historique. Cyclisme : Alan Hatherly en bronze En VTT Cross-Country, Alan Hatherly a offert une nouvelle médaille à l’Afrique du Sud. Sa performance solide lui a permis de décrocher le bronze, marquant ainsi une journée fructueuse pour les Sud-Africains. Basket-ball féminin : le Nigeria crée la surprise L’équipe féminine de basket-ball du Nigeria, les D’Tigress, a surpris le monde en battant l’Australie, classée troisième au niveau mondial. Le match s’est terminé sur un score de 75 à 62, lançant parfaitement leur tournoi et suscitant de grands espoirs pour la suite de la compétition. Hockey sur gazon : nouvelle défaite pour l’Afrique du Sud L’équipe féminine de hockey sur gazon de l’Afrique du Sud a connu une défaite difficile face à l’Argentine. Après avoir mené au score, elles se sont inclinées 4-2, enregistrant ainsi leur deuxième défaite en deux matchs. Canoë-kayak slalom : Yves Bourhis y a cru En canoë-kayak slalom, le Sénégalais Yves Bourhis avait la médaille à portée de main avec un formidable temps (95″78). Mais après recours à la vidéo, il s’est vu infliger une pénalité de 50 secondes pour avoir mal franchi une porte et n’aura finalement pas de médaille. Escrime : Mohamed Hamza échoue de peu En escrime, Mohamed Hamza de l’Égypte a atteint les quarts de finale du fleuret individuel avant de s’incliner face à l’Italien Filippo Macchi (15-9), manquant ainsi de peu les demi-finales. Rugby à 7 féminin : l’Afrique du Sud éliminée En rugby à 7 féminin, l’équipe sud-africaine a subi une troisième défaite consécutive, cette fois-ci contre la Grande-Bretagne (17-26), ce qui signe leur élimination de la compétition. Tennis de table : Ibrahima Diaw s’arrête en quart de finale Le pongiste sénégalais Ibrahima Diaw a livré un match intense contre le numéro 1 mondial Wong Chun-Ting. Malgré une performance admirable, il s’est incliné 4 manches à 3 après un dernier set décisif, terminant son parcours olympique avec les honneurs. Boxe féminine : l’Algérie pleure, le Mozambique sourit En boxe, l’Algérienne Dounia Khelif a été éliminée en huitièmes de finale par la Serbe Natalia Shadrina (0-5). En revanche, la Mozambicaine Alcinda Dos Santos a impressionné en dominant la Slovaque Jessica Tribelova (5-0), se qualifiant pour la suite dans la catégorie des 66 kg. Badminton : Georges Julien Paul éliminé Le Mauricien Georges Julien Paul a vu son aventure olympique s’arrêter en phase de groupes en badminton, après une défaite en deux sets. Handball : l’Égypte lutte, mais tombe face au Danemark L’équipe égyptienne de handball, après une victoire contre la Hongrie, a livré un combat acharné contre le Danemark, mais s’est inclinée 30-27. Malgré cette défaite, ils restent en course pour la qualification avec des matchs à venir contre l’Argentine, la France et la Norvège. Ya Willy.
Aya Nakamura aux J.O : Une prestation emblématique et un débat inutile

LIBRES PROPOS. Finalement la controverse autour de la participation d’Aya Nakamura aux Jeux Olympiques a fait beaucoup de bruit pour rien. Certains ont critiqué le choix de la chanteuse française la plus écoutée au monde, avançant qu’elle ne pouvait pas représenter la France. Pourtant, voir Lady Gaga (CHANTEUSE AMÉRICAINE) souvent critiquée pour sa grande vulgarité, ouvrir le bal des chanteurs n’a pas semblé poser problème à ces mêmes personnes. Simplement pour ce fait, l’argument qui consistait à privilégier une certaine « fibre patriotique », comme si les Jeux Olympiques étaient des jeux nationaux et non internationaux, ne tient pas debout. Il est temps de reconnaître que la musique et la culture évoluent. Aya Nakamura, avec ses chansons qui résonnent aux quatre coins de la planète, incarne une partie vibrante et moderne de la culture française. La polémique autour de sa prestation était donc non seulement injustifiée, mais elle reflétait aussi une étroitesse d’esprit face à la diversité culturelle Disons clairement les choses, c’était(c’est) du racisme exacerbé. Sur tous les plans, je ne suis absolument pas fan d’Aya Nakamura, mais je reconnais qu’elle est un symbole de la France Moderne. Lorsque j’ai vu la garde républicaine accompagner Aya Nakamura lors de sa prestation à l’ouverture des J.O ce vendredi 26 juillet, j’y ai vu plus qu’une simple performance musicale. C’était un symbole fort qui signifie simplement qu’Aya Nakamura, c’est aussi la France. Elle représente une génération dynamique, multiculturelle et innovante. Finalement, elle a bien fait d’interpréter ses propres chansons, contrairement à la rumeur qui voulait qu’elle interprétât Édith Piaf. Si je devais retenir quelques réflexions à méditer sur cette prestation, je choisirais : 1- Évolution des Standards : La notion de ce qui est « approprié » ou « représentatif » évolue. Il est important de ne pas rester figé dans des standards dépassés. 2- Impact Global : Avec des millions de fans à travers le monde, Aya Nakamura met en lumière la scène musicale française sur la scène internationale. En tout cas, la prochaine fois que des débats surgissent sur qui peut ou ne peut pas représenter un pays, rappelons-nous que l’art et la culture sont en constante évolution. Aya Nakamura, par son talent et son influence, montre que la France est en mouvement, dynamique et ouverte sur le monde. Enfin, comment ne pas reconnaître que la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris en cours de diffusion au moment où j’écris ce post est assurément la plus belle cérémonie que je n’aie jamais vue. Joyeuse fête à la France, et joyeuses célébrations au monde entier ! Par Rodin Mouandzibi
Appelé par Macron, ce basketteur d’origine camerounaise refuse de jouer pour la France

La star de la NBA Joel Embiid a reçu un appel du Président français pour jouer en équipe nationale aux Jeux olympiques, mais a refusé et en a profité pour lui parler des mauvaises relations entre Paris et l’Afrique, a-t-il expliqué au New York Times. Né au Cameroun mais possédant en outre les nationalités française et américaine, la star de la NBA Joel Embiid a refusé de jouer pour la France Jeux olympiques, malgré un appel personnel du Président Emmanuel Macron, selon le New York Times. « J’ai eu l’occasion de parler au Président français de ce qui se passait et je lui ai dit qu’une chose qui me dérangeait beaucoup était la relation entre la France et le Cameroun, et les pays africains en général », a-t-il expliqué… Lire la suite sur Sputniknews
Le Sénégal se prépare pour les premiers Jeux en Afrique

Le Sénégal sera le premier pays africain a accueillir les Jeux Olympiques. Pour son premier événement multi sportif mondial, le pays admet qu’il lui faudra fournir de grands efforts pour se mettre aux standards internationaux, rapporte la chaîne chinoise CGTN dans le document suivant.