Irina Bokova nomme la chanteuse Jane Constance « Artiste de l’Unesco pour la paix »

Irina Bokova nomme la chanteuse Jane Constance « Artiste de l’Unesco pour la paix »

La talentueuse chanteuse d’origine mauricienne Jane Constance sera désignée « Artiste de l’UNESCO pour la paix » au cours d’une cérémonie prévue, le 26 septembre, au siège de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). « Jane Constance est nommée en reconnaissance de sa mobilisation en faveur des droits des personnes souffrant de handicaps, de ses efforts pour sensibiliser le public à la nécessité d’intégrer et d’autonomiser les personnes handicapées », a indiqué l’UNESCO. Native de Maurice en 2000, la lauréate 2015 de l’émission de télévision française The Voice Kids a été également choisie pour son dévouement pour les idéaux et les objectifs de l’Organisation. Aveugle de naissance, Jane Constance a commencé à chanter dès l’âge de cinq ans et apprendre le piano dès l’âge de sept ans. Elle a poursuivi l’étude du piano et du chant à la Royal School of Music de Londres.

UNESCO: L’aide allouée à l’éducation recule pour la sixième année consécutive

UNESCO: L’aide allouée à l’éducation recule pour la sixième année consécutive

Pour la sixième année consécutive, le montant de l’aide consacrée à l’éducation est en baisse, a annoncé l’équipe du Rapport mondial de suivi sur l’éducation (GEM) de l’UNESCO. A en croire le nouveau document, Intitulé « Aid to education is stagnating and not going to countries most in need » (L’aide à l’éducation stagne et ne va pas vers les pays qui en ont le plus besoin), le montant total de l’aide à l’éducation a baissé de 4 % par rapport à 2010, ce qui équivaut à 12 milliards de dollars. En revanche, le montant total de l’aide au développement a connu une progression de 24 % sur la même période. « L’aide à l’éducation de base – qui comprend le soutien à l’enseignement pré-primaire et primaire ainsi que l’éducation des adultes et les programmes d’alphabétisation – atteint 5,2 milliards de dollars, contre 4,8 milliards en 2014 », a souligné l’organisation dans un communiqué. L’Unesco a toutefois précisé que ce montant reste inférieur de 6 % à ce qu’il était en 2010 et que, dans le même temps, l’aide à l’enseignement secondaire s’élève à 2,2 milliards de dollars, soit 19 % du montant total de l’aide consacrée à l’éducation. Pour Irina Bokova, la Directrice générale de l’Unesco, il ne fait aucun doute que « Le montant de l’aide demeure bien inférieur à ce qui serait nécessaire pour atteindre l’Objectif de développement durable 4, compromettant ainsi nos engagements ». La patronne de l’agence onusienne a estimé qu’« il faudrait multiplier l’aide au moins par six pour atteindre nos objectifs communs en matière d’éducation, et faire en sorte qu’elle soit destinée aux pays qui en ont le plus besoin. Or, nous constatons qu’en matière d’éducation, les donateurs détournent leur attention des pays les plus pauvres ». A noter que l’aide allouée n’est pas en adéquation avec les besoins. Selon l’Unesco, l’Afrique subsaharienne, qui abrite plus de la moitié des enfants non scolarisés dans le monde, reçoit désormais moins de la moitié de l’aide qu’elle recevait pour l’éducation de base en 2002. Cela représente 26 % de l’aide totale en faveur de l’éducation de base, soit à peine plus que les 22 % alloués à l’Afrique du Nord et à l’Asie occidentale, où 9 % des enfants ne sont pas scolarisés. Par ailleurs, l’Unesco a assuré que contrairement aux tendances observées en matière d’aide bilatérale à l’éducation, « le Partenariat mondial pour l’éducation a consacré 77 % de ses ressources à l’Afrique subsaharienne, dont 60 % en faveur de pays touchés par l’instabilité et les conflits ». Soulignons que ce document donne des exemples précis, par pays, illustrant l’allocation ciblée des ressources par les donateurs. Selon l’Unesco, il démontre que l’aide n’est pas allouée en fonction des taux de non-scolarisation, alors que cela permettrait de couvrir le coût de la réalisation de l’enseignement universel dans chacun des pays concernés. Enfin, si l’aide humanitaire à l’éducation a atteint un niveau historiquement élevé, avec une hausse de 55 % entre 2015 et 2016, l’agence internationale a estimé qu’« elle ne représente encore que 2,7 % du total de l’aide disponible, soit 48 % du montant requis ».    

Le rôle des industries créatives dans la croissance économique à long-terme des villes

Le rôle des industries créatives dans la croissance économique à long-terme des villes

Dans un récent rapport, intitulé « Culture : futur urbain », l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a affirmé que la culture a le pouvoir de rendre nos villes plus prospères, plus sûres, et durables Selon l’agence onusienne, la mise en œuvre de politiques de promotion de la culture et du patrimoine conformes à l’esprit des conventions culturelles de cette institution a un impact positif sur les villes. Présenté récemment à Quito, en Equateur, au cours d’un événement organisé avec le sous-directeur général de l’Unesco pour la culture, Francesco Bandarin, dans le cadre de la troisième Conférence des Nations unies sur le logement et le développement urbain durable (Habitat III), le rapport montre que la culture doit être pleinement intégrée dans les stratégies urbaines pour garantir leur durabilité et une meilleure qualité de vie pour les habitants. Analysant les tendances actuelles, l’Unesco affirme que l’urbanisation devrait se poursuivre à une échelle et un rythme accrus, notamment en Afrique et en Asie. « D’ici à 2030, le monde devrait compter 41 mégalopoles abritant chacune au moins dix millions d’habitants », a indiqué l’organisation onusienne. Dans son rapport, l’agence fait également observer que « l’urbanisation massive et rapide a souvent pour effet de multiplier les défis pour les villes en créant plus de bidonvilles et en rendant plus difficile l’accès aux espaces publics. Elle peut aussi avoir un impact négatif sur l’environnement ». Ce processus, a-t-elle poursuivi, se traduit souvent par une hausse du chômage, des inégalités sociales, de la discrimination et de la violence. A noter qu’au terme de la conférence de Quito, les décideurs du monde entier ont adopté un Nouvel agenda urbain. Pour la directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, il n’y a pas de doute que la culture est au cœur du renouveau des villes et de leur capacité d’innovation. « En rassemblant de nombreuses informations et expériences concrètes, le présent rapport démontre que la culture est un atout stratégique pour construire des villes plus inclusives, créatives et durables», écrit-elle dans la préface dudit rapport. Par ailleurs, le rapport identifie également des stratégies innovantes pour la préservation de l’habitat dans des zones historiques, un point crucial pour l’identité et le bien-être des communautés. Citant l’exemple de Quito, il rappelle que des subventions publiques sont allouées aux propriétaires pour rénover des logements et empêcher la gentrification des zones historiques. A noter que le rôle des industries créatives dans la croissance économique à long-terme des villes a aussi été mis en lumière à travers le cas de Shanghai (Chine), membre du Réseau des villes créatives de l’UNESCO pour le design depuis 2010. A ce propos, l’Unesco rappelle que cette ville est l’un des principaux centres créatifs au monde, avec 7,4% des habitants travaillant dans les industries créatives.