Algérie/Industrie – Solidarité nationale : Un accord de coopération pour permettre aux femmes au foyer de contribuer au processus de production nationale

Le Ministre de l’Industrie, Dr Sifi Ghrieb, et la Ministre de la Solidarité Nationale, de la Famille et de la Condition de la Femme, Dr Soraya Mouloudji, ont supervisé, mercredi 19 février 2025, au siège du Ministère de l’Industrie, la signature d’une convention-cadre de partenariat et de coopération visant à mettre en place des mécanismes permettant aux femmes au foyer et aux familles productrices de participer au processus de production nationale, en soutenant notamment la productivité des complexes et entreprises industrielles, en particulier dans les secteurs du textile et du cuir. Lors de la cérémonie de signature, les deux Ministres ont annoncé la mise en place d’un comité sectoriel mixte chargé d’élaborer une feuille de route opérationnelle, avec des objectifs et des délais précis, pour intégrer les femmes productrices et artisanes dans la promotion des filières industrielles, notamment le textile et le cuir. Ce dispositif leur permettra de valoriser leurs compétences professionnelles, soit individuellement, soit au sein de coopératives de production, leur offrant ainsi des opportunités de contribuer à l’économie nationale tout en travaillant depuis leur domicile. Les Ministres ont souligné que cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des orientations du Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, qui visent à atteindre un développement économique et social intégré et à renforcer les capacités des catégories productrices, notamment les femmes au foyer. Cette démarche repose sur une coopération étroite entre les secteurs de l’industrie et de la solidarité nationale, tout en garantissant l’autonomisation des femmes et la promotion de leurs droits, notamment dans les zones rurales, montagneuses et sahariennes. Les principaux objectifs de l’accord: Cette convention vise principalement à : Mettre en place un mécanisme de coopération et de coordination pour l’intégration des femmes au foyer et des familles productrices dans le tissu industriel, en facilitant leur participation aux activités de production des secteurs public et privé, directement depuis leur domicile. Attribuer des espaces de commercialisation appartenant à la holding textile et cuir “GETEX” aux femmes productrices, afin de faciliter l’écoulement de leurs produits. Prévoir l’aménagement d’ateliers et la mise à disposition d’équipements au profit des femmes au foyer souhaitant s’impliquer dans l’activité de production. Renforcer la commercialisation des produits des femmes au foyer à travers l’exploitation de la plateforme de vente en ligne de la holding “GETEX”. Par ailleurs, les cellules de proximité du secteur de la solidarité nationale, en coordination avec les directions de l’action sociale et de la solidarité des wilayas, seront chargées d’identifier les femmes au foyer intéressées par ces opportunités et de les informer sur les dispositifs existants. Elles transmettront également aux entreprises concernées les listes des candidates potentielles, conformément au plan d’action qui sera établi par le comité mixte de suivi et d’évaluation mis en place à cet effet.
Maroc/Industrie: Le climat général des affaires jugé « normal » au quatrième trimestre de 2024

Le climat général des affaires dans l’industrie aurait été «normal» au quatrième trimestre de 2024, selon l’avis de 78% des entreprises sondées sur cette question. En revanche, 14% d’entre elles estiment qu’il aurait été « défavorable », selon Bank Al-Maghrib (BAM). Les industriels anticipent une hausse des dépenses d’investissement dans l’ensemble des branches d’activité au cours des trois prochains mois D’après les résultats trimestriels de l’enquête de conjoncture menée par la Banque centrale au titre du quatrième trimestre, ces proportions sont respectivement de 88% et de 11% dans l’«agroalimentaire», 82% et 18% dans le «textile et cuir», de 76% et de 14% dans la chimie et parachimie». La tonalité n’est, en revanche, pas la même au sein des entreprises de la «mécanique et métallurgie» où 50% des patrons interrogés considèrent le climat «normal» et 33% de «favorable», a indiqué BAM précisant que les résultats de son enquête sont synthétisés sous forme de soldes d’opinion représentant la différence entre le pourcentage de réponses «Hausse» ou «Supérieur à la normale» et le pourcentage de réponses « Baisse» ou «Inférieur à la normale». En ce qui concerne les conditions d’approvisionnement, les chefs d’entreprise participant à cette enquête estiment qu’elles auraient été «normales» au terme du dernier trimestre de l’année écoulée de l’avis de 76% des industriels et «difficiles» d’après 23% d’entre eux. D’après Bank Al-Maghrib, cette dernière proportion atteint 43% dans la «mécanique et métallurgie», 29% dans la «chimie et parachimie», 21% dans le «textile et cuir» et 5% dans l’«agroalimentaire». Cette enquête d’opinion, menée auprès d’un échantillon représentatif comprenant près de 400 entreprises industrielles, révèle également que les effectifs employés auraient enregistré une stagnation selon les industriels, particulièrement dans l’«agroalimentaire» et la «mécanique et métallurgie». Sur la base des résultats de l’enquête, il ressort que 88% des entreprises de la «chimie et parachimie» sondées font état en revanche, d’une stagnation des effectifs, tandis que 12% signalent une hausse, a relevé l’institution précisant que ces proportions sont respectivement de 57% et 2% dans le «textile et cuir». Pour les trois prochains mois, 75% des industriels prévoient une stagnation des effectifs et 17% une baisse. L’enquête de BAM s’est intéressée également aux coûts unitaires de production qui auraient stagné selon 61% des industriels et augmenté selon 30%. Cette dernière proportion se situe à 58% dans la «chimie et parachimie», à 18% dans le «textile et cuir» et à 9% dans l’«agroalimentaire », ressort-il en outre des résultats de l’enquête de conjoncture, alors que 40% des industriels de la «mécanique et métallurgie» indiquent une stagnation des coûts unitaires de production et 39% une baisse. Autre thème abordé : la situation de la trésorerie. Sur ce point, l’institution rapporte qu’elle aurait été qualifiée de «normale» par 65% des entreprises et de «difficile» par 32% d’entre elles ; précisant que cette dernière part atteint 39% dans la «chimie et parachimie», 36% dans la «mécanique et métallurgie», 20% dans le «textile et cuir» et 6% dans l’«agroalimentaire». Autre volet abordé dans cette enquête, celui de l’accès au financement bancaire qui aurait été jugé «normal» par 75% des entreprises et «difficile» par 16%, a indiqué BAM précisant que ces parts se situent respectivement à 93% et 7% dans l’«agroalimentaire», à 89% et 11% dans la «chimie et parachimie», à 63% et 36% dans la «mécanique et métallurgie» et à 50% et 31% dans le «textile et cuir». Quant au coût du crédit, il aurait été en stagnation selon 87% des entreprises et en baisse selon 10%. Cette dernière proportion atteint 19% dans l’«agroalimentaire» et 8% dans la «mécanique et métallurgie», a poursuivi Bank Al-Maghrib soulignant, en revanche, que les industriels indiquent un coût de crédit en stagnation dans la «chimie et parachimie» et dans le «textile et cuir». Interrogés sur l’évolution les dépenses d’investissement récentes et futures, les industriels estiment qu’elles auraient augmenté, d’un trimestre à l’autre, dans toutes les branches à l’exception de la «mécanique et métallurgie » où elles auraient plutôt stagné. D’après ces derniers, ces dépenses auraient été financées à hauteur de 67% par des fonds propres et 33% par crédit. D’après les anticipations des entreprises, les dépenses d’investissement devraient augmenter dans l’ensemble des branches d’activité pour les trois prochains mois. Alain Bouithy
Afrique : Le prochain changement géographique dans l’industrie du Gaz Naturel Liquéfié (GNL) en Afrique par le Sénégal, le Congo, la Mauritanie, le Mozambique et la Tanzanie

L’industrie mondiale du gaz naturel liquéfié (GNL) a connu de nombreux bouleversements et changements au cours des dernières années. Elle a vu la demande et les niveaux de prix fluctuer fortement à court terme face à des chocs géopolitiques tels que la pandémie de COVID-19 et l’invasion russe de l’Ukraine, et elle a dû faire face à des questions difficiles sur son avenir face à l’inquiétude généralisée concernant le rôle des combustibles fossiles dans le changement climatique. Le secteur africain du GNL n’a pas été épargné par ces bouleversements. Il a vu de grands projets retardés, réorganisés et parfois même annulés en réponse à la pandémie, et il a attiré l’attention d’investisseurs européens désireux de s’assurer un approvisionnement alternatif à celui du gaz russe. (Elle a également dû défendre son propre droit à aller de l’avant en matière de développement, face à des militants écologistes et à des fonctionnaires déterminés à bloquer les projets liés aux combustibles fossiles, même face à la pauvreté énergétique persistante de l’Afrique). Mais ces tendances de haut niveau ne sont pas les seules sources de changement pour l’industrie africaine du GNL. D’autres évolutions sont en cours, comme l’explique la Chambre africaine de l’énergie (AEC) dans son rapport récemment publié, « The State of African Energy Q2 2023 Outlook » (L’état de l’énergie en Afrique au deuxième trimestre de 2023). J’aimerais mettre l’accent sur l’un de ces changements. Statu quo à court terme Au début de l’année, l’AEC a indiqué dans son rapport « The State of African Energy Q1 2023 Report » que le continent africain était en passe de voir sa production de GNL et sa capacité d’exportation augmenter de manière significative. Le rapport prévoyait que cette croissance se produirait en partie grâce à de nouveaux projets au large des côtes de pays tels que le Sénégal, le Congo, la Mauritanie, le Mozambique et la Tanzanie, et en partie grâce à l’expansion de la capacité dans les États producteurs de gaz établis tels que l’Algérie, le Nigéria et l’Angola. Il a également expliqué que les producteurs établis représenteraient la plus grande part de la croissance à court terme, étant donné que les nouveaux venus dans le secteur ne seraient pas en mesure d’apporter des contributions majeures avant une période beaucoup plus tardive de la décennie. L’AEC s’attend à ce que ces prévisions se confirment, et le nouveau rapport trimestriel indique que le Nigeria et l’Algérie devraient rester les principaux fournisseurs de GNL de l’Afrique entre 2023 et 2027. Il note également que le centre de gravité du secteur gazier africain subit un changement géographique, à savoir un déplacement de l’équilibre du nord et de l’ouest vers l’est, grosso modo. Un déplacement vers l’Afrique de l’Est Actuellement, sept pays africains produisent du GNL pour l’exportation : L’Égypte, l’Algérie, le Nigeria, la Guinée équatoriale, le Cameroun, l’Angola et le Mozambique. Quatre de ces pays (Nigeria, Guinée équatoriale, Cameroun et Angola) se trouvent sur la côte ouest de l’Afrique, tandis que deux autres (Égypte et Algérie) sont situés au nord, le long de la Méditerranée. Un seul pays (le Mozambique) se trouve sur la côte orientale de l’Afrique – et c’est, pour mémoire, le dernier venu dans les rangs des producteurs de GNL. Plusieurs autres pays souhaitent rejoindre ces rangs d’ici 2035, notamment le Sénégal, la Mauritanie, la République du Congo, la Tanzanie et l’Éthiopie. En outre, le Nigeria et le Mozambique ont l’intention de mettre en service plusieurs nouvelles usines de GNL pour compléter les installations existantes. En d’autres termes, l’Afrique peut s’attendre à la construction de plusieurs nouvelles unités de production de GNL sur les côtes ouest et est au cours de la prochaine décennie. Mais comme le souligne « The State of African Energy Q2 2023 Outlook », la construction ne sera pas équilibrée entre les deux côtes. Au contraire, l’Afrique de l’Est représentera la part la plus importante, car les installations qui entreront en service au Mozambique, en Tanzanie et en Éthiopie seront de plus grande envergure et auront une capacité combinée plus importante que leurs homologues en République du Congo, au Nigéria, au Sénégal et en Mauritanie. Par exemple, la République du Congo envisage d’utiliser le gaz du bloc offshore Marine XII pour alimenter deux navires GNL flottants (FLNG) pouvant produire 3 millions de tonnes par an (MMtpa), tandis que la Tanzanie envisage d’utiliser le gaz des sites offshore connus sous le nom de blocs 1, 2 et 4 pour alimenter une usine GNL à terre pouvant produire 15 MMtpa. Il ne s’agit pas d’un cas isolé. Il existe des différences d’échelle comparables entre, par exemple, l’unité FLNG que le géant britannique BP utilisera pour produire 5 millions de tonnes par an de GNL à partir du bloc Greater Tortue Ahmeyim (GTA) au large des côtes du Sénégal et de la Mauritanie, et l’usine terrestre de 12,88 millions de tonnes par an que la société française TotalEnergies est en train de construire au Mozambique. Il semble donc que l’industrie africaine du GNL se dirige vers un déplacement géographique vers l’est. Bien sûr, de nouvelles capacités de production de GNL seront mises en service le long de la côte ouest. Toutefois, les nouvelles capacités de production de GNL qui seront mises en service le long de la côte est seront bien plus nombreuses. De longs délais pour les changements géographiques Mais il existe également des différences significatives dans les calendriers d’expansion le long des deux côtes, les projets de la côte ouest devant être opérationnels bien plus tôt que ceux de la côte est. Par exemple, la République du Congo est en passe de voir son premier FLNG entrer en service d’ici la fin de 2023, suivie par le Sénégal et la Mauritanie avec le GTA au début de 2024. En revanche, l’usine de GNL de TotalEnergies au Mozambique ne devrait pas commencer ses activités commerciales avant 2027 ou 2028, et la Tanzanie ne devrait pas suivre avant 2030 au plus tôt, puisqu’elle ne prendra pas de décision finale d’investissement avant 2025. En outre, Tanzania LNG n’est pas
Maroc. Le climat général des affaires demeure à un niveau normal dans l’industrie

Le climat général des affaires dans l’industrie n’a pas bougé au cours des trois premiers mois de l’année 2023. Il est resté «normal», selon l’enquête de conjoncture de Bank Al-Maghrib au titre du premier trimestre. En effet, 71% des entreprises interrogées dans le cadre de cette enquête estiment que le climat général des affaires dans l’industrie aurait été «normal». 26% d’entre elles estiment au contraire qu’il aurait été «défavorable». Dans le détail, la Banque centrale indique que ces proportions sont respectivement de 79% et 17% dans le «textile et cuir», de 76% et 21% dans l’«agro-alimentaire», de 60% et 33% dans la «mécanique et métallurgie» et de 52% et 44% dans la «chimie et parachimie». A noter que l’ensemble des industriels déclarent un climat des affaires «normal» dans l’«électrique et électronique». A titre de comparaison, au quatrième trimestre de 2022, le climat général des affaires dans l’industrie avait été également jugé «normal» mais par 61% des entreprises. Selon les résultats de la précédente enquête de BAM, ces proportions étaient respectivement de 69% et de 23% dans la «mécanique et métallurgie», de 67% et de 30% dans la «chimie et parachimie», de 59% et de 27% dans l’«agro-alimentaire» et de 54% et de 35% dans le «textile et cuir». Le climat des affaires avait été également qualifié de «normal» dans l’«électrique et électronique». Il est à noter qu’au premier trimestre 2023, les conditions d’approvisionnement auraient été «normales» selon 60% des industriels et «difficiles» selon 40% d’entre eux. Dans son rapport, Bank Al-Maghrib précise que cette dernière proportion atteint 77% dans la «mécanique et métallurgie», 71% dans l’«électrique et l’électronique» et 40% dans l’«agroalimentaire». Précisons également que plus des quatre cinquièmes des entreprises qualifient cet approvisionnement de «normal», dans le «textile et cuir» et dans la «chimie et parachimie». Les résultats de l’enquête font état d’une stagnation des effectifs employés durant les trois derniers mois, particulièrement dans l’«électrique et électronique», dans la «chimie et parachimie», dans l’«agro-alimentaire» et dans le «textile et cuir». Plus du tiers des entreprises de la «mécanique et métallurgie» déclarent en revanche une baisse et la moitié une stagnation, note la Banque centrale ajoutant que les industriels anticipent une stagnation des effectifs employés au cours des trois prochains mois. Hormis l’«électrique et électronique» où ils auraient plutôt stagné, les coûts unitaires de production auraient augmenté dans toutes les branches d’activité, selon les chefs d’entreprise interrogés. Toujours selon Bank Al-Maghrib, au premier trimestre 2023, la situation de la trésorerie aurait été qualifiée de «normale» par 83% des entreprises et «difficile» par 16% d’entre elles. D’après l’organisme public, par branche, ces parts sont respectivement de 92% et de 6% dans l’«agro-alimentaire», de 89% et de 11% dans le «textile et cuir», de 85% et de 15% dans la «chimie et parachimie» et de 62% et de 38% dans la «mécanique et métallurgie». Précisons que la situation de la trésorerie aurait été jugée «normale» par la totalité des entreprises dans l’«électrique et électronique». S’agissant de l’accès au financement bancaire, il aurait été qualifié de «normal» par la quasi-totalité des industriels dans toutes les branches à l’exception du «textile et cuir» où 21% des entreprises le qualifie de «difficile». Concernant le coût du crédit, l’enquête fait ressortir une stagnation selon 65% des entreprises et une hausse selon 34% d’entre elles. Par branche, ces parts se situent respectivement à 78% et 20% dans la «mécanique et métallurgie», à 71% et 29% dans l’«électrique et l’électronique», à 70% et 29% dans l’«agro-alimentaire», à 60% et 40% dans la «chimie et parachimie» et à 23% et 71% dans le «textile et cuir». Quant aux dépenses d’investissement, elles auraient pour leur part stagné, d’un trimestre à l’autre, selon 49% des industriels et augmenté selon 39% d’entre eux. Il est à préciser que ces parts atteignent respectivement 62% et 35% dans l’«agroalimentaire, 48% et 35% dans la «mécanique et métallurgie» et 33% et 58% dans la «chimie et parachimie» ; mais qu’en revanche, 29% des entreprises de l’«électrique et électronique» indiquent une baisse des dépenses d’investissement et 34% dans le «textile et cuir», contre 71% et 57% respectivement déclarant une stagnation. 62% des chefs d’entreprise interrogés s’attendent à une hausse des dépenses d’investissement et 29% à une stagnation. Alain Bouithy
Tunisie/Industrie : Les investissements en repli de 15,6% à fin février

Les investissements déclarés dans le secteur industriel en Tunisie ont atteint environ 239,1 millions de dinars (1 euro = 3,3 dinars) au titre des deux premiers mois de 2023, accusant une baisse de de 15,6%, par rapport à la même période de l’année écoulée, selon l’Agence tunisienne de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII).Le nombre de projets déclarés a augmenté de 5,9% à 558 projets à fin février, alors que la création d’emplois potentiels devrait diminuer de 29% à 5.913 postes, précise l’APII dans son dernier bulletin de conjoncture. Sur cette période, les secteurs qui ont connu des augmentations aux niveaux des investissements déclarés sont ceux des industries agroalimentaires (+27,5%), des matériaux de construction, de la céramique et du verre (+71,4%), chimiques (+21,5%), du textile et de l’habillement (+120,2%). En revanche, des baisses des investissements déclarés ont été enregistrées dans les secteurs des industries mécaniques et électroniques (-69,3%), du cuir et de la chaussure (-88,2%) et des industries diverses (-51,9%). La note fait ressortir que 51% des investissements déclarés durant les deux premiers mois 2023 s’inscrivent dans le cadre des projets de création. Ils ont baissé de 9% à 122,3 millions de dinars (MD). De leur côté, les investissements déclarés dans le cadre des projets autres que création (extension, renouvellement de matériel…) ont régressé de 21,5% à 116.8 MD, fait remarquer la même source. Par ailleurs, les investissements déclarés dans le secteur des services ont enregistré une baisse de 37,5% pour s’établir à 101,2 MD, poursuit l’APII, notant que le nombre projets déclarés s’est accru légèrement de 1,7%, passant de 1624 à 1652 projets. Au cours des deux premiers mois 2023, les investissements déclarés dans les activités de services totalement exportatrices ont enregistré une baisse de 42.1%, se situant à près de 9.2 MD. Par nationalité, les investissements à participation étrangère déclarés dans les activités de services durant cette période ne représentent que 12% du total des investissements déclarés, avec un montant de 12 MD (-7.7%).
Maroc. Le climat des affaires se maintient à un niveau «normal» dans l’industrie pour le quatrième trimestre d’affilée

Le climat des affaires se maintient à un niveau normal dans l’industrie pour le quatrième trimestre d’affilée, selon Bank Al-Maghrib. A en croire la Banque centrale, qui vient de publier les résultats de l’édition trimestrielle de l’enquête de conjoncture relatifs au quatrième trimestre de 2021, 65% des entreprises opérant dans le secteur industriel estiment que le climat des affaires est resté à un niveau «normal» au cours du dernier trimestre de l’année écoulée contre 29% d’entre elles qui le jugent au contraire «défavorable». Soulignons que cette dernière proportion varie entre 24% dans l’«agro-alimentaire» et 39% dans le «textile et cuir», comme l’a précisé la Banque centrale dans son rapport relevant, en revanche, que l’ensemble des industriels de l’«électrique et électronique» indiquent un climat des affaires «normal». En ce qui concerne les conditions d’approvisionnement, comme dans les trois précédents trimestres, une majorité des industriels (68%) estiment qu’elles ont également été maintenues à un niveau «normal». Seuls 27% d’entre eux sont persuadés qu’elles ont été «difficiles». Des résultats de l’enquête de conjoncture relatifs à cette même période, il ressort que, par branche, les conditions de production auraient été «normales» selon 87% des entreprises de l’«électrique et électronique», 76% de la «chimie et parachimie», 75% du «textile et cuir», 65% de l’«agroalimentaire» et 48% de la «mécanique et métallurgie». Dans son rapport, Bank Al-Maghrib note toutefois que les conditions d’approvisionnement ont été qualifiées de «difficiles» par la majorité des entreprises de la «mécanique et métallurgie» (52%) et un quart des patrons évoluant dans le «textile et cuir» (25%). D’après la même source, ces conditions ont été également jugées «difficiles» par 24% des industriels de la «chimie et parachimie», 18% de l’«agroalimentaire» et 13% de l’«électrique et électronique». Quant au stock des matières premières et demi-produits, tout porte à croire qu’il aurait été à un niveau normal dans l’ensemble des branches d’activité. S’agissant des opinions des industriels sur l’évolution des effectifs employés, 56% ont déclaré avoir constaté une stagnation au cours des trois derniers mois, tandis que 33% d’entre eux font état d’une baisse. Précisons que ces proportions se sont établies respectivement à 56% et 36% dans la «chimie et parachimie», à 32% et 54% dans la «mécanique et métallurgie» et à 31% et 69% dans l’«électrique et électronique», selon le rapport de Bank Al-Maghrib. La même source révèle, en revanche, que plus des trois quarts des entreprises du «textile et cuir» et de l’«agroalimentaire» indiquent une stagnation des effectifs et 15% d’entre elles une hausse. Cette situation ne devrait pas changer au cours des trois prochains mois puisque la majorité des industriels anticipent une stagnation des effectifs employés. Pour ce qui est des coûts unitaires de production, 59% estiment qu’ils auraient augmenté alors que 31% pensent qu’ils auraient stagné. Précisons que ces parts ont été respectivement de 81% et 19% dans la «chimie et parachimie», de 71% et 29% dans l’«agroalimentaire», et de 46% et 54% dans le «textile et cuir». Si 44% des entreprises de la «mécanique et métallurgie» font par contre état d’une baisse des coûts et 26% une stagnation, dans l’«électrique et électronique», la quasi-totalité des chefs d’entreprise déclarent une stagnation des coûts unitaires de production par rapport au trimestre précédent, indique la Banque centrale. Jugée «normale» par 77% des industriels, l’évolution de la situation de la trésorerie par branche indique que les proportions ont été respectivement de 78% et 18% dans l’«agroalimentaire», de 75% et 19% dans la «chimie et parachimie» et de 66% et 34% dans le «textile et cuir». Elle aurait été «normale» selon 72% des industriels du secteur de la «mécanique et métallurgie» et par la totalité des entreprises de l’«électrique et électronique». Notons que l’accès au financement bancaire a, de son côté, été jugé «normal» par une grande majorité (90%) des entreprises, selon Bank Al-Maghrib précisant que ces parts ont été respectivement de 84% et 11% dans l’«agro-alimentaire», de 84% et 16% dans la «mécanique et métallurgie» et de 77% et 23% dans le «textile et cuir». Et d’ajouter qu’il aurait été cependant qualifié de «normal» par la quasi-totalité des entreprises de la «chimie et parachimie» et de l’«électrique et électronique». Des résultats trimestriels de l’enquête de conjoncture, il ressort par ailleurs que «le coût du crédit aurait été en stagnation dans toutes les branches d’activité à l’exception du «textile et cuir» où 67% des entreprises indiquent une stagnation du coût du crédit et 33% une hausse», a fait savoir BAM. Soulignons enfin que les dépenses d’investissement auraient connu une stagnation selon 52% des industriels et que ces proportions ont été respectivement de 78% et 14% dans le «textile et cuir», de 54% et 36% dans l’«agroalimentaire» et de 39% et 42% dans la «chimie et parachimie». Bank Al-Maghrib note, en revanche, que plus de la moitié (51%) des entreprises sondées de la «mécanique et métallurgie» indiquent une stagnation des dépenses d’investissement et 46% une baisse. Dans l’«électrique et électronique», il ressort que la quasi-totalité des entreprises déclarent une stagnation de ces dépenses. Soulignons enfin que 51% des industriels anticipent une stagnation des dépenses d’investissement lors du prochain trimestre. Alain Bouithy
Maroc: L’ activité s’améliore progressivement dans l’industrie

L’ activité s’améliore dans l’industrie. Selon les résultats de l’enquête mensuelle de conjoncture de Bank Al-Maghrib (n°163) au titre du mois de juillet, l’activité industrielle a connu une amélioration dans la majorité des branches d’activité. A en croire la banque centrale,«la production aurait enregistré une progression, avec un taux d’utilisation des capacités (TUC) qui se serait accru à 67% aprèss’être établi à 64% en juin». Concernant l’évolution des ventes observées au septième mois de l’année en cours, les données recueillies montrent qu’elles «auraient progressé aussi bien sur le marché local qu’étranger», a indiqué Bank Al Maghrib soulignant toutefois une baisse des commandes alors que «le carnet des commandes se serait situé à un niveau inférieur à la normale». Par branche d’activité, l’enquête mensuelle de conjoncture de la banque centrale indique une augmentation de la production et des ventes dans l’ensemble des branches à l’exception de la «chimie et parachimie» où les ventes auraient connu une stagnation. Dans sa note, Bank Al-Maghrib estime que le recul observé au niveau des commandes globales traduit celles de toutes les branches d’activité hormis le «textile et cuir» et la «mécanique et métallurgie» où elles auraient progressé. Poursuivant l’analyse des résultats de son enquête, BAM relève en outre que le carnet des commandes se serait situé à un niveau inférieur à la normale dans toutes les branches. La même source révèle, par ailleurs, que «pour les trois prochains mois, les patrons anticipent une hausse de la production et une stagnation des ventes», notant cependant que 34% d’entre eux déclarent ne pas avoir de visibilité quant à l’évolution future de la production et 43% pour ce qui est des ventes. En détail, on notera qu’en juillet dernier, la production de la branche «agroalimentaire» aurait progressé et le TUC se serait établi à 71%. Quand bien même les expéditions à l’étranger accuseraient un recul, les ventes auraient connu une hausse suite à la progression des ventes sur le marché local. Alors que les commandes auraient baissé, avec un carnet qui se serait situé à un niveau inférieur à la normale. «Pour les trois prochains mois, les chefs d’entreprises s’attendent à une stagnation de la production et des ventes», constate BAM relevant toutefois que 44% des entreprises déclarent ne pas avoir de visibilité quant à l’évolution future de l’activité. Concernant la production de la branche «textile et cuir» en juillet, il ressort de l’enquête qu’elle aurait enregistré une hausse dans toutes les sous-branches à l’exception de l’«industrie textile» où elle aurait plutôt stagné. Le TUC se serait établi ainsi à 45%. Selon Bank Al-Maghrib, «les ventes se seraient accrues dans l’ensemble des sous-branches. Par destination, les expéditions à l’étranger auraient progressé, tandis que les ventes sur le marché local se seraient repliées». La banque centrale note également une hausse des commandes qui se seraient accrues dans l’ensemble des sous-branches hormis l’«industrie textile» où elles auraient baissé. Alors que le carnet des commandes se serait situé à un niveau inférieur à la normale. Bien qu’ils anticipent un accroissement de la production et des ventes pour les trois prochains mois, 47% des patrons déclarent ne pas avoir de visibilité quant à l’évolution future de la production et 58% pour ce qui est des ventes. Dans la «chimie et parachimie», les résultats de l’enquête indiquent que «la production aurait progressé d’un mois à l’autre et le TUC se serait amélioré de 7 points de pourcentage à 72%». Alors que les ventes auraient connu une stagnation, en raison de la hausse sur le marché étranger et de la baisse sur le marché local, les commandes se seraient pour leur part repliées, avec un carnet qui se serait situé à un niveau inférieur à la normale. A noter que les industriels de cette branche pronostiquent une hausse de la production et une stagnation des ventes pour les trois mois à venir. S’agissant de la branche «mécanique et métallurgie», l’enquête révèle que la production aurait augmenté, le TUC se serait situé à 58%, les ventes auraient connu une hausse aussi bien sur le marché local qu’étranger tandis que les commandes se seraient accrues, avec un carnet des commandes qui se serait situé à un niveau inférieur à la normale, relève la banque centrale. A souligner que «pour les trois prochains mois, les chefs d’entreprise s’attendent à une hausse de la production, mais que 42% des entreprises déclarent ne pas avoir de visibilité quant à l’évolution future de la production et 75% pour ce qui est des ventes. Enfin, s’ils affirment que la production et les ventes auraient augmenté et que le TUC aurait progressé à 67%, les industriels de la branche «électrique et électronique» estiment que les commandes auraient connu une baisse, avec un carnet des commandes qui se serait situé à un niveau supérieur à la normale. Pour les trois prochains mois, ils disent s’attendre à une baisse de la production et des ventes. Alain Bouithy
Industrie : Alger veut booster la production nationale

Le ministre algérien de l’Industrie et des Mines, Youcef Yousfi, a procédé hier, lundi 8 janvier, à l’inauguration de plusieurs projets industriels devant contribuer à promouvoir davantage la production nationale. Ces projets concernent les filières essentiellement de la téléphonie mobile, des pièces de rechange des véhicules, de l’agroalimentaire et des matériaux de construction, rapporte l’APS, soulignant que le plus important d’entre eux est la Maison de l’entreprise d’Alger. Située dans la commune d’El Mohammadia, cette nouvelle entité regroupera quatre (4) organismes d’appui aux petites et moyennes entreprises (PME) : Le Centre de facilitation des PME, la Pépinière de l’entreprise d’Alger, le Fonds de garantie des crédits aux PME (Fgar) et l’Agence nationale de développement de la PME (Andpme), écrit l’agence. Prévue par la loi de promotion de l’investissement promulguée en 2016, « cette organisation intégrée devrait garantir la prise en charge efficiente des PME et des porteurs de projets en leur évitant les déplacements et la dispersion à travers plusieurs endroits pour bénéficier des services offerts par ces organismes », indique la même source.