Baisse des prix mondiaux du sucre et des produits laitiers

Léger recul de l’indice FAO des prix des produits alimentaires à fin septembre, selon la FAO Les prix mondiaux du sucre et des produits laitiers ont enregistré une baisse à fin septembre 2025, entraînant un léger recul de l’indice de référence des prix des produits alimentaires à l’échelle mondiale. D’après l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), « l’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 128,8 points en septembre, contre une valeur révisée de 129,7 points en août ». Le niveau atteint en septembre dernier représente ainsi une hausse de 3,4% par rapport à un an auparavant, précise l’agence onusienne dans un nouveau rapport publié récemment. En recul de 4,1% depuis août 2025 (après s’être établi en moyenne à 99,4 points en septembre), l’indice FAO des prix du sucre se place désormais à son niveau le plus bas depuis mars 2021. Selon les explications de l’institution, « cette baisse est essentiellement due à une production de sucre plus élevée que prévu au Brésil et à des perspectives de récolte favorables en Inde et en Thaïlande, dues à l’abondance des pluies de mousson conjuguée à une expansion des superficies ensemencées ». Avec une valeur moyenne de 148,3 points, l’indice FAO des prix des produits laitiers a chuté de 2,6% au cours de la même période. D’après la FAO, « les prix mondiaux du beurre ont reculé de 7%, en partie car la demande de glaces a faibli dans l’hémisphère Nord et que les prévisions de production en Océanie se sont améliorées ». L’affaiblissement de la demande des principaux pays importateurs et la concurrence plus forte entre les exportateurs sont les principales causes de la chute des cours du lait en poudre, explique le rapport ajoutant que les prix du fromage n’ont que légèrement fléchi en septembre dernier. A noter que l’indice FAO des prix des céréales a perdu 0,6% par rapport à son niveau d’août et que les prix mondiaux du blé ont fléchi pour le troisième mois consécutif face à une demande internationale modérée et à la confirmation d’une récolte abondante dans de gros pays producteurs. D’après la FAO, l’abondance de l’offre attendue ainsi que la suspension temporaire des taxes sur les exportations de céréales en Argentine ont contribué au recul des prix du maïs. Quant à l’indice FAO des prix de tous les types de riz, les données recueillies montrent qu’il a perdu 0,5%, suite à la diminution des commandes de la part des acheteurs aux Philippines et en Afrique. En ce qui concerne l’indice FAO des prix des huiles végétales, il « a enregistré une valeur moyenne de 167,9 points en septembre, soit 1,2 point (0,7 pour cent) de moins qu’en août, mais un niveau encore supérieur de 25 points (18 pour cent) à celui de septembre 2024 », a fait savoir ledit rapport. Ce recul s’explique par le recul des cours de l’huile de palme et de l’huile de soja, indique la même source. Enfin, l’indice FAO des prix de la viande est le seul à avoir enregistré une hausse en septembre : 0,7% par rapport à sa valeur révisée d’août. Il a ainsi atteint un nouveau niveau record, soit 6,6% de plus qu’un an auparavant. Pour les experts de la FAO, « la hausse traduit l’augmentation des prix de la viande bovine et de la viande ovine, tandis que les cours de la viande porcine et de la volaille sont restés globalement stables ». Il est important de préciser que les prix de la viande bovine se sont hissés à un niveau record, sous l’effet d’une forte demande aux Etats-Unis d’Amérique, où les disponibilités intérieures limitées et un écart de prix favorable ont continué à encourager les importations, comme le souligne le rapport. Alain Bouithy
Hausse des cours des céréales, de la viande et des produits laitiers à l’échelle mondiale

Les cours mondiaux des principales céréales, de la viande et des produits laitiers ont augmenté au cours du mois d’avril 2025, selon un récent rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) relevant une hausse de l’indice FAO des prix des produits alimentaires. Une progression qui compense le recul du prix du sucre et des huiles végétales en avril 2025, selon la FAO Sous l’effet de ces trois produits alimentaires, l’indice de référence des prix mondiaux des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 128,3 points en avril. Il a ainsi progressé de 1% (1,2 point) par rapport à mars 2025. Globalement, l’indice FAO « a gagné 9 points (7,6%) par rapport à sa valeur constatée il y a un an, mais affichait encore un recul de 31,9 points (19,9%) par rapport à son niveau record de mars 2022 », a constaté l’agence onusienne. Dans le détail, l’indice FAO des prix des céréales a enregistré une valeur moyenne de 111 points en avril, signe du renchérissement de toutes les principales céréales. Les données suggèrent qu’il a ainsi gagné 1,3 point (1,2%) par rapport au mois de mars, mais est resté inférieur de 0,6 point (0,5%) par rapport à son niveau d’il y a un an. Selon l’institution basée à Rome, la légère hausse des prix mondiaux du blé est justifiée par le « resserrement des disponibilités exportables en Fédération de Russie », tandis que l’augmentation de l’indice FAO des prix de tous les types de riz est attribuée à l’accroissement de la demande de variétés parfumées. En raison d’une diminution saisonnière des stocks aux Etats-Unis d’Amérique, l’organisation internationale a relevé une augmentation des prix internationaux du maïs. De son avis, les fluctuations monétaires observées sur les marchés mondiaux «ont joué sur l’évolution des prix, tandis que les ajustements apportés aux politiques tarifaires ont fait croître les incertitudes». En s’établissant en moyenne à 121,6 points en avril, suite à une hausse enregistrée dans toutes les catégories, l’indice FAO des prix de la viande a gagné 3,7 points (3,2%) de plus qu’en mars et 5 points (4,3%) de plus que sa valeur enregistrée il y a un an. Sur fond de demande d’importation soutenue et de disponibilités mondiales limitées, les prix de la viande bovine se sont également affermis, en particulier en Australie et au Brésil, a fait savoir l’institution ajoutant que ceux de la viande d’ovins ont eux aussi progressé, en raison du vif intérêt des acheteurs dans les marchés clés. Quant aux prix de la viande de volaille, les chiffres suggèrent qu’ils « ont augmenté modérément, en particulier au Brésil, où le dynamisme de la demande extérieure et les ralentissements des processus de transformation consécutifs aux fêtes ont réduit les stocks exportables et exercé une pression à la hausse sur les prix », selon le rapport. Les prix du beurre ont atteint un nouveau record historique Enfin, après avoir enregistré une moyenne à 152,1 points en avril, soit 3,5 points, l’indice FAO des prix des produits laitiers a cru de 2,4% par rapport au mois précédent. Il «affiche à présent une hausse de pas moins de 22,9% par rapport à l’année dernière, à la même période», a indiqué la FAO imputant cette progression principalement «aux prix internationaux du beurre, qui ont atteint un nouveau niveau record du fait d’une diminution des réserves en Europe». Il est important de noter que la hausse des indices des prix des céréales, des produits laitiers et de la viande a compensé la baisse de ceux du sucre et des huiles végétales, comme l’a relevé l’agence dans son rapport. En effet, bien qu’affichant encore une hausse de 20,7% par rapport au niveau enregistré un an auparavant, l’indice FAO des prix des huiles végétales a fléchi de 2,3% en avril ; après s’être établi en moyenne à 158 points. «Cette baisse s’explique principalement par le recul des prix des huiles de palme, qui a plus que compensé la hausse des cours de l’huile de soja et de colza», a indiqué l’organisation notant que ceux de l’huile de tournesol sont restés globalement stables. En recul de 3,5% par rapport à mars, l’indice FAO des prix du sucre a de son côté enregistré une valeur moyenne de 112,8 points en avril, «principalement en raison de craintes liées à l’incertitude des perspectives économiques et à leur éventuel impact sur la demande du secteur de la transformation des aliments et des boissons». Alain Bouithy
Les prix mondiaux des produits alimentaires s’envolent à leur plus haut niveau depuis 18 mois

A l’exception de la viande, les cours de tous les produits ont augmenté en octobre dernier, selon la FAO Selon les données recueillies par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’indice de référence des prix mondiaux des produits alimentaires s’est envolé au cours du mois d’octobre 2024 atteignant son plus haut niveau depuis 18 mois. Il s’est établi en moyenne à 127,4 points en octobre, soit 2% de plus qu’en septembre et 5,5% de plus que sa valeur enregistrée il y a un an. L’indice est cependant resté 20,5% plus bas que son apogée de mars 2022. Cette envolée s’explique par la forte hausse des cours des huiles végétales dont l’indice a grimpé de 7,3% (10,4 points) en octobre, atteignant ainsi son plus haut niveau en deux ans, selon l’institution onusienne précisant que l’évolution des prix de ce produit est la conséquence de « la hausse des cours des huiles de palme, de soja, de tournesol et de colza, principalement alimentée par des inquiétudes concernant la production ». Comme le relève la FAO dans son bulletin, « les prix internationaux de l’huile de palme ont continué leur ascension pour le cinquième mois d’affilée en octobre, ce qui s’explique surtout par les craintes suscitées par une production plus faible que prévu coïncidant avec un recul saisonnier de la production attendu dans les principaux pays producteurs d’Asie du Sud-Est ». Principalement soutenus par les perspectives de baisse de l’offre en raison de la diminution de la production prévue en 2024-2025, les prix mondiaux de l’huile de tournesol et de colza ont de leur côté continué de grimper au cours de la même période. Quant aux prix mondiaux de l’huile de soja, les données montrent qu’ils ont « augmenté en raison de la forte demande mondiale et de l’offre limitée d’huiles végétales de substitution », a expliqué l’organisation. Il ressort également des données de l’agence onusienne que l’indice FAO des prix des céréales a gagné 0,9% en octobre, essentiellement du fait de l’augmentation des prix du blé et du maïs à l’exportation. Dans le détail, « les prix mondiaux du blé ont augmenté pour le deuxième mois consécutif, principalement en raison des inquiétudes liées aux mauvaises conditions météorologiques qui concernent les semis pour les cultures d’hiver dans plusieurs grandes régions exportatrices de l’hémisphère nord, notamment l’Union européenne, la Fédération de Russie et les Etats-Unis d’Amérique ». Sous l’effet, notamment, d’une forte demande intérieure au Brésil et des difficultés de transport dans certaines régions du pays en raison du faible niveau des cours d’eau, les prix mondiaux du maïs ont pour leur part aussi poursuivi leur tendance haussière en octobre. Les données suggèrent en revanche un recul de 5,6% de l’indice FAO des prix de tous les types de riz au cours du mois dernier, suite à la dégringolade « des cours du riz indica liée aux anticipations d’une concurrence accrue entre les exportateurs après que l’Inde a levé les restrictions à l’exportation du riz non brisé », a fait savoir la FAO. En ce qui concerne l’indice FAO des prix du sucre, il s’est relevé de 2,6% (+3,3 points), sur fond de craintes persistantes quant aux perspectives de production pour 2024-2025 au Brésil, qui font suite à une période prolongée de temps sec. Il s’agit de la deuxième progression mensuelle consécutive de cet indice, dont la valeur demeure toutefois inférieure de 29,6 points (18,6%) à celle enregistrée il y a un an, fait remarquer l’organisation. Grâce principalement à l’augmentation des prix internationaux du fromage et du beurre, alors que les cours des laits en poudre ont chuté, l’indice FAO des prix des produits laitiers a progressé de 1,9% (2,5 points) au cours du mois d’octobre. Il s’est ainsi situé à 21,4% au-dessus de sa valeur enregistrée l’année dernière à la même date. En affichant une valeur moyenne de 120,4 points en octobre, l’indice FAO des prix de la viande a perdu 0,3% par rapport à septembre. Ce recul s’explique principalement par la baisse des prix de la viande porcine. Sous la pression d’un essor des disponibilités exportables des principaux producteurs mondiaux, les prix mondiaux de la viande de volaille ont de leur côté légèrement reculé ; tandis que ceux de la viande d’ovins sont restés globalement stables. « Par contraste, les cours internationaux de la viande de bovins ont légèrement progressé, portés par des achats internationaux plus forts », a constaté l’institution internationale. Alain Bouithy
Hausse des cours mondiaux des produits alimentaires pour le troisième mois consécutif

En août, les cours mondiaux des produits alimentaires ont poursuivi leur ascension pour le troisième mois consécutif. C’est ce qui ressort du dernier rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Selon l’agence onusienne, l’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 96,1 points en août 2020, ce qui correspond à une hausse de 2,0% par rapport à juillet et à son niveau le plus haut depuis février 2020. «L’affaiblissement du dollar des Etats-Unis d’Amérique a soutenu les cours internationaux de la plupart des produits agricoles, mais ce sont les augmentations des prix du sucre et des huiles végétales qui ont été les plus marquées au mois d’août», a indiqué la FAO. Dans son rapport, l’organisation a également fait état d’un affermissement on ne peut plus modéré des prix des céréales, alors que «les cours de la viande et des produits laitiers sont restés stables et proches de leurs niveaux de juillet», a-t-elle relevé. En détail, la hausse de l’indice FAO des prix du sucre de 6,7% par rapport au mois précédent s’explique par «la perspective d’une production réduite du fait des conditions météorologiques défavorables dans l’Union européenne et en Thaïlande, deuxième exportateur mondial de ce produit, ainsi que par la forte demande à l’importation émanant de la Chine», a souligné la FAO. Et de préciser qu’il s’est établi en moyenne à 81,1 points en août, soit 5,1 points de plus qu’en juillet et 4,9 points (6,4%) de plus qu’en août 2019. Compte tenu de l’affermissement des cours de l’huile de palme en particulier, mais aussi de ceux des huiles de soja, de tournesol et de colza, l’agence onusienne a indiqué que l’indice FAO des prix des huiles végétales a, pour sa part, progressé de 5,9% (5,5 points) au huitième mois de cette année. En s’établissant en moyenne à 98,7 points en août par rapport au mois précédent, l’Indice FAO des prix des huiles végétales a ainsi atteint son niveau le plus haut depuis janvier 2020. A en croire l’organisation, «ces évolutions sont essentiellement le reflet des ralentissements de la production qui sont attendus dans les principaux pays producteurs d’huile de palme, dans un contexte où la demande mondiale à l’importation est forte». Dans son rapport, l’agence a également relevé une progression de l’indice FAO des prix des céréales de 1,9% (1,8 point) par rapport à juillet, pour s’établir en moyenne à 7,0% (6,5 points) audessus de sa valeur d’août 2019. Précisons que la hausse est due majoritairement aux céréales secondaires. Soulignons, en outre, l’accroissement des cours du sorgho de «8,6% par rapport à juillet et de 33,4% par rapport à leur niveau de l’année dernière à la même période, principalement sous l’influence de la forte demande à l’importation émanant de la Chine». A propos des prix du maïs, il apparaît qu’ils ont augmenté de 2,2% en raison de la crainte que les dégâts subis par les cultures dans l’Iowa aient une incidence sur l’offre, a expliqué la FAO. Tandis que les cours internationaux du riz progressaient également, «du fait du resserrement saisonnier des disponibilités et de la croissance de la demande africaine», apprend-on. Concernant l’indice FAO des prix des produits laitiers, les données analysées montrent qu’il est demeuré pratiquement inchangé par rapport au mois précédent. S’il s’est établi en moyenne à 102,0 points en août, demeurant ainsi presque inchangé par rapport à juillet, force est de constater que cet indice a enregistré une hausse de 1,7 point (1,7%) par rapport à son niveau d’août 2019. L’organisation a toutefois noté une baisse des cours du fromage et du lait entier en poudre «face à la perspective d’importantes disponibilités saisonnières à l’exportation en Océanie», alors qu’elle releva une hausse de ceux du beurre «sous l’effet du resserrement des disponibilités à l’exportation en Europe qui a fait suite à la réduction de la production de lait, elle-même imputable à la vague de chaleur du mois d’août», a expliqué la FAO. S’agissant, enfin, de l’indice FAO des prix de la viande, l’agence a estimé qu’il « n’a pratiquement pas changé depuis juillet, bien qu’il soit en baisse de 8,9% par rapport à août 2019, étant donné que le fléchissement de la demande à l’importation de viande de bovins, de volaille et d’ovins a été compensé par la hausse de la demande à l’importation de viande de porcins en Chine». L’examen des données relatives à ce volet fait état de la baisse, en août, «des cours de la viande de bovins et de la chair de volaille en raison du ralentissement des achats à l’importation, en dépit de la diminution du nombre d’animaux abattus et du volume des activités de transformation dans les principales zones de production», selon la FAO. De leur côté, «les cours de la viande d’ovins ont reculé du fait de la faible demande à l’importation, au moment où les agneaux de la nouvelle saison arrivent sur le marché en Océanie», a-t-elle noté. Alain Bouithy
Tendance à la hausse des produits alimentaires à l’échelle mondiale: Quel impact sur la caisse de compensation ? (Maroc)

Alors qu’elle n’est déjà plus en odeur de sainteté parmi les donneurs d’ordre publics, la Caisse de compensation pourrait bientôt subir leur ire vengeresse du fait que sa charge risque d’être entraînée vers le haut par l’augmentation des cours mondiaux de certains des produits qu’elle soutient. Selon l’Organisation mondiale des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), ces cours ont, en effet, poursuivi leur tendance haussière au cours du mois de janvier dernier. « L’indice FAO des prix des produits alimentaires a affiché une moyenne de 182,7 points au cours de ce mois, soit 0,7% de plus qu’en décembre et 11,3% de plus que l’année dernière à la même période», a relevé l’agence onusienne notant que les huiles végétales et le blé ont pesé le plus dans cet indice synthétisant l’évolution des cotations des denrées alimentaires. A l’exception de la viande dont la courbe des prix ressort en baisse de 4,0%, après onze mois de hausse, toutes les autres denrées ont connu une augmentation à l’échelle mondiale. C’est le cas notamment du sucre et des céréales, deux produits subventionnés au Maroc par la Caisse de compensation. Selon l’agence, l’indice FAO des prix du sucre a enregistré une hausse de 5,5%, en raison des prévisions d’une baisse de la quantité de sucre produite dans plusieurs des principaux pays producteurs. A en croire la FAO, cette hausse « a été atténuée par la faiblesse persistante de la monnaie brésilienne et par la baisse récente des cours du pétrole brut, qui a eu un impact sur la demande en canne à sucre utilisée dans la production d’éthanol ». Au niveau du Maroc, rappelons que la loi de Finances 2020 a prévu une enveloppe de 13,640 milliards de dirhams au titre de la compensation, destinée à soutenir les prix du gaz butane, du sucre et de la farine nationale de blé tendre. Soulignons également que l’année 2019 a été marquée par une fluctuation du prix du sucre. En effet, selon la Caisse de compensation « le prix du sucre brut s’est affiché à son plus haut niveau le mois de décembre 2019 soit 318 dollars la tonne, enregistrant ainsi une augmentation de 5% par rapport au mois de novembre de cette année, et une hausse de 6% comparé au même mois de l’année 2018 ». Dans son bulletin d’information de décembre 2019 (N°10), l’institution publique, créée en 1941 et relevant du ministère de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’administration, avait, à cet égard, noté que « la moyenne annuelle des cours du sucre sur les marchés internationaux a enregistré une hausse de 1% comparativement à l’année 2018». Poursuivant son analyse, la Caisse de compensation ajoutait : l’évolution de la charge du sucre aussi bien en volume qu’en valeur, relative aux onze mois de l’année 2019 comparée à la même période de l’année 2018, n’a pas connu de changement. Au final, « la charge de compensation du sucre relative à cette période s’est élevée à 3.159 millions de dirhams, contre 3.171 millions de dirhams pour la même période en 2018 », avait souligné l’institution précisant que la subvention forfaitaire du sucre par kilogramme est figée au niveau de 2,8 DH/kg. Dans une synthèse de son rapport sur la compensation au titre de l’année 2020, la Direction du budget relevant du ministère de l’Economie a relevé qu’hormis une légère reprise en 2016, « le cours moyen du sucre brut s’est inscrit dans une baisse prolongée au titre de ces dernières années en passant d’un pic de 661 $/T en 2011 à 379 $/T en 2017, 293 $/T en 2018, et 291 $/T au titre de la période janvier-septembre 2019 ». Il ressort dudit document qu’au cours de cette même période, « le cours du sucre brut a fluctué entre 261 $/T et 321 $/T, enregistrant une moyenne de 291 $/T, contre 298 $/T au titre de la même période de l’année précédente ». Et le ministère de l’Economie de déduire que « le taux de couverture de la consommation par la production nationale est passé de 20% en 2012 à 49% en 2016, puis est prévu de s’établir à 49% en 2019 ». A l’instar de l’ensemble des principales céréales dont les cours internationaux ont progressé de 2,9% au mois de janvier, les prix du blé ont enregistré la plus forte hausse. Cette forte hausse s’explique par « l’accélération des achats de plusieurs pays dans un contexte de ralentissement des expéditions en France, où les ports étaient en grève, et l’annonce d’une possible mise en place de quotas à l’exportation jusqu’au 30 juin 2020 en Fédération de Russie, en raison de prix intérieurs élevés », a indiqué la FAO. Du côté de notre ministère de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’administration, il ressort de la synthèse dudit rapport qu’« en 2018, la charge de compensation du blé tendre et de la farine s’est située à hauteur de 1501 MDH ». La note indiquait également que « la reconduction du contingent de la farine nationale de blé tendre (FNBT) de 6,5 millions de quintaux a permis de préserver pratiquement le même niveau de la subvention de la FNBT (1003 MDH) ». Plus généralement, le document avait relevé que « le cours du blé tendre sur le marché international a enregistré une moyenne de 189 $/T au cours la période janvier-septembre 2019 pour la référence du blé tendre d’origine française », précisant qu’il s’agit de la 5ème année consécutive où le cours moyen du blé tendre est inférieur à 200 $/T, alors qu’il avait enregistré plus que 300 $/T en 2011, 2012 et presque autant en 2013. Un fait qui commence à pointer le bout de son nez, les précipitations ne semblent pas être au rendez-vous de ce début d’année que tout le monde considère comme important pour la bonne tenue de la céréaliculture nationale. Ce qui sera annonciateur, si la situation se maintient en l’état d’ici mars prochain, d’une ruée vers les importations aussi importante que celle des mauvaises années
Les cours mondiaux du sucre et des céréales en forte augmentation en octobre

Les prix mondiaux des produits alimentaires ont connu une augmentation en octobre. Cela faisait cinq mois qu’ils n’avaient pas connu de hausse, a relevé l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans son dernier rapport. Selon l’agence onusienne, le mois d’octobre a enregistré la première augmentation d’un mois sur l’autre de la valeur de l’Indice FAO des prix des produits alimentaires depuis mai 2019, indiquant qu’il affichait une moyenne de 172,7 points en octobre, soit en hausse d’1,7% par rapport au mois précédent et de 6% par rapport à octobre 2018. La FAO a toutefois assuré que «les flambées des prix du sucre, des céréales et, dans une moindre mesure, de la viande et des huiles végétales, ont plus que compensé une légère baisse de la valeur du sous-indice des produits laitiers». En détail, «l’indice FAO des prix des céréales a atteint une valeur moyenne de 164,0 points en octobre, en hausse de 4,2 points (près de 7 points) par rapport au mois de septembre», a relevé l’agence précisant qu’il reste néanmoins inférieur de 1% à son niveau d’octobre 2018. Il est à noter qu’au cours de ce mois «les prix des exportations de blé et de maïs ont fortement augmenté face aux prévisions faisant état d’une réduction des perspectives de récolte dans plusieurs grands pays producteurs et d’une bonne activité commerciale», a souligné la FAO dans une note publiée jeudi 7 novembre. En revanche, l’organisation a fait savoir que les prix du riz ont connu une baisse en raison de la faiblesse de la demande et de perspectives indiquant des récoltes de riz basmati relativement abondantes. En ce qui concerne l’Indice FAO du prix du sucre, les chiffres publiés par l’organisation montrent qu’il a connu une hausse de 5,8% au cours du même mois, s’établissant en moyenne à 178,3 points par rapport à sa moyenne réduite de septembre « face à des prévisions faisant état de stocks plus restreints pour l’année prochaine ». Cette évolution s’explique par «la baisse attendue de la production du sucre en Inde et en Thaïlande, respectivement le plus important producteur de sucre au monde et le plus important exportateur de sucre au monde», a souligné l’agence dans un communiqué. Autre hausse du mois d’octobre, celle de l’Indice FAO du prix des huiles végétales qui a progressé de 0,5%, correspondant à une valeur moyenne de 136,4 points, atteignant ainsi son plus haut niveau en un peu plus d’un an. Cette légère progression est due principalement à la hausse des cours de l’huile de palme, qui était en hausse pour le troisième mois consécutif «grâce à l’introduction de nouveaux mandats pour l’utilisation de biodiesel en Indonésie, à une demande d’importations soutenue et à un ralentissement prévu de la croissance de la production». Bien que faible, cette hausse a plus que compensé la baisse des cours des huiles de tournesol due aux ventes actives effectuées par les agriculteurs à la suite des récoltes exceptionnelles de graines de tournesol dans la région de la mer Noire. Et de ceux du colza dont le broyage plus important que prévu de graines dans l’UE a pesé sur ses cours. Pour le neuvième mois consécutif, l’Indice FAO des prix de la viande a enregistré une hausse, affichant une valeur moyenne de 182,7 points en octobre. Cette progression représente un bond de 0,9% qui s’explique par l’accroissement de la demande d’importation pour la viande bovine et ovine, en particulier en provenance de Chine. A noter également que «les prix de la viande porcine ont augmenté modérément, tandis que ceux de la viande de volaille ont baissé en raison de meilleures disponibilités à l’exportation», a constaté la FAO. En s’établissant à une moyenne de près de 192 points en octobre, l’Indice FAO des prix des produits laitiers a affiché son deuxième mois consécutif de baisse. L’indice a ainsi reculé de 0,7% en octobre, quand bien même il «reste toujours 5,6% au-dessus de son niveau du mois correspondant de l’année dernière», souligne la FAO. Selon l’organisation, «la baisse d’octobre est imputable au net fléchissement des cours du fromage, qui a plus que compensé les hausses des cours du lait écrémé en poudre et du lait entier en poudre». Alain Bouithy
Forte chute des prix des céréales de base et du sucre à l’échelle mondiale

Suite à la forte chute des prix des céréales de base et du sucre, les prix mondiaux des produits alimentaires étaient orientés à la baisse en août. «L’Indice FAO des prix des produits alimentaires affichait une moyenne de 169,8 points en août 2019, soit une baisse de 1,1% par rapport à juillet mais toujours en hausse de 1,1% par rapport à août 2018 », selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), soulignant qu’il s’agit du troisième mois consécutif de baisse dudit indice. Dans un nouveau rapport, l’agence onusienne a noté le recul de 6,4% de l’Indice FAO des prix des céréales et une diminution brusque de la valeur du maïs en raison de prévisions faisant état d’une récolte plus importante que prévue aux Etats-Unis (le plus grand producteur et exportateur de maïs). «L’Indice FAO des prix des céréales s’est établi en moyenne à 157,6 points en août, soit une baisse de 10,8 points par rapport à juillet et de 11,1 points par rapport à son niveau au même mois de l’année dernière», a précisé l’organisation. Si la baisse du cours du blé reflète de larges quantités disponibles à l’exportation, la légère hausse de celui du riz est attribuée aux effets saisonniers et aux inquiétudes portant sur l’impact des conditions climatiques sur les cultures en Thaïlande, a expliqué la FAO. En ce qui concerne l’Indice FAO des prix du sucre, il ressort des statistiques qu’il s’est établi en moyenne à 174,8 points en août, enregistrant une baisse de 4% (7,3 points) par rapport à juillet 2019, suite à la dévaluation de la monnaie brésilienne, le real, et aux « projections faisant état de cargaisons importantes en Inde et au Mexique », a fait savoir l’agence. S’agissant du prix de l’huile végétale, le rapport a annoncé qu’il s’est établi en moyenne à 133,9 points en août, correspondant à une augmentation de l’Indice FAO de 5,9% (7,5 points) par rapport à juillet et son niveau le plus élevé depuis 11 mois. Avec cette hausse, l’Indice FAO des prix des huiles végétales atteint ainsi « son niveau le plus élevé en l’espace de 11 mois en raison d’une augmentation de la demande mondiale d’importations pour l’huile de palme et de conditions climatiques défavorables dans les principales régions productrices en Indonésie», a commenté la FAO. A noter que les prix de l’huile de soja ont également connu une augmentation au cours du même mois en raison de quantités plus faibles que prévues enregistrées en Amérique du Nord. «La demande vigoureuse de la part du secteur alimentaire et du secteur de l’agrogazole a soutenu les prix, tout comme les rapports signalant des volumes de broyage moins importants que prévu aux Etats-Unis », a expliqué l’agence onusienne. Autre hausse relevée dans ce rapport, celle de l’Indice FAO des prix de la viande qui a progressé de 0,5%, soit une hausse de 12,3% par rapport à son niveau enregistré en début d’année. Ainsi que l’a relevé l’agence, «cette augmentation s’explique par la hausse des cotations internationales pour la viande porcine et par une forte demande en importations en provenance de Chine où la peste porcine africaine a restreint la production domestique». Quant aux prix de la viande de volaille et de la viande d’ovins, ils sont restés stables, en raison de l’augmentation des disponibilités exportables dans les principales régions de production. Et ce malgré une demande à l’importation soutenue. Dans son rapport, la FAO a également indiqué que « les échanges internationaux de viande de bovins sont restés solides, mais les prix en USD ont légèrement reculé, car les monnaies nationales de certains des principaux pays exportateurs se sont dévaluées, notamment en Australie». Quant à l’Indice FAO des prix des produits laitiers, il a augmenté de 0,5% depuis juillet ainsi que les cotations de prix pour le fromage, le lait écrémé en poudre et le lait entier en poudre. A signaler que l’accroissement des prix du fromage, du lait écrémé en poudre et du lait entier en poudre s’explique par la hausse « de la demande à l’importation pour des livraisons à court-terme, due à un début de normalisation de l’activité sur les marchés, au moment où s’achève le recul estival dans l’hémisphère Nord ». Quant aux cours du beurre, la FAO explique qu’« ils ont fléchi pour le troisième mois consécutif en raison d’une demande atone, qui a encore été accentuée par l’optimisme des marchés qui envisagent une augmentation des disponibilités exportables en Océanie lors de la nouvelle campagne de production ». Alain Bouithy
Léger recul des prix des produits alimentaires à l’échelle mondiale

En juillet 2019, les prix mondiaux des produits alimentaires ont connu un léger recul en raison notamment de la baisse des prix des céréales, des produits laitiers et du sucre. « La valeur moyenne de l’Indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établie à 170,9 points en juillet 2019, soit 1,1% (1,8 point) de moins qu’en juin », a relevé l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) soulignant toutefois que l’indice demeure supérieur de 2,3% à sa valeur de juillet 2018. En détail, il ressort que le recul des cours du blé et du maïs ainsi que les larges stocks disponibles à l’exportation ont fait baisser l’Indice FAO du prix des céréales de 2,7% par rapport à juin. Avec, en moyenne, 168,6 points en juillet, il reste cependant supérieur de 4,1% à sa valeur de l’année dernière à la même période. « Sur les marchés du blé, malgré la révision à la baisse des prévisions de production dans plusieurs pays, une importante offre à l’exportation et le maintien de perspectives de production mondiale record cette année ont pesé sur les prix internationaux. Parallèlement, après leur flambée en juin, les prix internationaux du maïs ont reculé en juillet, notamment du fait d’abondantes disponibilités exportables, en particulier en Argentine et au Brésil », a expliqué la FAO. De son côté, grâce à la légère hausse des prix de l’huile de soja et de l’huile de tournesol, qui a permis de compenser la baisse de la valeur de l’huile de palme, l’Indice FAO des prix de l’huile végétale s’est établi en moyenne à 126,5 points en juillet. Ce qui correspond à une augmentation de 0,8% (1 point) par rapport au mois précédent, « mais à un niveau encore inférieur de 11% par rapport à celui de juillet 2018 ». S‘agissant de la valeur de l’huile de palme, l’organisation attribue sa baisse « en grande partie à l’augmentation saisonnière de la production agricole en Asie du Sud-Est et à la faiblesse de la demande en importations ». Pour sa part, l’Indice FAO des prix de la viande a enregistré un sixième mois consécutif de progression modérée. En effet, d’après la FAO, il s’est établi en moyenne à 176,2 points en juillet, correspondant à une hausse de 0,6% par rapport à sa valeur légèrement révisée de juin. « Les prix de la viande ovine et bovine ont de nouveau augmenté en juillet, stimulés par une forte demande en importations en provenance d’Asie et par la réduction des stocks dans la région océanique suite à une baisse saisonnière », a fait savoir l’agence onusienne. Alors que ceux de la viande de volaille se sont maintenus aux niveaux de juin, les marchés étant caractérisés par une demande globalement stable et encore forte, a-t-elle relevé. En s’établissant en moyenne à 193,5 points en juillet, l’Indice FAO des prix des produits laitiers a enregistré sa seconde baisse consécutive en l’espace de deux mois. Il a reculé de 2,9% par rapport au mois de juin suite à la baisse des cotations pour le beurre, le fromage et le lait entier en poudre. Si l’indice progresse d’environ 6% par rapport à janvier 2019, force est de constater qu’il reste en deçà de sa valeur de l’année dernière à la même période, de près de 3%, a fait remarquer l’agence. En ce qui concerne l’Indice FAO des prix du sucre, l’organisation a noté qu’il « a baissé de 0,6% par rapport à juin en raison de prévisions faisant état de rendements plus importants de canne à sucre en Inde, le plus important producteur de sucre au monde ». L’agence a toutefois relevé que « les prix mondiaux se sont partiellement stabilisés grâce au renforcement de la monnaie brésilienne, le real, face au dollar américain, une situation qui devrait avoir pour effet de diminuer les exportations en provenance du Brésil, plus grand exportateur de sucre au monde », a-t-elle conclu. Alain Bouithy